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OBRAS
DE VfCTOR BALAGUER
TOMO XX DE LA COLECCltiN
Y PRIMERO DE LAS CALLES DE BARCELONA
( COMPLEMENTS DE LA HJSTORIA DE CATALUNA)
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OBRAS DEL AUTOR
PUBLICADAS EN ESTA COLECCI6N.
PoEsfAS catalanas. (El libro del amor. — El libro de lafe.
— El libro de lapatria. — Eridanias* — Lejos de mi tierra. — Ul-
timas poesias.)— Un tomo, que forma el I de la colecci6n, 6
pesetas.
Tragedias. Original catal&n y traducci6n castellana.
(La muerte dc AnibaL — Coriolano. — La sombra de Cesar. — La
fiesta de Tibulo. — La muerte de Ner6n. — Safo. — La tragedia de
Llivia. — La Ultima hora de Cristdbal Coldn. — Los esponsales
de la muerta. — El guante del degollado. — El conde de Foix. —
Bflyo de luna.)— Un tomo (II de la colecci6n), 8 pesetas.
Los Trov adores. Su historia literariay politica. — Cuatro
tomos (III, IV, V y VI de la colecci6n), 30 pesetas.
DlSCURSOS ACAD&MICOS Y MEMORIAS LITERARIAS. (DisCUrSOS
y dictdmenes leidos en las Academiasyen los Juegos Florales. —
La corte literaria de Alfonso de Aragdn.— Un ministerio de Ins-
truccidn ptiblica. — FundaciSn de la BjblioUca de Villanutvay
GeltrH. — Cartas literarias. — Elpoeta Cabanyes. — Ideas yapun-
tes 9 etc., etc.)— Un tomo (VII de la colecci6n), 7 pesetas 50
c6ntimos.
El Monasterio de Piedra. — Las leyendas del Mont-
serrat.— Las cuevas de Montserrat.— Un tomo (VIII de
la colecci6n), 7 pesetas 50 c6ntimos.
Historia de Cataluna'. — Tomos primero k decimopri-
mero de esta obra, y IX k XIX de la colecci6n, & 10 pese-
tas cada uno, 110 pesetas.
(Esta coleccion es propudad del autor.)
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VICTOR BALAGUER
OB las Rbalbs Acadbmias EspaRola y de la HlSTORIA
LAS CALLES
DE
BARCELONA
EN 1865
-***■
(COMPLEMENTO DE LA HISTORIA DE CATALUfiA)
TOMO PRIMERO
MADRID
IMPRENTA Y FUNDICl6N DE MANUEL TELLO
IMPRBSOR DB CAMARA DB 8. M.
Don Evaristo, 8
1888
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1
ra edici6n de esta obra se public6 en Barcelona el
or el editor D. Salvador Manero.
ror aparecen en este volumen las signatures de los
el tomo xxi, cuando debe ser xx.
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INTRODUCCI6N.
NOTICIA HIST6RICA DE BARCELONA.
Amaena sedes ostium,
Fbsto Avibno.
Antes de comenzar la historia de las calles, monu-
mentos, personajes y hechos notables de Barcelona,
convendrd que el lector tenga una noticia hist6rica de
esta ciudad insigne y famosa en antiguas y modernas
edades; pero serd esta noticia breve y sucinta, pues en
el cuerpo de esta obra se han de relatar con extensi6n
y pormenores varios de sus m&s princi pales hechos.
Existen varias opiniones relativamente al origen de
Barcelona, algunas de las cuales no pueden admitirse
sino como fibulas, ni deben inspirar otro sentimiento
que el de la incredulidad para los autores que cdndida-
mente las han propagado. La opini6n m&s fundada y
cierta es la que se apoya como base en el dicho del poe-
ta Ausonio, quien hablando de Barcelona la llama pu-
nka Barcino.
Efectivamente, esta ciudad debe su origen k aquellas
grandes guerras ptinicas entre cartagineses y romanos,
de las cuales se hablard mientras haya mundo. El car-
tagin^s Amilcar, movido por su her6ico proyecto de Ue-
var la guerra & Italia, cayo con su ejSrcito sobre Espaiia,
y siguiendo la costa desde C&diz hasta los Pirineos, fu6
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\6} LAS CALLES DE BARCELONA
estableciendo en sus conquistas puntos de apoyo, que
ademds de asegurarlas en su obediencia, pudieran ser-
virle de escalas para la ejecuci6n de su grandioso pro-
yecto. Entonces fu6 cuando fund6 Barcelona en la cos-
ta Laletana, d&ndole su nombre de familia Barchino. He
aqui por qu€ el poeta Ausonio en la epistola ad Paidi-
num la llama, segtin queda dicho, punka Barcino.
Pero queda una duda por esclarecer. En el sitio
ocupado hoy por esta ciudad, jexistia antes de la llega-
da de Amilcar un pueblo, un grupo de casas, unas cuan-
tas barracas de Pescadores al menos? Lo uno no se opo-
ne 4 lo otro. Nuestra costa estaba ocupada por los lale-
tanos, descendientes de los celtas, que se consideran
como una de las razas primitivas, y bien pudiera ser
que cabe el monte T&ber * morase algtin pueblo cuyas
viviendas hubiesen servido & Amilcar para comienzo de
su nueva fundacidn.
No tard6 en Uegar para estos paises la 6poca de la
dominaci6n romana. Entonces Barcino se vio muy fa-
vorecida por sus nuevos dominadores, quienes la col-
maron de privilegios y honores, hactendola una de las
doce colonias de la Espana citerior; pero colonia roma-
na, no latina, con goce de derecho de inmunidad, 6 sea
exenci6n de tributos, Uamado de otra manera derecho
itdlico. Quisieron los romanos mudarle el nombre ddn-
dole los de Augusta, Julia, Pia, Favencia, y es fama
que alguna vez se lleg6 k llamar k los barceloneses fa-
ventinos, pero no se pudo jamis borrar su primer nom-
bre de Barcino.
Cuando la decadencia del imperio, y muy particular-
mente cuando la dominacion goda, muchos nombres de
1 Era una colina especie de estribo del Montjuich, sobre la cual se
edific6 la ciudad. £1 promontorio de esta colina era el sitio que hoy
ocupa la calle del Paradh 6 del Far at so.
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introducciOn 7
ciudades tomaron la terminaci6n ona: asi de Tdrraco se
form6 Tarracona, de Betulo Betulotta, de Ansa Ausona y
de Barcino Barcinona.
A. los romanos sucedieron los godos y visigodos, que
asi se llamaron los que vinieron d establecerse en los
paises conocidos hoy por Cataluna. Ataulfo fu6 el pri-
mer caudillo visigodo que pas6 los Pirineos, viniendo &
fijar su residencia en Barcelona, la cual hizo su corte
y capital de su imperio.
Murio Ataulfo asesinado en esta ciudad, sucedilndo-
le Sigerico y 4 6ste Walia, el cual no tard6 en ir 4 fijar
su residencia en Tolosa, que por largo tiempo vino &
ser capital de los godos en las Galias, hasta que eleva-
do al trono Teudis, volvi6 4 Espana el solio de Ataulfo.
Destruida la monarquia goda en D. Rodrigo, cay6
Barcelona en poder de los 4rabes, siguiendo la suerte
de las dem4s ciudades, y la hallamos con el nombre de
Barchaluna, y como parte de la provincia llamada de
Arkoria, en las estadisticas ardbigas que ofrecen el em-
padronamiento 6 divisi6n de los pueblos de Espana en
cinco provincias 6 nuevas jurisdicciones.
Ochenta y ocho anos despuSs de haber dominado los
sarracenos esta ciudad, vino & arrojarles de ella Ludo-
vico Pio, cuyo auxilio habian impetrado los naturales
del pais, refugiados hasta entonces en varios puntos de
las montanas y en algunos castillos que, como el de
Egara 6 Tarrasa, no habian sido invadidos por los mo-
ros. La ocupaci6n de Barcelona por Ludovico Pio tuvo
lugar en 8oi, y despu€s de un sitio her6ico que ha sido
cantado en un poema inmortal, cay6 esta ciudad en po-
der del hijo de Carlomagno.
Conquistada Barcelona, volvi6se Ludovico 4 Aquita-
nia, dejando aqui como gobernador, caudillo de la fron-
tera 6 conde, & un jefe llamado Bera 6 Bara, que era
natural de este pais. De este punto arranca el condado
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8 LAS CALLES DE BARCELONA
de Barcelona, que k tanta altura de gloria, de ilustra-
ci6n y de heroismo habia de rayar en los siglos poste-
riores. Entonces se fund6 aquella Marca franco-espano-
la, que solia apellidarse la Marca de Espaha y tambi€n
de Gocia; siendo erigida despu6s en ducado particular
que se Uam6 de Septimania, k causa de siete ciudades
principals que lo componian, con Barcelona por ca-
pital.
Tambi6n por entonces comenz6 k llamarse este pais
Cataluna. En un privilegio de Carlomagno, del ano 792,
concediendo la baronia de Centellas k Grotardo de
Crahon, se tropieza por vez primera con el nombre de
Cataluna en estas palabras que dirige el emperador
franco al citado Crahon, diciendo que le da la mencio-
nada baronf a propter gravissima et importabilia pericula
et onora qua nobiscum in obsidione et guerra term Got/to-
rum sive Cathalonice sustinuit. La tierra de los godos, 6
sea Cataluna, dice Carlomagno. Hay que partir de es-
te documento para hallar el origen del nombre de nues-
tro pais, y es f&cil hallarlo. Llam&base 6ste Marca his-
pdnica, es decir, limite de Espana, y tambfen Marca Go-
tice f es decir, limite 6 tierra de godos, y de esto provino
Gotholaunia, que la pronunciation vulgar no tard6 en
convertir en Cathalonia, segun ya se usa en el privile*
gio de Carlomagno, y luego en Cataluna.
Han dicho y sostenido algunos autores que al apode-
rarse Ludovico Pio de Barcelona y su comarca, queda-
ron los catalanes, 4 quienes continuaremos llamando
asi, sujetos al dominio del conquistador. Es una crasa
equivocaci6n. En los preceptos dados k los catalanes por
Ludovico Pio y Carlos el Calvo 1, despugs del que di6
anteriormente el mismo Carlomagno , consta de una
manera evidente, clara, inconcusa, primero: que los
1 Constan en el archivo de la catedral de Barcelona.
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introducci6n 9
moradores de este pais llamaron & los reyes de Francia
en su ayuda pidilndoles auxilios para arrojar k los dra-
bes, no porque dependiesen de ellos, sino con el cardc-
ter de una naci6n libre que solicita el apoyo de otra
para un caso dado; y segundo: que, agradecidos los ca-
talanes d los servicios que les prest6 Ludovico Pio, se
sujetaron generosamente k su obediencia; pero Ludovi-
co y sus sucesores les dejaron en libertad reconociendo
sus leyes, declardndose protectores y defensores suyos,
de manera que los reyes de Francia no fueron sino re-
conocidos como senores, 6 por mejor decir protectores
de un pais libre, que tenia leyes propias y gozaba de
grandes franquicias y privilegios.
Mientras estuvieron Barcelona y la Marca hispdnica
bajo la protecci6n de los reyes franceses, los condes go-
bernadores fueron: Bera 6 Bara desde 8oi hasta 820;
Bernardo desde 820 hasta 832; Berenguer desde 832 has-
ta 836; Bernardo, segunda vez, desde 836 hasta 844; Se-
niofredo desde 844 hasta 848; Aledran desde 848 k 849;
Guillermo desde 849 hasta 85o; Aledran, segunda vez,
desde 850 hasta 852; Alarico desde 852 hasta 857;
Humfrido 6 Vifredo de Rid desde 857 hasta 864; Salo-
mon desde 864 hasta 873; y en 873 Vifredo llamado el
Velloso, que fu6 proclamado conde independiente.
Con Vifredo comienza la linea de los condes sobera-
nos de Barcelona, quienes fueron poco k poco exten-
diendo sus dominios y sus conquistas y ensanchando su
territorio. A Vifredo, que gobern6 desde 873 k 898, su-
cedi6 en este ultimo afio su hijo Vifredo II 6 Borrell,
que murio en 912, pasando d ceiiir la garlanda condal
• — que asi se Uamaba la diadema de los condes barcelo-
neses, — Sunyer, d quien reemplaz6 en 954 Borrell I.
Durante el reinado de este conde, k quien los drabes m
llamaban rey de Elfranch, vino Almanzor con podero-
so ejSrcito y se apoderd de Barcelona, despu6s de ha-
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IO LAS CALLBS DE BARCELONA
ber destruido las huestes del conde en la llanura de Ma- '
tabous. Ya tendremos ocasi6n de contar en el cuerpo
de esta obra c6mo Borrell se refugi6 en Manresa y c6-
rao sali6 de alii al frente de sus hombres de paradje
para reconquistar Barcelona, de la cual se apoder6 en
breve y her6ica campafia.
Muerto Borrell en 992, sucedi61e su hijo Ram6n Bo-
rrell. Con mano fuerte rechaz6 6ste 4 los musulmanes
que incendieron sus dominios, y Uev6 4 cabo con nota-
ble acierto y sobresaliente talento militar una expedi-
ci6n 4 C6rdoba, interviniendo en las guerras civiles de
los 4rabes. Muri6 este conde en 1018, dejandode su es-
posa Ermesinda, de la alcurnia de los condes de Carca-
sona, un hijo de menor edad llamado Berenguer Ram6n
el Curvo, el cual rein6 hasta io35, siendo este conde
quien confirm6 sus franquicias 4 los barceloneses por
los anos de 1025.
Era un niiio Ram6n Berenguer I, 4 quien por su
prudencia y sensatez la posteridad Ham6 el Viejo, cuan-
do ocup6 por muerte de su padre el solio condal. Bajo
el gobierno de este conde fu6 extendido y ordenado el
famoso c6digo confcuetudinario conocido por los Usages
de Barcelona, el m4s antiguo que se conoce, y fu6 tam-
bi£n Ram6n Berenguer el primero que pas6 4 poseer el
condado de Carcasona por derechos que arrancaban de
su abuela Ermesinda.
En 1076, affo de su muerte, le sucedieron con dere-
cho igual sus dos hijos Ram6n Berenguer II y Beren-
guer Ram6n II. Al primero le llamaron Cap de estopa
por la espesura y color de su cabello, segtin parece. Al
segundo le conoce la posteridad por el Fratricida, pues
asesin6 4 su hermano en 1082, qued4ndose solo en el
trono hasta 1096, en cuya 6poca le sucedio su sobrino,
hijo del asesinado Cap de estopa, Ram6n Berenguer III.
Muy justamente se ha llamado 4 este conde el Gran-
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1NTRODUCCION 1 1
de. Estuvo en la conquista de Valencia con el Cid, em-
prendio la de Tortosa, Uev6 k cabo la de Balaguer, re-
cobr6 los dominios de Carcasona que le tenia usurpados
Bernardo At6n, derrot6 k los musulmanes que invadie-
ron sus estados, pas6 k ser conde de Provenza por su
enlace con laheredera de aquel pais, arranc6 del poder
de los moros las Baleares con auxilio de los pisanos,
realiz6 varios gloriosos hechos de guerra y firm6 con
naciones extranjeras tratados de comercio y de alianza
ventajosisimos para su pais.
En Julio de ii3i pas6 la garlanda k cenir las sienes
de Ram6n Berenguer IV, hijo del anterior. FuSglorio-
sa su 6poca. Sin embargo de no haber heredado Ram6n
Berenguer mis que una parte de los estados de su pa-
dre, pues los de Provenza pasaron al hijo segundo, le
sobrepuj6 por la dignidad y grande extensi6n que logr6
dar k sus dominios. Por su enlace con Dona Petronila,
hija de Ramiro el Monje, tuvo lugar la uni6n de los
reinos de Cataluiia y Arag6n, comenzando entonces
aquel estado que debia llamarse la Corona de Aragon,
aquella uni6n fraternal de dos naciones que enlazadas
por un vinculo federal habian de llegar k ser durante
cierta 6poca el reino mks fuerte y glorioso de la tierra.
Ya desde entonces el condado de Barcelona y el reino
de Aragon no presentan mks que un solo monarca.
Ram6n Berenguer, empero, s61o se titul6 principe de
Arag6n, y ambos estados conservaron sus principios de
nacionalidad distintos, sin confundir ni ceder el mks
pequeno de sus privilegios. Llen6se de gloria este con-
de en sus empresas contra moros, ganindoles muchas
plazas que incorpor6 k su condado, entre ellas las ciu-
dades y villas de Tortosa, L6rida, Fraga y Mequinen-
za. Para hacer mks activa guerra k los moros insti-
tuy6 una orden militar, contribuy6 k la conquista de
Almeria, sostuvo guerras en Provenza en apoyo de su
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12 LAS CALLES DE BARCELONA
pupilo y sobrino el conde de aquel pais, celebr6 trata-
dos de paz y de comercio con varias naciones, y fomen-
to las artes, el comercio y la marina, haciendo de Bar-
celona una ciudad de primer orden.
Comenz6 entonces para esta capital la grande 6poca
de su prosperidad. Durante el reinado de los monar-
cas de la Corona de Arag6n, Barcelona fu6 creciendo
cada dia mds en importancia, en grandeza, en esplen-
dor, y tiene p&ginas inmortales de gloria en sus fastos
maritimos, en sus anales mercantiles, en sus recuer-
dos industrials, en su historia politica y literaria y mi-
litar.
Verdadero emporio del comercio esta poblaci6n, en
su puerto se balanceaban naves llegadas de todas las
partes del mundo y tenia c6nsules en todas las plazas
de conocida importancia maritima 6 comercial. El rey
D. Jaime I se expresaba asi en un privilegio de 1390:
4< Si las demds ciudades y pueblos de nuestros dominios
nos hicieron loables servicios & nos y 4 nuestros antece-
sores, Barcelona fu£ la principal y digna de ser ensal-
zada con especial loor; y como creciendo ella vemos
tambi&i crecer nuestra alteza y nuestro poder hacerse
mis poderoso, debemos con liberalidad esmerarnos en
los felices aumentos de tal ciudad. » Decia tambten Don
Alfonso V en otro privilegio de 1432: «No olvidemos
el cuidado y vigilancia que merecen la defensa, conser-
vaci6n y aumento del arte mercantil, sobre el cual des-
cansa toda cosa publica, no s61o de esta ciudad, sino de
nuestros reinos y tierras.» Y finalmente, sin citar ma-
yor numero de documentos, que bien se pudiera, Car-
los II, en otro privilegio de i683, se expresaba asi: «Por
causa del comercio ejercido por los barceloneses, ad-
quiri6 su ciudad tanto poder de riquezas, que por 6stas
consigui6 el nombre de rica, y asi en las conquistas
poderosamente alcanzadas por nuestros serenisimos
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introducci6n 13
antecesores en todos los paises, con el apresto de sus
naves, caudales y mercaderias, dieron medio con que
se extendiese el nombre, las armas y la dominaci6n de
nuestros predecesores. » Barcelona sigue hoy a6n sus
tradiciones comerciales, y si bien no alcanza en este
punto, como iremos viendo en el decurso de esta obra,
el grado de esplendor que en otros tiempos, 4 causa de
las guerras interiores y exteriores y de la emancipaci6n
de nuestras Americas, sin embargo, debe confesarse que
es la primer a plaza comercial de Espana.
No menores timbres de gloria tiene Barcelona indus-
trial. Ninguna ciudad de Espana, ha dicho Madoz, que
es autoridad en este punto, puede gloriarse de haber ad-
mitido la industria dentro de sus muros antes que la de
Barcelona. De padres 4 hijos se conserva en Barcelona
y en todo el Principado la noticia de que hace muchos
siglos el gobierno municipal de esta ciudad, con el ob-
jeto de dar el mayor impulso d la riqueza publica, habia
procurado la reuni6n en gremios de los diferentes oficios,
los cuales, penetrados de la utilidad de la medida, la
abrazaron con entusiasmo y aun la dieron mayor lati-
tud, extendiendo su hermandad no s61o en lo relativo al
oficio, sino tambten & los socorros mutuos en caso de
enfermedad 6 de alguna desgracia en su familia, y pro -
curando vivir en una mism^ calle. De estos gremios en
particular y de la industria en general se ocupar&n mds
de una vez las p&ginas de esta obra.
Tambten hemos de dar cuenta detallada de la gran-
deza de su marina mercante y militar, de las numerosas
armadas que salieron de este puerto, de la importancia
y esplendor de las letras Catalan as, de sus celebridades
literarias y artisticas, y asimismo de su admirable siste-
ma politico, de su Diputaci6n, su Consejo de Ciento, sus
fueros y libertades, tan amplias que hubo de confesar un
embajador de Venecia que mds libertad habia en Cata-
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14 LAS CALLES DB BARCELONA
luna con ser monarquia que en los estados de Italia con
ser repiiblicas.
El periodo brillante y floreciente de Barcelona fu6 du-
rante la 6poca gloriosa de los monarcas de la Corona de
Arag6n; y si bien asoma ya la decadencia cuando esta
Corona se uni6 con la de Castilla, la capital del Princi-
pado Catalan, la antigua cuna y corte de los condes,
conserv6 atin gran parte de su esplendidez y poderio
mientras le fueron conservadas sus insignes libertades.
El dia que £stas cayeron rotas y destrozadas por la ma-
no del verdugo, cay6 con ellas Barcelona, como si esta
ciudad no pudiera vivir mis que respirando aires de li-
bertad.
He aqui la lista de los monarcas de la Corona de Ara-
g6n que fueron condes de Barcelona:
Alfonso llamado el Casto (II de Aragon, I de Catalu-
na). Fu6 hijo de D. Ram6n Berenguer y Dona Petro-
nila y el primero que se titul6 rey de Arag6n y conde de
Barcelona. Gobern6 hasta 1196.
Pedro (II de Arag6n y I de Cataluna) el Catolico. Mu-
ri6 en la c^lebre batalla de Muret el aiio I2i3.
Jaime I el Conquistador, el monarca que mis gloriosos
recuerdos ha dejado, el que conquist6 las Baleares, Va-
lencia y Murcia. Concluy6 su gobierno en 1276.
Pedro (III de Arag6n, II de Cataluiia) el Grande. Fu6
proclamado rey de Sicilia y arroj6 a los franceses de Ca-
taluiia. Muri6 en 1285.
Alfonso el Liberal (III de su nombre en Arag6n, II
en Cataluna). Gobern6 hasta 1291.
Jaime It el Justo, que gobern6 hasta 1327.
Alfonso (IV en Arag6n, III en Cataluna) el Benigno.
Muri6 en 1 33 5.
Pedro (IV de Arag6n, III de Cataluna) el Ceremonio-
so. Los catalanes le han llamado vulgarmente Pen del
punyalet por la daga 6 punal que colgaba siempre de su
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introducci6n 15
cinto y con el cual rasg6 los privilegios de la Uni6n.
Es fete un monarca de fatal memoria. Termin6 su rei-
nado en 1387.
Juan I el Amador de la gentileza. Muri6 en i3g6.
Martin I el Humano. Muri6 en 141 o.
Habiendo muerto este rey sin sucesi6n tuvo lugar un
interregno, celebr4ndose el famoso Parlamento de Cas-
pe, de que daremos en estas pdginas detallada cuenta.
Por voto de los jueces 6 compromisarios reunidos en
Caspe entr6 a gobernar en Arag6n la linea femeriina de
Castilla, subiendo al trono:
Fernando I el de Antequera, que muri6 en 1416.
Alfonso (V en Arag6n, IV en Cataluna) el Sabio.
Conquist6 el reino de Ndpoles y muri6 en 1458.
Juan II, de quien larga ocasi6n tendremos de ocu-
pamos. Concluy6 su reinado en 1479.
Fernando II el Catolico. Muri6 en i5i6.
Por el enlace de este monarca con Dona Isabel I de
Castilla, se unieron las Coronas de Arag6n y Castilla.
No habiendo quedado de este matrimonio sucesi6n va-
ronil, vino 4 sentarse en el trono su nieto Carlos, en-
trando 4 gobernar la linea femenina de Austria.
Carlos I el Maximo, conocido mis vulgarmente por
Carlos V el emperador. Muri6 en i556.
Felipe (II de Castilla, I.de Cataluna) el Prudente,
muerto en 1598.
Felipe (III de Castilla, II de Cataluna), cuyo go-
bierno finaliz6 en 1621.
Felipe (IV de Castilla, III de Cataluna), que murio
en i665.
Carlos II, que muri6 en 1700.
Por muerte sin sucesi6n de este monarca entr6 4
gobernar la linea femenina de Francia, teniendo lugar
la guerra que se ha llamado de sucesion, durante la cual
los catalanes reconocieron, proclamaron y juraron por
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l6 LAS CALLES DE BARCELONA
rey k Carlos, el archiduque de Austria. La §uerte no
favoreci6 las armas y los derechos de £ste, y qued6 en
el trono de Espana
Felipe de Borbon (V en Castilla, IV en C^talufia),
que gobern6 hasta 1746.
Fernando HI, hasta 1759.
Carlos III, hasta 1788.
Carlos IV, hasta 1808.
Fernando IV (VII de Castilla), hasta i833.
Isabel (II de Castilla, I de Cataluiia), que hoy reina.
Tres grandes, her6icas 6pocas hay en la historia de
Barcelona anteriores k los acontecimientos de este siglo,
y siquier sea muy en resumen, pues que de ellas nos
hemos de ocupar m£s detenidamente, es fuerza hacer
una rdpida menci6n. Son los tres alzamientos de los
catalanes en favor de sus libertades, durante los reina-
dos de Juan II y de los Felipes IV y V de Castilla.
En tiempo de Juan II los barceloneses sostuvieron
el derecho y la justicia de Carlos, principe de Viana,
primog&iito de aquel rey, k quien 6ste queria deshere-
dar, por consejos de su segunda esposa Dona Juana En-
riquez, para beneficiar al nuevo hijo que en- £sta habia
tenido y que luego rein6 con el nombre de Fernando el
Catdlico. El principe de Viana muri6 envenenado inte-
rin duraban los acontecimientos que habian puesto en
alarma k todo el Principado; pero no por esto desistie-
ron de su empeno los catalanes. Juan II habia faltado
al pacto, y en uso de su derecho de soberania nacional,
las Cortes catalanas, reunidas en Barcelona, le expul-
saron del trono, declardndole conculcador de las leyes y
traidor k la patria. Juan II se dispuso k someter k los
catalanes por las armas, y €stos nombraron por su rey,
6 mejor dicho su conde de Barcelona, pues 6ste era el
titulo que se le daba, primero k D. Enrique de Casti-
lla; despu6s, porrenuncia de 6ste, k D. Pedro, condes-
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introducci6n 17
table de Portugal, que muri6 k poco, y luego k Renato
de Anjou, quien envi6 aqui como su lugarteniente k su
hijo el duque de Lorena, que falleci6 tambten al breve
tiempo. g Despu6s de largos aiios de lucha, her6icamen-
te sostenida por los catalanes, Juan II puso sitio k Bar-
celona, y s61o se avino esta noble ciudad & abrirle sus
puertas cuando de nuevo le hubo jurado sus libertades
forales, concediendo un perd6n general. Por esto la his-
toria ha consignado A qu^Juan II, siendo vencedor, hu-
bo de entrar en Barcelona como vencido.
La segunda 6poc~a ; fu6 en tiempo de Felipe IV. Este
monarca, 6 por mejor decir su privado el conde-duque
de Olivares, oprimi6 bajo todos conceptos k los catala-
nes. Con motivo de la guerra que k la saz6n se soste-
nia contra Francia, entr6 en Cataluiia un ejgrcito cas-
tellano que se entreg6 k los mds punibles excesos. Para
& no habia ley, orden ni autoridad que bastase k poner
freno k sus desafueros, que todo lo atropellaba y lo con-
culcaba todo, siendo desoidas y despreciadas las quejas
y protestas del Consejo de Ciento y de la Diputaci6n,
centinelas vigilantes y celosos defensores de las liberta-
des patrias. Harta ya de atropellos y cansada de veja-
ciones, Barcelona se alz6 soberbia de ira y amenazado-
ra de venganza el dia del Corpus de 1640, rompfcndose
el dique k la enfrenada c61era popular. Reunidas en esta
ciudad las Cortes catalanas, que fueron presididas por
el insigne Pablo Claris, decidieron en nombre del pue-
blo catalin destituir k Felipe IV por haber conculcado
las libertades y faltado al pacto, proclamando en su lu-
gar k Luis XIII, rey de Francia. Largos anos dur6 tam-
bi6n aquella lucha, durante la cual ray6 k gran altura
el heroismo de los catalanes, quienes por fin, abando-
nados por la Francia, hubieron de ir cediendo terreno
i las armas de Felipe, que s61o por entre lagos de san-
gre pr6digamente derramada pudieron abrirse paso has-
tomo xxi 2
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1 8 LAS CALLBS DE BARCELONA
ta Barcelona. Esta resistio hasta el ultimo momenta:
sitiada estrechamente, falta de recursos, apurados todos
los medios, muertos 6 ausentes sus defensores esforza-
dos, decidi6se ultimamente 4 reconocer otra vez por su
rey 4 Felipe IV, pero fu6, aun en este caso extremo, con
la condici6n de ser reintegrados los catalanes en sus fue-
ros y privilegios y con la de concederles un perd6n y ol-
vido general de lo pasado.
Por fin, la tercera 6poca her6ica f\x€ 4 principios del
siglo pasado. Sin consultar el voto del pais, y en uso
s61o de plena autoridad, como si dispusiera de hacienda
suya propia, Carlos II, al morir, leg6 sus estados 4 Fe-
lipe de Borb6n, nieto de Luis XIV de Francia. Vino
Felipe V 4 tomar posesi6n del trono de Espana, mani-
festando sus consejeros mucho desprecio hacia las cons-
tituciones y libertades de Cataluna. No tard6 entonces
6sta en alzarse contra Felipe V proclamando 4 Carlos,
el archiduque de Austria, que tenia mis legitimos de-
rechos al solio espanol, el cual vino 4 ponerse al frente
de los catalanes, celebrando Cortes en Barcelona y
confirmdndoles todos sus fueros, privilegios, constitu-
ciones y libertades. Larga y porfiada fu6 tambi&i aque-
11a lucha, her6ica entre las m4s her6icas por parte de
los catalanes; pero tambten hubieron 6stos de verse por
fin abandonados de sus auxiliares, y acabaron por te-
ner que sostener ellos solos todo el peso de la guerra
con Castilla y Francia. Lo propio que habia sucedido
otras veces, Barcelona fu6 el Ultimo baluarte en que se
agruparon alrededor de la bandera de libertad los de-
fensores de aquella causa. Las tropas de Felipe V se
adelantaron y fueron 4 poner sitio 4 la capital del
Principado, no tardando en aparecer el duque de Ber-
wich al frente de los sitiadores. Mientras haya mundo,
y en el mundo sentimiento de lo que es heroismo, se
recordari con admiraci6n y asombro aquel sitio c61ebre
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introducci6n 19
de Barcelona, que pasma hasta & Jos que estan mas
versados en la lectura de los grandes hechos de la an-
tigiiedad homSrica. Un pufiado de catalanes dispuestos
a. perecer entre las ruinas de la capital, sostuvo por
mucho tiempo esta ciudad contra todo el poder de Cas-
tilla y Francia, y con tal valor lo sostuvo, que desde
entonces los escritores de todos los paises, de todos
tiempos y de todos los colores politicos han consignado
un homenaje de admiracion 4 la fortaleza y bravura
indomable de aquellos heroes defensores de la ciudad
condal. Hubo por fin de caer Barcelona despuls de un
asalto general, despu€s de dos dias horribles de luto,
sangre y exterminio; pero aun los barceloneses, en me-
dio de las Jiumeantes ruinas de su ciudad querida y con
la voz del estertor y de la agonia, querian imponer al
vencedor Berwich la conservaci6n de sus libertades fo-
rales. Tuvo al principio Felipe V la idea de arrasar es-
ta ciudad, alzando una columna en el lugar donde ha-
bia estado; pero desech6 este pensamiento y se avino k
conservar Barcelona, igualandola a las demas ciudades
de Espana, quitandola hasta la mas ligera sombra de
su pasada libertad, y destruyendo uno de sus mis her-
mosos y ricos barrios para levantar la Ciudadela que
hoy existe, monumento odioso para todo coraz6n ver-
daderamente Catalan.
Esta es, aunque muy en resumen, pues mis adelan-
te ha de venir la explanaci6n, la historia de esas que
los historiadores cortesanos, los cronistas zurcidores de
historias falsas han llamado las rebeliones de Cataluiia,
y todo porque los catalanes no quisieron nunca ser
los realistas del rey, sino siempre los realistas de la li-
bertad. Llamesenos en buen hora rebeldes, que en los
diccionarios de todas las lenguas, los rebeldes al rey,
en este sentido, son los leaks a la ley.
Durante el periodo que se sigui6 desde 1714 hasta
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20 LAS CALLES DB BARCELONA
comienzos de este^iglo, Barcelona no tiene historia.
Todo un siglo de despotismo ha pesado sobre ella como
una capa de plomo.
Ningtin hecho notable ofrecen los anales de esta ciu-
dad hasta que en 1808 los franceses entraron en ella
enganosamente, como tendremos ocasi6n de ver, apo-
derindose de sus fortalezas bajo capa de amigos. No
tard6 en comenzar la guerra c6lebre que se ha titulado
de la Independencia, y por vez primera entonces Cata-
lufia hizo causa comiin con todo el resto de Espana. Du-
rante esta guerra memorable, en que los catalanes pres-
taron grandes servicios & la causa nacional y en que
tantos ilustres caudillos militares brotaron como por
encanto de entre las ignoradas filas del pueblo, tuvieron
lugar varias conspiraciones en el seno de Barcelona,
para arrancarla del poder de los franceses y entregarla
£ las tropas leales que militaban en el Principado. Des-
graciadamente, todas estas conspiraciones abortaron
una tras otra, y no pocos patriotas barceloneses, victi-
mas her6icas de su celo, fueron enviados al suplicio por
los franceses.
Acab6 aquella guerra memorable en que fueron ven-
cidas las invencibles legiones de Napole6n el Grande, y
Barcelona pudo creer que un rayo de la brillante luz
extinguida en 17 14 por las tropas de Felipe V, iba de
nuevo & dejar caer sobre ella su fulgurante estela. Por
mala ventura de esta naci6n desventurada, la historia
consigna la triste ingratitud de Fernando VII para con
los hombres que en 1812 habian salvado desde C&diz
su trono y le habian hecho rey de Espafia. Con el mal
aconsejado Fernando volvieron los dias negros del ab-
solutismo, y los hombres que se habian sacrificado por
€1 y por la causa liberal hallaron s61o miserias, pros-
cripciones, tegrimas y cadalsos en premio de la sangre
generosamente derramada en el campo de batalla y de
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introducci6n 5 1
sus esfuerzos para salvar el trono de aquel rey que, sin
ellos, hubiera quedado hundido para siempre.
En alternativas constantes de libertad y de absolu-
tismo, en luchas siempre her6icas, pero las mds veces
ineficaces para sostener la causa santa de los puebjos,
ha pasado Barcelona lo restante del siglo hasta el mo-
menta en que estas lineas se escriben.
En Marzo de 1820, Barcelona proclam6 la Constitu-
ci6n del ano 12. Desde aquel ano hasta el de 1823, es-
ta ciudad, entusiasta siempre por las ideas liberales,
hizo toda clase de sacrificios para sostener el gobierno
constitucional, sin que el temor de lap6rdida de las ins-
tituciones liberales, como ha dicho recientemente un
autor, dejara de producir ya entonces algunos alborotos
de mis 6 menos importancia, en que hubo de interve-
ne la fuerza armada para restablecer el orden.
Cuando los acontecimientos de 1823, las tropasfran-
cesas, que vinieron 4 restablecer el despotismo de Fer-
nando VII, entraron casi sin obstdculo en Barcelona,
de la cual emigraron los liberales m£s comprometidos,
y donde por el pronto reinaron la tolerancia y cierto
respeto k las opiniones. Pero no tard6 en venir d en-
cargarse del mando de la capitania general de Catalufia
el funestamente c€lebre conde de Espaiia, y con €1 se
inaugur6 una £poca de terror y de horrores. Los libe-
rales fueron perseguidos con odio de muerte, y los cala-
bozos de aquella Ciudadela levantada por Felipe V, y
que, con escdndalo de todos, aun permanece en pie,
se llenaron de victimas inocentes, muchas de las cua-
les s61o volvieron 4 ver la luz del sol el dia de su su-
plicio.
A la muerte de Fernando VII, Barcelona respir6, y
en la regente del reino Dona Maria Cristina se crey6
vislumbrar un iris de paz y de dicha; pero vinieron los
primeros chispazos de la guerra civil. El partido abso-
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22 LAS CALLES DB BARCELONA
lutista se lanz6 al campo para sostener Ios derechos del
infante D. Carlos, hermano de Fernando VII, contra
los de Dona Isabel II, hija de este monarca. El partido
liberal en masa se puso en favor de esta tierna prince-
sa, y por segunda vez Cataluna hizo causa comun con
la libertad espanola.
Graves des6rdenes estallaron en Barcelona el dia 25
de Julio de i835. Se sabia que los frailes apoyaban al
partido absolutista 6 carlista, y fueron incendiados va-
rios conventos en aquella noche de borrasca popular.
No estaba aun Barcelona recobrada de la fiebre por-
que habia pasado, cuando entr6 en ella el segundo ca-
bo general Bassa, 4 quien se present6 como sospecho-
so. Estall6 un movimiento popular, y Bassa fu6 asesi-
nado, siendo inicuamente arrastrado su cad&ver por las
calles.
Varios otros des6rdenes tuvieron lugar en aquella
6poca de triste recordaci6n, 4 los cuales se di6 nombre
de las bullangas de Barcelona. Mientras la guerra civil
convertia en teatro de horrores y miserias las comarcas
mds ricas de Cataluna, en el seno de la capital soste-
nian los liberates una lucha enSrgica y viva contra los
reaccionarios, y mis de una vez hubo de ensangrentar
esta lucha las calles de Barcelona. Durante la guerra
civil, esta ciudad apuro hasta las heces el caliz de la
amargura.
Gracias al abrazo de Vergara, debido & un caudillo
ilustre, y 4 la proclamaci6n de la Constituci6n de 1837,
el pais pudo creer que iba k brillar por fin la aurora de
la paz; pero pronto vinieron nuevas nubes k oscurecer
el horizon te. Cada dia se hacia sentir con mds fuerza
la lucha entre moderados y progresistas, y en 1840,
con ocasi6n de hallarse en Barcelona la reina goberna-
dora y sus augustas hijas, que & tomar bafios de mar
habian ido, estall6 un movimiento contra el minis-
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introducci6n 23
terio, siendo entusiastamente aclamado por el pueblo
el duque de la Victoria, que acababa de dar tSrmino
feliz a una guerra desastrosa y que se habia presentado
en Barcelona con la envidiable aureola de vencedor de
los carlistas y de pacificador de Espana. Claramente
signific6 el pueblo barcelon6s, por medio de este movi-
miento, que se deseaba ver al general Espartero al
frente de los negocios publicos.
Las reinas abandonaron entonces Barcelona, y£n do-
se por mar A Valencia, y no tard6 en verificarse en Ma-
drid el pronunciamiento, que fu6 llamado de Setiembre,
contra la reaccionaria ley de Ayuntamientos que la re-
gente queria plantear, siendo inmediatamente secunda-
do por Barcelona.
Conocidos son los acontecimientos posteriores. La
reina Cristina abandon6 la naci6n desde Valencia, y
las Cortes nombraron regente del reino al general Es-
partero.
En 1841, al saberse la noticia del pronunciamiento
de O'Donnell en Pamplona contra la regencia del du-
que de la Victoria, se cre6 en Barcelona una Junta de
vigilancia y seguridad piiblica, por mandato de la cual,
int6rprete en esto de la opinion publica, se comenzo &
derribar la Ciudadela. Amarguisimos disgustos cost6
en lo sucesivo esta determinaci6n & todos los que en
ella intervinieron. Cuando las consecuencias del pro-
nunciamiento de O'Donnell fueron sofocadas y hubo
tornado nueva fuerza el gobierno, se mand6 levantar
nuevamente & costa de la c;udad la parte que de la Ciu-
dadela se habia derribado.
Por mds terrible crisis y m&s serio conflicto hubo de
pasar Barcelona en 1842. Causas que en esta obra se
explicardn, produjeron un terrible choque entre las tro-
pas del gobierno y los vecinos de Barcelona. Abando-
naron aquSllas la ciudad, y los sublevados se apodera-
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24 LAS CALLES DE BARCELONA
ron de todos los fuertes, excepto el de Montjuich. Esto
hizo que en fin de Diciembre de aquel mismo ano la
hermosa capital del Principado fuese bombardeada, en-
trando en ella el dia siguiente las tropas de la reina.
En 1843 fu6 una de las primeras capitales en alzar
bandera contra el regente del reino. Cay6 €ste, pero
Barcelona reclam6 entonces la palabra que por el mi-
nistro Serrano se le diera de formar una Junta central.
Fu6 desatendida, y, como en sus her6icos tiempos, acu-
di6 4 las armas y se puso en lucha contra el gobierno de
Madrid. Vinieron las tropas del gobierno 4 poner sitio
4 esta ciudad, y con valor her6ico la defendieron por
largo tiempo los centralistas catalanes. Tambi&i de
esta memorable defensa se ha de hablar con algunos
detalles en esta obra.
Ya otra cosa notable no cuentan sus anales hasta el
afio 1854, en cuya 6poca fu6 de las primeras en levan-
tarse indignada contra el ministerio del conde de San
Luis. Pero en 1856 fu6 derrocadoen Madrid por un vio-
lento golpe de Estado el orden de cosas que con su pro-
nunciamiento inauguraran los pueblos en 1854. Vol-
vieron 4 ensangrentarse entonces las calles de Barce-
lona; qued6 vencida la revoluci6n, y el capit4n general
de Cataluna, Sr. Zapatero, hubo de recordar por me-
dio de algunos actos la 6poca triste y fatal de Carlos de
Espana.
Barcelona est4 Uamada 4 figurar en los grandes
acontecimientos que se acercan y que no pueden tardar
en conmover 4 la nacion con estrSpito, ya que con
tiempo no se ha sabido 6 no se ha querido poner reme-
dio 4 los males que todos lamentan. El espiritu alta-
mente liberal que reina en esta ciudact es una garan-
tia de que, cuando lleguen sucesos hoy de todos pre-
vistos, sabr4 mantenerse 4 la altura de su her6ico pa-
sado.
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introducci6n 25
Tal es el resumen de la historia cuya explanaci6n y
detalles se irdn encontrando en las pdginas de esta
obra, escrita por el autor con la misma idea y el mis-
mo sentimiento de amor 4 las glorias patrias que le han
impelido & escribir las otras que ha dado & luz.
i.° de Abril de i865.
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ABAIXADORS (calle deb).
Esta calle, que comunica por un lado con la de las
Caputxas y por otro con la del Pom X or, se llamaba
antiguamente den Dufort 6 del Font den Dufort.
Conserva el nombre del oficio que tenian los que la
habitaban, es decir, los tundidores, cuya palabra se de-
riva del latin, tonsorespanni. Se hallaba en esta calle el
gremio del citado oficio, acerca del cual dice Capmany
en sus Memorias: cAunque, como un ramo auxiliar en-
tre otros del arte de la lana, se le debe suponer de
igual antigliedad & los demds, no se han encontrado es-
tatutos particulares para su gobierno hasta el ano 1456,
segun la Rubrica de ordinaciones, fol. 236, en que el
ayuntamiento public6 unas ordenanzas para que nin-
gtin tundidor pudiese poner banco publico hasta que
hubiese prestado juramento en poder de los examina-
dores destinados y los c6nsules de los pelaires: pagando
los derechos, siendo nacional, de 10 sueldos, y siendo
extranjero, de 20; y seguidamente se prescriben varias
reglas sobre algunos puntos en la ensenanza de aquel
oficio. »
Ocasion tendremos mds adelante, con motivo de los
nombres de otras calles, de hablar algo relativamente d
aquellos famosos gremios que k tanta altura pusieron
desde remotos siglos el nombre de nuestra industriosa
capital.
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28 vfCTOR BALAGUER
Se halla hoy establecido en esta calle el Circulo ar-
tistico-industrial, asociaci6n creada por varios represen-
tantes de artes € industrias con objeto de dar protecci6n
y realce 4 sus respectivos oficios.
Cuando en 1861 vino & esta capital elExcmo. Senor
D. Pascual Madoz, el Circulo artistico-industrial le ob-
sequi6 con un brillante banquete. He aqui la descrip-
ci6n que hizo de este banquete El Telegrafo del jueves
17 de Octubre, la cual copiamos por los detalles que se
dan en ella relativos & este Circulo:
•Brillante estuvo por cierto el banquete que ayer di6
al Excmo. Sr. D. Pascual Madoz el Circulo artistico-in-
dustrial, en los salones del edificio que fu6 Ateneo Ca-
talan. La espaciosa escalera de aquella casa estaba
adornada con follaje y banderas, y se habia dispuesto
la mesa capaz para 200 cubiertos en el gran Sal6n de
sesiones de la Sociedad y otros accesorios. El golpe de
vista que la mesa del banquete presentaba era digno de
. verse. En el testero de la mesa se sent6 el Sr. Madoz
acompanado de su amable senora y angelical hija,
y vimos tambten en el banquete 4 los Sres. Torrents;
Balaguer y el diputado por Tremp, Sr. De Maluquer.
Frente de la presidencia se hallaba colocado un precio-
so ramillete, obra del Sr. Sold, que mereci6 los mds
imparciales elogios del Sr. Madoz y de cuantas perso-
nas tuvieron ocasi6n de verle. Representaba las cuatro
provincias catalanas, y se leia en 61 una dedicatoria &
D. Pascual Madoz. El banquete fu6 perfectamente ser-
vido por el dueno de la fonda de Italia, no muy conoci-
do en esta ciudad por hacer muy poco que en ella resi-
de, pero al que aseguramos numerosa parroquia si sir-
ve siempre con la perfecci6n y conciencia de ayer. En
el banquete se tuvo la feliz idea de que s61o figuraran
vinos espanoles, idea que fu6, como no podia menos de
serlo, sumamente aplaudida por todos los concurrentes.
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LAS CALLES DE BARCELONA 29
»A los postres levant6se el Sr. Torrents y Ramall6,
presidente del Circulo artistico-ittdustrial, € intlrprete
del mismo, brind6 por la grata satisfacci6n que experi-
mentaban todos sus socios al ver entre ellos al Sr. Ma-
doz y & su simpdtica familia, y dijo que brindaba tam-
bfen para que de hoy mis no se limitara la protecci6n
& una sola clase, sino que se extendiera 4 las que vein-
ticinco anos atrds formaron los antiguos gremios; para
que el Sr* Madoz demandara al gobierno en favor de
fetas una protecci6n racional y justa; brind6 tambfen
para que todos los esfuerzos parciales se aunaran, y
termin6 diciendo que en los esfuerzos que el socio ho-
norario del Casino D. Pascual Madoz en pro de sus
consocios quitaba & su familia ratos de grato solaz, dis-
pensara 6sta con la bondad que todos ad mi ran al Casi-
no artistico'industrial. La peroraci6n del probo presiden-
te del Casino fu6 estrepitosamente aplaudida. Levant6-
se el Sr. Madoz. y en un brillante discurso lleno de fue-
go, y durante el cual su voz temblaba de entusiasmo,
aJab6 la idea de haberse dispuesto el banquete con ali-
mentos y vinos espaiioles, y robusteci6 la idea vertida
por el Sr. Torrents acerca de la uni6n que debia reinar
en el Casino; dijo que los industrials se unieran, que
se esforzaran, di^ranle instrucciones, que su mediaci6n
jamds les habia de faltar, porque 61 tenia una gran am-
bicion, la del carino de Cataluna, y como le desea ar-
dientemente, buscaba todos los medios, todas las oca-
siones de alcanzarlo; que los esfuerzos, dijo, que se han
hecho en pro de Cataluna no se han debido & 61 solo,
sino &. todas las diputaciones catalanas, un&nimes y
compactas siempre en el bien de Cataluna; que debia
manifestarlo otra vez: que su sangre, su vida y su for-
tuna pertenecian al pueblo cataldn, y que si peligraba
este gran pueblo, sabria venir aqui 4 morir en defensa
de su prosperidad. Entusiastas aplausos cubrieron la
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30 vfCTOR BALAGUER
voz del orador. Recibiose en el acto una comunicaci6n
de D. Rafael Degollada, en la que se encargaba al se-
cretario del Circulo que brindafa en su nombre por Don
Pascual Madoz y por la prosperidad de todas las clases
que componen el Circulo, base de la asociaci6n inteli-
gente de los laboriosos y honrados industrials. El se-
nor Clausolles ley6 un interesante escrito, que senti-
mos no tener k la vista, y que i\x€ estrepitosamente
aplaudido.
»E1 Sr. Balaguer hizo k grandes rasgos la historia
de las artes, oficios € industrias de Barcelona. Princi-
pi6 diciendo que habia ya memoria de ellas en el si-
glo xii; que habian ido creciendo y desarroll&ndose,
gracias k las gloriosas expediciones ultramarinas lleva-
das k cabo por los aragoneses y catalanes; que habian
formado un centro de vida, de industria y de comercio
en Barcelona; que gracias k ellas, en 6pocas en que aun
en otros paises no habia m&s que soldados, aqui habia
ya ejdrcitos pacificos de artesanos, los cuales conocian
que, k mds de las armas, habia otros medios tambfen
para labrar la felicidad del pais; y que en aquella reuni6n
se debia tributar un recuerdo de gratitud y de justicia k
los antiguos menestrales barceloneses, cuya clase habia
sido constanteniente un tipo de moralidad y de hon-
radez.
• Prosigui6 luego haciendo, k grandes rasgos tam-
bi&i, la historia de estos menestrales, como antes ha-
bia hecho la de las artes: refiri6 que muy £ menudo te-
nian que abandonar el rinc6n de su taller para trocarlo
por la silla senatorial de aquel famoso Consejo de Ciento,
dijo, el cual infundia respeto y veneraci6n k los mismos
monarcas; que despu^s de haber ocupado su asiento en
el Senado, se volvian al taburete de su mostrador sin
otra recompensa que la gratitud de sus conciudadanos;
que como habian hecho notar Capmany y algiin otro
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LAS CALLBS DE BARCELONA 3 I
autor, presentindolo como un ejemplo sin igual en las
historias de otros paises, la misma nobleza catalana
aspiro k ser incorporada con los menestrales en el mu-
nicipio para los empleos y supremos honores del go-
bierno politico; y que, en fin, k estos menestrales y k
sus sucesores hasta hoy, debia Barcelona el haber con-
servado pura la memoria de las artes y oficios y el
amor tradicional al trabajo.
•Al Uegar k este punto de su discurso el Sr. Bala-
guer, pronunci6 las siguientes palabras, que textual -
mente copiamos, porque fueron quizd las que mis im-
presion hicieron:
«Yo me complazco en recordar k los individuos del
•Circulo artistico-indtistrial la historia de sus antecesores,
•porque es para ellos un titulo de nobleza, porque es un
•timbre de buena y legitima gloria que les da derecho k
•la gratitud del pais. Continuen, pues, los menestrales
•de hoy la buena obra de sus padres por lo tocante k la
•tradition de las artes y al amor al trabajo, que 6ste es
• fuente del amor al deber, del amor k la familia, del
•amor k la propiedad y del amor k la patria, y quien tie-
»ne verdadero amor al trabajo, senores, tiene conciencia
•del trabajo mismo, y la conciencia del trabajo es la con-
•ciencia de la virtud. »
ACEQUIA (calle de la).
La entrada es por la de San Pedro baja, y la salida
por las Balsas de San Pedro.
Di6 nombre k esta calle la Uamada acequia condal y
real, sobre cuyo origen existen dos opiniones. Dicen
unos que la primitiva construcci6n de esta acequia se
debe k los romanos, 6 por lo menos k los condes de
Barcelona; pero otros afirman que varios propietarios y
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32 VICTOR BALAGUER
terratenientes, observando en 6poca mds cercana & noso-
tros que las escasas aguas superficiales del rio Bes6s no
eran suficientes para el riego, siendo en mucha mayor
copia las que corrian subterrdneas con motivo de la flo-
jedad de las arenas de dicho rio, decidieron abrir una mi-
na que las recogiera y desde la cual pudieran luego dis-
tribute 4 sus diferentes propiedades.
Estas son las dos opiniones. Los mds autorizados
escritores creen que esta acequia es anterior al ano
1237, en que la ciudad de Barcelona se socorria de las
solas aguas superficiales del Bes6s, cuyo caudal, no
siendo seguro, oblig6 en 1778 — reinando Carlos III, y
siendo intendente de esta provincia el bar6n de la Lin-
de, — &. construir una mina dentro del cauce del rio que
atraviesa su mayor parte, mina que crecientes necesi-
dades han hecho prolongar en 1822, i838 y 1839.
La acequia condal toma, pues, su caudal del rio Be-
s6s, dentro del t^rmino de Moncada, y surte por lo co-
mun de mas de dos muelas de agua subterranea d la
mencionada mina; mina que estd, por lo demds, cons-
truida con toda la solidez y primor del arte*
Por lo que toca £ la acequia descubierta, sigue for-
mando varias tortuosidades, segun & ello le obligan la
disposici6n de los terrenos, corriendo una extensi6n de
mis de 12.400 varas y fertilizando con su riego sobre
n3.ooo varas cuadradas de tierra. Entra despu6s en
Barcelona, discurre por debajo del pavimento de varias
calles, como la del Rech condal, que tiene su nombre;
Balsas dc San Pedro, plaza de San Agustin el Viejo, ca-
lles de Tantarantana, Blanqueria y Rech, y despu6s de
haber atravesado esta parte de la ciudad, se divide lue-
go en dos ramales, uno que desagua en el andln del
muelle y otro en la playa de Levante, entre la Barcelo-
neta y el fuerte de D. Carlos.
Volviendo ahora & la historia de esta acequia, con-
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LAS CALLES DE BARCELONA 33
viene decir que si no es tan antigua que se remonte k
la €poca romana, como algunos suponen, cuenta por lo
menos mds antigtiedad de la que quieren darle otros.
Jer6nimo Pujadas nos habla en su Cr6nica de una gra-
ve contienda ocurrida por causa de esta acequia entre
el conde de Barcelona, Ram6n Berenguer IV, y Gui-
llen Ram6n de Moncada, por los anos de 1134.
Segtin aparece deun usajede Barcelona, que comien-
za Ccequiatn aqua, etc., los molinos de la casa condal,
que estaban en el territorio y dentro del termino de Bar-
celona, recibian el agua del rio Bes6s por conducto de
la acequia de que hablamos, desde tiempo muy remoto.
Por los aiios de 11 34, el senescal de Cataluna, Guillen
Ram6n de Moncada, bajo cuyo castillo y allende de la
villa de Moncada, segtin dice la Cr6nica, tenia principio
el conducto 6 acequia, se quej6 de que tomando el con-
de de Barcelona el agua para sus molinos, le causaba
dano notable en los que €1 tenia en aquel su territorio,
porque le venia k faltar en las balsas donde la habia de
tener rebalsada: asi es que un dia mand6 k sus vasa-
Uos, asisti&idoles el mismo senescal, que rompiesen la
acequia y conducto que iba k la represa 6 remanso, y
quito el agua k los molinos del conde.
Grave conflicto provino de esto. El conde dict6 sen-
tencia contra el Moncada por su atrevimiento, y Mon-
cada recurri6 k las armas para sostener el que creia su
derecho, subiSndose al monte de Sari Lorenzo, que estd
cerca de Tarrasa, y construyendo alii un fuerte y bien
pertrechado castillo, en el cual se encerr6 con algu-
nos que le siguieron, y en cuya torre levant6 orgullo-
samente bandera contra el conde de Barcelona, em-
pezando k correr las tierras de los senores adictos k
€ste.
Origindronse d^ esto revueltas y guerras civiles, que
hubieron de traer sin duda malos resultados para el de
tomo xxi 3
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34 vfCTOR BALAGUER
Moncada, pues se sabe de €1 que abandon6 el Princi-
pado refugidndose en Arag6n. Hasta despu6s de pasado
un ano no volvio & entrar en gracia de su seiior el con-
de, quien le devolvi6 todos los bienes que confiscado le
habia, k condici6n de tomar el agua para sus molinos
de Barcelona desde donde quisiera y cada y cuando fue-
se de su servicio y gusto.
Y puesto que de esta acequia acabamos de hablar,
dejando con el ultimo dato probada su antigiiedad, diga-
mos algo de otra acequia que habian proyectado nues-
tros antepasados; cosa 4 fe poco sabida, muy curiosa
y muy importante para los anales en que se marcan los
pasos dados por el pueblo en el camino de la civiliza-
ci6n y del progreso.
En tiempo de Felipe II, y siendo virrey del Princi-
pado el marques de Tarifa, se concibi6 por las corpo-
raciones populares de Barcelona la idea de construir
una acequia 6 canal que, tomando en Martorell el agua
del rio Llobregat, la condujese al llano de Barcelona
para el riego, y tambten & la ciudad para las fuentes y
limpia de los albanales 6 cloacas que corren por sus ca-
lles. Aunque por parte del gobierno del rey se convino
en las muchas utilidades que ofrecia este proyecto, no
pudo al pronto efectuarse por haberse creido ser en ton -
ces de mis urgencia 6 importancia la obra de la mura-
11a de mar, que habia ya comenzado & levantarse.
Pasaron afios, y en los primeros del reinado de Fe-
lipe IV volvieron 4 instar los consistorios de Barcelona
para llevar adelante su idea. Si desastrosamente para
este pais no hubiese comenzado ya entonces &. echar
raices el monopolio centralizador de Madrid, la obra se
hubiera llevado A cabo. Verdad es que el gobierno de
Felipe IV se declar6 protector de esta empresa, que
consider6 como litil y grande; pero se comenzo con
consultas, con informes, con dilaciones, y la unica obra
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LAS CALLES DE BARCELONA 35
que se hizo por el pronto fu6 la de un voluminoso ex-
pediente.
En 1 633 volvi6 k instar Barcelona para que el pro-
yecto se llevase k ejecuci6n, y torn6 k abrirse el expe-
diente, evacu&ndose nuevas citas, nuevos informes, nue-
vas consultas, hasta que Heg6 la guerra con Francia y
los memorables acontecimientos de 1640 que sucedieron
i esta guerra y de los cuales por espacio de algunos anos
fu6 teatro Cataluna. Hubo de quedar, pues, abandonado
el proyecto; pero debe consignarse el recuerdo para hon-
ra y gloria de nuestros antepasados y para argumento
contra una centralizaci6n funesta.
ADUANA (plaza de la).
La que hay frente al edificio de la Aduana, del cual
toma el nombre.
Es este edificio un cuadrilongo aislado de unas 85
varas de largo por 52 de ancho, formado de dos cuerpos
de arquitectura: uno toscano, que es el bajo, y otro d6-
rico, que es el superior 6 principal. Llama mucho la
atenci6n del vulgo por sus relucientes paredes, por la
profusi6n de sus adornos y por el aire que tiene de ma-
jestad y grandeza; pero los profesores € inteligentes le
tachan de poco caracterizado. Y en realidad, mis pa-
rece, como se ha dicho, el palacio de un magnate que
una aduana maritima.
Es suntuoso, tiene buenos detalles, y en su interior
hay espaciosos salones con pinturas al fresco que repre-
sentan varios pasajes de la historia de Espafia, pero mis
principalmente de la £poca de Carlos IV, bajo cuyo rei-
nado se comenz6 y termin6. Efectivamente, el con-
de Roncali emprendi6 en 1790 la obra, trazdndola y
dirigi^ndola personalmente hasta darle cima, lo cual
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36 VfCTOR BALAGUER
fu6 en 1792. Su coste ascendi6 i. 4.856.963 reales de
vell6n.
En el mismo sitio ocupado hoy por este edificio se
elevaba anteriormente otro, destinado al mismo objeto,
y que un incendio redujo & cenizas.
Estd ocupado el piso bajo por las oficinas de la Adua-
na y los almacenes. En el piso alto est£n la habitaci6n
del gobernador civil, las oficinas del Gobierno y las de
rentas, bienes nacionales, depositaria, etc.
AGULLERS (calle dels).
Se penetra en ella por la calle de Cambios viejos y se
sale por la Ancha.
Conserva esta calle su primitivo nombre, derivado
del oficio que ejercian sus habitantes, que eran los agu-
jeros 6 fabricantes de agujas.
Y aqui es preciso hacer una observaci6n. Muchas ca-
Ues de Barcelona tomaron desde muy antiguo, y algu-
nas de ellas conservan aun, su denominaci6n de las va-
rias profesiones artisticas, industriales 6 mercantiles de
sus moradores, de lo cual se desprenden dos cosas: en
primer lugar, el estado floreciente en que aqu&las debie-
ron hallarse en dias remotos; y en segundo lugar, la cos-
tumbre observada generalmente por los que las ejercian
de habitar en un sitio determinado de la ciudad.
Corao algunos nombres de calles, que todavia se con-
servan, nos han de dar forzosamente materia para ocu-
parnos de los gremios, artes y oficios que pusieron & gran
altura la fama industrial de Barcelona, bueno ser& apro-
vechar esta ocasi6n para dar algunas noticias genera-
tes con relaci6n k este punto importante.
Capmany, que ha hecho en esto estudios y trabajos
de gran valia, nos dice en sus Memorias historicas que
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LAS CALLES DE BARCELONA 37
en Barcelona, desde tiempos muy remotos fuerpn distri-
buidos los oficios mecdnicos en corporaciones 6 colegios
de artifices; costumbre que venia ya del tiempo de los
romanos, quienes dejaron en est a capital varios vesti-
gios de su policia, atin no destruidos, para perpetua y
honorifica memoria de las artes de los barceloneses.
Cuando en el reinado de D. Jaime el Conquistador
comenzaron k reanimarse el comercio y la navegaci6n
con las expediciones ultramarinas de las armas unidas
de catalanes y aragoneses, resucit6 tambi6n la indus-
tria y se restablecieron las asociaciones gremiales. Des-
de entonces comenz6 k gozar el municipio barcelonSs
la facultad de crear, reformar, unir y dividir todos los
cuerpos de menestrales, y darles ordenanzas con po-
der para corregirlas, mudarlas y anularlas si fuese me-
nester.
No obstante estas regalias comunicadas k la ciudad
para mayor fomento de sus manufacturas y comercio,
el rey podia tambten de su propia autoridad crear y eri-
gir colegios y gremios, darles nuevas ordenanzas y ha-
cer adiciones k las dictadas anteriormente por el magis-
trado. Pero era facultativo de 6ste revocar no s61o las
dispuestas por su ayuntamiento, sino hasta las-que lle-
vaban c6dula de aprobaci6n y confirmaci6n real.
Cada gremio tenia ordenanzas peculiares y exclusi-
vas; pero se prestan todas en conjunto k un estudio,
que, sin descender & particularidades, suministra una
idea del sistema general que en ellas se observaba.
He aqui c6mo en este punto se expresa Pi y Arim6n,
quien ha reunido los datos de Capmany, anadfendole
otros de cosecha propia:
cEl regimen y presidencia de cada asociaci6n estaban
encargados 4 ciertos individuos de la clase de maestros,
con el titulo de prohombres y de c6nstdes; asi como el
cumplimiento de las restantes atenciones incumbia k
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38 vfQTOR BALAGUER
los veedores 6 examinadores, clavarios, sindicos, oidores de
cuentas, etc., cuyo niimero, ademis de ser di verso en
distintas comunidades, sufri6 alteraciones en el discurso
de los tiempos, pues aqui leemos que eran dos, alii tres;
cuatro, etc. Los prohombres y los c6nsules se extraian
por sorteo de unas bolsas en que se insaculaban las
c6dulas con los nombres de los candidatos: este acto se
verificaba en la casa de la ciudad.
•Las ordenanzas de los gremios comprendian las le-
yes politicas tocantes 4 las diferentes clases de aprendi-
ces, mancebos, maestros y examinadores; &. la eleccion
de veedores, clavarios y otros oficios; & las derramas de
las cofradias y administration de los fondos pios; & la
naturaleza, exaction y aplicacion de las multas; d las
contravenciones de los estatutos; al orden y formalidad
de las juntas, y finalmente, k la parte tScnica de los ofi-
cios respectivos. Fijabase la duracjon del aprendizaje,
segiin la mayor 6 menor dificultad de ensayar y apren-
der el oficio, aunque nunca subia m&s alia de seis anos
ni bajaba de tres. Concluido este plazo, el aprendizde-
bia hacer constar, por certification de maestro, que en
nada habia faltado & la escritura de contrata ajustada
con sus padres 6 tutores. A ningun maestro le era per-
mitido recibir un aprendiz li oficial de otro taller, sin
consentimiento del dueiio de 6ste; ni admitir & un man-
cebo que tuviese empezada obra en otra tienda. Ningun
oficial podia trabajar de su cuenta ni publica ni clan-
destinamente, sino en casa de maestro aprobado con
obrador ptiblico; ni k gremial alguno era licito trabajar
de su oficio sino en su propia casa. SefialAbase tambten
la forma, tiempo y regularidad de hacer los exdmenes
para evitar toda colusion, prestando los examinadores
6 veedores previo juramento de hacerlos bien y fiel-
mente, sin dejarse llevar de odio, amor 6 pasion. A.
aquel acto no podian asistir los maestros y parientes
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LAS CALLES DB BARCELONA 39
del examinado. Para abrir y mantener una tienda ti
obrador de un oficio, era indispensable haber salido
aprobado en el examen. Los prohombres gozaban la
facultad de imponer derramas entre los gremiales en
casos urgentes y de necesidad ptiblica; asi como la de
aplicar multas & los contraven tores de las disposiciones
establecidas, siendo ellos mismos los exactores, auxi-
liados de la pbtestad ordinaria. Podian igualmente, en
uni6n con los veedores, visitar de dia y de noche las
tiendas de sus oficios particulares, para examinar la
bondad de los artefactos y materiales que se empleaban;
y mandarlos quemar ptiblicamente si se juzgaban falsi-
ricados, 6 nosatisfacian las condiciones marcadas en la
secci6n artistica de los correspondientes reglamentos.
De lo cual se infiere que los talleres de los artesanos
eran priblicos y manifiestos k todas horas. Semejante
costumbre, dice Capmany, de los obradores pdblicos,
que a6n se sigue en nuestros tiempos, ha contribuido £
dar de Barcelona la idea de un pueblo laborioso y acti-
vo, cuyos barrios y calles presentan al viajero el aspecto
hermoso, alegre.y vivo de la industria, al paso que las
tiendas abiertas del menestralje manifiestan las cos-
tumbres dom€sticas del pueblo artesano que no teme la
luz ptiblica. En algunos oficios, como cuchilleros, pe-
laires, alfareros, curtidores, manteros y otros, debian
los fabricantes poner su serial 6 marca particular en to-
dos los artefactos 6 piezas que concluian, la cual les
era dada por los c6nsules correspondientes el dia de su
aprobaci6n y carta de examen. Los hijos y viudas po-
dian heredar y continuar la marca de sus padres y ma-
ridos. Las mujeres eran tambien admitidas al ejercicio
de varias profesiones, principalmente de las flojas, fdci-
les y sedentarias, como de tejidos de lienzo, sastreria
y bordados, sujetdndose siempre al tenor de las orde-
nanzas en la parte que podia comprenderlas. Los gre-
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40 vfCTOR BALAGUER
mios convocaban y celebraban en dias determinados
sus juntas can6nicas. Por punto general tenian el ins-
titute) de su cofradia, 6 sea Montepio para el alivio de
los enfermos, hu6rfanos, viudas y desvalidos. Su fondo
se mantenia con los derechos de examen, las multas y
los repartos mensuales entre los individuos del cuerpo.
Finalmente, eran tambi€n incorporados en estasasocia-
ciones los maestros extranjeros, con la condition de
que pagasen derechos m&s crecidos en su entrada; pero
en algunas artes debian trabajar por cierto periodo co-
mo oficiales, para probar mis su suficiencia.»
Tal era el espiritu general de las ordenanzas gre-
miales, &. cuya observancia debieron gran parte de sus
progresos y esplendor las antiguas artes de Barce-
lona.
En cuanto & los gremios que habia en esta ciudad, 6
d lo menos aqu&los de cuyos estatutos se tiene noticia,
eran los siguientes:
Albaiiiles, alfareros, algodoneros, alpargateros, bati-
hojas, broqueleros, calafates, caldereros, candeleros de
sebo, canteros, carderos, carpinteros, . cereros, colcho-
neros, coraceros, coraleros, corderos de vihuela, cordo-
neros, cuchilleros, curtidores, chapineros, delantaleros,
espaderos, estaneros, freneros, fustaneros de algodon,
galoneros, guadamacileros, guanteros, herreros, jubete-
ros, manteros, latoneros, libreros encuadernadores, lo-
seros, pavonadores, pelaires, pellejeros, .pintores, plate-
ros, roperos, sogueros de c&namo, sombrereros, teje-
dores de lana, tejedores de lino y algod6n, tejedores de
mantas 6 manteros, tejedores de velos 6 toqueros, tercio-
peleros, tintoreros de lana, toneleros, torneros, tundido-
res, vaineros, vidrieros, zapateros, zurradores.
Todos estos gremios estaban bien reglamentados: asis-
tian en corporaci6n k los actos p6blicos, y cuando eran
llamados por el Concejo prestaban servicios militares,
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LAS CALLES DB BARCELONA 4 I
en forma de tercios 6 companias de milicia ciudadana.
Y por cierto que en 6pocas criticas fueron de grande uti-
lidad d la patria y d las libertades de la tierra.
De algunos de ellos encontraremos ocasion de ocu-
pamos particularmente en esta obra, siendo 6ste el prin-
cipal motivo porque nos hemos adelantado d dar estas
noticias generales. •
Af.LA (calle den).
Su entrada es por la calle de Escudillers y su salida
por la plaza de San Francisco.
Como agld en cataldn significa lo que bellota en cas-
tellano, se cree que esta calle es como si dijSramos de
la bellota. Sin embargo, la circunstancia de Uamarse
den Agld, y no del Agld, hace sospecharque pudiera ser
el nombre derivado del de alguna familia 6 individuo.
Efectivamente, den Agld es como de En Agld 9 del sefior
Agld.
AGUSTIN (plaza de San).
Plaza de San Agusti veil (de San Agusiin el viejo) la
llama el vulgo, por hallarse junto d los restos del anti-
guo convento de San Agustin, demolido en gran parte
en 1718 para la formaci6n del glacis de la Ciudadela, y
k fin de diferenciar el convento antiguo del nuevo, eri-
gido d la otra parte de la ciudad.
Parten de esta plaza las calles de la Pueria Nueva,
Balsas de San Pedro, Serra Xich, Carders, Tantarantana
y Tiradors.
Antiguamente se denominaba este sitio Pont den Cap-
derd, por existir en 61 un puente construido sobre la ace-
quia condal que por alii pasa hoy todavia, aunque por
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42 vfcrOR BALAGUER
onducto subterrdneo. En aquella £poca sealzaba junto
este puente la casa comun del peso que la municipa-
dad habia destinado para el reconocimiento y sello de
is estofas de lana; casa d la cual todo tejedor tenia obli-
acion de presentar los pafios acabados de elaborar, para
sconocerles y ponerles el sello de cera cuando salian
probados. Si dicfios pafios eran reprobados, sujetdban-
3 d una antigua ley barcelonesa, la cual prescribia que
)S g&ieros falsos de lana fuesen quemados por mano
el verdugo en cuatro puestos publicos de la ciudad, d
iber: el Pont den Capderd, la plaza de San Jaime, la de
i Lonja y la del Blat, hoy denominada del Angel.
Entre los muchos oficios que contaba Barcelona, se-
lin ya se ha dicho, el mds activo, el mds constante y
omo privativo suyo fu£ el del arte de la lana. Los in-
leses carecian de toda industria, ha dicho D. Pascual
fadoz, cuando esta ciudad tenia ya renombre por teji-
os de lana. Todas las disposiciones gubernativas respi-
in la mds decidida proteccion & las artes, y muy parti-
ularmente d este ramo de industria; pero la mds pa-
•iotica y eficaz fu6 seguramente la expedida en 1443,
landando que nadie pudiese batir pafios ni estofas de
ma fabricadas en otros paises, imponiendo severas pe-
as d los patrones de las embarcaciones que los trajesen
no los denunciasen, y d los traperos, sastres, calce-
jros y tundidores que comprasen 6 vendiesen, cosiesen
tundiesen pafios de los paises extranjeros. Para au-
lento del cr^dito nacional y utilidad comun, los pafios
ebian fabricarse segun la clase de la lana, con deter-
linado numero de puas y urdiduras, y en los superfinos
5 marcaba la letra B para que, siendo conocidos por
arceloneses, mereciesen el precio que les correspondia
n todos los mercados.
Todavia existe en esta plaza gran parte del edificio
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LAS CALLES DE BARCELONA 43
que iu€ morada de los religiosos agustinos, y que era
uno de los conventos mds famosos de Barcelona por sus
grandiosas proporciones y belleza arquitect6nica. Lo
que de €1 queda sirve hoy de almacenes y cuartel de los
cuerpos de artilleria € ingenieros.
Acababa apenas de rematarse la obra de este edificio
en los primeros anos del siglo xvnr, en 17 18, despu£s
de haberse comenzado en 1349 y ^aber tardado m£s de
tres siglos en terminarse, cuando para el glacis de la
Ciudadela, que se estaba levantando, fuSpreciso derri-
bar gran parte de aquella monumental f&brica. En va-
no interpuso la comunidad poderosas influencias para
detener el golpe. La obra de la Ciudadela era privile-
giada para Felipe V,que s61o asi dej6 de hacer arrasar
Barcelona, como habia sido su primera intenci6n, en
castigo del crimen cometido por los catalanes defen-
diendo heroicamente sus libertades y su ciudad querida
hasta el liltimo extremo. Pero, & lo menos, mds felices
que otros propietarios de edificios inicuamente derriba-
dos, pudieron conseguir los agustinos calzados que se
les designase un vasto terreno entre las calles del Hos-
pital y de San Pablo, y se les diese una considerable
suma para comprarlo y levantar el nuevo edificio.
Queda dicho que este convento era uno de los mejo-
res de Barcelona por su arquitectura y labores: su igle-
sia era muy notable, de una sola nave, airosa y des-
ahogada, como las del Pino, San Justo y otras de
aquellos tiempos, y encerraba algunas preciosidades
artisticas cle gran m6rito, entre otras una Virgen de la
Esperanza, de m&rmol bianco, traida de Italia; una ta-
bla bizantina en que estaba pintada otra Virgen, y cu-
ya obra se atribuia 4 San Lucas, y un bulto alabastrino
de Jestis en el sepulcro.
En el antiguo convento de que estamos hablando se
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44 VfCTOR BALAGUER
aposent6 un dia, d su paso por Barcelona, el cardenal
Egidio, religioso de los ermitanos de San Agustin, na-
tural de Viterbo, y uno de los hombres mds sabios que
tuvo d su lado el papa Le6n X.
Con fecha 7 de Junio de i5i8 escribi6 desde Zara-
goza el emperador Carlos I una carta d la ciudad de
Barcelona participdndole que el Santo Padre, por cosas
que cumplian al estado de la fe cat61ica, le enviaba di-
cho cardenal como legado suyo, encargando que d su
entrada en Barcelona se le hiciesen todos los honores
de un honroso recibimiento, semejante d los que en
otras ocasiones se habian hecho d los legados apost61i-
cos. Tambten decia que para visitarle, acompanarle y
proveerle de las cosas que hubiese menester en todos
sus seiiorios, enviaba al venerable Juan de Albanell,
chantre de la catedral, d su capelldn, y d Galcerdn de
Albanell, gentil-hombre de su guarda.
Esta credencial, rubricada por el rey y refrendada por
su secretario Albornoz, fu6 presentada por dichos envia-
dos en 12 del mismo Junio d los concelleres de Barce-
lona, los cuales, no queriendo faltar al honor y reve-
rencia que fu6 costumbre observar en dichos recibi-
mientos, hicieron al punto registrar los libros antiguos
de ceremonias; pero como desde el afio 1373 no habia
pasado por esta ciudad legado alguno cardenal, y no se
hallaban otras memorias que hab6rseles hecho algunos
regalos de dulces y otras cosas de comer y beber, deter-
minaron, por respetos naturales al emperador, recibirlo
con todo el ceremonial debido d S. M. Cesdrea, excepto
el palio, que le negaron, sin embargo de que lo preten-
dia el maestro de ceremonias deS. E.
Entr6, pues, el cardenal en Barcelona, siendo reci-
bido con gran pompa y ceremonia, el lunes i3 de Junio
del aiio citado, y aquel mismo dia, despu6s de comer,
precediendo recado, fueron todos los del Consejo de la
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LAS CALLES DE BARCELONA 45
ciudad, con sus prohombres, k visitar al legado aposto-
lico, que se aloj6, segtin queda ya dicho, en el convento
de los agustinos. Despu€s de ejecutado, se volvieron
k las casas consistoriales para preparar el presente, que
se le envi6 en esta forma: iban delante seis trompetas
de la ciudad con sus sobrevestas, una percha con dos
pares de pavos y cuatro de capones, otra de gallinas,
otra de polios, otra de carneros ya desollados, otra de
cabritos, dos hombres con 12 hachas y 24 velas, otro
con un canasto de azucar esponjado, una mula con un
ser6n Ueno de gansos y dnades, dos caballerias con dos
terneras muertas, una carga de vino tinto, otra de vino
clarete, otra de vino griego, media carga de malvasia y
otra media de otro vino generoso que conducian cinco
caballerias, y ademAs cuatro cargas de cebada y avena
que componian 24 cuarteras.
Llegado que hubo este presente k la puerta del con-
vento, subi6 el sindico de la ciudad, que lo conducia en
nombre de esta, k ofrecerlo al cardenal legado, quien lo
admiti6 con mucha afabilidad, queddndose con todo, k
excepcion de las caballerias.
AGUSTIN (calle de San).
Hace muy poco tiempo se llamaba esta calle arco de
San Agustin por el que tenia k su entrada, y ha desapa-
recido recientemente al reedificarse una de las casas de
la esquina.
Se entra en ella por la del Hospital y se sale por la
de San Pablo.
Da k esta calle una de las puertas de la iglesia de
San Agustin, y daba k ella tambi6n una de las del con-
vento que se levant6 cuando los agustinos hubieron de
abandonar el edificio antiguo, del cual se acaba de
hablar.
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46 vfCTOR BALAGUER
Despu6s de haber tropezado con gr&ndes obstaculos
dificultades, consiguieron por fin los agustinos que k
1 de Diciembre de 1728 se pusiera la primera piedra
;1 nuevo convento, el cual no qued6 terminado hasta
75o, durante el reinado de Fernando VI. Era una
>ra grandiosa, de la que hoy no queda sino la iglesia.
En 1 835 fu6 6ste otro de los conventos £ Jos que
•endi6 fuego la turba que paseaba por las calles de
arcelona su antorcha incendiaria. Gran quebranto
•odujo asi en la iglesia como en el convento aquel vo-
z incendio; pero habtendose destinado el templo de
in Agustin para parroquia, por Real orden de 25 de
ebrero de i83g, fueron hechas en €1 las reparaciones
^cesarias y se abri6 nuevamente al culto en 27 de
gosto del mismo ano.
Por lo que toca aledificio del convento, hechas en 61
mbten las debidas reparaciones, fu6 convertido en
ndici6n y fabrica de hierro, habiendo sido demolido
cientemente para dar lugar k la edificaci6n de casas.
ALBA (calle del).
La entrada es por la del conic del Asalto y su salida
>r la de Trentaclaus.
Es una calle moderna, que se abrio hace pocos aiios
in el principal objeto de establecer comunicaci6n fdcil
1 aquellos barrios, ya que la falta de una calle en todo
largo de la acera izquierda de la del conde del Asal-
> hacia que los vecinos hubiesen de dar un gran rodeo,
on la abertura de esta calle se favoreci6 mucho 4
juellos barrios, y fu6 para ellos motivo de embelleci-
iento y animaci6n.
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jam
LAS CALLES DE BARCELONA 47
ALDANA (calte de).
Es una de las calles del ensanche 6 de la nueva ciu-
dad, y se le ha dado este nombre en memoria del cata-
14n Juan de Aldana, oficial del ej£rcito del emperador
Carlos V, que se hall6 en la famosa batalla de Pavia,
teniendo en ella la suerte de coger prisionero al rey de
Francia, Francisco' I.
De que fu6 Aldana quien hizo prisionero al monarca
francos, no cabe duda alguna. Consta asi en dos privi-
leges: el unp de Carlos V, concedido al mismo Aldana,
dado "en el campo de TtSnez & 20 de Julio de i535, y el
otro de Felipe II, concedido & Marco Antonio de Alda-
na, hijo, en i.° de Julio de 1589. Ambos privilegios
son trasladados por Marcillo en su Crisi de Cataluna, pd-
gina 23o.
Se supone que este Aldana fu6 el mismo a quien
otros llaman Francisco 6 Juan Francisco de Aldana,
militar muy valiente y esforzado, que despuSs de haber
servido muchos aiios con honor d Felipe II, acompand,
pororden deeste monarca, al rey de Portugal D. Sebas-
tian en la desgraciada expedici6n de Africa, donde fu6
muerto en la batalla de Alcdzar & 2 de Agosto de 1578.
Si eran estas dos personas una sola, como todo induce
£ creer, fu6 nuestro Aldana, &. m&s de militar bizarro y
c£lebre, famoso literato. En i5g3 se publicaron sus
obras en Madrid con el titulo de Las obras que se han
podido halter del capitdn Francisco de Aldana. Quedaron
muchas otras in&iitas y algunas se perdieron, particu-
larmente una variada y numerosa coleccion de poesias.
Era natural de Tortosa, y tuvo un hermano, llamado
Cosme de Aldana, que pas6 casi toda su vida en Flo-
rencia al servicio del gran duque Francisco de M6dicis,
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48 V/CTOR BALAGUER
excelente literato tambten, del cual quedan algunas
obras escritas en italiano.
ALI-DEY (calle de).
Es una de las calles de la nueva Barcelona en el en-
sanche de esta ciudad. Partiendo de la calle de Roftda
va k finir en la de la Marina. El Excmo. Ayuntamiento
constitutional accedi6 k dar k 6sta y k otras calles del
ensanche los nombres que indic6 el autor de estas li-
neas, en memoria de hombres ilustres por sus virtudes,
saber 6 yalor, 6 de hechos c6lebres de la historia de Ca-
• taluiia.
Se puso el nombre de Ali-Bey k esta calle para re-:
cuerdo perpetuo y eterna memoria del cataldn Badia,
que bajo aquel nombre ocult6 el suyo verdadero en sus
importantes y peligrosos viajes por Oriente.
D. Domingo Badia y Leblich, hijo de D. Pedro Ba-
dia y de Dona Catalina Leblich, naci6 en Barcelona &
i.° de Abril de 1767, dedicAndose con ardor al estudio
desde sus primeros anos. No es verdad que estudiara
en la universidad de Valencia, segun se ha dicho, pues
que su genio libre y fogoso jam&s se avino bien con los
reglamentos escolares. Efectivamente, parece que Ba-
dia no conocio m&s aulas que su propia habitation,
donde se encerraba horas y dias enteros con los libros
que creia mks propios k su gusto y mds se conforma-
ban con sus inclinaciones. Primero se dedico con ardor
al estudio de las matem&ticas, k la delineation y aldi-
bujo; siguio la geografia, astronomia, fisica y mtisica;
pero su atenci6n se fij6 particularmente en el estudio
de las lenguas orientates, en especialidad el drabe mo-
demo, el cual Ueg6 k serle tan familiar, que parecia su
propio idioma.
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r
LAS CALLES DE BARCELONA 49
Con estos conocimientos, asombrosos para su edad,
llam6 la atencion del gobierno de Carlos III, que le
confiri6, cuando aiin no contaba mdsque catorce aiios,
el destino de administrador de utensilios de la costa de
Granada; 4 los diez y nueve era ya contador de guerra
con honores de comisario, y 4 los veintis£is recibia de
Carlos IV el nombramiento de administrador de tabacos
en Cordoba.
Pero estos empleos, aunque eran ciertamente vivos
testimonios de su m£rito en raz6n de la corta edad en
que los obtuvo, no estaban en armonia con los estudios
que habia hecho, ni podian darle ocasi6n para desple-
gar su genio extraordinario, limitando sobradamente
la esfera de su existencia. Con el objeto, pues, de en-
sancharla, y sinti&idose llamado por su vocacidn y por
sus alientos 4 m4s altas empresas, present6 al gobierno
de Carlos IV en 1801 un proyecto de viaje cientifico al
interior de Africa, y examinado por orden del rey y re-
conocida su utilidad, fu£ nombrado para realizarle el
mismo Badia.
Habia £ste contraido estrecha amistad con el sabio
naturalista D. Sim6n de Rojas Clemente, que 4 la sa-
z6n se hallaba regentando una c4tedra de.4rabe, el
cual, luego que supo el proyecto de Badia, quiso aso-
ciarse 4 la expedici6n.
En su consecuencia, ambos amigos salieron de Ma-
drid, para Paris y Londres, en 12 de Mayo de 1802. En
dichas capitales entablaron relaciones cpn los sabios
m£s distinguidos y con los m4s importantes estableci-
mientos cientificos, provey^ndose alii de los instrumen-
tos mis necesarios para las observaciones y adquirien-
do tambi6n una magnifica colecci6n de historia natu-
ral, que enviaron al real gabinete.
Entonces fu6 cuando el principe de la Paz, valido de
Carlos IV, el hombre omnipotente por aquel tiempo en
tomo xxi 4
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50 VfCTOR BALAGUER
Espana, conociendo & Badia, con quien habia tenido
algunas conferencias, decidi6 cambiar su viaje de cien-
tifico en politico. Concibi6 la idea de que Badia pasase*
al imperio de Marruecos, no como espanol, sino como
drabe, como un ilustre peregrino y un gran principe
descendiente del Profeta, que habria viajado por Euro-
pa y volveria & su patria dando la vuelta al Africa y si-
guiendo & la Arabia k visitar la Meca.
Dos objetos habia de tener el viaje de Badia, segtin
las ideas del principe de la Paz: uno cientifico, y politi-
co el otro. Tocante al primer punto, debia ser objeto
principal del viaje inquirir los medios de extender nues-
tro comercio en las escalas de Levante desde Marruecos
al Egipto, y hacer la misma indagaci6n sobre los pla-
nes y medidas que convendria adoptar para montar
nuestro comercio en la regi6n del Asia con entera in-
dependencia de la Europa, para formar alianzas co-
merciales y politicas con el imperio chino, y organizar
alii el trdfico directo de los pesos fuertes espanoles sin
que en €1 interviniesen otras manos que las nuestras. A
estos encargos se debian aiiadir otros, relativos todos
al desarrollo de nuestras relaciones comerciales, y en
particular el de adquirir cuidadosamente cuantos articu-
los ex6ticos, de cultivo beneficioso, le fuese dable reco-
ger 6 sorprender en las islas de Asia, para aclimatarlos
en America.
Por lo que toca & la mira politica, debia el viajero
espanol, con el cardcter y fausto de principe drabe, ga-
nar la confianza del emperador Muley-Solimdn, que k
la saz6n reinaba en Marruecos, y, presentada la oca-
si6n, inspirarle la idea de pedir la alianza de Espana
contra el principe Ahhmet, que habia invadido las pro-
vincias del Atlas levantando el estandarte de la rebe-
li6n, y amenazando desde aquel punto hacerse dueno
del imperio marroqui. Si esta idea era acogida por el
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LAS CALLES DB BARCELONA 51
emperador, debia ofrecerse el mismo Badia para venir
& negociar en Espafia acerca de ella con poderes am*
plios. Si no alcanzaba & persuadirlo, debia explorar el
reino con el achaque de viajero, reconocer sus fuerzas,
enterarse de la opini6n de aquellos pueblos y procurar-
se inteligencias con los enemigos de Muley, por mane-
ra que entrando en guerra pudiese contar la Espafia con
la asistencia de los rebeldes y obrar de un mismo acuer-
do su interns reciproco bajo las condiciones apuntadas,
pero en mayor escala para que Espaiia pudiese hacerse
duena de una parte del imperio marroqui, la que mejor
leconviniese.
•Badia era el hombre para el caso, dice el mismo
principe de la Paz en sus memorias. Valiente y arroja-
do como pocos, disimulado, astuto, de cardcter em-
prendedor, amigo de aventuras, hombre de fantasia, y
verdadero original de donde la poesia pudiera haber sa-
cado muchos rasgos para sus heroes fabulosos; hasta
sus mismas faltas, la violencia de sus pasiones y la ge-
nial intemperancia de su espiritu, le hacian apto para
aquel design io.»
Atrevido era y oscuro el plan del principe de la Paz;
peligroso y dificil. Pero no se arredro Badia por ello, y
seencarg6 de llevarlo 4 cabo. Tales fueron las veras
con que acept6 esta misi6n, que, sin consultar con na-
die y de su solo acuerdo, os6 circuncidarse, tinica cosa
que le faltaba para el dificil y arriesgado papel que de-
bia hacer entre los mahometanos. Badia llam6 en Lon-
dres £ un facultativo acreditado, y confi6 k su destreza
esta peligrosa operaci6n, que, seglin parece, fu£ terrible-
mente dolorosa para nuestro paisano, hactendole pade-
cer mucho y ocasiondndole una grave enfermedad, de
la cual convaleci6 muy lentamente.
En seguida, con el fin de que pudiera fascinar por com-
pleto al monarca y & los validos de aquella corte semi-
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52 VICTOR BALAGUER
bdrbara, hall6 medio de forjarse 61 mismo una comple-
ta genealogia drabe, como hijo de Othmdn-Bey, princi-
pe Abbassida y descendiente del Profeta, y asl que estu-
vo restablecido del todo, apareci6 un dia en Londres con
traje musulmdn para comenzar d representar su papel.
Algiin tiempo despuSs, revestido Badia de todas las
senates exteriores y con sus inmensos conocimientos
en las ciencias fisicas y matemdticas y en las costum-
bres y literatura oriental, regres6 d Espana, donde re-
cibi6 las instrucciones que debian sostenerle en su peli-
grosa empresa, y que con los demds medios materiales
le facilit6 el poderoso valido principe de la Paz, el cual
tambi6n, segun parece, asegur6 la subsistencia de la
mujer € hija de Badia con una pension de 12.000 reales.
En cuanto d Rojas Clemente, no se crey6 convenien-
te que le acompaiiara.
Marchdse, pues, solo Badia, desembarcando en Tdn-
ger y cortando desde entonces toda correspondencia
hasta con su familia, para dejar al gobierno espanol en
completa libertad de hablar de €1, segun mejor convi-
niera al objeto de sus viajes. El secreto por el pronto
no fti6 comunicado 4 nadie por el principe de la Paz,
Desapareci6 ya entonces por completo la personalidad
de Badia, ostentdndose en su lugar la grandiosa figura*
de Ali-Bey el Abbassi. El gobierno espanol le reco-
mend6 eficazmente d todos sus c6nsules y agentes en
Africa, como si fuese un drabe que habia permanecido
largo tiempo en Europa, que en ella habia hecho sus
estudios y que habia adquirido generates simpatias.
Comenz6 desde entonces para nuestro cataldn viaje-
ro una cadena de singulares aventuras que hacen de €\
un verdadero personaje de novela. Su ,elegante y simpd-
tica figura, su porte majestuoso, el lujo que ostentaba,
sus titulos escritos en drabe antiguo y admirablemente
confeccionados respecto d sellos y signaturas, la minu-
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LAS CALLES DE BARCELONA 53
ciosidad de sus pr&cticas religiosas, su completo cono-
cimiento del idioma £rabe, y m&s que todo atin, sus
inmensos conocimientos en astronomia, quimica, his-
! toria natural, geografia, dibujo y medicina, Uamaron
i desde luego hacia tan eminente personaje el respeto y
la admiraci6n de aquellos pueblos incivilizados, sin que
■ ni por asomo se suscitara la m£s pequeiia duda acerca
| su origen y descendencia. Por lo demds, buen cuidado
tuvo 61 de hacer circular la idea de que durante su larga
permanencia en Europa habia adoptado en parte sus
usos, y que, al restituirse k Africa, experimentaba la
sensaci6n de un europeo que se hallara en semejante
caso y jamds hubiese salido de su pais.
El 29 de Junio de i8o3 habia entrado Badia en T£n-
ger, empezando su tejido de dramdticas aventuras y su
novelesca vida, para cuya relaci6n se necesitaria un
grueso volumen.
En T&nger conoci6 al sultdn Muley-Solim&n, empe-
rador-de Marruecos, que acert6 k hallarse alii en aque-
Ha ocasion, y se conquist6 su simpatia. El sultdn le in-
vit6 k pasar con 61 k Mequinez y k Fez, y k estas ciuda-
des se dirigi6 Ali -Bey, siendo objeto de las mayores
atenciones y de los mds expresivos obsequios por parte
de la corte y de los siibditos del emperador marroqui.
En todas partes se le miraba como k un verdadero cre-
yente, como k un hombre superior, como k un principe
descendiente del Profeta, y contribuia k darle mayor
realce la noticia de haber hecho voto de efectuar una
peregrinacion k la Meca, cosa que entre los musulma-
nes es mirada como la suma de las perfecciones.
No contaremos todas las aventuras que sucedieron al
intr^pido viajero, porque seria hacer esta relaci6n inter-
minable. Bastara decir que fu6 ganando poco k poco el
favor del soberano de Marruecos, adquiriendo con 61 tal
concepto por sus conocimientos astron6micos y por su
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54 VICTOR BALAGUER
profunda inteligencia de los textos y de la ciencia arca-
na del Kor&n, que form6 empeno en conservarle k su la-
do. Para atraerse al que era ya su favorito y para rete-
nerle en su corte, el sultfin le hizo donacion de una casa
de recreo Ilamada Semelalia, en las cercanias de Ma-
rruecos, verdadera posesi6n regia, con bienes raices que
consistian en tierras, palmeras, olivares, huertas, etc.,
y una casa grande en la ciudad. Tambi6n le envi6 dos
mujeres de su propio harem.
Ali-Bey habia llegado &. lo sumo de la privanza, y
Ueg6 k ser tal el ascendiente que tom6 sobre el empe-
rador, que no s61o le trataba £ste como amigo y como
hermano; no s61o le cotisultaba en los negocios mis ar-
duos y en todas ocasiones; no solo le permitia usar el
quitasol, signo de dignidad soberana en Marruecos; no
s61o, por fin, le colmaba de regalos verdaderamente re-
gios, sino que descansaba absolutamente en €1 todo el
peso de la corona.
Al propio tiempo, el pueblo y los magnates del im-
perio, que odiaban en general al desp6tico y estupido
Muley-Solimin, favorecian con sus simpatias y con su
obediencia casi idoldtrica al principe All- Bey, hasta el
extremo de llegar & formarse im partido numeroso y po-
deroso para exaltarle al trono y deshacerse del aborreci-
do Muley. Por poco que Badia hubiese querido y se hu-
biese prestado &. ello, sus partidarios le hubieran hecho
emperador de Marruecos.
Nuestro h&roe catalAn, lejos de alimentar las esperan-
zas de sus partidarios y de aceptar el trono con que se
le brindaba, consecuente 4 lo que entre 61 y el principe
de la Paz se habia convenido, procur6 explorar la vo-
luntad del sult&n reinante sobre la realizacion de la
alianza con Espana y la extensi6n de sus relaciones
mercantiles; pero ni todo el favor ni el gran ascendien-
te que Ali-Bey habia ganado sobre el cr6dulo y devo-
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r^
LAS CALLES DE BARCELONA 55
to emperador, bastaron k persuadirle de que buscase la
amistad de los espanoles. £1 austero fanatismo de Mu-
ley le hacia mirar como grave pecado toda especie de
ligacon losinfieles, y su ojeriza era todavia mds fuerte
por lo tocante k los espanoles, pues los antiguos odios
nacionales se juntaban al sentimiento religiose
— Lejos de buscar amigos y socorros en Espana —
dijo un dia el sultdn k Ali-Bey, — nada Uenaria mi al-
ma de contento como ver cumplida en nuestros dias la
divina promesa que k este imperio le estd hecha de re-
cobrar la Espana.
Y acabo por hacerle una singular proposici6n: la de
ponerse al frente de un ej€rcito de creyentes, cuyo man-
do en jefe le seria confiado, para invadir la Espana y
recobrar los hermosos reinos de Sevilla, C6rdoba y Gra-
nada. [Peregrina situaci6n la de Badia en cuanto oy6
semejante propuesta de los labios del suit in!
Viendo que nada podia alcanzar de 6ste, Ali-Bey se
entendi6 entonces con Heschdn, pretendiente k la coro-
na de Marruecos, y siempre sosteniendo su papel de
principe Abbassida, le propuso una alianza con el go-
bierno espanol para que £ste pudiese darle ayuda y sen-
tarle en el solio marroqui. Heschdn acept6 y se com-
prometi6, caso de salir en bien de su empresa, k ceder
k Espana toda la provincia de Fez. Nuestra nacion de-
bia, pues, adquirir, por medio de este tratado, Tetuin,
Tdnger, Larache, los dos Sate, nuevo y viejo, y todo
el rico territorio de aquella provincia.
El principe de la Paz recibid las noticias € instruc-
ciones de Badia, hizo activar los trabajos, di^ronse 6r-
denes al capitdn general de Andalucia para preparar
armas y gente para la expedici6n, y todo estaba dis-
puesto al objeto de invadir el territorio africano y se-
cundar los planes de Badia, cuando un cdndido 6 ino-
cente escrupulo de Carlos IV, segtin dice el mismo Go-
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56 vfCTOR BALAGUER
doy en sus memorias, hizo que el proyecto fracasara y
fuese abandonado.
Destruido el objeto politico, sabedor de que no podia
contar con el gobierno espanol, abandonido en mi-
1 del camino por quien & emprenderle le habia com-
>metido, Badia 6 Ali-Bey se vi6 en amarga y apura-
ima situaci6n. De este trance critico le salvaron su
nirable sagacidad, su presencia de espiritu y los gran-
\ recursos de su ingenio. Content6 con promesas k
ds, con esperanzas k otros, y manteniendo k los con-
ados con buenas razones para que no le vendieran,
dispuso k abandonar la corte marroqui, anunciando
t iba k partir para su anunciada peregrinaci6n k la
ca, conforme k los preceptos del Kor&n. Tal vez hi-
pasar este viaje como un pretexto k los ojos de sus
tidarios, para que guardaran el secreto de la conspi-
i6n.
SI sultdn, que nada sabia de ella y que continuaba
•ando k Ali-Bey con predilecto carino, hizo cuanto
10 para disuadirle de su viaje; pero hubo de ceder
e el empeno y firme prop6sito del fingido principe
bassida.
^artid 6ste de la corte de Marruecos lleno de honores
istinciones, sierido recibido con estrepitoso triunfo
todos los pueblos que hallo k su paso. En este via-
u€ cuando atraves6 el desierto, donde 61 y su comi-
l toda estuvieron k punto de perecer. Fueron salva-
milagrosamente de las garras de la muerte por la
ivana de un morabito, que acert6 k cruzar el desier-
11 propio tiempo que ellos. Ali-Bey habia caido al
lo, sin conocimiento, rendido por la sed y por el
>r, y sufria ya todos los sintomas de la agonia, cuan-
la Providencia le depar6 la llegada del morabito.
Jegado k Larache, donde estuvo algunos dias enfer-
k consecuencia de los sufrimientos pasados en el
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mvmm «
LAS CALLES DE BARCELONA 57
desierto, Badia se embarc6 el i3 de Octubre de i8o5
para Tripoli, donde permaneci6 dos meses, considej-a-
do y querido del baj£, respetado de todos y solicitado
por el soberano, que le hizo brillantes ofertas para que
fijara alii su residencia. El principe Abbassida 10818116,
sin embargo, en su partida, diciendo que debia cumplir
su peregrinaci6n k la Meca, y el 26 de Enero de 1806
se embarc6 para Alejandria en un buque turco, despi-
di^ndose del bajd, que le colmo de atenciones y regalos,
y que hasta el ultimo momento le estuvo haciendo se-
ductoras ofertas para retenerle k su lado.
Despu6s de haber hecho escala en varios puntos y de
haber visitado la isla de Chipre, Ali-Bey lleg6 k Ale-
jandria, donde fu6 recibido segun el rango que represen-
taba, y con el respeto y veneraci6n que demuestran los
rausulmanes por el que hace un viaje k la Meca, Has-
ta el 3o de Octubre permaneci6 en Alejandria, embar-
cdndose en dicho dla para el Cairo, en cuyo pun to le
recibi6 el baji Mehemet-Ali con grandes muestras de
deferencia y distinci6n. Mes y medio prolong6 su estan-
cia en el Cairo, y el i5 de Diciembre, ponfendose al
frente de una caravana de 5. 000 camellos y 200 6 3oo
caballos, compuesta de gentes de todas las naciones
musulmanas que iban k hacer la peregrinaci6n k la
Meca, prosigui6 de nuevo su viaje, atraves6 el desierto
y Heg6 k Suez, en cuyo punto se embarc6 emprendien-
do la travesia del mar Rojo.
A. punto estuvo de perdefse en esta travesia, y por
fin, despu€s de corridos muchos peligros, Ueg6 k Dje-
da, prosiguiendo k los pocos dias su ruta y entrando en
la Meca el 23 de Enero de 1807.
A medida que se acercaba £ la Meca, el corazon de
Badia debia latir por fuerza con desusada violencia.
Iba k penetrar 61, cristiano, en la comarca y en el tem-
plo de que habia dicho el Profeta: Jamas el pie de un
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58 vfCTOR BALAGUER
infiel profanard el territorio prohibido. Y sin embargo,
€1, un cristiano, un cataldn, iba k pisar la tierra prohi-
bida con firme planta y con her6ica impostura. Jam&s
cristiano alguno habia penetrado en aquel lu'gar terri-
ble, y gracias k €1 se tiene hoy una noticia exacta de
la Meca, el piano de aquella ciudad, y los pianos, ele-
vaciones, cortes y perfiles de su famoso, y para los cris-
tianos misterioso templo.
En ningun pun to como alii corria tanto peligro Ali-
Bey, y en ninguno por lo mismo fu6 tan pr6digo en sus
ceremonias religiosas y en actos exteriores de fervor y
de celo. Ningiin creyente mostr6 nunca mis ardor re-
ligioso, y esto le vali6 ser proclamado Hhaddem Beit-
Allah el Haram, es decir, servidor de la casa de Dios
la prohibida, titulo que le di6 cierta reputation de san-
to, conquistdndole nuevos y mayores m&itos k la ad-
miration del vulgo.
£1 14 de Junio de aquel mismo ano, despu^s de no
pocas a venturas, terribles algunas de ellas, entraba Ali-
Bey de regreso en el Cairo, habiendo salido k recibirle
ceremoniosamente los personajes de mis distinci6n, no-
ticiosos de la llegada y dvidos de ser los primeros en
tributar muestras de respeto al hombre que venia de
visitar la Meca.
Poco descans6 en el Cairo. Para aquel hombre infa-
tigable, para aquel intr€pido y osado viajero que acaba
de llegar k donde, antes que £1, nadie de los suyos ha-
bia penetrado jamds, el vdtdadero descanso estaba en
el viaje mismo. El 3 de Junio de 1807 se puso en cami-
no para JerusalSn, y el peregrino de la Meca entr6,
siempre bajo el car&cter de musulmdn, en los lugares
en que habia muerto Jestis, sin que le fuese dado decir:
•TambiSn yo soy cristiano. »
A Ali-Bey debe la historia una descripci6n detallada
del templo musulmdn de Jerusal6n, descripci6n que
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LAS CALLES DE BARCELONA 59
antes no se tenia porque los musulmanes no se halla-
ban en estado de darla, y k los cristianos no les ha sido
dable penetrar jamas. Tambi6n visitd nuestro viajero
los lugares venerados por el cristianismo. Obtuvo per-
miso para visitar el sepulcro de Cristo, pero no pudo
hacer en 61 oraci6n, atendida la clase que representaba,
porque, segun 61 mismo dice, los musulmanes hacen
oraci6n en todos los santos lugares consagrados a la
memoria de Jesucristo y de la Virgen, excepto en el
sepulcro, que no reconocen, pues creen que Cristo no
muri6, sino que subi6 al cielo, dejando la imagen de
su rostro a Judas, condenado a morir en su lugar, y, en
consecuencia, que habiendo sido sacrificado Judas,
aquel sepulcro podia muy bien encerrar el cuerpo de €s-
te, mas no el de Cristo. Por esta raz6n no ejercen acto
alguno de devoci6n en este monumento.
De Jerusalln pas6 Ali-Bey a Jaffa, embarcandose
alii para San Juan de Acre. Visit6 el monte Carmelo;
estuvo en Nazareth, luego en Damasco, y en seguida
fu6 a Alepo, visitando entonces por vez primera el pais
de que en todos sus viajes habia dicho ser hijo.
i, tiltimos de 1807 llegaba a Constantinopla, pasando
a alojarse en el palacio del embajador de Espana, que
lo era el marques de Almenara, tinico que le conocia,
pero que guard6 naturalmente el mas profundo secreto,
llevando el misterio hasta destinarle una habitaci6n
mandada expresamente alhajar a la oriental para reci-
birle y tratdndole con el respeto y consideraciones debi-
das a un principe extranjero.
Sin embargo, ya en casa del embajador espanol el se-
creto no pudo ser tan bien guar dado que no se levantase
una punta del velo. Ali-Bey corri6 entonces gra^e ries-
go por la traici6n de un criado que le denunci6 al Di-
van como cristiano. El baja kaimacan del gran senor,
k quien habia tratado en Alejandria, le avis6 que tenia
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VfCTOR BALAGUER
ervidor infiel, y aunque parece que el Divan des-
io la delacion, con todo, Badia creyo pradente
idonar al momento Constantinople Estando en es-
udad, tuvo tambien aviso de las ocurrencias poli-
; acaecidas en Espana y de la entrada de los ejdrci-
de Napoleon en nuestro pais, lo cual contribuyo
e precipitase su regreso.
travesando la Turquia europea, penetro en Alema-
obligandole una larga y penosa enfennedad k de-
rse en Munich. No bien restablecido todavia, se
ado k Bayona, donde, segun parece, llego, por cier-
ien escaso de recursos, en 9 de Mayo de 1808, en
nomentos mismos en que la familia real de Espana
ipoleon se hallaban en aquella ciudad.
resentose al rey Carlos IV, y habi^ndole ensenado
nos papeles y pianos relativos a su viaje, aquel mo-
a, despu6s de examinarlos, dijo:
-Tu sabrds que la Espana ha pasado al dominio de
Lancia por un tratado que verds. Ve de nuestra
s al emperador, y dile que tu persona, ty expedi-
y cuanto tiene relaci6n con ella queda & las orde-
exclusivas de S. M..I. y R. y que deseamos pro-
a algun bien al servicio del Estado.
sistio Badia en seguir la suerte de la familia des-
tda; pero contestole Carlos IV:
No, no; & todos conviene que sirvas £ Napole6n.
consecuencia de esta orden, Badia se present6 al
jrador, que tuvo con 61 repetidas sesiones relativas
negocios de Africa, acabando por recomendarlo
hermano el rey Jos6, k quien sigui6 k Madrid,
tee meses estuvo en la corte de Espana con su fa-
1, teducido k la mayor estrechez, hasta que al cabo
»te tiempo, necesitdndose un intendente para Sego-
le envi6 alii el gobierno de Jos6, sin que 61 lo hu-
solicitado. Mds tarde iu€ nombrado prefecto de
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LAS CALLBS DE BARCELONA 6 1
C6rdoba, y liltimamente intendente de Valencia, de
cuyo destino ni siquiera Heg6 k encargarse.
Atin parece que se conservan en dichas dos ciudades
de Segovia y C6rdoba recuerdos del intendente moro,
que asi Uamaban k Badia por lo que chocaban k sus
habitantes su adem&n y maneras orientates.
Comprometido por este modo con el partido a j ranee -
sado, no crey6 prudente Badia quedarse en Espana k la
retirada de los franceses. Emigr6, pues, k Paris en 1814,
y como su proceder habia sido recto y patri6tico, envi6
k los pocos dias una reverente exposition al rey Fernan-
do VII, hacfendole una breve resena de sus importantes
serviciosy ofrectendose k continuarlos en favor de S. M.,
k quien tributaba fidelidad y homenaje. Esta exposi-
cion no fu£ contestada y ningun resultado produjo. Tu-
vo Badia el dolor de ver despreciados sus servicios, y no
le qued6 otro recurso que admitir la hospitalidad que le
ofrecia la Francia, renunciando para siempre k la pa-
tria, que, ingrata 6 indolente, repelia en 61 k una de sus
mis legitimas glorias.
Fij6se, pues, definitivamente en Paris, donde en aquel
mismo ano de 1814 public6 su interesante viaje, que
dieron k luz las prensas de Didot. Escribi6 esta obra en
francos, traducfendola del drabe en que primitivamente
la habia escrito, con el titulo de Viajes de AlUBey por
Africa y Asia durante los anos i8o3, 1804, 1805, 1806
y 1807. Fu6dedicada esta obra k Luis XVIII, bajo cu-
ya proteccion se public6, y el editor firma la dedicatoria
con una B... (Badia), diciendo en el pr61ogo que posee
muchos manuscritos de Ali-Bey. En esta obra se dan
noticias importantes y curiosas para la historia y para
las ciencias, muchas de ellas totalmente desconocidas
antes.
t Quedaron sorprendidos los mds sabios orientalistas k
la publicaci6n de estos viajes, por la variedad y abun-
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62 vfCTOR BALAGUER
danciade conocimientos desplegados en ellos por un
autor k quien se suponia musulm&n, y que k otra creen-
cia no podia pertenecer cuando descubria los mAs inti-
~ cretos en que los sectarios de Mahoma envuelven
ba de su Profeta. Las relaciones de los europeos
:orrieron aquellas regiones se ven ilustradas en su
materializadas por las excelentes laminas de su
Atlas; la descripci6n de los paises en que aqu£-
pudieron penetrar forma un suplemento precio-
iico de los misterios de Oriente. ^Qufen serk, se
taban todos, ese hombre extraordinario, cuya
5n es tan maravillosa como su saber, y que na-
tre las tinieblas del islamismo derrama luces su-
s k las que pudieran todos los sabios que, pro-
le un caudal inmenso de noticias, se han arrojado
sno de los desiertos, y han ido k meditar sobre
las?
sombro creci6 de punto cuando se supo que aquel
5 era un cristiano, cuando se vi6 que nada era
duria en comparaci6n de su her6ico valor. No
►ntraban frases ni palabras suficientes k loar &
ombre que, nacido en Catalufia, lleno de la gran-
i un proyecto que habia de cambiar la faz del
mercantil ^introducir la civilizaci6n en b&rbaras
is, adquirio, con una perfecci6n de que no hay
d, los conocimientos que debian influir para el
e su empresa, se sujet6 & una cruel circuncisi6n,
una genealogia seductora, se encarg6 de llevar
un plan politico que podia promover una revolu-
i el equilibrio de las naciones, parti6 con sublime
t k extender su impostura, explic6 el Kordn en el
mAs litil k sus miras, priv6 en la corte de Ma-
; llegando k ser el amigo y consejero intimo del
estuvo k punto si hubiese querido de ser proc^i-
^mperador marroqui, apareci6 misteriosamente
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LAS CALLBS DB BARCELONA 6$
en los puertos de Africa, atraves6 el desierto, recibi6
en Egipto adoraciones que s61o se tributan k un pro-
feta, naveg6 por el mar Rojo, visit6 la Meca, donde no
se habia impreso jam&s la planta de un cristiano, re-
corri6 la Siria y fu6 honrado y festejado en Constanti-
nopla.
Prosiguiendo Badia en Paris, Cas6 en i8i5 su hija
con M. Delisle de Sales, miembro del Institute, y este
enlace, junto con el aprecio en que le tenia el gobierno
de Luis XVIII, le proporcionaban los medios de pasar
tranquilo el resto de sus dias; pero su arrojo y osadia
invencibles, el deseo de recobrar parte de los objetos
cientificos que habia reunido en sus viajes, y sobre to-
do, segiin parece, una misi6n politica que le confiri6 el
gobierno francos, le obligaron k pasar de nuevo k Orien-
te, k donde regres6 con el sueldo, grado y consideracio-
nes de general de divisi6n (mariscal de campo) que le
habia concedido el gobierno francos, siempre con el nom-
bre y representaci6n de Ali-OthmAn, principe oriental.
Ya no debia regresar k Europa. Aquella vida labo-
riosa, pasada en prestar eminentes servicios, debia ex-
tinguirse lejos del pais que la habia visto nacer y tomar
su vuelo.
Se supone, pues no ha llegado aiin k esclarecerse esta
verdad, que la misi6n importante que Badia llevaba del
gobierno francos era para la India, y se dijo que el go-
bierno inglSs, celoso de esta misi6n, se entendi6 con el
bajd de Damasco, el cual envenen6 k nuestro Ali-Bey
6 Ali-Othm&n por medio de una taza de cafe. Empero
se ha asegurado tambi€n, con referenda k una carta del
guardian del convento de San Francisco en Damasco,
que no muri6 Badia envenenado, sino de resultas de una
grave disenteria en el pueblo de Mazarib, cerca de Da-
masco, el aiio 1822.
Todos sus papeles y efectos se perdieron, quedando
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64 vfCTOR BALAGUER
1 poder del baj£, segiin los que suponen la primera
jrsi6n.
Su esposa, que le sobrevivi6 algunos anos, residi6
empre en Paris disfrutando su pensi6n de viudedad, y
eemos que su hija, casada con M. Delisle de Sales,
ive aun en dicha ciudad.
Tal fu£ el hombre eminente del que, muy k la lige-
i por cierto, hemos resenado la novelesca vida y los
ninentes servicios. Por consejo de una comision, de la
le se honr6 en formar parte el autor de estas lineas,
Excmo. Ayuntamiento constitucional de Barcelona
:ord6 poner el retrato de este ilustre patricio en la
tla de su nuevo consistorio. Esto contribuird k la fa-
ia merecida de quien tan acreedor supo hacerse k
la. Tambfen se acordo poner su nombre k una de las
tiles del ensanche, que por este motivo se llama de
li-Bey.
Ya que le fu6 ingrato su pais en vida, que le sea fiel
menos en muerte.
ALFONSO IV (calle de).
Su entrada es por la calle Ferlandida y su salida por
del Peu de la Creu.
Dice Pi y Arim6nensu Barcelona antiguay moderna,
le en sesi6n de 19 de Enero de 1849 decidio el exce-
ntisimo Ayuntamiento constitucional dar & esta calle
nombre de D. Alfonso IV para recordar k la posteri-
id la honrosa parte que cupo k 6ste rey en la funda-
6n de la universidad literaria de Barcelona.
Si efectivamente fu£ esta la idea, y parece realmente
le 6sta fu€, es preciso hacer observar que el monarca
tyo nombre se dio k esta calle es el Alfonso V de Ara-
>n, IV de Cataluna, llamado el Sabio, y no el Alfon-
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I WPP'
LAS CALLES DB BARCELONA 65
so IV de Arag6n, s61o III en Cataluna, llamado el Be-
nigno, como algunos han creido. Es aqui de oportuni-
dad esta observaci6n para desvanecer el error de aqu6-
Uos que, por llamarse esta calle de Alfonso IV, creen
que se le di6 este nombre en recuerdo del Alfonso IV de
Arag6n, el Benigno, hijo de Jaime II, cuyo reinado dur6
desde iZzy k i335. No fu6 asi, sino en recuerdo del
Alfonso V de Arag6n, IV de Cataluiia, el Sabio, hijo
de Fernando el de Antequera, cuyo reinado dur6 desde
1416 k 1458. £ste fu£ k lo menos, y no el otro, el mo-
narca que tom6 muy honrosa parte en la fundaci6n de
la universidad de Barcelona, ya que suyo es el privile-
gio fechado k 3 de Setiembre de 1450 concediendo al
Consejo de Barcelona la libre y amplia facultad de fun-
dar 6 instituir una universidad 6 estudio general de to-
das las artes y facultades, asi de gramdtica, ret6rica,
artes, derecho can6nico y civil, medicina y teologia,
como de otras cualesquiera ciencias. Desemejante pri-
vilegio tendremos ocasi6n de hablar mds adelante al
tratar de la universidad, de la cual bien puede decirse
que debe su fundaci6n k este acto de Alfonso el Sabio 1 .
Casi todos los autores que han hablado de este mo-
narca lo elevan k las nubes, y algunos lo aplauden y en-
comian hasta el punto de presentarlo como modelo de
reyes y dechado de glorias y de virtudes. Merece que se
le consigne un recuerdo. *
Veintid6s aiios, poco m&s 6 menos, tenia Alfonso
cuando, por muerte de su padre, paso k sentarse en el
trono de la Corona de. Arag6n. Al ceiiirse la diadema
estaba ya casado con Dona Maria, hermana del rey de
Castilla D. Juan II.
1 Este nombre, el de Alfonso el Sabio 6 de Alfonso el Magndnww
como le Daman otros historiadores, debiera haberse dado a esta calle, y
no el de Alfonso IV, para no confundirle con el Alfonso IV el Benigno,
su antecesor.
TOMO XXI 5
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65 VICTOR BALAGUER
Los primeros actos de su reinado disgustaron k los
catalanes, quienes no pudieron menos de manifestar su
descontento al verle seguir en todo la err6nea politica
de su padre y al saberse que habia dispuesto el orden y
oficios de su casa, confiando todos los cargos y empleos
k castellanos. A este efecto hizo Cataluna vivas instan-
cias y en6rgicas reclamaciones, manifestdndose sobre
todos defensor de los derechos y de las libertades del
pais el diputado por Barcelona Ram6n Dezpld, var6n
insigne y el mismo que ya anteriormente, en unas Cor-
tes celebradas en Montblanch, se levant6 k protestar
contra ciertas palabras del rey D. Fernando injuriosas
para los catalanes.
Acab6 el monarca por ceder, y con acuerdo de las
Cortes, dispuso una expedici6n k Cerdena, para donde
parti6 personalmente en 1420. La isla de Cerdena, que
estaba bajo el dominio de la Corona de Arag6n, pugna-
ba siempre por levantarse y escapar k aquel dominio,
incansable en sus conatos de sublevaci6n, y crey6 Al-
fonso que era conveniente pasar k ella, siguiendo el no-
ble ejemplo de sus predecesores, para asegurar de una
vez su pacificaci6n y conquista. Efectu6 con gloria su
empresa, y estaba pr6ximo k terminarla cuando la reina
Juana de Ndpoles le hizo proponer por medio de un
mensaje, que si acudia k ayudarla contra el duque de
Anjou, le adoptaria por hijo nombrindole heredero de
sus estados.
Acept6 Alfonso y pas6 k Ndpoles, donde fu£ recibido
con regia pompa, auxiliando victoriosamente k la reina
Juana en sus guerras con el de Anjou; pero no tard6
en romper con aquella vers&til mujer, que revoc6 cuan-
to habia otorgado en favor del monarca aragon£s, alidn-
dose con su anteriormente mortal enemigo e> duque de
Anjou. Alfonso entonces prosigui6 la guerra contra el
duque y la reina Juan^; pero reclamado para venir d
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LAS CALLES DE BARCELONA 6j
Cataluna, dejo de lugarteniente en NApoles k su herma-
no el infante D. Pedro, y se vino para estos paises Ue-
vando k cabo, k su paso, latoma y saqueo de Marsella,
lo cual fu€ una de las memorables empresas de su rei-
nado.
De 1424 k 1431 los pas6 el rey en sus estados, mez-
cldndose tal vez m£s de lo que debia en las cosas de
Castilla, rompiendo la guerra con esta naci6n, andando
luego en tratos y negociaciones, activando la guerra de
Italia y sofocando una conspiraci6n que contra 61 se
fragu6 en Zaragoza, para lo cual hizo dar muerte & va-
rias personas principales, entre ellas el arzobispo de
aquella ciudad.
En 143 1 se embarc6 en el puerto de Barcelona para
Sicilia, y pronto se le vi6 reaparecer en los estados de
Nipoles, habiendo recobrado momentAneamente las
simpatias de la reina Juana. Las vicisitudes de la gue-
rra hicieron caer k Alfonso prisionero del duque de Mi-
I4n, siendo llevado k esta capital, en donde entr6 como
prisionero para salir luego como amigo y aliado de aquel
duque.
Devuelto k la libertad, regres6 otra vez k los estados
de NApoles donde consigui6 memorables victorias sobre
las armas de Renato de Anjou, acabando aquella cam-
paiia por apoderarse de NApoles, ciudad donde hizo su
entrada triunfal el 26 de Febrero de 1443.
La belleza de aquel clima y de aquel suelo y los dul-
ces lazos del amor con que le brindaba su dama Dona
Lucrecia de Alanyo, hicieron que Alfonso no pensase
ya mds en regresar k este pais, al frente de cuyos des-
tinos se hallaba como lugarteniente la olvidada esposa
del monarca. En vano fu£ que las Cortes instasen al
rey. No quiso abandonar el reino que habia conquista-
do, y alii pas6 los anos que le quedaban de vida en
guerras con G6nova, Florencia y MilAn, y en tratados
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68 V/CTOR BALAGUER
de paz y alianza con otros estados. Sin embargo, en sus
apuros enviaba k pedir refuerzos de gente, de buques,
de armas y de dinero k Cataluiia y k Arag6n. Sucedi6
en 145 1 que, no cumpliendo los florentinos con el tra-
tado que habian hecho, el monarca aragon6s rompi6 de
nuevo con ellos y les declar6 la guerra. Para abrir. la
campaiia ehvi6 k pedir recursos k Cataluna, pero ya
estos pueblos comenzaban & pensar, con justa indignk-
ci6n, que D. Alfonso s61o se acordaba de ellos cuando
tenia necesidad de gente 6 de dinero; que esa gente y
ese dinero Servian para conquistar paises que, lejos de
ser agregados & la Corona de Aragon, eran convertidos
en dominio particular de un bastardo, pues era ya pti-
blica la resoluci6n de D. Alfonso en ceder el reino de
NApoles k uno de sus hijos naturales; que hacia ya cer-
ca de veinte anos que D. Alfonso no habia visitado es-
tos pueblos; que hora era ya de que Cataluna dejase de
ser mirada s61o como un arsenal, y, por fin, que era
muy cruel derramar tanta sangre y gastar tanto oro
para que el rey se regalase en brazos de una dama, te- ,
niendo abandonada k su virtuosa consorte, y para con-
quistar paises destinados k no formar parte de la Coro-
na. Todas estas razones hubo de tener en cuenta el
Parlamento de Cataluna para tomar la grave resoluci6n
de negarse k ofrecer al rey ninguna suma, como antes
no regresara k este Principado. El ejemplo de Cataluna
fu6 seguido por Arag6n.
El rey no vino, sin embargo. Prosigui6 en N&poles,
y en esta ciudad muri6 el 27 de Junio de 1458, pasando
el trono de la Corona de Arag6n k su hermano D. Juan
por falta de hijos legitimos, y el de N&poles k su hijo
natural D. Fernando.
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LAS CALLES DE BARCELONA 69
ALSINA (calle den).
Se penetra en ella por la de la Boqueria y se sale por
la plaza del Pino.
Puede haber acerca del nombre de esta calle la duda
que ha ocurrido relativamente d otra y ocurrird atin
respecto d varias. La circunstancia de llamarse den Al-
sina, es decir, de En Alsina, hace creer fundadamente
que tom6 el nombre de alguna persona 6 familia que
asi se llamaba y que pudo habitar esa calle 6 tener
propiedades en su terreno cuando se abri6. El En equi-
vale en cataldn al don 6 sehor en castellano, como el
Na equivale al dona 6 seiiora. Y se hace de paso esta
observaci6n d fin de que la tengan presente los lectores
para lo sucesivo.
Existen atin hoy dia en este Principado muchas fa-
milias que tienen el apellido de Alsina.
Si la calle de que se trata se titulase de la encina,
que es lo que significa la palabra catalana alsina, la 11a-
mariamos de la alsina y no den Alsina.
ALVAREZ (calle de).
Tiene su entrada por la de San Pedro baja y su sali-
da por la de Giralt Pellicer.
Lleva esta calle el nombre del her6ico defensor de
Gerona, D. Mariano Alvarez de Castro. Elrecuerdo de
este jefe ilustre vivird mientras en el mundo no sean
palabras vanas y faltas de sentido las de patria, inde-
pendencia, libertad, gloria, valor y heroismo. Tan eter-
na como estas palabras y su significado serd la memo-
ria de Gerona y de su bizarro defensor.
Pdgina de oro de la historia del pais es aqullla en
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70 vfCTOR BALAGUER
que se refiere el valor con que Gerona supo mantenerse
y la fortaleza de 4nimo con que dirigi6 su defensa su
gobernador Alvarez. Para manifestar lo que hizo £ste
desde que se encarg6 de su gobierno, fuera preciso co-
piar letra por letra la relation de la defensa de Gerona
en 1809, hecha por los que fueron sus compaiieros de
gloria y de peligros.
S6I0 haciendo una pintura del estado del pais en
aquella 6poca; solo siguiendo los pasos de los ejSrcitos
franceses que sitiaron aquella plaza, y dando cuenta de
los terribles, repetidos y sangrientos asaltos con que en
vano procuraron apoderarse de ella; s61o sin perder de
vista k los generales y mariscales franceses que por es-
pacio de ocho meses hicieron desesperados esfuerzos
para conseguir su objeto; s61o presentando 4 la vista de
nuestros lectores el cuadro sombrio y desgarrador que
present6 Gerona desde los principios del sitio, en Mayo
de 1809, h asta Diciembre del mismo ano, en que el
mariscal Augereau entro 4 ocupar aquella ciudad con-
vertida en un vasto cementerio; s61o asi es como podria
darse una idea de la grandeza de alma, de la seriedad
imperturbable, del valor verdaderamente her6ico que
manifesto durante aquel famoso sitio su hoy c£lebre go-
bernador, aquel Alvarez que al ver aproximarse los
ej6rcitos franceses contra una plaza que no tenia sino
escasamente la mitad de la guarnicion necesaria para
su defensa, comenz6 por dar una orden imponiendo
pena de muerte 4 toda persona de cualquiera condici6n
que hablase de capitular 6 de rendirse; aquel Alvarez
que al mandar 4 un baluarte 4 ciefto capit4n y al pre-
guntarle Sste cu41 habia de ser el punto de retirada, le
contest aba secamente: la eternidad; aquel Alvarez que
al principio manifestaba deseos de sostener su plaza
doble tiempo que Zaragoza, y que despuSs de cum-
plido este plazo queria que su defensa durase cuatro
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LAS CALLES DB BARCELONA 7 1
veces m&s; aquel Alvarez, por fin, que apurados ya to-
dos los recursos de defensa y sin esperanzas de ser so-
corrido por los de fuera, cuando ya la muerte era en
todos inevitable, cuando en los cuerpos de guardia y por
las calles se veia caer muertos de hambre k los soldados
estando de centinela, cuando ya en los hospitales que
no bastaban k contener los heridos y enfermos no ha-
bia ni alimentos ni medicinas, s61o daba por respuesta
a los que le hacian presente la urgentisima necesidad
de las subsistencias: — t Lo mismo es morir de hambre
que en las brechas: 6 pereceremos todos entre estas
ruinas, 6 se levantardel sitio.»
Postrado se hallaba en cama y poco menos que mo-
ribundo el gobernador Alvarez, cuando entraron los
firanceses en Gerona, rendidos sus tenaces defensores pot-
el hambre, la enfermedad y la muerte. Prisionera de
guerra la guarnici6n, fu6 conducida k Francia, lo pro-
pio que su noble gobernador, aunque 6ste gravemente
enfermo. Llevado de cdrcel en dtrcel, Heg6 hasta Nar-
bona; pero de alii fu6 conducido otra vez k Cataluiia y
encerrado en el castillo de San Fernando de Figueras,
donde le dieron por toda habitaci6n un reducido y mi-
serable cuartito en una de las cuadras de caballos. En
aquel sitio muri6, no faltando quien asegura que le fu6
dado un veneno por un oficial francos compadecido de
sus sufiimientos, de su miseria y de su quebranto. Los
historiadores dicen, y dicen con verdad, que la poste-
ridad nunca HegarA k concebir c6mo la naci6n france-
sa pudo en el siglo xix tratar tan inhumanamente al
hombre que por sus grandes y especiales virtudes fijaba
entonces y excitard siempre el respeto y veneraci6n de
Europa.
El capitdn general D. Francisco Javier de Castaiios,
al pasar por Figueras en 1816, mand6 buscar los hue-
sos del h6roe de Gerona y los hizo enterrar con los ho-
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vfCTOR BALAGUER
ibidos, mandando colocar en el calabozo donde
una l&pida para memoria eterna de D. Mariano
os restos de este h£roe de la independencia, en-
en una modesta urna, se hallan en Gerona, en
a de San Narciso, que es objeto de veneraci6n
por parte de los gerundenses como patr6n de
,d. El mirtir de la independencia y de la patria
pie del ara del mdrtir de la religi6n y de la fe.
ALLADA (calle de la).
iga & ella por la dels Carders y se sale por la
ihonadors.
de esta calle un nombre frivolo y hasta ridicu-
lebi6 serle aplicado sin duda por el vulgo igno-
'orresponde en castellano 4 ajada 6 k ajiaceyte.
ires como este tan mezquinos y m&s ridiculos
ios de encontrar al citar otras calles, debiendo
, siquiera sea de paso, que no sucede s61o esto
:ra ciudad. En Valencia hay una calle que se
j Cagalabraga y por el vulgo de la Cagona; en
tea otra que se titula de Raspagatos, y en Ma-
i existido hasta hace poco las de Arrastra-culos,
no y de Enhoraniala vayas.
tenerse presente que la imposicion de nombres,
cular con referencia d las calles antiguas, ha
mas de las veces debida 4 un hecho privado €
cante, & la pura casualidad 6 al mero capricho,
s tambten & pasiones mezquinas y ruines.
AM ALIA (calle de la).
su entrada por la de San Pablo y su salida por
Cera.
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LAS CALLES DE BARCELONA 73
Ptisose 4 esta calle cuando se abri6 el nombre de la
reina Dona Josefa Amalia, otra de las esposas que tuvo
Fernando VII, en recuerdo de la venida de dichos re-
gios consortes 4 Barcelona, donde efectuaron su entra-
da el 4 de Diciembre de 1827 y donde fueron recibidos
con entusiastas y ostentosos festejos.
Existe otra calle, 4 la cual se entra por la de San Anto-
nio Abad y se sale por la misma de la Cera, que lleva el
mismo nombre que 6sta de que nos ocupamos. Para dis-
tinguirlas, se llama 4 esta otra calle pequena de Amalia.
AMARGOS (calle den).
Principia en la calle de Gonial y termina en la de
Montesion.
Primeramente se habia llamado den Salavert en me-
moria de una distinguida familia de este apellido, y lue-
go tom6 el nombre dels Frares del sack, porque en ella 6
en sus inmediaciones, vivieron unos.frailes agustinos
reformados, de la orden de la Penitencia de Jesucristo,
instituto muy austero, quienes por la pobreza de su sa-
yal, 4 modo de saco, fueron llamados por el vulgo frares
del sach, 6 sea frailes del saco.
En tiempos mis modernos ha pasado k llamarse den
AmargSs, sin que sepamos & qu£ debe atribuirse el ori-
gen de este nombre, como no sea referente 4 una fami-
lia de este apellido.
ANA (calle de Santa).
Comienza en la rambla de los Estudios y desemboca
en la plaza de Santa Ana.
Tom6 su nombre de la Colegiatade este titulo que se
erigi6 en ella. La fdbrica de este edificio comenz6 4 le-
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74 VfCTOR BALAGUER
rantarse en 1141, siendo terminada en 1146, lo cual le
la la respetable antigiiedad de m4s de siete siglos. Le-
rant6se este edificio para los can6nigos de San Agustin,
[uienes hubieron de abandonar su monasterio de San
Pablo del Campo 4 causa del peligro que corrian mo-
ando en 61, por las guerras de que era entonces teatro
^ataluna.
Ninguna particularidad notable ofrece el templo, que
loy es una de las parroquias de Barcelona. En la capi-
ta llamada del Sacramento se ven algunas pinturas de-
>idas 4 Juncosa, pintor cataldn de bastante fama, y al
ntrar en la iglesia, 4 mano izquierda, detrds de la pila
le agua bendita, hdllase el sepulcro del ilustre cataldn
). Miguel de Boera, que asistio como jefe superior 4 las
:onquistas de Tripoli, Bujia, Or4n y Masalchebir, y que
\x6 nombrado general de las galeras de Espana por Car-
os V, habiendo tornado parte ya anteriormente como
general en la batalla de Rdvena en la 6poca de Fernan-
lo el Catolico.
Junto 4 esta iglesia, pero m£s moderno que ella, se
re un hermoso claustro de pintoresca y po£tica perspec-
iva. Al otro lado del claustro se alzaba el edificio de la
mtigua Colegiata, en uno de cuyos salones celebr6 el
ey Fernando el Catolico las Cortes de 1493. Hoy s61o
[uedan algunas ruinas en aquel sitio.
ANA (plaza de Santa).
Al fin de la calle anterior se halla la plaza de Santa
Ina, en la cual desembocan, 4 m.4s de la indicada, las
lek Archs, Cafidlanes, Gobernador, Montesion, Condal,
merta del Angel, Canada y Cucurulla.
Existian en esta plaza, no hace atin muchos anos,
jrandes y suntuosas casas y verdaderos palacios, perte-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 75
necientes a familias de la nobleza catalana. Todavia
quedan algunas; pero van desapareciendo, como ha su-
cedido con las otras, para hacer lugar 4 edificios mo-
dernos.
Antes habia en este punto la iglesia de cl6rigos re-
gulares teatinos, vulgarmente conocida por San Caye-
tano. Todavia existe hoy, pero no esta abierta al culto.
Cuando la extinci6n de los conventos, este templo y el
edificio contiguo fueron destinados por el cuerpo muni-
cipal 4 universidad. Abri6ronse en este convento 4 fines
del 1837 c4tedras de jurisprudencia y otras para que
los estudiantes no hubiesen de pasar 4 Cervera, arros-
trando los peligros 4 que les exponia entonces la guerra
civil. M4s tarde se destin6 para vivienda de militares
pobres.
En este edificio, que ha servido para varios usos, y
entre otros para teatro de aficionados, lienen hoy sus
escuelas y cdtedras los sordo-mudos, los ciegos de am-
bos sexos y el Orfe6n barcelon6s, establecimientos sos-
tenidos todos por la corporaci6n municipal.
La escuela de sordo-mudos se abri6 en 1816: se sus-
pendio en 1823, volvi6 4 abrirse en 1843, unfendose &
la de ciegos en i838. — La de ciegos fu6 inauguradaen
1820: ces6 tambi6n en i823, se restableci6 en i83i, y
se uni6 4 la de sordo-mudos en 1838. Los educandos de
las escuelas de Barcelona son todos externos y pueden
calcularse del modo siguiente: Sordo-mudos, 3o. —
Sordo-mudas, 12. — Ciegos, 60. — Ciegas, 16. — Total,
118. — Un reglamento que se form6 en 1861 establece
las ensenanzas religiosa, moral, intelectual 6 industrial,
asi como los sistemas y elementos precisos y condu-
centes para la marcha regular y progresiva del estable-
cimiento.
En cuanto al Orfe6n barcelonSs, estd dirigido por el
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j6 VfCTOR BALAGUER
iteligente profesor D. Juan Tolosa, que esel propaga-
or de los coros orfe6nicos en Cataluna.
Segtin memorias antiguas, la ciipula de esta iglesia
el lienzo de claro-oscuro que habia en el presbite-
o, eran obra de Tramullas (hijo); la estatua de San
^ayetano que habia sobre la puerta, del escultor Sa-
t, y la de mdrmol del altar de piedra del crucero,
ra de Serra. La iglesia y el convento databan s61o
B 1666.
Se hallan tambten en esta plaza la iglesia y convento
b Nuestra Senora de Montesi6n, que ocupan las reli-
iosas de la orden de Santo Domingo. Datan estos edi-
cios del principio del siglo xv. Nada de particular tie-
e el templo, pero el claustro es una de las mis bellas
preciosas obras de aquella 6poca.
A consecuencia de los sucesos de 1835, las religiosas
s Santo Domingo salieron de feu monasterio; pero once
10s mis tarde fueron devueltas 4 su retiro. En este
itervalo el convento sirvi6 de Liceo de mtisica y de-
amaci6n, y se arregl6 un teatro bastante capaz, que,
m£s de ser punto de cita de la buena sociedad barce-
>nesa, fu6 plantel de j6venes y m4s tarde distinguidos
rtistas. En aquella escena nacieron &. la vida de la
Ipria algunos de nuestros primeros poetas catalanes,
no pocos de los artistas que asi en el canto como en
, declamaci6n han figurado en primera linea. *
ANCHA (calle).
Es una de las calles m4s principales y mds extensas
5 Barcelona, muy distinguida y nombrada en tiempos
itiguos por los muchos edificios que en ella se levan •
ban pertenecientes k familias nobles.
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LAS CALLES DE BARCELONA 77
Se extiende desde la plaza del duque de Medimceli
hasta la calle de Agullers.
En antiguos tiempos tenian lugar en esta calle las
carreras de caballos, por lo cual en i582, para evitar
desgracias, se mand6 quitar su enlosado, dejando s61o
dos aceras de €1, de seis palmos de ancho, desde la ca-
lle de los Cambios viejos hasta la casa del duque de So-
ma, reedificada despuSs por el duque de Sessa, y cono-
cida hoy por casa de Larrad.
Las memorias y dietarios de la ciudad hacen frecuen-
te referenda & grandes casas-palacios que existian,en
esta calle. Una de ellas la citada del duque de Sessa y
Soma, donde en i55i se aposentaron los reyes de Bo-
hemia y Hungria & su paso por esta ciudad; otra que
se llamaba casa del infante, donde en i538 muri6 Don
Fadrique de Portugal; otra titulada del arzobispo, por
pertenecer al de Tarragona; la del marques de Villa-
franca, la del conde de Santa Coloma, y muchasymu-
chas otras que debian ser notables por su grandeza y
majestad. Hoy la mayor parte de estas casas ha des-
aparecido para hacer lugar & edificios de construcci6n
moderna, y otras han sido renovadas, despu6s de ha-
ber pasado casi todas & ser propiedad de conocidos ban-
queros 6 opulentos comerciantes.
En esta calle tiene su casa la familia de Amat, que
ha contado entre sus individuos varios hombres c€le-
bres, entre ellos D. FSlix Amat, abad de San Ildefonso
y arzobispo de Palmira, y D. FSlix Torres Amat, obis-
po de Astorga y autor de muchas obras importantes,
una de ellas el Diccionario de escritores catalanes.
ANGEL (plaza del).
Varios nombres ha tenido esta plaza, d la cual
confluyen las calles de la Plateria, Princesa, Bo-
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78 vfCTOR BALAGUER
ria, Tapineria, bajada de la Cdrcel, Jaime I y Basea.
Se llamo primeramente dels Corretjers, cuya denomi-
nation se debe & los correeros que debieron existir en
bastante numero en este punto, y que se dedicaban en
otros tiempos & trabajar en lo que actualmente los
guarnicioneros, sobre todo despu6s de la introducci6n
de los coches. Los coches se introdujeron en Espana en
el reinado de Carlos I, pero en 1577 fueron prohibidos
por ser el uso de los carruajes vicio infernal, segrin las
memorias y escritores del tiempo. A mediados del si-
glo xvi estaban ya introducidos los coches en las capi-
tales de la Corona de Arag6n, y entonces debieron to-
mar mayor importancia los correeros, que & la vez
trabajaban tambi&i las sillas de montar.
Se cree que el primer coche que se vi6 en Barcelona
fu6 en i55g. Efectuaron su entrada en dicho afio el vi-
rrey y lugarteniente D. Garcia de Toledo y su esposa
Dona Victoria Colonna, quienes traian un carro tot
daurat de dins y de fora d la italiana, tirado por cuatro
caballos con guarniciones de terciopelo.
Denomin6se asimismo esta plaza del Blat, 6 sea del
Trigo, por ser en ella principalmente donde se vendia
este cereal; y dels Cabrits, porque era el sitio de venta
de los cabritos y corderos en las visperas de Pascua.
Su nombre actual del Angel hace referencia &. un mi-
lagro que el vulgo, siempre cr6dulo y dado & lo mara-
villoso, supone acaecido en este punto.
RefiSrese que por los afios de 878, en tiempo del
obispo Frondoino, fueron hallados los despojos morta-
les de la virgen proto-m£rtir Santa Eulalia debajo del
altar mayor de la primitiva iglesia de Santa Maria del
Mar. Acord6se su traslaci6n, lo cual se hizo con gran
fiesta y devota pompa; pero al pasar la comitiva por el
sitio que es hoy plaza del Angel y entonces era campo,
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I ■•»■»< r
LAS CALLES DE BARCELONA 79
hlzose inm6vil la urna y tan firme, que los que la lle-
vaban no la pudieron mover. En tal lugar hubieron de
dejarla hasta el dia siguiente, y cuando de nuevo acu-
dieron los magnates, los prelados y el pueblo al sitio de
la ocurrencia para decidir si se harian nuevos esfuerzos
para llevarse el cuerpo santo 6 se le alzaria en aquel
punto una capilla, vi6se aparecer en los aires el Santo
Angel de la Guarda, que cruz6 rdpidamente el espacio
senalando con el dedo la vecina puerta de Barcelona,
como indicando que ya podia ser llevada la urna & su
destine
En memoria de este prodigio se coloc6 una imagen
de la proto-m&rtir, patrona de Barcelona, sobre el arco
de la puerta de la ciudad que se hallaba entonces alii,
ocupando el punto donde hoy termina la bajada de la
Cdrcel, y que fu6 llamada mds tarde por esta circuns-
tancia Puerta de Santa Eulalia.
Siglos mis tarde, en i6i&\ cuando ya la ciudad se
hubo ensanchado por aquel punto y aquel sitio habia
dejado de ser campo para ser plaza dels Corretjers 6 del
Blat, mand6se erigir en el centro de la misma, como
recuerdo de la tradici6n, un obelisco de m&rmoles azu-
les y blancos, en cuya ctispide se puso una figura de
bronce sobredorado representando & un Angel en acti-
tud de senalar con la mano izquierda la puerta de Bar-
celona, sobre la cual aparecia la estatua de Santa Eu-
lalia, y con la derecha el suelo, 6 sea el lugar donde
Dios habia obrado el milagro. Circuia el monumento
un enverjado de hierro, y en los cuatro lados del pedes-
tal se leian otras tantas inscripciones latinas que refe-
rian el hecho.
La puerta de Santa Eulalia se abria entre dos to-
rres: la una que ha existido hasta hace muy poco tiem-
po, en que ha sido derribada, como lo restante del edifi-
cio, para construir las casas que hoy se alzan alii, y la
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vfCTOR BALAGUBR
rmaba parte del castillo Uamado Castrum ve-
iba la parte derecha del portal. Esta torre,
ocular antigiiedad nos hablan los cronistas,
los cuales dicen que contaba tres mil anos,
6 & ultimos del ano 17 14, quebrantada, m£s
respetable vejez, por los estragos que en ella
[ bombardeo de las tropas de' Felipe V duran-
nemorable de aquel ano. Con su caida aplas-
re varias casas de sus alrededores y destruyo
rte el obelisco citado, que se repar6 en 1747;
>mpletamente demplido en i853, como tam-
de la puerta que servia d la saz6n de cdr-
>losal imagen. Se reedific6 luego el arco y en-
)uso otra estatua pequena de Santa Eulalia
ilo; pero todo ha desaparecido en estos tilti-
quedando solo subsistente la figura del an-
1 se coloc6 en la esquina que forma la plaza
ida de la Cdrcel, & mitad de la altura del edi-
io ya el origen de su nombre, vamos & otro
e esta plaza.
lucia para Cataluna el sol de sus libertades
este sitio se acostumbraba & convocar el so*
mpre que estaban la patria 6 sus institucio-
indas en peligro. Todos los hombres de la
tos para el servicio de las arm as, debian reu-
l plaza del Blat 6 del Angel, inmediatamente
i la proclamaci6n del somatSn.
bra soniaten procede de so tnetent, sonum mit-
iendo ruido.
sejo de Ciento, cuando lo creia necesario,
k somat6n, y esto se hacia saliendo el vc-
correr las plazas ptiblicas mds principales,
do de sus dependientes, que iban agitando por
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fW^""
LAS CALLBS DE BARCELONA 8 I
el aire manojos de yerbas 6 matas encendidas. Pardn-
dose el veguer en cada plaza, mandaba leer ei usaje
conocido por Princeps namque, que era el llamamiento
A todos los stibditos para acudir en auxilio de su prin-
cipe, y terminada la lectura daba el grito de jViafora!
es decir, jAfuera, al campo, d la calle! contestando & es-
te grito la muchedumbre con el de jSomaten! Al mis-
mo tiempo sonaban las cartipanas tocando & rebato, se
encendian hogueras en torno de la ciudad, todos los
gremios sacaban sus fcanderas, y el Consejo mandaba
enarbolar la c£lebre de Santa Eulalia, lo cual se hacia
con vistosa ceremonia, conforme en otro lugar tendre-
mos ocasi6n de decir.
Efectuada esta ceremonia y reunida la gente en la
plaza del Angel, distribuianse armas &. los que no las
tenian, agreg&banse 4 sus gremios los que de ellos eran,
dividianse en companias y cada uno marchaba al pues-
to que le era designado.
ANGELES (plaza de los).
Salen & ella las calles de los Angeles, Elisabets y Mon-
tokgre, y se denomina asi por levantarse en este punto
el cbnvento de religiosas de la orden de penitencia de
Santo Domingo, llamado de Nuestra Senora de los An-
geles.
En 1497 se trasladaron estas religiosas, desde Cal-
das de Montbuy, en donde se hallaban establecidas, k
Barcelona, pasando & habitar una capilla extra-muros
conocida por Nuestra Senora de los Angeles; pero en
i56i se les di6 permiso para edificar el actual convento
en el sitio ocupado por una ermita titulada del Peu de
la Creu. Desapareci6 6sta y en su lugar se alz6 la Ik-
brica del edificio actual, que qued6 concluido antes de
TOMO XXI 6
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82 vfcrOR BALAGUER
finalizar el ano i56z, y que fu6 poco k poco engrande-
cfendose.
Durante el periodo de i835 k 1846, en que la revolu-
ci6n sac6 k las monjas de su retiro, este convento sirvi6
de casa de correcci6n para personas de ambos sexos.
Hoy vuelven k habitarle las religiosas.
ANGELES (caUe de los).
Esta calle, que va de la del Carmen k la plaza de que
se acaba de hablar, llam6se en tiempos antiguos den
Company; pero perdi6 su nombre para tomar el que hoy
tiene cuando en i562 se traslad6 el convento de Nues-
tra Senora de los Angeles & la plaza asi por lo mismo
denominada.
ANTONIO ABAD (calle de San).
Comienza en la plaza del Padro y termina en la puer-
ta llamada de San Antonio, que da salida al campo.
Existe al extremo de esta calle, contiguo & lapuerta,
el que un dia fu6 convento de can6nigos regulares de
San Antonio Abad, fundado en 11 57 por D. Berenguer
de Biancha, comendador de Cervera. Estaba destinada
principalmente esta casa k hospital para la curaci6n
del mal que se llamaba vulgarmente de San Antonio, y
qued6 extinguida dicha corporaci6n en el reinado de'
Carlos III por la escasez de individuos.
Aun residian dos en la casa cuando en i8i5 se hizo
real donaci6n de la misraa d los padres escolapios, con
la obligaci6n de pagar una pensi6n k dichos dos indivi-
duos. Desde entonces este local fu6 destinado para las
Escuelas Pias, donde aun subsisten, quedando estable-
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LAS CALLBS DR BARCELONA 83
cida desde aquella fecha la ensenanza gratuita que dan
estos padres.
La iglesia de este edificio, que nada ofrece de parti-
cular y notable, se llama como antiguamente de San
Antonio, por estar dedicada a este santo.
Hay en Barcelona una costumbre singular, de la cual
debe darse cuenta tratandose de la iglesia de San Anto-
nio Abad. £1 dia de este santo concurren 4 esta iglesia
para la bendici6n de las caballerias los gremios 6 cofra-
dias de arrieros y cocheros, vestidos con la mayor osten-
taci6n y precedidos de sus banderas y musicas, para dar
tres vueltas por la calle alrededor de la iglesia del san-
to, 4 lo que llaman vulgarmente los tres tarns. Antes
llevaban colgadas del brazo 6 del arz6n de la silla de
sus caballos, enormes roscas Uamadas tortclls, de una
exquisita pasta. Hoy se ha perdido esta costumbre, pe-
ro en cambio los j6venes que pasean la calle de San
Antonio y tambten las dem4s de Barcelona, jinetes en
lujosos y enjaezados caballos, acostumbran 4 llevar
atadas al brazo derecho cintas de coloires, regalo y don
de sus novias.
La puerta, de la cual se ha hablado, que se halla al
fin de esta calle y que no tardarA en desaparecer para
unir la ciudad antigua 4 la moderna, no es hoy sombra
de lo que fu6. Es hoy una sencilla puerta provisional
que se alz6 sobre las ruinas de la derribada al caer las
murallas en 1854 para dar ensanche 4 Barcelona. En
tiempos antiguos, por el siglo xvi, Ham6sela puerta de
Cardona, y despu6s, al ser reedificada y convertida en
una especie de fortaleza, se titul6 de San Antonio.
Varias veces fu6 enarbolada en esta puerta la c£lebre
bandera de Santa Eulalia, pend6n de guerra de la mi-
licia ciudadana de Barcelona. Se enarbolaba, despu^s de
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84 VICTO* B4LAGUZ2
laberio sido en la casa de la ciudad, en la puerta por la
nial debia salir la hueste para ir centra los enemigos
le la tierra 6 para vecgar algun agravio inferido £ Bar-
relona. Vamos £ dar una idea de las ceremenias que
:on este motivo tenian lugar, extractando de los libros
/ dietarios de nuestro archivo municipal la relacion de
lo que se hizo una de las veces que durante el siglo xvi
Fue" Uevada £ esta puerta la citada famosa bandera.
A principios del ano i5SS hubo de pasar £ Madrid
I dcita. mision el conceller en cap de Barcelona, que
lo era entonces Galcer£n de Navel. Segun costumbre
y antiguos privilegios, en cuantas poblaciones hallo a
su paso entro con solemnidad, vestido con su gramalla,
llevando delante los maceros con sus mazas levantadas.
En todas las ciudades se le recibi6 como £ quien repre-
sentaba, tanto £ la ida como £ la vuelta, roenos en la
de Tortosa. Los procuradores y Consejo de dicha ciu-
dad hicieron intimar de su parte al conceller cuando se
disponia £ entrar en ella, que no se atreviese en mane-
ra alguna £ hacerlo con insignias consulares y con ma-
zas levantadas, pues terminantemente se lo prohibian
y no lo permitirian aunque hubiesen de apelar £ la
fuerza.
Galcerdn de Navel se dispuso entonces £ permanecer
en aquel sitio y £ no pasar adelante, interin no pudiese
hacerlo con los honores que le eran debidos como con-
celler y embajador de Barcelona, despachando un co-
rreo a la capital del Principado con noticia de lo que
pasaba. El 5 de Julio Heg6 el correo £ esta ciudad, y
convocado eq seguida Consejo de Ciento, determind
^ste alzar la bandera de Santa Eulalia para que con
una hueste de 4.000 hombres pasase £ Tortosa, £ fin
de acompafiar al conceller en cap j hacerle tributar por
aquella ciudad los honores debidos.
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LAS CALLES DE BARCELONA 85
£1 dia 6 se sac6 la bandera con el ceremonial acos-
tumbrado, dejandola en una de las ventanas de la casa
de la ciudad. Se encarg6 una compaiiia de darle guar-
dia; quedaron encendidas grandes fogatas de ilumina-
ci6n en la plaza toda la noche, y permaneci6 durante la
misma en la estancia de la bandera el conceller segundo
Federico Roig Soler, que hacia las veces de conceller en
cap por la ausencia de Navel.
£1 7 de Julio se llegaron a la casa de la ciudad los
c6nsules, priores, prohombres y administradores de los
estamentos, oficios y gremios, y fugles notificada por
los concelleres la deliberaci6n de la ciudad, manifestan-
do ellos el numero de gente que enviaria cada gremio
para acompanar d Tortosa la bandera. Aquel mismo dia
se decidid comisionar a Sebastian Masselleres para pa-
sar a Tortosa con orden de requerir a los de esta ciudad
que se diese paso y se tributasen los honores debidos a
Galceran de Navel, so pena de ser responsables de las
desastrosas consecuencias que iban d ocasionarse. En
seguida procedieron los concelleres a nombrar a los je-
fes y oficiales de la hueste ciudadana que debia salir a
campana con la bandera, y quedaron elegidos coronel
y capitan de toda la hueste el conceller segundo Fede-
rico Roig Soler, alferez gonfalonero 6 abanderado Don
Miguel Agull6, sargento mayor D. Galceran Armen-
gol, y asi los demas capitanes de caballeria, de infante-
ria, de artilleria, etc.
El 8 se pregon6 por calles y plazas a son de trompe-
tas que al dia siguiente seria trasladada la bandera de
Santa Eulalia, con todo el ceremonial correspondiente,
d la puerta de San Antonio, puesto que de ella habia
de salir muy pr6ximamente a campana con la hueste.
El sabado dia 9, reunidos a primera hora de su tar-
de en la plaza y casa de la ciudad todos los que habian
sido previamente convocados, diputados y oidores, c6n-
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86 VfcTOR BALAGUER
sules de la mar, caballeros y nobles, personas distin-
guidas, procuradores y prohombres de los gremios, etc.,
etc., despu6s de una estrepitosa salva de arcabuceria
con que fu6 saludada la bandera, comenz6 & desfilar
la comitiva partiendo de la plaza de San Jaime y pa-
sando por las calles de la Bocaria y Hospital en linea
recta k la puerta de San Antonio, pues segun en los
libros y ceremoniales antiguos consta, siempre que se
sacaba la bandera de la ciudad debia llevarse por el ca-
mino mis corto y recto al punto destinado.
Rompia la marcha la compania de los calceteros, li-
breros y otros, cuyo capitdn era Jos6 de Bellafila, con
su bandera de campo, ten forma de soldados y gente de
guerra,» segiSn dicen los dietarios.
Seguian despugs los tres timbaleros de la ciudad con
sus sobrevestas de damasco y el escudo con las armas
de Barcelona al pecho, y en pos de ellos dos trompetas
con el mismo traje.
A continuaci6n iban las cofradias 6 gremios con sus
respectivos pendones de guerra, marchando por el or-
den siguiente: los carniceros, los carpinteros, los blan-
queros, los hortelanos j6venes, la cofradia de Santa Eu-
lalia, los trajineros de mar, los albaniles, los bastaixos
(mozos de cordel), los dagueros, los marineros, los bar-
queros, los Pescadores, los vidrieros y alpargateros, los
revendedores, los carderos, los manteros, los toneleros,
los colchoneros, los taberneros y hostaleros, los pelle-
jeros, los hortelanos, los vayneros, losespaderosylan-
ceros, los coraceros, los tejedores de lana, los pasama-
neros, los sombrereros, los roperos, los calceteros, los
algodoneros, los zurradores de pieles, los j6venes teje-
dores, los canteros, los ladrilleros, los herreros de la
Puerta Nueva, los horneros y panaderos, los j6venes
sastres, los tapineros, los herreros del Regomir, los za-
pateros, los curtidores, los plateros y los sastres.
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LAS CALLES DE BARCELONA 87
Detr&s de los gremios iban seis trompetas con sobre-
vestas y banderas de damasco con las armas de la ciu-
dad; luego dos atabales de guerra con dos pifanos, y en
seguida el gonfalonero 6 alferez, 4 caballo, llevando la
bandera de Santa Eulalia. Iba D. Miguel de Agull6 ar-
mado en bianco, con plumas en el morri6n y jinete en
un caballo encubertado con gualdrapas de tafet&n car-
mesi y ribeteadas de flecos de oro.
Seguia despu6s el caballo de guerra del conceller-
coronel, el cual iba encubertado de terciopelo carmesi
con flecos de oro y seda, ostentando en el pecho y en
las nalgas los escudos de la ciudad bordados de oro y
seda. Cabalgaba en €L un paje de dicho conceller, ves-
tido tambiln de terciopelo carmesi, cubierta la cabeza
con un morri6n dorado de muy gentil forma y llevando
en la mano un bast6n de cuatro palmos redondo y do-
rado con las armas de la ciudad, que era el bast6n de
la capitania. Rodeaban al caballo y al paje varios laca-
yos del conceller muy apuestos y ataviados.
Marchaban luego los dos vergueros 6 porteros de los
c6nsules de la Lonja, los dos de los diputados con sus
mazas y los de la ciudad.
En seguida el portero mayor de la Diputaci6n y los
dos vergueros de los concelleres, los tres en hilera con
sus mazas altas.
Iba despu€s el capitdn de la hueste Roig Soler, con -
celler, vestido con su gramalla de damasco carmesi,
montado en una mula que llevaba gualdrapa de tercio-
pelo, llevando k su derecha el conceller tercero Fran-
cisco Gomis, y&su izquierda el diputado militar Fran-
cisco Grimau. Seguian k 6stos, todos & caballo y con lu-
josos trajes de gala, los demds concelleres, el diputado
real, los oidores, el prior de Cataluna, los c6nsules de
la Lonja y muchos nobles, caballeros, mercaderes, ar-
tistas y menestrales.
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T^W%1^W.
88 VICTOR BALAGUER
Cerraba por fin la marcha el Sr. D. Bernardo de Pi-
n6s con su compaiiia de los pelaires, todos armados en
guerra con su bandera de campo.
Llegada con este orden y concierto la comitiva k la
puerta de San Antonio, descabalgo el conceller Roig
Soler, y tomando la bandera de manos de D. Miguel de
Agull6, la sac6 k una ventanita que estaba entre las dos
torres de la puerta, pontendola sobre un dosel de seda
alii preparado, siendo saludada con una gran salva de
arcabuceria por los gremios que habian ido k formarse
en linea de batalla fuera de la puerta, en el glacis.
Qued6 dando guardia k la bandera la compaiiia de
los pelaires, al mando de D. Bernardo de Pin6s, que
contaba 5oo arcabuceros, y tambfen se acord6 que alii
debia quedarse el conceller-coronel, para quien se man-
daron habilitar las estancias de la fortaleza lo mejor
que se supo y pudo. Alii, en efecto, permaneci6 Roig
Soler mientras estuvo la bandera.
Pocos dias estuvo, pues no tard6 en saberse que la
ciudad de Tortosa habia cedido en sus pretensiones k
consecuencia del requerimiento que le hiciera la de
Barcelona. En su vista, y abierto paso al conceller Na-
vel conforme se deseaba y era de raz6n y derecho, se
acord6 volver la bandera k la casa de la ciudad suspen-
diendo la campana, lo cual se efectuo con el mismo ce-
remonial, pasando k buscarla los gremios y autoridades
populares k la puerta de San Antonio con id^ntica gala
y pomposa fiesta.
Existen k mis otras tres calles del mismo nombre
que la de que aqui se trata: la de San Antonio de Padua,
que atraviesa desde la de la Cadena k la de San Jeroni-
mo; la vulgarmente Uamada de San Antonio dels Som-
brerers, cuya entrada es por la calle de los Sombrerers,
teniendo su salidaen lade Bafwsviejos, y la deSan An-
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LAS CALLES DE BARCELONA 89
tonio k secas, que partiendo de la nueva dc San Francis-
co no tiene salida, Viniendo k ser un azucach, que es co-
mo en la antigua lengua catalana se Uamaban las ca-
lles sin salida.
ARAGON (calle.de).
Es el nombre que se ha dado k otra de las que for-
man parte del ensanche, 6 sea de la nueva Barcelona.
Atraviesa desde la de Marina k la de Llobregat.
Fdcil es de comprender la idea que se tuvo en cuen-
ta para denominarla asi. Es un recuerdo prestado k la
antigua Corona de Arag6n, de la cual formaba parte
Cataluna. Se ha querido dar el nombre de Arag6n k
una de las nuevas calles para perpetua recordanza de
aquella nacion aguerrida, hermana nuestra un dia, jun-
to con la cual tan altos y gloriosos hechos llevaron k
cabo nuestros antepasados.
Durante algun tiempo han podido tenerse olvidadas
las memorias de aquellos her6icos tiempos, debido esto
al absolutismo que desde 17 14 habfe hecho pesar su
atm6sfera de plomo sobre estas tierras; pero ya hoy,
afortunadamente, puede evocarse la santidad de los an-
tiguos recuerdos con la confianza de despertar las fibras
que s61o estaban dormidas en los corazones patriotas.
Creemos que puede ser aqui de oportunidad, pues se
trata de este punto, trasladar las odas con que oficial-
mente se saludaron las ciudades de Barcelona y Zara-
goza, el dia que se inaugur6 la via ferrea entre ambas
capitales. Son composiciones po€ticas poco conocidas,
y no estard de mis concederles un lugar en estas p£-
ginas, pues en ellas se ve expresado el sentimiento que
indujo k bautizar con este nombre la calle de que nos
ocupamos.
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>0 VICTOR BALAGUER
BARCELONA A ZARAGOZA.
ODA
I QUE SALUDA A LA CIUDAD SIEMPRE HER6lCA EL AYUNTA-
IIENTO CONSTITUCIONAL DE BARCELONA CON MOTIVO DB LA
/a f£rrba QUE DESDE hoy enlaza A ambas CAPITALES.
Tu hermana soy, ciudad augusta. Un dfa
Las naciones extranas nos miraban
Unidas combatir: nuestras legiones
Triunfantes siempre por do quier pasaban,
Y era polvo de gloria el que aventaban
Los aires al rasgar nuestros pendones.
Corte las dos de reyes inmortales
Que eran heroes al par, un mismo cetro
Nuestras robustas manos sostenian;
Nuestras siencs murales
Con la misma corona se c en fan;
De la naci6n que unidas levantamos,
Si era mfo el pend6n, tuyo era el nombre,
Y entre nosotras fue, para raemoria,
Para eternal renombre,
Si coraun la virtud, comun la gloria.
iCataluna! jAragon! Ante estas voces,
Grito de guerra de una hueste brava,
Tembl6 un dfa el poder del sarraceno,
La mar un dfa despert6se esclava.
jCataluna! jAragon! Con estos nombres,
Siempre gemelos en honor y en gloria,
Nuestros hijos peleaban,
Y con ellos vencfan,
Y por ellos su sangre derramaban.
Nombres santos de amor para ellos fueron
En los tiempos gloriosos,
Cuando en Sicilia, C6rcega y Calabria,
De Napoles la bella
En la campiiia eternamente hermosa,
De la rica Stambul en las almenas
Y en las vencidas cupulas de Atenas
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LAS CALLES DB BARCELONA
Clavaron altanera,
Del mundo envidia y de la mar senora
La de las Barras federal bandera.
jHermosos tiempos ;ay! los tiempos nuestros!
Entonces cada dfa,
En brazos una de otra,
Sus mismas sombras un laurel nos daba:
Cantos arrulladores
Que nuestras glorias belicas loaban
Alegres nos dormfan;
Sonorosos rumores
Que ecos cien de victoria nos trafan
Dulces nos despertaban.
Mas, si pasaron ya tan nobles tiempos,
Por vfnculos de hierro hoy enlazadas,
Radian te a nuestros ojos se presenta
Un nuevo porvenir. En apartadas,
En lejanas comarcas algun dfa
De la conquista en nombre y de la guerra
Pudieron a cam par nuestras legiones,
Y absortas nos miraron las naciones
Y a nuestro paso retembl6 la tierra.
Hoy de la paz y la raz6n en nombre,,
Hoy de la libertad y del progreso,
Fraternalmente unidas afite el ara,
Como ayer nuestras vidas enlacemos,
Y, viviendo en la vida de la historia,
En la alma luz del siglo encontraremos
Con que vivir la vida de la gloria.
Unidas como ayer, hermanas siempre,
Aun pueden nuestros nombres por la tierra,
Como nombres de gloria resonando,
Hacerse respetar por todas partes,
Y lo que un dfa fuimos por la guerra,
Hoy, a la ciencia altares elevando,
Seremos por la industria y por las artes.
Si un dfa separadas
Nos vimos con dolor, si roto el lazo
Que fraternal at6 nuestra existencia,
Nos vimos por el hado condenadas,
Augusta, hoy vuelvo a tf. La Providencia
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\
vfCTOR BALAGUER
asos venturosa via,
so el dia
iir esplendido y sereno
hermandad une los lazos,
ne acojas en tu seno
irrojarme entre tus brazos.
que por encargo del Ayuntamiento es-
la presente obra, se contest6 con la
\ oda:
GOZA k BARCELONA.
ODA
A LA CAPITAL DEL PRINCIPADO EL AYUNTA-
JDAD S. H., CON MOTIVO DE LA INAUGURA-
CARRIL QUE ENLAZA A AMBAS CIUDADES.
indomable, sierpe gigantea
»r los llanos y montanas,
i sangre
i circula en tus entraiias!
iso que, asombrando al mundo,
l canal y aereo puente,
lei monte en los abismos,
la senda te recoges,
la margen del torrente!
roroso que doliente
} lanzas
jspirar de tus volcanes!
cio y drbitro del tiempo,
fantastico y sin nombre,
ieras los Titanes,
bias tu cerviz al hombre!
^Qu^ delito contra el cielo
en la asombrada tierra?
del Averno el ancha boca
Ugiendo en son de guerre,
brantaras en que vives,
evaras en tu aliento,
Dios rudo instrumento?
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LAS CALLBS DE BARCELONA 93
Mas no: no ya del orbe estremecido
Discurren por los dmbitos saiiudas
Fieras in formes que abortara un dfa
La industria de un tirano
Y de un pueblo infeliz la fantasia.
Esa que de los campos soiitarios
Devora la extensi6n, atrds tendiendo
De humo y llamas su densa cabellera,
Es del hombre la amiga,
De la paz y el amor es mensajera.
Esa que fuentes creard al desierto,
Esa que surcos abrird d sus plantas,
Y unird de los mundos los confines,
Y brotard en los pdramos jardines,
Y hard d los hombres abrazarse hermanos,
Esa es aparici6n consoladora:
jSalud, vengas con bien, locomotora!
Cual serpiente del pielago marino,
Surge de las espumas, despedida
De fuerza ignota: cruza en su camino
Del Llobregat y Segre y Cinca airados,
Y del Gdilego y Flumen
Las campinas y fertiles collados;
Y, cual guiada de inspirado numen,
A la margen del Ebro se reposa;
Que en alas del vapor d Augusta llega,
Listado el regio manto d gules barras,
Con la luz del saber sobre su frente
Y en su diestra el tridente,
La insigne reina, la sin par matrona,
La mds bizarra entre las mds bizarras,
La noble, la potente Barcelona.
No se abrieron de Sdlduba las puertas
Nunca d tal huesped; ni ella de su pecho
Subi6 jubilo tan to hasta sus labios,
Ella que d Augusto emperador del mundo
Y al rey Batallador vi6 en su recinto,
Cual hoy que abraza con amor profundo,
Con ese amor que es fuente de la vida,
Cual hoy que, en pos de su comun lamento,
Besa en dulce contento
La boca de su hermana mds querida.
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VfCTOR BALAGUER
Tu, que domaste de la mar la espalda
Al peso de tus naves vencedoras;
Tu, que el pend6n de purpura y de gualda
Clavaste airosa en las almenas moras;
Tu, que del monte Tauro en la honda falda
Temblar hiciste d Grecia y d Turquia;
Tu, que de Italia en el pensil risueno
Y alld en la Libia ardiente
Ganaste tantos lauros d tu frente;
Tu, cuya sangre aun fluye,
Cara al Frances y cara al africano,
Ayer del Bruch vertida en la Jornada,
Hoy de Tetudn en el absorto llano,
Bien es que cinas el laurel divino
Con que premia d los heroes el poeta;
Y si el canto del bardo no compite
Al dulce de tus dulces trovadores,
Toma el amor que d todos alboroza,
Que quien hoy te corona con sus flores.
En nombre de Arag6n, es Zaragoza.
Dichosas hoy las dos, que el firme lazo
Que en bronces ya grabaron los anales
Anudan para siempre: feliz dfa
Que acuerda las hazanas in m or tales
De aquella sacra via
Que en el Pirene rompe
Y corre, harta de sangre, hasta el Oriente,
Y lleva del martirio d la corona
Entre el hierro y el humo que vomitan
Los cafiones de Sdlduba y Gerona.
Ya nunca mds se romperd este nudo;
Ya nunca mas se secard la fuente
De paz y amor y fraternal ventura;
Que si en dfas nefandos alguien pudo,
Asaz con mano dura,
A tf en tus muros mantenerte esclava,
Y aquf romper el c6digo sagrado
Que vida y dignidad d Augusta daba;
Hoy de Espaha en los dmbitos difunde
Su aliento perfumado
La virgen libertad, d cuyo influjo
Revive d nuevo ser cuanto hay creado.
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LAS CALLBS DB BARCELONA 95
Hay trono & la verdad, trono & la ciencia,
Respeto al homhre, de su Dios imagen;
Y sin que haya barreras que le atajen,
Ni nada sea fuerte en su presencia,
Puede volar del lfquido elemento
A la eterea mansi6n el pensamiento.
El rey es hora de su pueblo amigo,
El hombre al hombre hermano:
Las naciones se funden, la paz llega;
No forja ya corazas el villano;
El noble obrero su metal despliega,
Y ti£ndelo paciente en larga via,
Para que, en brazos del vapor, un dfa
Comun & todos sea
Una naci6n, un pueblo y una idea;
Para que himnos levante de su pecho
La que fue de Aragon rica corona,
Al ver que, en lazo estrecho,
A nueva vida y porvenir renacen,
Su mano uniendo, Augusta y Barcelona.
El autor de esta magnifica oda fu6 el poeta aragon€s
D. Jer6nimo Borao, una de las glorias literarias mis le-
gitimas y mis altas del reino de Arag6n.
ARAY (calle den).
Es una travesia que une la plaza de la Veronica con
la calle de Escudillers.
* No hemos hallado otra cosa de particular relativa &
esta calle sino que anteriormente se llamaba^n Bur-
gues, apellido de familia catalana muy comiin. Tam-
bi6n el nombre que hoy lleva parece ser de alguna fa-
milia conocida.
ARCHS (calle dels).
Por medio de ella se comunican directamente la pla-
za Nueva y la de Santa Ana.
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g5 vfCTOR BALAGUER
Dicese que la primera conduction de aguas k Barce-
lona se verified por conducto de un puente que se deno-
min6 de la Moranta, cuyo puente pasaba por el sitio que
hoy ocupa esta calle. Por esto se la titula en memorias
antiguas del Pont de la Moranta. Junto k los arcos co-
rrespondientes k este puente dice Pi y Arim6n que se
levantaron los primeros edificios de esta calle, comen-
zando entonces k darle el vulgo el nombre por el cual
es conocida en la actualidad.
Bofarull (Antonio) hace observar en su Guia Cicerone
que en la casa num. 7 de est£ calle hay una entrada llena
de adornos de escultura, en cuyo centro se descubre una
clave por la que cruzan dos delicados arcos, lo cual, k
juicio del autor citado, proviene sin duda de alguna ca-
pilla que alii existiria en el siglo xiv.
ARENAS (calle de las).
Hay en Barcelona tres calles de este nombre: la pri-
mera parte de la de San Pedro baja para concluir en la
de San Pedro mediana; la segunfla cruza de la de Agu-
llers k la de Cambios nuevos; la tercera estd en los Escu-
dillers, donde empieza, para terminar en la de Aray.
Se dice que las tres llevan el mismo nombre porque
sus primitivas casas se fundaron sobre las arenas de Ja
playa que dejaban las aguas del mar, k medida que iban
retirAndose; pero esta versi6n ofrece alguna duda rela-
tivamente k la primera y k la tercera de estas calles.
ARGENTERS (plaza dels).
De los Plateros, en castellano. Dan. k ella las calles
de Burgues, Fenosa, Malla y Aymerich.
El gremio 6 cofradia de los plateros era uno de los
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LAS CALLES DE BARCELONA 97
m&s antiguos en Barcelona, tanto que Capmany dice
ser antiquisimo y de erecci6n inmemorial. Las prime-
ras noticias que de 61 se tienen alcanzan al ano i3oi.
Hay tambten una calle que se llama de Argenter 6
del Argenter, que comienza en la de San Pedro mediana
y termina en la de San Pedro alia.
Por lo que toca & la calle de la Argenteria, muy cono-
cida, famosa y nombrada en nuestras memorias, habla-
remos de ella mis adelante, ya que es hoy conocida
con el nombre castellano de Plateria.
ARIBVU (calle de).
Se ha puesto 4 esta calle, que ser A otra de las que
fbrmar&n la nueva Barcelona, el nombre de D. Buena-
ventura Carlos Aribau, economista distinguido, poeta
selecto, literato oonsumado, uno de los m&s ilustres va-
rones con que cuentan las letras catalanas en este si-
glo. Es autor de varias obras, y estd considerado como
uno de los primeros, si no el primer regenerador de la
moderna poesia catalana. En 1863, poco despu6s de su
muerte, el consistorio de los Juegos florales, del cual
aquel ano formaba parte el autor de estas lineas, acor-
d6 coronar su oda A la patria, magnifica composici6n
que. serd siempre un monumento de gloria y de orgullo
para las letras catalanas, lo cual se hizo en sesi6n pti-
blica y solemne, celebrada en el historico sal6n de las
Casas consistoriales, por mano de la reina de la fiesta.
He aqui los datos biogrdficos que de este autor he-
mos podido reunir, extractdndolos del Diccionario de
Torres Amat; de un articulo que pocos -dias despu€$ de
su muerte public6 el erudito literato D. Jos6 de Coll y
Vehi, y de unos apuntes necrol6gicos que di6 A luz el
peri6dico La Espaiva:
TOMO 3H0 7
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vfCTOR BALAGUBR
lenaventura Carlos Aribau naci6 en Barcelona
r 99 .
nino comenzo k dar muestras de no vulgar in-
en 1817 public6 un tomito de poesias con el
titulo de Ensayos, que merecieron la honra de
cidas al italiano.
uaci6n de su familia le oblig6 k trabajar para
sntr6 en una casa de comercio.
20, cuando la revoluci6n de aquel aiio, public6
10 que comenzaba Libertad, libertad sacrosanta,
e hizo muy popular.
22 k 1823 fu€ secretario de la Diputaci6n pro-
e L6rida; pero luego, k causa de los aconteci-
politicos que surgieron, hubo de venir k refu-
n Barcelona, donde ondeaba todavia el estan-
la libertad y donde entro k formar parte de la
1 de El Europeo.
uego k ocupar un destino en la secretaria de la
comercio, y en 1826 el marques de Remisa lo
rente de los negocios de su casa en Madrid. A
nor dedic6 entonces su c61ebre oda catalana
via, que recientemente, segtin al principio in-
, ha merecido los honores de la coronaci6n.
1. Madrid uno de los fundadores del peri6dico
hoi y tambten de El Corresponsal.
delante tuvo k su cargo la parte rentistica 6 de
. del periodico La Naci6n, en cuyas columnas
la teoria proteccionista, y durante los aiios de
j y 5o escribi6 notables articulos en La JEs-
ite sus tiltimos anos se habia dedicado Aribau
it casi exclusivamente las cuestiones econ6mi-
i dejado in6dita una obra de hacienda que se
muy importante.
en Barcelona, k donde habia venido para ver
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LAS CALLBS DE BARCELONA 99
si el aire del pais natal restablecia su quebrantada sa-
lud, el 17 de Setiembre de 1862,
ARLET (calle de).
Va desde la calle de la Libreteria k la de Hercules.
Existe un monumento notable en este sitio, que me-
rece llamar la atenci6n de los anticuarios € historiado-
res. Es una ldpida de mdrmol negro, cuadrilonga, em-
potrada en la esquina derecha de esta calle entrando
por la de Hercules, en cuyas dos caras descubiertas hay
una inscripci6n que apenas es hoy legible.
D. Antonio de Bofarull copia esta inscripci6n en su
Guia Cicerone, y dice lo siguiente:
«Se halla este mdrmol, que hace dos caras 6 un &n«
gulo, en la esquina de la casa que f\i€ de D. Bernardo
de Requesens y Montanans y hoy de D. Miguel de
Cruilles, hacia la parte de San Justo. Dicho mdrmol,
que estd sujeto ahora con planchas de hierro, 4 fin de
evitar que el roce de los carros lo deteriore, es una cu-
riosa memoria romana de Lucio Cecilio Optato, de la
tribu Papia 6 Papiria (descendiente acasode Quinto Ce-
cilio 6 de Granio Optato), centuri6n 6 capitdn que fu6
de la legi6n 7.*, nombrada Gemine felice, y de la i5.*,
llamada Apolinar. Despu6s de servir en el ej^rcito tu€
en su patria edil y duunviro y sacerdote de los dioses
y de los emperadores. Al ordenar su testamento Lucio,
dispuso de sus bienes con liberalidad, ordenando, entre
otras cosas, que se entregasen 4 la Reptiblica de Barce-
lona 7.500 monedas 6 talentos, con el objeto de fundar
con ellos ciertos juegos ptiblicos de espectdculo y fiestas
comunes, que se debian celebrar en dicha ciudad el
dia 4 de los idus de Junio, que correspondia k 10 del
mismo. Llamdbanse tales juegos Pugulium 6 Pugilum,
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IOO VfCTOR BALAGUER
que es como si se dijese de las punadas. Mando asimis-
mo Lucio en su testamento, que el dia de la fiesta 6 es-
pectdculo se diese posad^ franca d los que viniesen d
verlo, y aceite para untarse d todos los que quisiesen
banarse y lavarse en bafws publicos, cuyos banos serian
seguramente los llamados banys veils, de que hablarS al
tratar de la calle de su nombre.
t Lucio Cecilio hizoel legado, con condici6n de que
si sus libertos, 6 los hijos de ellos, 6 los hijos de sus li-
bertas llegasen d tener honra de Sevirato, gozasen la
honra sin el trabajo del oficio, y que haciendo lo con-
trario el legado fuese perdido y pasado d la ciudad de
Tarragona con las mismas condiciones.
» Vese, pues, sin dificultad que la inscripci6n del mdr-
mol indicado es la clausula del testamento de Lucio Ce-
cilio, pareciendo, segun la figura de la piedra, que ser-
viria de pedestal & la estatua de aqu61.»
Antiguamente se Ham6 esta calle den Magarola, que
es el apellido de una noble familia catalana.
AROLAS (calle den).
Tom6 el nombre del apellido Arolas, que es de fami-
lia catalana. Atraviesa de la calle de la Boqiieria k la de
Fernando VII, y antiguamente se llam6 primero dm
Spereneu y despu^s den Mayans.
Es una calle hoy muy solitaria y triste, que en otros
tiempos debi6 serlo mucho mis todavia.
En 1 5 20 tenia salida d esta calle por medio de una
reja el jardin de la casa en que habitaba el ciudadano
Juan de Gualbes, conceller segundo que fu6 durante el
ano consular de i5i9 d 1520, y esta circunstancia nos
trae d la memoria un hecho que hemos leido en raa-
nuscritos de nuestro archivo municipal, y merece ser
referido.
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LAS CALLBS DE BARCELONA IOI
Tenia Juan de Gualbes, cuando era conceller, una
hermosa y arrogante hija de diez y ocho anos, cuyo
nombre callan los papeles antiguos, pero acerca de cuya
belleza se deshacen en elogios. Debia ser la niiia algo
coqueta, cualidad que ha distinguido 4 las mujeres de
todos los tiempos, pues es fama que, gracias 4 la citada
reja, tenia frecuentes y nocturnas entrevistas con un
gallardo doncel, de cuyo nombre y clase no estaria sin
duda la nina bien informada.
Cierta noche de Julio de i520, 4 hora ya bastante
adelantada, penetraban en la calls, que entonces no se
denominaba den Arolas, tres hombres encubiertos, los
cuales, acerc4ndose 4 la reja del jardin, comenzaron 4
forzarla con los instrumentos que al efecto trajeran pre-
venidos. Su intento era abrir paso 4 la hija del conce-
ller, que debia fugarse aquella noche con su amante.
Hubieron sin duda de hacer mis ruido del que desea-
ban para for^ar la reja, y esto hizo que fuesen descu-
biertos, alarmdndose la vecindad, y comenzando 4 re-
sonar en los aires el terrible grito de /Via fora Uadres!
Consiguieron poner pies en polvorosa sin lograr su ob-
jeto; pero no se le ocult6 ciertamente k Juan de Gual-
bes, por noticias ya anteriormente adquiridas, que m£s
apariencia tenian aquellos desconocidos de ladrones de
honra que de ladrones de dinero, por lo cual decidi6
hacer variar de domicilio 4 su hija, llevdndosela 4 una
casa murada que poseia en el vecino pueblo de Sarri4.
Menos segura atin estuvo alii la nina, que no hay
nunca cerrojos bastante fuertes ni muros bastante altos
para guardar 4 la mujer que no sabe ser con su hones -
tidad candado de su virtud, y con su recato, muro de
su honra. Ingeni6se la cautiva hermosura para hacer
saber 4 su amante el sitio donde la tenian en cautive-
rio, y el 4 de Agosto de i520, en mitad del dia y 4 la
luz del sol, penetraba el gallardo doncel en la casa mu-
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102 vfCTOR BALAGUER
rada del conceller, al frente de una partida armada, lle-
vdndose consigo k la hermosa y desapareciendo con ella.
Fuera de si el irritado padre al tener noticia del he-
cho, acudi6 al sabio Consejo de Ciento para pedirle
justicia y venganza, manifestdndole c6mo, k su enten-
der, no podia ser otro el raptor de su hija que un don-
cel de noble linaje, llamado Gaspar Burgu6s de Sant
Climent, mozo de liviana conducta que, sin embargo
de estar tonsurado y ser cterigo, vestia como caballero
y era generalmente conocido por sus lances de guerra y
sus travesuras de anjores. Por recelo de este joven se
habia visto obligado Gualbes k guardar k su hija.
El Consejo de Ciento tom6 k pecho la venganza del
enojado padre. Mand6 pregonar la cabeza del raptor,
ofreciendo 3oo florines k quien se apoderase de 61, y
dispuso que salieseel veguer en su busca con 200 hom-
bres. No tard6 en dar el somat&i con la suelta pareja.
La hija de Gualbes fu6 devuelta k su familia, siendo en*
viada k un convento, donde pas6 el resto de sus dias;
en cuanto al de Sant Climent, reclam6 el privilegio de
ser cterigo y hubo de entregdrsele al tribunal eclesids-
tico.
No nos ha sido dado averiguar lo que fu6 del Sant
Climent; pero vista la en^rgica actitud tomada por el
Consejo, es de creer que hubieron de quedar satisfechas
la moral y la vindicta ptiblicas.
ARREPENTIDAS (caUe de las). ■
Es un callej6n que cruza de la calle de San Pablo &
la de la UniSn, y luego, pasando k la otra acera de esta
calle, sigue un trecho sin salida.
Antiguamente se denomin6 travcsia de las Huerias
primero, y luego de las Tapias, por las grandes huertas
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LAS CALLES DE BARCELONA IO3
rodeadas de tapias que formaban el que hoy es uno de
los barrios mds populosos y habitados de nuestra ciu-
dad. El nombre que actualmente conserva, lo adquiri6
por los anos de 1699, cuando en la calle de San Pablo,
y lindando con este callej6n, se edific6 un convento
para las Hijas arrepentidas de Santa Magdalena, religio-
sas de la orden de San Agustin, donde eran recogidas
las mujeres de malas costumbres que se apartaban de su
desordenada vida para dedicar el resto de ella k la ora-
ci6n y k la penitencia.
Hoy no existe ya este convento, que fu6 demolido
despu6s de los acontecimientos de i835, habiendo sido
vendido el terreno y edificddose en €1 las varias casas
que dan k la calle de la Union y San Pablo, pero la
calle contigua prosigue llevando su nombre.
ARRIEROS (plaza de los).
Dan entrada k esta plaza las calles del Hostal del Sol,
Pom <Tor y Jupi, y tom6 su nombre de los arrieros que
moraban en ella.
Esta plaza tiene para nosotros un recuerdo doloroso.
En ella estd la casa donde naci6 y vivi6 el Sr. D. Jos6
Sol y Padris, distinguido poeta cataldn, literato muy
entendido, selecto economista y diputado k Cortes que
fu6 en varias legislaturas por el distrito de Granollers y
Sabadell. En uno de esos dias de fiebre porque ha te-
nido que pasar k veces nuestro pais, el dia 2 de Julio
de i855 — fecha tambfen, por otra parte, de amarga re-
cordaci6n para el autor de estas lineas, — Sol y Padris
dej6 de existir dmanos de un oscuro € ignorado asesi-
no, siendo bianco de un arma homicida, impulsada tal
vez por iras muy ajenas al interns del brazo que la es-
grimia. Asi hubo de sucumbir, victima de un incalifi-
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I(>4 vfCTOR BALAGUER
cable motin de obreros, aquel hombre que tanto se ha-
bia desvelado por la industria y por los obreros catala-
nes; aqu61 que decia en una de sus composiciones po6-
ticas escritas en la lengua del pais:
Lo temps d'herdicas empresas
Per Catalunya ha pas sat,
Y s'ha must i gat la gloria
De sas armas en la mar.
No escull los turons mes forts
Per alsar cast el Is feudal s;
Sino en los vails per sas fdbricas
Busca de Vaigua Us saltants.
Si aqueixa industria que adora
Atacar algun osds,
Del almugavar las armas
Tornarian % d brillar, .
Y '/ crit de desperta ferro!
Per cent mil bocas llansat.
Las mes fortas y alt as torres
Faria bambolejar.
(Ha pasado para Cataluna el tiempo de las her6icas
empresas, y se ha marchitado la gloria alcanzada por
sus armas en los mares. No escoge hoy los picos mds
fuertes para levantar castillos feudales, sino que busca
los saltos de agua en los valles para sus fdbricas. — Si
atacar osare alguno esa industria que adora, volverian
& lucir las armas del almogavar, y el grito de jDespier-
tate, hierro! lanzado por cien mil bocas, haria bambolear
las torres mds altas y mis fuertes.)
Sol y Padris naci6 en Barcelona el 3 de Junio de
1816, hijo de honrados menestrales, y supocon sus es-
tudios, su laboriosidad y su talento adquirirse un puesto
seiialado en la sociedad. En 1839 se gradu6 de aboga-
do, y sin abandonar los asuntos de su bufete se dedic6
& escribir algunos articulos literarios y varias poesias,
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LAS CALLES DE BARCELONA IO5
que fueron viendo sucesivamente la luz en las columnas
de La Corona, de La Verdad y del Diario de Barcelona.
Protegido por el ilustre escritor D. Carlos Buena-
ventura Aribau, su pariente y amigo, pas6 d Madrid
por los aiios de 1843, y en las columnas de El Corres-
ponsal, El Correo y El Espanol hall6 mds vasto campo
en que poder desplegar su numen literario y sus obser-
vaciones politicas y econ6micas, & cuyos estudios habia
siempre tenido inclinaci6n.
Alternando con sus tareas periodisticas y con las li-
geras poesias, que sin pretension alguna solia dedicar £
sus amigos, desempeii6 Sol, en el ano de 1846, un tra-
bajo que revela al erudito y al hombre celoso por las
glorias de su pais natal: anot6 los Origenes del teatro
espanol escritos por D. Leandro Fernandez de Moratin,
y publicado en el tomo segundo de l&Biblioteca de Auto-
res espanoles. Su objeto fu6 demostrar, contra la opini6n
del padre de la comedia moderna, que los trovadores
provenzales 6 lemosines, no s61o cultivaron el arte
dramdtico, sino que tal vez fueron los introductores de
fl en Castilla; y cita las antiquisimas tensons 6 controver-
sias dialogadas; la pardbola de las Virgenes prudentes
y las Virgenes locas, mixta de latin y provenzal, escrita
en el siglo xi; recuerda los Misterios representados en la
catedral de Gerona; el Mascaron, de letra del siglo xin 6
principios del xiv; las Representaciones que mucho antes
de este siglo se efectuaban en las procesiones del Cor-
pus, y otras fiestas dramdticas celebradas posteriormen-
te y con aparato esc6nico en la corte de los reyes de
Arag6n.
Por aquel mismo ano de 1846 volvi6 d Barcelona, y
vi6sele entonces abandonar casi por completo las letras
para consagrarse especialmente 4 los estudios econ6-
micos y 4 la defensa de los intereses industriales de
Cataluna. Desempen6 aqui varios cargos honorificos,
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106 vfCTOR BALAGUBR
en que di6 pruebas relevantes de su activo celo y de su
buen talento, y su nombre figuraba siempre el primero
entre los comisionados que los industriales enviaban k
Madrid cuando se trataba de cuestiones arancelarias.
Sus escritos, sus gestiones, sus debates dieron muy
fuerte apoyo k la justa causa de la producci6n nacional,
y k sus acertados esfuerzos fueron muy principalmente
debidas las reales 6rdenes de 1847 y de i85i, por las
cuales bien puede decirse que se salv6 la industria la-
nera.
Elegido diputado k Cortes por los esfuerzos que hi-
cieron los fabricantes de Sabadell en este distrito, fu6 k
sentarse en los escanos del Congreso, y se di6 k cono-
cer en la legislatura de i85i como orador politico con
un brillante discurso en que, celoso defensor de los fue-
ros y prerrogativas de las Cortes, manifest6 y probo
que el Concofdato, aunque celebrado en virtud de auto-
rizaci6n condicional otorgada al gobierno, debia ser
examinado por las Cortes antes de pasar k ser ley defi-
nitiva.
Otros discursos notables pronunci6 tambi&i Sol y Pa-
dris, y cerradas aquellas Cortes fu6 reelegido en 1853;
pero apenas le permiti6 tomar posesi6n de su cargo la
instabilidad parlamentaria.
Vino la revoluci6n del 54 y fii6 nombrado vocal de Ja
Junta de gobierno establecida en esta ciudad durante
los acontecimientos memorables de aquel ano.
No volvi6 d ser elegido diputado, pues sus ideas poli-
ticas se apartaban algo de las en aquella revolucion
triunfantes; pero en Abril de i855 presidia la comisi6n
que fu6 k Madrid k gestionar sobre aranceles, y poco
despuls ocupaba tambi^n la presidencia de la Junta de
fdbricas de Cataluiia. En esta 6poca Sol, querienda
identificar sus intereses con los de la industria, por ^1
siempre tan calurosamente defendida, ingres6 en la
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LAS CALLES DE BARCELONA IO7
Junta de gobierno de una sociedad anonima fabril,
aceptando el cargo de presidente de la misma y el ca-
Tdcter de director de la grandiosa febrica de panas que
tenia el Sr. D. Juan Giiell en el inmediato pueblo de
Sans.
En este puesto le sorprendi6 la muerte. El 2 de Julio
de aquel mismo aiio de i855 tuvo lugar una conmoci6n
de trabajadores. En distintos puntos y en todas las f&-
bricas & un tiempo dejaron aquel dia Sus trabajos los
obreros, obedeciendo & una consigna dada de antema-
no, bajo el pretexto de que se querian prohibir sus aso-
ciaciones y tambfen con el de pretender que se nom-
brase un jurado para intervenir en las cuestiones de
obreros y fabricantes. Luego se vi6 que aquel movi-
miento de trabajadores habia coincidido con la entrada
en Cataluna de algunos antiguos jefes del carlismo, los
cuales sonaban aun con el triunfo de sus ideas. En aque-
Ua ocasi6n los obreros catalanes fueron sin saberlo ins-
trumento de los absolutistas.
Sol y Padris fu6 victima de este movimiento. Se ha-
llaba en el despacho de la fdbrica de Giiell, en Sans,
cuando se amotinaron los obreros de esta fdbrica, en-
trando un grupo de ellos tumultuosamente en el des-
pacho. y disparando un pistoletazo que dej6 caddver al
desdichado Sol en el instante de levantarse para ver lo
que sucedia y tratar de poner orden.
Muri6 Sol y Padris & la edad de treinta y nueve aiios.
ASES (calle dels).
Tiene su entrada por la de la Espaseria y su salida
por la de las Datnas.
Ignorartios por qu6 motivo tom6 esta calle el nom-
bre ridiculo que hoy lleva, abandonando el de Estanyers,
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VICTOR BALAGUBR
vaba antes, & causa de los artesanos estaheros do-
dos en ella.
ASSAHONADORS (calle dels).
l calle, que comienza en la plazuda de Marcus
& term in ar en la de Taniaraniana, conserva el
e del oficio que tenian sus habitantes los assaho-
6 sean los. zurradores depieles.
un gremio antiquisimo que tenia recopilados en
5 consular todos los estatutos concernientes al fo-
y regimen del arte desde el ano i3ii, en que se
oticia de su primera ordenanza.
ficio de zurradores corri6 parejas con el de los cur-
r asi en la antigiiedad como en las providencias
reglamentos € importancia del arte, pues venia &
l profesion auxiliar del ejercicio de la teneria y
1 complemento del arte de curtidor. Uno de los
principales de la industria comerciable en nuestro
6 el adobo y preparaci6n de los cueros en que tra-
i los curtidores, zurradores, guanteros, pergami-
r aluderos, de quienes muy bien dice Capmany
nentaron por muchos siglos un ramo muy activo
tco, probando la importancia de aquellas manu-
s la vigilancia y frecuencia de las providencias
pales.
ATALLFO (calle de).
nca esta calle de la de Templarios para ir & morir
e Gignds.
ombre que lleva es moderno. Se lo di6 el Ayun-
to de 1 835 en conmemoraci6n del primer rey vi-
que ocup6 d Barcelona y estableci6 su corte en
idad.
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LAS CALLES DE BARCELONA IO9
He aqui las noticias que de Ataulfo se tienen:
Cuando muri6 Alarico despuSs de haberse apoderado
de Roma, sucedi61e en la jefatura 6 solio de los godos
su pariente Ataulfo, que estaba perdidamente enamora-
do de Placidia, hermana del emperador romano Hono-
rio, k la cual habia hecho prisionera en Roma. Pronto
la esclava debia hacer esclavo k su Vencedor. Por amor
hacia ella concluy6 Ataulfo un tratado de alianza con
Honorio, segtin el cual 6ste, con la mano de Placidia,
le hacia cesi6n de una parte de la Galia narbonense
allende el Pirineo y de la Tarraconense k esta parte. De
todo hubiera podido el godo vencedor apoderarse por de-
recho de conquista, pero estim6 mis adquirirlo como
prenda de amor con la mano de su amada.
Concluido este tratado, Ataulfo evacu6 la Italia, tras-
mont6 los Alpes y condujo k los godos k la Galia narbo-
nense, en cuya capital, Narbona, se despos6 con Placi-
dia, celebrando sus bodas k la usanza romana. Termi-
nadas €stas, pas6 los Pirineos y se vino k Barcelona, k
la cual convirti6 en corte y capital de sus estados, co-
menzando entonces k adquirir esta ciudad la importan-
cia de que ya no se despoja, y que fu6, por el contrario,
aumentando de dia en dia.
Poco despu€s de haber restablecido Ataulfo la sede de
su imperio en Barcelona, las legiones de Constancio,
general de Honorio, se adelantaron contra la Galia nar-
bonense. Constancio, seglin de antiguas historiasse des-
prende, habia sido amante correspondido de Placicia y
aspiraba k su mano. Rival de Ataulfo, no pudo ver con
calma que la mujer k quien tanto habia amado, de la
cual estaba aun locamente apasiohado, pasase k los bra-
zos de otro esposo, que se la robaba k su amor y tam-
bi6n k su ambici6n. Por esto, encargado del mando de
las tropas de la Galia, se neg6 k acatar la voluntad de
Ataulfo, seglin Honorio se lo impusiera, y en vez de
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110 VICTOR BALAGUER
idir homenaje 4 ,su nuevo senor, levant6 pendones
itra 61 y le declar6 la guerra. Apeteciala Constancio
r dos motivos, no s61o porque veia con disgusto la
anza de Honorio con los asoladores de Roma, sino
nbten porque esperanzaba con la victoria sacar 4 Pla-
lia del poder del caudillo godo.
Los deseos de Constancio quedaron en parte cumpli-
s. Los visigodos, que asi fueron llamados los que en
:os nuestros paises se establecieron, despu^s de diver-
s batallas en que la suerte de las armas les fu6 contra-
,, tuvieron que abandonar la Galia narbonense y re-
arse 4 Cataluna, donde se agruparon junto al solio de
aulfo.
Este, segun ya en otra obra hemos dicho, prendido
los lazos del amor que habia sabido inspirarle Placi-
l, ni de su reino se cuidab'a apenas ni de sus propios
mtos. Un dia habia podido vivir para la guerra: en-
lces s61o vivia para el amor. Barcelona habia sido
ivertida por 61 en un lugar de encantos y delicias, y
esta ciudad di6 4 luz Placidia un nino, 4 quien
aulfo puso nombre romano, Ham4ndole Teodosio en
jmoria del padre de su esposa.
Mientras tanto, si el rey 6 caudillo vivia del amor, el
eblo, que no sabia y no podia vivir m4s que de la
erra, comenz6 4 murmurar contra la indolencia y la
)licie que de su jefe se habia apoderado. Los godos,
nte indomita y turbulenta por naturaleza, amaban
icho las armas, con las cuales en tiempos pasados se
bian hecho respetar y temer. Asi es que vtendose ex-
lidos de Roma por un tratado, y de la Galia narbo-
nse por una derrota; vfendose reducidos 4 vivir en un
tc6n de Cataluna, pues realmente parece que no eran
enos m4s que de Barcelona hasta el Pirineo, por la
rte de la costa, intern4ndose poco su dominio; te-
mdo fresca a6n la memoria de las injurias y viva la
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LAS CALLBS DB BARCELONA
llaga del dolor, dieron en criticar & su rey que ]
abandonado la Italia y perdido la Galia, sacrifi(
dos reinos al amor de una mujer.
De estas murmuraciones vino d formarse un pg
contra Ataulfo, al frente del cual, segtin parece, s<
so Sigerico, caudillo godo, hombre audaz, resi
violento, gran partidario de la guerra y enemigo d
rado de los romanos. Trat6se de quitar la vida al
lente Ataulfo, y se valieron, como instrumento, <
enano 6 buf6n de quien solia hacer el caudillo
gran donaire y burla por su menguada estatura.
nulfo, que asi se llamaba el enano, entr6 en el pi
los conjurados, se avino & desempenar el papel de
sino, y un dia, aprovechando cierta oportuna oca
cosi6 al rey d punaladas. Otros refieren el hecho d
rias maneras. Suponen unos que quien mando ma
Ataulfo fu6 el general Constancio por celos de Pig
y ambicion de mando; algunos dicen que su ma
fu6 el mismo Sigerico; otros, finalmente, afirmar
muri6 & manos de un criado llamado Dubbio 6 Do
cuyo primer amo habia hecho ajusticiar el caudill
do en tiempos anteriores.
De todos modos, lo cierto es que Ataulfo murio
sinado en Barcelona, sucedfendole en el poder Sige
el cual no tard6 mucho en caer victima tambi&i c
punal asesino, como su antecesor.
AUCELLS (calle dels).
Calle de los pdjaros en castellano. Su entradaes
la del Rech condal y su salida en la de Cortittas.
Parece existir la tradici6n de que en tiempos anti
habia al fin de esta calle un huerto delicioso, llei
frondosos drboles, cuyo espeso ramaje servia de ai
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112 V/CTOR BALAGUER
verdaderas nubes de pdjaros, los cuales alegraban con
sus cantos k los transeuntes y k los que iban k solazar-
se paseando por aquel ameno sitio. Eran en tal nume-
ro los pdjaros que alii se recogian, que el vulgo di6 en
llamar k aquella huerta la Jwrta dels aucells.
De esto provino sin duda el nombre de la calle.
AUSIAS MARCH (calle de).
Serd otra de las calles de la nueva Barcelona.
Se le ha dado este nombre en memoria del c&ebre
poeta cataldn Ausias March, del cual vamos k dar aqui
las pocas noticias que hemos podido recoger.
Mucho se ha escrito y registrado para averiguar la
verdadera patria de este famoso poeta, citdndole unos
como hijo de Valencia y otros de Cataluna; pero ya no
cabe la menor duda que fu6 valenciano de nacimiento,
aunque de familia catalana. Se le llama, sin embargo,
poeta cataldn, y se hace bien en llamarle asi, y asi de-
be llamdrsele, porque escribi6 en lengua catalana sus
obras y vi6 la luz del dia en tierras que formaban parte
de la naci6n catalana. Poetas espanoles son llamados
hoy todos los que escriben en castellano, sean andalu-
ces, aragoneses, vascos, navarros, gallegos 6 catalanes.
En cataldn compuso Ausias March sus admirables can-
tos, y gloria es de Cataluna la suya.
Fu6 hijo nuestro poeta de mos£n Pedro March, no-
ble caballero, seiior de Beniarj6 y Pardines, tesorero
que fu6 del duque de Gandia, y de Dona Leonor Ripoll.
Ign6rase el ano de su nacimiento, pero es muy fdcil
deducirlo.
En primer lugar, existe el testamento de su padre
hecho en Jdtiva k 22 de Diciembre de 1413, en cuyo
testamento Pedro March nombra por hijo k Ausias, de
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RCE
na
;m
un
5 es
lori
* hi
[tiei
ire,
Fu6
>rel
uuiidL juana jcsuurna; pcro en ningi
tener sin duda sucesi6n, pues por
otorg6 a 4 de Noviembre de 1458, s
su heredero a D. Jofre de Blanes, s
La mujer para quien escribi6 sus
rados cantos de amor, y a cuya mem
sus sentidos cantos de tnuerte, era,
hermosa dama de Valencia llamads
Se tiene noticia xie que Ausias A
como diputado en las Cortes celebn
Valencia.
Diego de Fuentes y Escolano le 11
do, pero se ignora en qu6 Juegos fl<
tamen portico de Valencia 6 Barce!
el premio que le di6 derecho a ser 1
Fu6 amigo y valido del desventui
na, por cuya causa tantos esfuerzos
ron los catalanes, y, segiin parece,
cipe de Castillo en castillo, cuando
sion por su padre el rey D. Juan II
luntariamente en su companero de
fortunio.
Tales son los pocos datos biogral
dido recoger de este poeta, a quien
el marques de Santillana llama gra\
TOMO XXI
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*^n
114 VfCTOR BALAGUER
elevado espiritu, y & quien antiguos y modemos escrito-
res han tributado grandes y merecidos elogios, apelli-
dandole muy acertadamente el Petrarca Catalan.
Fu£, en efecto, un poeta de primer orden. Todos sus
cantos rebosan sentimiento y genio, y estari esmaltados
de grandes bellezas de detalle, con valentia en el pensa-
miento, con armonia y expresi6n sintetica en la frase.
Qui no es trist de mos dictats no cur*.
(Quien no est6 triste, no me lea.) Con este verso, que
vale tanto como el Lasciate ogni sperdnza, del Dante, co-
mienza Ausias March sus tiernisimos cantos de amor,
mostrandose profundamente apasionado de una dama,
a la que s61o nombra una vez llamandola Teresa, pues
casi siempre se dirige d ella dandole el titulo de lirio
entre cardos. Ausias vi6 por primera vez a su amada, lo
mismoque el Petrarca, un dia de Viernes santo. Asi lo
dice en estos cuatro versos:
Amor, amor, lo jorn que /' Innocent
Per be de tots fon posat en lo pal,
Vos me/eris, car jo 'm guardava mal
Pensant que '/ jorn me for a defenent.
(Amor, amor, el dia que el Inocente para bien de to-
dos fu6 clavado en cruz, vos me heristeis, que mal me
guardaba yo pensando que la santidad del dia me de-
fenderia.)
Una vez dice en un arranque de sublime melancolia;
Jo som malalt tenint lo cos tot sa.
(Enfermo estoy teniendo el cuerpo sano.)
Y & poco aiiade con una fuerza de expresi6n y senti-
miento que no desdenaria el mismo Dante:
Jo som aquell que en lo temps de tempest a,
Cuant las mes gents festej en prop los/ochs
Y puch haver ab ells los propis jochs,
Vaig sobre neu, descalf, ab nua testa.
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?£TO
6 vfCTOR BAIAGUBR
o falleci6 su amada, c6mo murio abrazada con €1,
seguida habla con su espiritu:
Tu, esperit, si res no ten defen,
Romp lo costum que dels morts es comu;
Torn* en lo mon e? mostram que es de tu.
Lo teu sguart nom donard spavent.
)h tti, espiritu, si nada te lo prohibe, rompe el suda-
que es la vestidura de los muertos; vuelve al mun-
mu&trame lo que es de ti. No me ha de espantar
cierto tu mirada.)
usias March goz6 de grande popularidad, como lo
uestran las varias ediciones de sus obras, hechas en
po en que se leia poco y eran aves raras los lecto-
Cuatro veces se imprimieron sus poesias en el si-
svi, y es fama que, traducidas en castellano, eran
ls & Felipe II, cuando mozo, por su tutor y maes-
;1 obispo de Osma.
icteronse estas ediciones el ano 1543 en Barcelona,
545 en la misma ciudad, el i555 en Valladolid y
vez en Barcelona el i56o.
ecientemente, en el ano de 1864, se ha dado & la
mpa una nueva edici6n completa de las obras de
autor por el aplicado escritor cataldn D. Ftancis-
'elayo Briz, quien ha prestado con ello un gran
icio & las letras patrjas.
a calle del ensanche, que ha de llevar el nombre de
cSlebre poeta, comenzard en la de Marina 6 ir& &
linar en la de Ronda.
AURORA (calle de la).
s una calle moderna, situada en el barrio industrial
Barcelona, rodeada de fabricas, cuya entrada es por
5 Carretas y su salida por la de Amalia.
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VfCTOR BALAGUER
le Fernando VII, cruza luego la plaza de
va k terminar en los Escudillers.
smpo Hev6 los nombres de las Calderas ve-
\ den Aldd. En nuestros tiempos, durante
odo, fu£ llamada del 18 de Julio, para re-
un hecho patri6tico; pero no tard6 en re-
tnbre anterior.
>eta catalin antiguo que se llama Avinyo.
rdan algunas poesias en el Cancionero de
cuales publica muestra el Sr. Torres Amat
wrio de Autores catalanes, con referenda a
tos de Tasfu.
a to biogrdfico se tiene de este poeta, y ni
;abe k punto fijo la Spoca en que floreci6.
no Diccionario se cita k otro Avinyo llama-
se dice vivi6 en 1400 y fu£ autor de una
ataluna.
AYHERICH (caBe den).
>re de familia catalana. Comienza esta ca-
iteria y va 4 desembocar en la plaza dels
►s anteriores se llam6 de San Francesch.
n varios escritores catalanes de ese ape-
»s dos principales son Fr. Nicolas Aymerich,
n i3gg, habiendo sido inquisidor general
reinos de Arag6n, autor de muchas obras
de filosofia y religi6n, que formando once
menes existian en el convento de Predica-
*ona; y Fr. Mateo Aymerich, jusuita, que
rrara el aiio 1799, dejando tambten escri-
\ importantes obras.
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r«-v ..
LAS CALLBS DE BARCELONA
B
BACARDI' (pasaje de).
Es un hermoso pasaje que enlaza la
Plaza Real. Tiene elegantes tiendas, es ]
trdnsito y concurrencia, y de noche se c
de las dos esbeltas rejas de hierro que
tremos.
Por ser toda aqu^lla manzana de cas*
del Sr. Bacardi y haber gste mandado
cuando recientemente se construyeron
para completar la Plaza Real, se le di
su opulento propietario.
BAILEN(callede).
Otra de las del ensanche que, comen;
de Ronddy iri & parar hasta los limites <
dad, lateral al paseo de San Juan.
Se le ha dado este nombre en memoi
batalla de Bail&i, en tiempo de la guerr;
dencia. .
Sabido es c6mo los franceses & princif
se apoderaron por engano de muchas pi;
entrando en ellas como amigos para luc
duenos. A los gritos de Independencia y
el pueblo tom6 las armas, brotaron h£rc
tes, se improvisaron ejgrcitos, y comen
morable guerra en que las tropas de Nap
ser vencidas.
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:7 ra^l
VfCTOR BALAGUER
iechos memorables de esta guerra fu6 la
€n en Julio de 1808, que produjo la liber-
obligando & salir de ella al rey intruso,
al francos y humillando su orgullo.
1a poblaci6n situada en el camino real
: Madrid k Sevilla, y eran ya famosos sus
en ellos, el 16 de Julio de 1212, habia
famosa batalla de las Navas de Tolosa,
jyes de Arag6n, Castilla y Navarra des-
n ejSrcito sarraceno del miramamolin Ja-
t. El mismo dia 16 de Julio, en 1808, y
ionde habia tenido lugar aquella celebre
16 el general espanol Reding la acci6n
francesas que estaban bajo las ordenes
victoria coron6 los esfuerzos de las tro-
y la action siguio en los siguientes dias,
si sola, sino varias las batallas que suce-
jron lugar, habiendo empezado ya el 14
s.
iperse el fuego habian celebrado conse-
; generates espaiioles en Porcuna el n de
lo el plan de ataque conforme al cual
[irigirse sobre Bail6n, sostenido por el
mpigny, y al mismo tiempo el general
cito de Andalucia, D. Francisco Javier
arse encargado de avanzar con latercera
serva, y atacar de frente al enemigo, cu-
tio debia ser molestado por D. Juan de
tropas ligeras y cuerpos francos.
:ito que Castanos habia podido organizar
lados casi todos andaluces, bisonos, alis-
amente. £1 ej^rcito francos pasaba de
s.
ir que quien gan6 la Jornada de Bail6n
teding por su arrojo y bravura. Su divi-
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LAS CALLES DE BARCELO
si6n iu€ la que entr6 toda en combate
todo el peso de la lucha.
Vi6ndose perdido el general franci
en parlamento y firm6 una capitulaci<
general en jefe de las fuerzas espanoh
las tropas francesas quedaban considei
neras de guerra, debiendo rendir las a
4 la condici6n de tales. Firmaron h
Andiijar el 22 de Junio D. Francisco
y el conde de Tilly por los espanoles,
franceses los generates Marescot y CI
efecto la capitulaci6n en el modo y :
rindiendo sus armas una djvisi6n fran
del campo y entregando la otra en E
dguilas, caballos y artilleria
£1 general Castanos obtuvo el tit
Bail6n, y dos regimientos del ej^rcito
infanteria y otro de caballeria, tomai
(V. calle de Castanos.)
BAJO MURALLA (calle d
Es una larga calle que, costeando h
comienza en la plaza de San Sebastidn
car en la Rambla, frente & Atarazanas
pasan m&s que los carros cargados d
otros g^neros que van y vienen del pu
En un tercer piso de una casa antig
esta calle, se ve, sobre un pequeno
adornos g6ticos, un busto de relieve. Pi
ralla se puede observar perfectamente
ha dicho y supuesto ser el del inmorte
vantes Saavedra, autor del Don Qui
tradicion, y con visos de verosimilituc
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rzW^M
122 VfCTOR BALAGUER
habit6 en esa casa todas 6 alguna de las varias veces
que estuvo en Barcelona, de cuya capital estaba pren-
dado, £ juzgar por los elogios que le tributa en el Qui-
jote y en otras obras suyas. Pero si parece ser fundada
la tradici6n de haber habitado Cervantes en la casa de
que hablamos, no lo es tanto la que supone ser el su-
yo el busto de que se trata, comparando la 6poca en que
hubo de construirse dicho balc6n con la en que comen-
zaron & levantarse memorias al muy acertadamente ape-
llidado «principe de los ingenios castellanos. »
Otro recuerdo existe en esta calle, del cual no pode-
mos dejar de hacer menci6n. Es una l&pida que hay en
la fachada de la antigua casa de la familia Gloria, en-
tre el primero.y segundo piso, y asi dice la inscription
que estd grabada en ella con caracteres g6tico-lemo-
sines:
Disafite d XX. de seiembre de lany MCCCCLXXVII
f6 principiat lo Port de la Ciutat de Barcelona, restuant
e present lo molt alt e molt excellent senyor D. Joan, per
la gracia de Deu y rey d'Arag6. Stant Concellers Mossen
Luis Setanti, Baltasar de Gualbes, Bernat Pigen, Joan
Fogassot, notari, e Francesch Coco, hortold.
Como se've, hace referencia esta ldpida al acto solem-
ne de la colocaci6n de la primera piedra para la fabrica
del muelle 6 puerto de Barcelona, del cual hablaremos
mds adelante. (V. calle Nacional.)
BALMES (calle de).
Seri otra de las del ensanche. Lateral & la rambla de
Isabel II, y en la misma direcci6n, ird desde la calle de
Ronda hasta Gracia, cruzada por las calles de Corcega,
Rosellon, Provenza, Mallorca, Valencia, Aragdn, Consejo
de Ciento, Diputacion y Cortes.
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r
LAS CALLES DE BARCELONA
£1 nombre que Uevard es ya ilustre en la hist
las letras catalanas.
El catalin Dr. D. Jaime Balmes, hijo de Vicl
sidstico, es conocido como fil6sofo eminente en
orbe literario. Es una de las mis altas y legitim
rias literarias de Cataluna. Muri6 hace pocos a
por suscrici6n nacional se le levant6 un monumi
Vich. La estatua de mirmol del difunto, que se z
bre el pante6n de €ste, es obra del artista Sr. Be
Son de todos bien conocidos los datos biogr&fi
ilustre Balmes, y por lo mismo no los repetiremc
bueno serd dar una ligera idea de la solemne fie
vico-religiosa con que el dia 4 de Julio de este
i865 se celebr6 en la ciudad de Vich la trasla<
sus cenizas. El pante6n de Balmes, levantado e
menterio de aquella ciudad, amenazaba ruina, 3
cidi6 por lo mismo derribarlo para de nuevo vol
levantar con m£s solidez en el claustro de la Cs
Para la ceremonia de la traslacion de las ceni;
ron invitadas las principales corporaciones popt
literarias de Cataluna, y daremos una resena de
Ha fiesta, bajo muchos conceptos notable, copia
principales pdrrafos de la que en su ntimero del
6 de Julio de i865 public6 el peri6dico de Vich t
El Eco de la Hontana.
Dicen asi:
• Hoy tomamos la plumacon placer, con entus
con orgullo al resenar un acontecimiento que i
6poca en los fastos de nuestra historia patria. £
de Julio ha sido el verdadero dia del triunfo par
tro querido Balmes, ha sido el dia de gloria para
dad que tuvo la inmensa dicha de verle nacer 3
en su seno.
•Debemos empezar por resenar la academia
la noche del 3 celebr6 el Circulo literario, dedic
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VfCTOR BALAGUER
.mente & la conmemoraci6n de su protector Bal-
11 salon de sesiones, severamente decorado con
ito del gran fil6sofo del siglo y con los bustos de
ts c&ebres escritores espanoles, presentaba un
> imponente, lleno como estaba de personas de
ategorias en la administraci6n y en las ciencias.
itoridades locales; la Diputaci6n provincial, re-
ada por una numerosa Comision que presidia el
lo por Barcelona D. Victor Balaguer; el Ayun-
to constitucional de Barcelona, presidiendo la
6n el teniente de alcalde D. Baltasar Fiol; el
imiento de la inmortal Gerona, con su alcalde
ucional al frente; la Sociedad Economica de Ami-
Pais, representada por su presidente y vicepre-
, el Excmo. Sr. D. Martin Foronda y Viedma
D. Felipe Verg6s; la Academia de ciencias na-
y artes, representada por el Sr. Echevarria, ca-
:o del Instituto provincial; una representation de
sa peri6dica de la capital; en fin, muchas otras
is notables de Barcelona y otros puntos del Prin-
ocupaban con los senores socios los salones del
literario. El sill6n de la presidencia se encon-
acio por estar destinado al comisario regio, que
lo asistir al acto, ocupando k la izquierda de
tro si!16n el presidente del Circulo, Sr. Galadies.
6 la academia con un bello discurso de 6ste, en
zb k grandes rasgos la vida de Balmes. Sigui6 k
xudito discurso de D. Joaquin Roca y Cornet,
de an&lisis critico de las obras de Balmes, es-
lente de su Filosofia fundamental, que conside-
o la gran obra metafisica de aquel genio ilus-
y6se &. continuacidn por los senores secretarios
jsia del P. Juan Vinader, de la Compania de Je-
a de D. Ignacio Campd, joven abogado de Ma-
aisano del ilustre escritor d quien canta en sus
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LAS CALLES DE B/
versos; otra poesia del Excmo.
dia; una de D. Francisco de A
otra de D. F. M. Melgar y un
rier, todas ellas inspiradas por c
que arde con el fuego del amor
cias y al genio noble y malogra
por sus contempordneos, se h
antes de acaecer su temprana m
deramente universal. Esta aca<
dable recuerdo en cuantos tuvi
asistir &. ella, y mis & los que
ese obsequio verdaderamente liti
autor de El Criterio.
• El dia 4 por la manana, reu
sistoriales las personas invitadas
el cortejo hacia la Catedral, sigi
mente senaladas en los program
Iot6n de la Guardia civil de tod*
sica, y luego los ninos de la &
Colegio de San Miguel de los Sa
de varios gremios y colegios, lai
publica y de beneficencia, emp]
la mtisica del Ayuntamiento, pr
varios pdrrocos de los pueblos d
bleza, facultativos, varias persoi
remonia, entre las cuales vimos
vincial y del partido que ding
nuevo pante6n, la oficialidad (
que da nombre k esta ciudad,
escuadron de artilleria de remo
las academias y corporaciones y
de la capital, las Comisiones dc
este partido, la Comisi6n mixta
tico y municipal de esta ciudad
tauraci6n del monumento; el 1
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126 vfCTOR BALAGUER
mortal Gerona, precedido de sus municipales y presidi-
do por el senor alcalde constitutional Sr. de Bassols; el
Ayuntamiento de Barcelona, que lo era por el teniente
de alcalde Sr. Fiol; el Ayuntamiento constitutional de
esta ciudad, los diputados provinciates, presidiendo la
comitiva el comisario regio, que tenia k sus lados las
primeras autoridades municipal, eclesidstica y militar;
el presidente de la Comisi6n de la Diputaci6n provin-
cial, y otras personas de alta categoria. Cerraba la
marcha una compaiiia del regimiento de Zaragoza con
su musica.
» LI egad o ya k la catedral, se uni6 al cortejo el clero
catedral con cruz alta, pasando k la capilla Rotunda, en
donde recogieron las cenizas alii depositadas previa-
mente, siendo conducidas al centro de la nave mayor:
colocados todos los convidados en su sitio, conforme
disponen los rituales y las reglas de etiqueta, se cant6
un solemne Oficio, concluido el cual subi6 al pulpito
el Dr. D. Felipe Verges para pronunciar la oraci6n
funebre que le habia sido encomendada.
»No nos es posible, en el breve espacio que compren-
de esta resena, hacer un an&lisis completo de ese bello
discurso, que fu6 verdaderamente una hermosa y com-
pleta explanaci6n filos6fica de las obras del gran sabio.
» Conducidos otra vez los restos al claustro, fueron so-
lemnemente depositados y encerrados en la cripta del
monumento, cantindose un solemne responso y levan-
tdndose acta de esta ceremonia, concluida la cual regre-
s6 el cortejo k las Casas consistoriales, siguiendo el mis-
mo orden que habia observado en la venida. Alii el senor
comisario regio y alcalde constitutional de 6sta despi-
dieron k los convidados dando las gracias & las Comisio-
nes forasteras, en nombre de las cuales contestaron en
breves, pero sentidas frases, los Sres. Balaguery FioLt
El Eco de la Montana termina dando cuenta de la
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\4" . ■ ■» r
LAS CALLES D£ BARCELONA l2g
celona, y su guarnici6n, que cada dia se relevaba, salia
completamente diezmada de aquel punto. Los cuerpos
de la plaza se disputaban el honor de ir k cubrirlo, sin
embargo de ser llamado el baluaric de la muerte. Segura
la tenia casi el que pisaba aquel recinto, verdadera turn-
ba de los centralistas.
La junta de gobierno de Barcelona, cuyo presidente
era el distinguido letrado D. Rafael Degollada, que vive
atin, llamaba en sus patrioticas alocuciones k este ba-
luarte el Fuerte de la libertad.
Hoy ha desaparecido ya, y se elevan varias casas en
el sitio que ocupaba.
BALUARTE (calle del).
Esta calle es de la Barceloneta. Se entra en ella por
la de Ginebra y va & desembocar en la playa.
La Barceloneta se halla situada at SE, de Barcelona,
entre el sitio donde se alz6 lapuerta de Mar, y es hoy pro-
longaci6n de la plaza de Palacio, y la extremidad del
muelle. Ocupa un vasto terreno que antes era comple-
tamente inutil, pues s61o se veian en €\ algunas barcas
de Pescadores, y forma una poblaci6n deunas 1,000 ca-
sas con un vecindario de mis de 12.000 habitantes.
Con este barrio Vino k sustituirse en algo el cSlebre y
hermoso barrio de la Ribera, derribado por Felipe V para
la construcci6n de la Ciudadela.
Fu6 la Barceloneta comenzada k mediados del si-
glo xvni por el marques de la Mina, entonces capitdn
general de Cataluiia, hombre celoso por promover obras
titiles y por hermosear la capital del Principado. Con
increible velocidad se concluy6 aquella obra importante,
pues ya en 1755 se hallaban sustituidas las groseras
barracas de Pescadores por una linda poblaci6n unifor-
tomo xxi 9
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I30 VfCTOR BALAGUER
me, con vistas por una parte A la bella costa de Levante
y por otra al puerto de la capital, realizando un cuadra-
do perfecto, compuesto de quince calles, cruzadas por
otras nueve, dos plazas y una parroquia, siendo todas
las casas de ladrillo, de un solo piso, y perfectamente
iguales, dediez varas en cuadro. Sin embargo, el aumen-
to progresivo que fue rdpidamente experimentando Bar-
celona en su poblaci6n haciendo escasear las viviendas,
contribuy6 & que la Barceloneta tomara incremento, en
t6rminos de ser ahora un triingulo rectdngulo, cuyo lado
mayor, que viene frente al and£n del puerto, tiene mis
de 1.400 pies de largo; el lado menor, que hace frente
& la Ciudadela, es de unos 800 pies, y la hipotenusa par-
te desde el extremo de aquel por la orilla del mar hacia
el fuerte de D. Carlos. Sus calles son todas iguales, ti-
radas & cordel, como serin las de la nueva Barcelona;
pero en algunas se han ido levantando en esta €poca
segundos pisos, gracias & la concesi6n obtenida en tiem-
po del capit&n general de Cataluna senor bar6n de Meer.
BANQUETAS (calle de las).
Cruza de la calle Ancha & la de Gigttds. Se llamaba
antiguamente den Boades y despu^s de las Barquetas
(barquillas 6 lanchitas en castellano), & causa de estar
situada en un espacio de la antigua playa donde solfan
vararse las embarcaciones menores. Su nombre actual
de Banqueias puede muy bien ser una corrupcion del pri-
mitivo Barquetas.
BAfiOS VIEJOS (calle de Ios).
Su entrada estd en la de Sombrerers y su salida en la
de la Barra de ferro. Antes se llamaba den Sitjar, y
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r
dicese i
LAS CALLES DB BARCELONA I3I
dicese que tom6 su actual denominaci6n de Banys veils,
banos viejos, 4 consecuencia de unos que en ella exis-
tian, y que fueron llamados viejos al establecerse los que
sirvieron para dar nombre & la calle de que se habla &
continuaci6n de estas lineas.
D. Antonio de Bofarull, en su Guia Cicerone, cree que
en este punto, es decir, en esta calle 6 en sus inmedia-
ciones, existi6 el establecimiento de banos romanos & que
se alude en la l&pida que se ha dejado mencionada al
tratar de la calle de Arlet. Pi y Arim6n, en su Barcelo-
na antigua y tnoderna, cree que este establecimiento de
banos existi6 en dicha calle, pero en 6poca posterior £
la de los romanos. Fij&ndose un poco en las razones
alegadas por ambos autores en sus respectivas obras, la
opini6n de Bofarull parece ser la mis fundada.
BANOS NIEVOS (calle de los).
Comienza en el sitio llamado las cuatro esquinas del
Call y termina en la calle de la Paja.
Denomin6se primitivamente calle dels Banys frets (de
los Banos frios) por lo que luego diremos; pero el vul- .
go di6 en llamarla dels Banys nous (de los Bafios nue-
vos), por lo que se ha indicado en la noticia anterior, y
este nombre ha conservado hasta nuestros tiempos.
En la casa de esta calle que forma esquina con la de
la Boqueria, existian antiguamente unos bafios de cons-
trucci6n Arabe, aunque no de aquella 6poca, segtin pa-
rece, sino de la de los condes de Barcelona, construidos
por artifices drabes, & usanza de los que su naci6n tenia
en Granada, C6rdobay Sevilla. A ultimos del siglo pa-
sado, aunque muy deteriorados, existian todavia estos
banos, y los vi6 y visit6, dejdndonos de ellos una des-
cripci6n, el escritor D. Isidoro Bosarte.
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132 VfCTOR BALAGUER
Segiin la relaci6n que de ellos nos hace este autor,
podianse ver aun en 1786 los antiguos banos en la ca-
balleriza y en el corral de la citada casa. Entrdbase en
la caballeriza por una pendiente del portal, pues el pi-
so de los banos estaba muy inferior al de la calle, y tan
profundo, que habi6ndose dado luz & la caballeriza &
flor del mismo empedrado de la calle, quedaba muy
alta todavia sobre los pesebres. El piso de la caballeriza
se habia ido elevando con el estfercol de los caballos y
tierra 6 cascajo que echarian antes de hacer los pese-
bres, hasta el tercio A lo menos de la altura de la puer-
ta que daba paso & aquella parte del edificio, pues era
menester encorvar el cuerpo y bajar la cabeza para en-
trar por ella. De la puerta se iba bajando por otra pen-
diente, y dejando £ la izquierda un pasaje que iba al
pequeno corral hecho dentro del circuito del edificio
antiguo, se veia al frente un sudadero en figura de tem-
plo, sostenida su cupula, que era cortada por la parte
interior en tri&ngulos, por doce columnas de mirmol
bianco, cuyos capiteles no estaban labrados y mostra-
ban la figura como si estuvieran aforrados en una tela.
La ciipula se cerraba con un agujero de figura de una
, estrella y por €1 entraba la luz. El m&rmol de las co-
lumnas mis parecia de GSnova que de Cataluna, por su
extrema blancura. A mano izquierda, yendo hacia el
corral, se veia contra la pared un canal6n seguido por
donde iba el agua al bano. Algunas columnas que sos-
tenian arcos antes de la entrada, parecian restauradas
de tiempo posterior, y sobre el capitel de una se veia un
agujero donde cabia la mano, hecho en regla para al- .
gun fin. Por lo tocante al resto del edificio, conociase
que 6ste era un claustro, y uno de sus cuatro lados, la
que entonces servia de caballeriza. Por otra de las pa-
redes se veia salir un buen trozo de piedra, y practicado
en ella un agujero redondo. Las b6vedas y paredes es-
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LAS CALLES DE BARCELONA I 33
taban vestidas de estuco, como asimismo la ciipula. El
pavimento era todo de mdrmoles, de los que se sacaron
rauchos que fueron Uevados k la iglesia de los Jesuitas
6 de Beten, en la Rambla.
Hoy ya no queda vestigio alguno de este resto nota-
ble de antigiiedad, habtendole sucedido lo que k tantas
otras admirables ruinas de la antigua Barcelona, que
todas han desaparecido para abrir paso k las modernas
construcciones de edificios.
BARBARA (calle del marques de).
Tiene su entrada por la de la Unidn y su salida en
la de San Olagaer 6 Olegario.
El vulgo conoce esta calle por la de la Font seca, pues
no hace mucho tiempo aiin, frente de esta calle y en el
sitio donde hoy se abre la de la Union, existia una
fuente que algunas veces dejaba de manar, particular-
mente en verano, de lo cual provino el llamdrsela Fuen-
te seca. Cuando se puso en comunicaci6n directa k esta
calle con la Rambla, por medio de la abertura de la de
la Union, la fuente pas6 k formar parte de esta tiltima
y en ella existe todavia.
Lleva el nombre del marques de Barbard, en atenci6n
k haber sido 6ste quien, durante su gobierno en Barce-
lona A principios del reinado de Fernando VII, remo-
vi6 con loable celo cuantos obstAculos se presentaban
para abrir esta calle, que habia de dar m&s vida y ani-
maci6n k aquellos barrios, muy poblados atin entonces
de huertas y muy desprovistos de vecindario.
BARBARA (calle de Santa).
EstA en la Barceloneta. Tiene su entrada por la ca-
lle Mayor y su salida por la del Baluarte.
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J4 VICTOR BALAGUER
BARCEL6 (calle de).
>tra de las calles de la Barceloneta, que cruza desde
[el Cementerio hasta el mar, y cuyo nombre recuerda
e uno de nuestros mas celebres marinos.
). Antonio Barcel6 naci6 el ano 171 8 en Pal ma de
llorca, y desde muy joven manifesto su decidida in-
aci6n k la carrera de marino, en la cual debia con-
star merecidas glorias, como dignisimo sucesor de
ellos grandes heroes marinos de la antigua Corona
Axag6n. A pocos ha sucedido lo que k Barcel6. Sin
s patrimonio ni m&s influencia que su espada y su
Dr, supo liacerse lugar y subi6 grada k grada la es-
x de la milicia, en lucha siempre no s61o con los
migos de su patria, sino con los emulos y los envi-
sos, que son los enemigos del grande hombre.
L los diez y ocho anos era capitdn de un jabeque-
reo entre las Baleares y la Peninsula, con el cual
nenz6 su encarnizada persecuci6n contra los moros
itas que infestaban las costas mallorquinas. Su
nbradia Heg6 k adquirir cierta cele|)ridad a conse-
ncia de un glorioso combate que sostuvo con dos
eotas argelinas, acci6n que le vali6 el nombramien-
ie alf^rez de fragata.
3ien pronto su nombre Ueg6 k serlo de terror y es-
lto para los piratas berberiscos, k los cuales perse-
a con tenacidad y con valor verdaderamente teme -
io. En infinitos combates maritimos supo elevar su
1a k una altura considerable, siendo siempre vence-
•, jamds vencido; y asi fu€ como por medio de hechos
armas altamente gloriosos, por medio de proezas sin
into, por medio de esa vida azarosa y terrible del
rino, lleg6 k ser promovido k teniente general en
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m*^
LAS CALLBS DH BARCELONA
1783. Pocos son los hombres que, alejados de ]
sin influencias, sin intrigas, sin mis m^ritos
personales, llegan k ocupar el puesto k que soi
dores. Barcel6, k fuerza de relevantes 6 indis]
servicios, consigui6 que se reconociese su m6ri
obstante, sus laureles, alcanzados en buenas 1
le salvaron de las envidias y bajas acusacionei
detractores. Asi es que abandon6 el servicio y
r6 k Mallorca, donde muri6, k los ochenta anos <
en 1797.
Se dice que era un hombre tosco en sus mod
ro que tenia un entendimiento claro, un alma
generosa, un criterio elevado y propio, y sobre
valor indomable y un arrojo k toda prueba. Es
los mds cllebres marinos de la naci6n espanol;
descendiente de los Roger de Lauria y Vilama
embargo, como sucede en este pais k tantos 1
ilustres, sus restos descansan ignorados en e
nicho de un cementerio de Pal'ma, sin que Is
que tan to le debe se haya acordado aun, para si
gloria, de elevarle un monumento.
El nombre de este cSlebre marino Heg6 k
gran popularidad. Atin hoy dia se canta por
del pueblo una copla, por cierto muy intenci
significativa, que es sobre todo muy comun en
cia, la cual dice asi:
Si el rey de Espaiia tuviera
Cuatro como Barcel6,
Gibraltar fuera de Espaiia,
Que de los ingleses no.
Existe otro Barcel6, tambten de nuestro pa:
bfen.marino, y acaso de la misma familia que <
naje del cual se acaba de hablar, cuyo nombre 1
i un brillante hecho de armas de la historia 1
de Cataluna.
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I36 vfCTOR BALAGUER
Vamos k referirlo en pocas lineas.
Duenos eran los franceses de Barcelona y tambidn lo
eran de Matar6; pero cuando el 4 de Junio de 1808 sali6
de esta tiltima ciudad para la de Barcelona la divisi6n
del general Chabran, solt6 aquSlla los diques k su impa-
ciencia patri6tica en favor de la causa nacional. Enarbo-
16se el estandarte de la independencia, y la primera dis-
posici6n que tom6 la junta nombrada al intento, fu6 la
de fortificar el Castillo 6 reducto de Mongat, enviando k
€1 k este fin cuantos albaniles, carpinteros, herreros y
cerrajeros habia en la ciudad, los cuales formaron una
pequena atarazana al cargo de D. Juan Vilardeb6 y
Morera, siendoel comandante elegido por la junta Don
Mariano Pou. A m&s de dos canones de k 24 que se
llevaron de Matar6 y se colocaron en la altura de la de-
recha, k fuerza de brazos, k pesar de ser la subida muy
rdpida y escabrosa, se dispusieron dos canones de k 2, de
bronce, sin los que habia en el Castillo. Abrieron por
fin zanjas y parapetos para la artilleria, aunque s61o
tenian cuatro artilleros, supliendo los marineros lo
perteneciente k dicha arma.
En aquella 6poca el patriotismo hacia milagros.
Los franceses, duenos de Barcelona, no podian ver
con calma que asi se fortificase Mongat, interrumpfen-
doles la comunicaci6n con Francia por la carretera.
Decidieron, pues, apoderarse k toda costa de aquel
punto, eligiendo para ello el 16 de Junio, dia del
Corpus.
El 10 habian comenzado los nuestros k trabajar en
el fuerte, de modo que en cinco dias apenas habian po-
dido adelantar las obras.
A las cuatro de la madrugada del 16 sali6 de Barce-
lona una crecida divisi6n francesa al mando del general
Lechi. El total de la fuerza pasaba de 5. 000 hombres
de todas armas, con 8 piezas de artilleria de grueso
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LAS CALLES DB BARCELONA I
calibre, varios carros de municiones y dos puentes. i
ocho de la manana estaba ya en Mongat y se habia
bado la contienda. Un punado de hombres defend:
fuerte, y ctipole la gloria de tener por largo espacic
divisidn enemiga, que hubo de sitiar aquel improvi
reducto de cuatro dias, emprendiendo el asalto y coj
dole tanta sangre como hubiera podido una fortale*
mayor orden.
Los her6icos defensores de Mongat resistieron cu
humanamente les i\x€ posible, y por fin, nopudiend
otra cosa, se dejaron pasar 4 cuchillo por los france
Verdaderos h6roes de unas nuevas Term6pilas, sc
vteronse en el puesto que les habia asignado la pat:
murieron en 61.
No permitieron, sin embargo, nuestros valientes
el francos disfrutase por mucho tiempo el fruto d<
victoria. D. Francisco Barcel6, teniente de navio t
real armada, oficial de distinguido mSrito y tenidc
gran concepto en el VallSs, form6, de acuerdo con
capitanes de los cruceros ingleses que ocupaban
aguas del Masnou, el proyecto de apoderarse de Mon
ayudado de los somatenes de Alella, Tiana, Tay4, 1
nou, Vilasar y Premi4.
El 29 de Julio al anochecer empezaron 4 manio
los ingleses con su multitud de botes y lanchas, di;
rando algunos cohetes, 4 cuyas senas Barcelo hizo
rresponder desde su campo con otros y algunas fog
en las alturas, de manera que los franceses contaron
que Barcel6 habia fecibido un gran refuerzo.
El 3o la calma y corrientes contrarias impidieron
las fragatas se aproximasen, y por lo mismo qued6 1
pendido el plan de ataque.
El dia 3 1 pjermiti6 el viento que la fragata con
dante Imperiosa fuese 4 colocarse bajo el tiro del a
Ho, y €sta fu6 la serial del combate, pues inmedi;
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I38 VfCTOR BALAGUER
mente la altura de Codina, que estaba atrincherada y
coronada de mosquetes y esmeriles, fu6 asaltada por el
capitdn D. Juan Barber, que se apoder6 de ella y de 19
prisioneros. En el mismo instante, con igual ardimien-
to, despreciando el vivo fuego de fusileria y tietralla del
enemigo, pasaron las companias de D. Juan Solench,
D. Pablo Belloch y D. Remigio Calder6 k situarse sobre
el camino cubierto, impidiendo k los del fuerte todo uso
de artilleria y obligandoles a encerrarse en los cuarteles,
desde donde opusieron alguna resistencia hasta la lie-
gada de un destacamento de tropa inglesa que desem-
barc6 de la fragata, y al cual rindi6 las armas la guar-
nici6n francesa.
Se componia esta guarnici6n de 63 hombres, inclusos
un capitdn y dos subalternoS. La p6rdida dpi enemigo
fu€ de alguna consideraci6n. Tuvo algunos muertos,
nueve heridos, y dejaron en poder de nuestros valien-
tes, a mas de los prisioneros de guerra, siete canones de
varios calibres, incluso uno de 16, muchos fusiles y gran
cantidad de municiones de guerra y boca.
La toma de Mongat, llevada a cabo con gran intre-
pidez por Barcel6, fu6 de muchisima importancia para
las operaciones de la guerra, pues se cort6 k los fran-
ceses la comunicaci6n por medio de la carretera de Fran-
cia, y quitdndoles la proporci6n de hacer correrias por
aquella parte, contribuy6 k que se estrechara mis el
bloqueo de Barcelona.
BARRA DE FERRO (cal|e de la).
Barra de hierro en castellano. Comienza en la calle
de Moncada para ir a terminar en la del Pou de la cadena.
^En la llamada Riibrica de Bruniquer, importante y
curioso manuscrito que se conserva en el archivo mu -
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140 vfCTOR BALAGUER
otra. Segiin €sta, su nombre antiguo era Bassetja (ba-
Uesta), cuya palabra, corrompida en la de Basseya, ha
venido andando el tiempo k transformarse en la de Ba-
sed que lleva hoy dia. Esta opini6n es tanto m&s vero-
simil y 16gica, cuanto que, como veremos al hablar de
la plaza del mismo nombre k continuaci6n de estas li-
neas, todo induce k creer que se hallaba en estos alre-
dedores el campo, el patio 6 la escuela doude se practi-
caban los ballesteros en el ejercicio de su arma.
Existe relativamente k esta calle una tradici6n, cuya
falsedad patentiza el estudio de la historia, pero que no
por esto debe dejar de contarse. Se supone que despu€s
de reconquistada Barcelona por el conde Borrell, con-
forme veremos al hablar de la calle de este nombre,
hubo una segunda invasi6n de moros en Cataluiia por
los aiios de 993, y se dice que el conde sali6 al encuen-
tro del ej€rcito invasor hasta los llanos del Vall6s con
solos 500 caballeros. Trab6se el combate; pero aquella
cohorte de guerreros cristianos fu6 rota y destrozada, y
el conde con los pocos que quedaron vivos hubo de refu-
giarse en el castillo de Ganta, cerca de Caldas de Mont-
buy. Cercdronles alii los moros, y despuSs de una re-
sistencia desesperada, fueron victimas todos, sin esca-
par uno solo, de la c61era de los muslimes. Anidese
que entonces, ufanos €stos con la victoria, cortaron las
cabezas de los 5 00 cad&veres, y acercdndose k Barcelo-
na, que no queria rendirse, las arrojaron una tras otra
dentro de la ciudad k favor de una ballesta, por encima
del muro lindante entonces con el sitio ocupado hoy
por la calle de que se habla. La tradici6n localiza hasta
el sitio en que cayeron aquellos sangrientos restos de
los 5oo decapitados, asegurando que aquel sitio desde
entonces se llam6 el lloch de la Bassetja (el lugar de la
Ballesta), origin&ndose de aqui el nombre de la calle.
Pero esta tradici6n resulta ser falsa ante la critica
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I^^~
LAS CALLES DE BARCELONA 141
irrefutable de la historia, y el nombre de esta calle de-
be provenir indisputablemente de lo que va 4 referirse.
BASEA (plaza de).
Se llama asi el espacio situado entre las calles de Ju-
pi y Pom d* or.
Todo induce 4 creer que en este sitio se hallaba la
escuela ptiblica del tiro de ballesta. Durante la €poca
en que era esta arma la mis comun, todos los que que-
rian entrar 4 formar parte de las compaiiias de balles-
teros se ejercitaban en su manejo. La ciudad de Barce-
lona, para proteger lo que hoy se llamaria tiro national,
ofrecia de vez en cuando hermosas joyas que se daban
4 los mejores tiradores de ballesta en juegos piiblicos,
4 los cuales asistian los concelleres y personas m4s
distinguidas de la ciudad con el objeto de estimular y
avivar el espiritu ptiblico.
En los primeros tiempos del Consejo de Ciento, segiin
parece, el tiro nacional de ballesta se hallaba estable-
cido en el punto indicado, y de aqui el nombre de pla-
za de la Bassetja 6 lloch de la Bassetja que se di6 al cam-
po en que tenian lugar estos ejercicios. Entonces los
juegos publicos tenian lugar cada ano, y se regalaba al
m4s diestro tirador una copa de plata, que parece te-
nian obligaci6n de trabajar los que aspiraban al titulo
de maestros en el oficio de plateros. La ciudad tenia en
aquellos tiempos una compania de ballesteros para su
guarda, 4 imitaci6n de la cual cre6 el rey D. Jaime
el Conquistador, despuSs de tomada Valencia, la com-
pania alii Uamada del Centenar, cuya compania, se-
gun disposiciones de dicho monarca, la debian for-
mar cien individuos, todos paisanos, menestrales y de
buena conducta. Con la creaci6n de esta compania en
Valencia, se estableci6 alii tambten, 4 usanza de Bar-
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VfCTOR BALAGUER
a, el tiro nacional de ballesta. Los ballesteros vis-
i con arreglo & los trajes de tiempos diferentes,
de Valencia se distinguian de los demas tercios
i sobrevesta blanca de lana 6 tafetan con la cruz
m Jorge en el pecho y espalda. Una sobrevesta
ida usarian los de Barcelona.
1445 el tiro nacional habia ya pasado & estable-
en Atarazanas, segun se deduce de un edicto 6
n mandado publicar por los magistrados munici-
de Barcelona el 17 de Octubre del referido aiio.
preg6n, muy curioso € importante para el punto
e aqui se trata, decia asi, fielmente traducido del
In al caste llano:
hora oid todos generalmente lo que os notifican
Dnorables concelleres de la ciudad de Barcelona, y
ue ellos en nombre de dicha ciudad, y por nobleza
. misma, han mandado hacer cuatro joyas para
ios del tiro de la ballesta, invirtiendo en ellas la
a cantidad de otras joyas pasadas, las cuales con-
t en una copa, una taza, cuatro cucharas, todo de
dorada, y dos ballestas, para los mozos, con tal
e ejerciten en el tiro y k fin de que dicha ciudad
mas abundancia de ballesteros y pueda utilizar-
1 el caso de ser asi necesario: Que se ha dejado £
del gremio de los herreros de dicha ciudad la ad-
ici6n de dichas joyas, con ciertos capitulos: Que
cuantos quieran tomar parte en el tiro de ballesta
i el pr6ximo domingo venidero, que ser£ el 24 del
rite mes de Octubre, 4 la Atarazana, donde esta-
ichas joyas para premiar al mAs diestro; y Que
quiera tomar parte en dicho tiro de ballesta haya
;tar sujeto 4 la reglamentaci6n y ordenanzas de
los que tienen & su cargo la adjudicaci6n de dichas
, y haya de observar los dichos capitulos, bajo las
i en ellos contenidas.
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MJ- ; Y
LAS CALLES DE BARCELONA
•El lunes k 17 de Octubre del aiio 14
nado el presente edicto por En Bernat C
trompetas por los lugares acostumbrado
BEAT AS (calle de las).
La entrada de esta calle es por la de I
yendo d parar k la plaza de que se va 4
la cual recibe el nombre.
BEATAS (plaza de las).
Desembocan en ella las calles de Mer<
Recibi6 este nombre cuando erigieron
vento las beatas de Santo Domingo, fui
Juana Morell en i532. Su actual iglesia,
advocaci6n de Nuestra Senora del Rosar
dida en 1800 y terminada en i8o3.
Se dedican estas religiosas k la ense
de ninas, y por esta causa no fueron supi
los sucesos de i835.
BEATO ORIOL (calle del).
Arranca de la calle den Robador para
en la de la Cadena.
Di6sele este nombre en memoria del
Jos€ Oriol, nacido en Barcelona el 23
de i65o, piadoso var6n de quien se dic<
bre de ejemplares virtudes y de quien s<
nos milagros, suponi&idose que poseia <
& los enfermos santigu&ndoles con agus
este motivo, y siendo el Beato beneficia<
de Nuestra Senora del Pino, cada dia sc
principal de este templo invadida por r
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144 vfCTOR BALAGOER
jos, mancos, tullidos y toda clase de personas dolientes
que iban & pedirle la restituci6n de su salud. Oriol era
humilde, caritativo, virtuoso y de inmensa populari-
dad. Daba k los pobres todo cuanto tenia, morando 61
en una miserable habitation de lo alto de una casa de
gente humild§, donde no se veiain mis alhajas que una
mesa con el cruciftjo, la Biblia, el Breviario y algunos
libros espirituales, una silla y unas tablas que le Servian
de cama con una piedra por almohada.
Muri6 el 23 de Marzo de 1702, y fu€ innumerable el
concurso de personas de todos estados que concurrieron
k visitar su cad&ver, solicitando muchos Uevarse algu-
nas reliquias de su vestido. El entierro iu€ en la iglesia
del Pino, y las calles por donde se Uev6 su cad&ver es-
taban cuajadas de gente que k su paso se postraba de
rodillas.
Fu6 beatizado por Pio VII. Torres Amat lo coloc6
entre los escritores catalanes como autor de una Vida
de la venerable Maria Magdalena Rialp y de otras obras,
que no llegaron k imprimirse y que hoy ignoramos d6n-
de paran. Al hablardela calle del Cuch y de la casa
donde naci6 este var6n, daremos sobre €\ algunos m£s
curiosos detalles.
BEATO ORIOL (plaza del).
Estd situada entre la plaza y la plazuela del Pino,
desembocando k m&s en ella las calles del Pino, Paja,
Ave-Maria y Ciegos. Todo un costado de esta plaza lo
ocupa la iglesia del Pino, que sobre ella abre su puerta
del Ave-Maria, segtin ya asi se ha consignado anterior-
mente.
Ya hemos dicho tambten que era cementerio de la ci-
tada parroquia en la 6poca en que los cementerios esta-
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LAS CALLES DE BARCELONA 145
ban dentro de la ciudad. Su piso entonces estaba algu-
nos palmos mis alto que el de las calles circunvecinas,
y subiase k €l por dos escalinatas, una que estaba pega-
da k la pared del dngulo derecho del templo, y otra si-
tuada delante de la calle del Ave Maria. A principios del
siglo actual se mand6 quitareste cementerio, como todos
los demis existentes en el interior de la ciudad, y nive-
16se su piso con el de las calles vecinas, quedando for-
mada esta plaza, que se Ham6 del Beato Oriol por vene-
rarse sus reliquias en el contiguo templo.
En una casa de esta plaza muri6 el ano 1843 el poeta
catal&n D. Jaime Ti6, al cual es justo que consagremos
un recuerdo aprovechando esta ocasi6n.
Habfa nacido en Tortosa, pequena y antigua ciudad
de Cataluna, k orillas del Ebro. Sus primeros anos co-
rrieron tranquilos k la sombra de sus. padres, comercian-
tes en aquella ciudad. Estuvo de colegial en Valencia,
y dedic&ndose k la carrera del foro vino de alii k Bar-
celona, donde acab6 de cursar los anos que le faltaban
para completar sus estudios.
Era joven de fogosa imaginaci6n y de exaltadas pa-
siones, y fu6 uno de los adalides del romanticismo, cuan-
do se inici6 en Barcelona esta revoluci6n literaria. Pu-
blic6 entonces en los folletines de varios peri6dicos po-
liticos algunas poesias pertenecientes al g6nero romdn-
tico, que aun recordaba con placer antes de su muerte,
porque ellas eran la expresi6n de las inquietudes de su
alma, frecuentes en aquel primero y agitado periodo de
su vida de poeta.
Sentia que en Barcelona no se levantara una tribuna
literaria para conquistar el puesto que k esta ciudad co-
rrespondia en la republica de las letras; y auxiliado
por los escritores Collar y Buerens, Fors de Casama-
yor y otros, realiz6 el pensamiento de crear un peri6-
tomo xxi 10
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I46 vfCTOR BALAGUER
ico de literature, que public6 con el titulo de El He-
ildo en 1840.
Poco antes se habia representado en el teatro Prin-
ipal 6 de Santa Cruz un drama original suyo, titulado
\l castellano de Mora, que fu6 muy aplaudido. Los aplau-
>s del publico le animaron k seguir por este camino,
en poco tiempo escribi6 otros cuatro dramas, El rey
ir fuerza, Alfonso III el Liberal, Generosos a cual mds y
)l espejo de las venganzas, obteniendo todos muy. buen
rito, especialmente el liltimo, que es sin disputa su
lejor producci6n dramdtica. Por desgracia todas las
em&s obras de Ti6 estin publicadas, menos esta tilti-
1a. Una terquedad inconcebible de su familia ha impe-
ido que viera la luz publica El espejo de las venganzas,
ues cuantas veces ban intentado dar esta obra & la pren-
1 los amigos de Ti6 para gloria de su nombre, otras
mtas se ha opuesto la familia del poeta.
Escribi6 tambfen un drama lirico enun acto, El gri-
> de los Comuneros, que puso en miisica el maestro,
lachelle.
No se limit6 nuestro poeta 4 escribir para el tea-
•o. La historia present6 vasto campo d sus medita-
iones, y ensay6 continuar la Guerra de Cataluna de
K Francisco Manuel Melo, lo cual hizo con loable
cierto, siendo 6sta de seguro la obra mds importante
e Ti6.
Fu6 director de la serie de obras que con el titulo de
'esoro de autores ilustres comenz6 k publicar el editor
iliveres, y tradujo h&bilmente para esta colecCi6n va-
ias novelas.
Su nombre figura asimismo con gloria al pie de infi-
idad de articulos sueltos sobre teatros, costumbres,
istoria, poesia y ciencias, que vieron la luz publica en
)s peri6dicos de 6sta y de otras capitales.
Ti6 muri6 joven, cuando la patria y la literatura te-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 1 47
nian derecho & esperar mejores obras de su genio y de
su talento.
BEATO SIMON DE ROJAS (calle del).
Es una calle que va de la de Raurich & una de las
puertas de la iglesia de San Jaime.
Parece que en antiguos ticmpos tuvo esta calle suce-
sivamente tres nombres, pues se Uam6 den Sagarra, dels
Calderers y den Monech.
BELTRAN (caUe de San).
Se dirige esta calle desde la del Oltno al campo, en
direcci6n & las que se llaman Huertas de San Beltrdn,
las cuales estdn al pie de la montana de Montjuich.
En el sitio que ocupan hoy estas huertas, y cercano
al edificio de Atarazanas, por lo regular se acostumbra-
ba k levantar antiguamente el palenque en que tenfan
lugar los desafios y batallas que eran conocidos por juU
cios de Dios. Muchas veces se celebraban 6stos en el
Born, como veremos; pero hallamos haberse efectuado
varios en el campo de San Beltrdn. Citaremos algunos
de los m&s famosos.
En la Rtibrica de Bruniquer, precioso manuscrito que
se custodia en el archivo de nuestras Casas consistoria-
les, hallamos que 4 7 de Mayo de 1379, P or cuanto dos
caballeros de Valencia habian de presentarse en batalla
& consecuencia de haber retado el uno al otro, y haber
el rey asignddoles campo entre Montjuich y la Atara-
zana, el Consejo de Ciento autoriz6 &. los concelleres
para mandar hacer las estacadas, poner barras y colo-
car guardias para seguridad del campo y de la ciudad,
ya que A la ciudad tocaba todo esto.
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I48 VfCTOR BALAGUER
En el mismo manuscrito se halla, despuds de esta
noticia, que el duelo se efectu6 en 22 de Junio del mis-
mo ano, siendo el retador Berenguer de Vilaregut y el
retado Jim6n Peris de Arenosio. Batallaron entrambos
s61o con lanza, y, segtin parece, no hubo ningiin inci-
dente desagradable, pues se ve que el sibado 25 vol-
vieron k salir desafiados presentAndose de nuevo en el
campo, aun cuando de 61 se salieron en seguida. Y qua-
si de continent neixiren, dice la citada Riibrica.
De otro duelo, efectuado en el mismo sitio tres anos
mds tarde, se tiene tambi6n noticia. Tuvo lugar el 23
de Abril de i382. El retador fu6 mos6n Guillermo Ay-
mar de Guix y el retado mos6n Juan de Vilatenim, am-
bos caballeros catalanes. Se ignora la causa del duelo.
Habi6ndoles concedido campo el rey entre Montjuich
y la Atarazana, entraron en 61 k las tres de la tarde del
dia senalado, y combatieron bravamente uno contra
otro, k pie, con espada y daga, causando Ay mar una
herida leve k Vilatenim en el brazo derecho, por lo cual
se suspendi6 la batalla. El gobernador, que presidia el
campo, dict6 sentencia, ddndoles d entrambos por bue-
nos y valerosos caballeros; pero no hubieron de darse
por satisfechos, pues consta que el de Aymar volvi6 4
provocar al de Vilatenim, y la batalla suspendida el 23
de Abril volvi6 k comenzar el 18 de Mayo siguiente.
Largo rato pelearon, y heridos, hubo que retirarles k
entrambos del campo, haci6ndolo Aymar por su pie y
el otro en brazos de sus gentes. Los dos murieron k los
pocos dias de resultas de sus heridas.
En 1472, hall&ndose Barcelona pronunciada contra
Juan II, y siendo rey por voto de los catalanes Renato
de Anjou, y virrey y lugarteniente su hijo el duque de
Lorena, present6se k 6ste el caballero Jaime de Hijar,
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pfff*
LAS CALLES DE BARCELONA I49
aragon^s, pidfendole que le diese y asegurase campo en
el cual se presentaria para mantener y sostener que nin-
gun subdito del rey Renato tenia una enamorada mds her-
mosa y virtuosa que el, ni que mds amadafuese por su ga-
Ian. Estaba muy en las costumbres del tiempo la peti-
ci6n, y el duque de Lorena asign6 por campo al man-
tenedor un terreno entre Atarazanas y Montjuich.
Habfendose presentado el caballero mos&i Rafael de
San Jorge dispuesto d sostener que era su dama la mds
hermosa, la mds virtuosa y la mds amada, se trat6 de
realizar la batalla, y comenzaron d levantarse las vallas
con una empalizada, alrededor de la cual se construye-
ron varios tablados para el inmenso gentio que concu-
rrio, dejando uno con separaci6n y lujosamente ador-
nado para el senor duque de Lorena, que habia asegu-
rado la plaza. En la parte de fuera, y en cada extremo
del palenque, se pusieron dos tiendas, una para el de
Hijar, que tenia la de la parte de Levante, y otra para
el de San Jorge.
Llegado el dia del combate, que fu6 el i5 de Marzo
del ano citado 1472, estando todos en sus puestos € in-
vadidos de gente los alrededores del palenque, di6 el
gran condestable, conde de Pallars, la orden de em-
pezar.
En seguida aparecieron en la liza los heraldos y los
jueces del combate, que eran los doce seiiores siguien-
tes: Carlos de Chac6n y Juan de Lacarra, navarros;
Juan Dosed, franc6s: Luiseto, italiano; Randoleto, na-
politano; Beltrdn dd Magarola, Ram6n Zavall, Juan de
Papiol y Miguel de Canet, caballeros catalanes, y Fran-
cisco de Vallseca, Juan Desvall y Baltasar de Gualbes,
ciudadanos de Barcelona.
Casi al mismo tiempo Ueg6 D. Jaime de Hijar con
su acompanamiento, seis trompetas, una bandera con
sus armas, un estandarte con su divisa, el caballo con
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I5O YfCTOR BALAGUER
cubiertas de bufalo y paramento de seda, y vestido el ji-
tiete con cota de pellejo bianco, forrada de pieles blan-
cas. Asi dio la vuelta en torno del palenque por la par-
te exterior, y despues se entr6 en su tienda. Inmedia-
tamente despues llego mosen Rafael de San Jorge, con
gran acompanamiento asimismo de caballeros: iba ves-
tido de terciopelo negro, forrado de pieles negras; lie-
vaba el caballo con gualdrapas de seda, y, con la mis-
ma ceremonia, precedido de los trompetas, de la ban-
lera y el estandarte con sus armas y divisa, dio una
iruelta en torno del palenque y se entr6 en su tienda, que
se alzaba por la parte de Poniente.
Despues de esto present6se Jaime de Hijar en el pa-
lenque, &. pie, y, acercindose al lugarteniente, jur6 en
fiianos del condestable conde de Pallars tener buena que-
rella y mantener buen derecho, volvidndose en seguida
i su tienda. Lo propio hizo el de San Jorge. Luego se
trajeron las armas asi ofensivas como defensivas de en-
trambos, y habiendo sido reconocidas € inspeccionadas
por los doce jueces, d&ndolas por buenas, cada uno de
los combatientes comenz6 & armarse en su tienda. En
si interin, d son de trompetas, se public6 un bando de
parte del lugarteniente para que nadiefuese osado a toser,
iscupir, hablar, sehalar ni hacer ninguna suerte de senas,
bajo pena de la vida, y comenzaron & rodar en torno del
:ampo, como para guardarle, una compaiiia de cien ca-
balleros.
Luego que, armados de todas armas, se presentaron
tn el palenque los dos paladines, sonaron las trompetas,
jritaron por tres veces los heraldos Leixelos alter, y co-
nenz6 el combate. Rafael de San Jorge, retado, y Jai-
me de Hijar, retador, partieron casi al mismo tiempo,
lanza en ristre, uno contra otro. Rompi6sele al primero
la lanza al dar contra el arz6n de la silla de su contra-
rio, y el segundo clav6 la punta de su lanza en los pe-
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r
LAS CALLES DB BARCELONA 151
chos del caballo desu competidor, hirfendole malamen-
te. San Jorge entonces ech6 mano k la maza y con ella
dio dos 6 tres golpes al de Hijar, haci&dole caer la lan-
za de las manos; pero al punto tir6 6ste de la espada.
Asi prosiguieron bati6ndose uno contra otro con gran-
de empeno, hasta que el duque de Lorena arroj6 la va-
ra desde el tablado donde estaba, y los jueces se inter -
pusieron ehtre ambos separdndoles.
No nos ha sido posible averiguar k cudl de los dos se
proclam6 vencedor, si bien parece que entrambos fueron
dados por buenos, pues consta en el dietario en que
estas noticias se consignan que al dia siguiente, primer
domingo de Cuaresma, el duque de Lorena los convid6
dsu mesa, haci6ndoles comer & entrambos en un mismo
plato. Terminado el banquete, al cual asistieron muchos
caballeros, asi de los que habian venido con el de Hijar
como de los parciales del de San Jorge, sigui6se un
gran baile en palacio, terminando todo con regalar el lu-
garteniente k D. Jaime de Hijar un trofeo de armas
guarnecido de oro, en el cual habia m&s de tres marcos
de oro, y k mos6n Rafael de San Jorge un caballo cas-
tano en sustituci6n del que su contrario le habia muerto.
Tambfen en tiempos modernos se ha celebrado en
estos mismos sitios un torneo, el cual tuvo lugar el 27
de Junio de i833, con motivo de la jura de la princesa
de Asturias, hoy reina de Espana, Dona Isabel II.
Entre los muchos y espl6ndidos festejos que la ciu-
dad de Barcelona dispuso para aumentar la pompa y
brillo de la jura, fu6 uno de los principales la celebra-
ci6n de un torneo k la usanza antigua, y k imitaci6n
del que se suponia haber mandado celebrar en n3y el
conde de Barcelona, Ram6n Berenguer IV, para perpe-
tuar la memoria del nacimiento de su hijo. El recuer-
do quizd no estaba bien escogido, pues hay fundadisi-
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152 VfCTOR BALAGUER
mos motivo8 para sospechar que se apoyaba en un do-
cumento apocrifo; pero de todos modos, y dejando k un
lado la validez del cartel de torneo que se ofreci6 como
aut€ntico, debe confesarse que fu6 una magnifica fiesta
y que llam6 extraordinariamente la atenci6n de los bar-
celoneses y de toda Espana, pues vino gente de todas
partes para presenciar aquel especticulo, completamen-
te desconocido y extrano k las costumbres mbdernas.
Levant6se un palenque en las huertas de San Bel-
trin, y k presencia de millares de espectadores se efectu6
el torneo, siguiendo en un todo las costumbres del si-
glo xii. Era una verdadera fiesta de la Edad Media a
la cual asistian los bijos del siglo xix. La ilusi6n era
completa. El palenque .tenia carActer g6tico en sus
puertas, tablados, palcos y adornos; los justadores ves-
tian recias y ferradas armaduras; los heraldos, los jue-
ces de campo, los pajes, los escuderos, todos, en una
palabra, vestian el traje de la 6poca que se trataba de
resucitar.
Fu6 director del torneo el hoy general D. Juan de la
Pezuela, que entonces era capitAn del regimiento ca-
balleria de Borb6n, de guarnici6n en esta plaza, y to-
maron, k mis de €l f parte principal como h6roes de la
fiesta los Sres. Marques de Monistrol, bar6n de Foix£,
D. Pedro Carlos de Senmanat, D. Domingo Coll, Don
Jos6 Castaner, D. Jos6 Manuel Planas y Compte, Don
Joaquin de Gispert, el marqu6s de Villapalma, D. Ma-
nuel Olcinellas, D. Mariano Salcedo, D. Jos6 de Frei-
xasy Llansa, D. Jos6 de Rocha, D. Enrique de Deu,
D: Joaquin de Montero, D. Manuel de Senellosa, Don
Joaquin Vilaregut, D. Antonio de Castaiiedayotros.
F\i€ proclamada reina de los amores y del torneo la
Srta. Dona Maria de la Concepci6n Llauder, hija del
capitdn general del Principado D. Manuel Llauder, y,
con todos los detalles y todas las circunstancias, se re-
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LAS CALLES DE BARCELONA 153
present6 un torneo del siglo xn, luciendo su habilidad
y destreza en la equitaci6n, en el juego de la sortija, en
el de la quintana, en el de las damas y en el del corn-
bate personal con lanza y espada, los caballeros cita-
dos en el pdrrafo anterior.
Espl6ndida y magnifica fiesta fu6, y de ella conser-
va grato recuerdo el autor de estas lineas, que era 4 la
saz6n un nino.
BELLAFILA (calle de).
Va de la calle de la Ciudad k la de la Palma de San
Justo.
Suponen stfgunos que fu£ denominada asi esta calle
en memoria de la infanta Bellafila, hija del conde de
Barcelona Sunyer 6 Suniario. Es un grave error. Su-
niario no tuvo ninguna hija de este nombre, y si s61o
una que se Uam6 Adaliz 6 Adelaziba, & la cual parece
que daba el sobrenombre de Bonafilia, y no de Bella-
fila. Fu6 abadesa de San Pedro de las Puellas, y se
ocupan extensamente de esta senora Pujades, en su
lib. XIV, cap. LII, y Bofarull (D. Pr6spero), en sus
Condes de Barcelona, tomo I, pdgs., i3i y siguientes.
Lo probable es que esta calle recibiese su nombre
del de la ilustre familia de Bellafila 6 Bellafilla, por
ser propietaria de sus casas 6 del terreno en que 6stas
se construyeron, segiin se hacia antiguamente y esti
comprobado por varias otras calles de esta ciudad.
BERENGUER MALLOL (calle de).
Esta* en la Barceloneta, y cruza desde la del Cemen-
terio hasta la orilla del mar.
Recuerda el nombre de un marino cSlebre en los ana-
les de Cataluna.
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154 VfCTOR BALAGUER
Berenguer Mallol 6 Mayol, como mis comunmente
se le llama, vivia en la 6poca del gran Roger de Lauria
y de D. Pedro el Grande, y su nombre va unido & algu-
nas de esas brillantes victorias maritimas que son or*
gullo y timbre de la antigGedad catalana.
En 1282, siendo ya marino famoso, fu6 vicealmi-
rante de la escuadra que sali6 de Port-Fang6s con el
rey D. Pedro para pasar & Berberla, desde cuyas pla-
yas debia luego pasar & las de Sicilia, donde esperaba al
monarca aragongs la corona de aquel reino.
Brillantemente figur6 Mallol en los acontecimientos
que se siguieron k la proclamation de D. Pedro como
rey de Sicilia, y en 1285 le hallamos en Barcelona con
el titulo de almirante, gncargado de guardar la playa y
costa de Barcelona, al frente de una pequena escua-
dra, contra las naves francesas que surcaban nuestras
aguas. Halldbase entonces D. Pedro en la capital del
Principado disponiendo sus preparativos para resistir 4
los franceses, que habian ya invadido Cataluna, y un
dia, en Julio del citado 1285, se presento & 61 Beren-
guer Mallol, acompanado de Ram6n Marquet, otro al-
mirante cataldn, pidi6ndole permiso para salir contra la
armada francesa que cruzaba por delante de Rosas y
San Peliu de Guixols.
Hizoles observar D. Pedro que ellos no tenian mds
que 11 galeras, mientras que los enemigos contaban
con mds de i5o buques; que bastaba que ellos defen-
diesen la playa y costa de Barcelona, haciendo ya lo
v suficiente con ello; y que mejor seria esperar 4 que vi-
niese la armada de Sicilia, & la cual habia enviado ya
varios avisos al efecto. Ninguna de estas razones con-
venci6 &. los almirantes catalanes, y al ver su porfia
di61es D. Pedro el permiso que reclamaban.
Hasta dos veces se hicieron al mar Mallol y Mar-
quet, pero hubieron de regresar los dos & Barcelona sin
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LAS CALLES DB BARCELONA I 55
haber encontrado k los enemigos, 6 sin haberlos em-
bestido en raz6n de su niimero infinitamente mayor,
redundando esto para el vulgo en cierto descr6dito de
entrambos almirantes, de quienes se murmuraba que
estaban k sueldo del rey de Francia para no atacarle.
Sinti€ronse mucho Berenguer Mallol y Ram6n Marquet
de estas calumnias contra ellos propaladas, y acorda-
ron salir por tercera vez al mar, decididos k obtener
una ruidosa victoria 6 k morir en la demanda.
Formada esta resoluci6n, hicferonse k la vela un
viernes por la noche con sus n galeras, bien guarneci-
das de marineros y ballesteros, y fueron k situarse de-
lante de San Feliu de Guixols. Despacharon entonces
una barca armada para averiguar si la escuadra del rey
de Francia estaba reunida como antes, y con grande
alegria supieron que se habian separado 24 galeras de
dicha escuadra con dnimo de hacer un reconocimiento
sobre Barcelona. Inmediatamente Mallol y Marquet
partieron k furia de remos para darles combate, sin
contar que eran 24 aqulllas y s61o 11 las suyas.
No tardaron en encontrarse, y desde las galeras de
Berenguer Mallol se comenz6 k gritar k los franceses
que se aparejasen para el combate. Guillermo de Lode-
va, almirante de la escuadra enemiga, al ver que s61o
11 naves pedian batalla y que mis no se presentaban,
hubo gran gozo considerando como suya la victoria, y
mando poner en linea de batalla sus galeras. Las 11 ca-
talanas, entonces, se agruparon y embistieron k un
tiempo k las enemigas, alii donde vieron el estandarte
del almirante, y esta maniobra fu6 hecha con tanta for-
tuna, que la escuadra enemiga se dividi6 mal su grado
en tres grupos, quedando encerrados en medio de las
galeras catalanas siete principals de la armada fran-
cesa. Aprovechdndose los catalanes de esta circunstan-
cia, revol vieron con celeridad y presteza sobre las siete
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156 VICTOR BALAGUER
aves antes que las otras pudiesen ordenarse, y se tra-
6 un combate horrible. La marineria catalana salt6,
ichillo en mano, 4 bordo de los buques franceses, ha-
iendo una verdadera matanza. Conseguida esta pri-
iera victoria, arroj4ronse nuestras galeras contra el
rupo de naves enemigas .que estaban de la parte de
[ediodia, las cuales iban tripuladas por hombres de
arbona, trabando un serio combate con ellas y ven-
6ndolas asimismo, mientras que el otro grupo que es-
Lba de la parte de Levante, tripulado por gente de
[arsella, al ver esto, batia remos y se dirigia hacia Pa-
m6s, donde se hallaba recogido el grueso de la arma-
1 francesa.
El resultado de este combate fue* quedar en poder de
[allol y Marqnet siete galeras francesas, muchos pri-
oneros, entre ellos Guillermo de Lodeva, y gran aco-
de botin. Fu6 aqu611a una de las m4s nombradas
ctorias que hubo por mar en aquellos tiempos. En la
aposibilidad en que se vieron Mallol y Marquet de lle-
irse consigo todas las presas, mandaron echar 4 fon-
) dos de las galeras enemigas con su tripulaci6n de
arineros, y tomaron rumbo hacia Barcelona trayen-
>se las cinco restantes.
Pero ni estas pudieroh salvar siquiera. La armada
ancesa, al tener aviso por los fugitivos de lo que ha-
a pasado, hizose £ la vela desde Palam6s en busca de
s catalanes, y entonces estos hicieron pasar k su bor-
> d Guillermo de Lodeva y 4 todos cuantos m4s pri-
Dneros les fu6 posible recoger en 61, echando 4 pique
s cinco galeras con muchos prisioneros, y quedando
i libres para retirarse, tomando la via de Mallorca 4
1 de desorientar 4 sus perseguidores.
Hubieron 6stos de abandonar la caza, y al dia si-
liente, 4 la hora de tercia, Berenguer Mallol y Ram6n
arquet entraban triunf antes en el puerto de Barcelona
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LAS CALLES DE BARCELONA I57
con grande estr€pito de trompetas y de cuernos man-
nos que, con alegres y simp£ticos sones, anunciaban k
los barceloneses la victoria de su armada.
Nos faltan datos para poder trazar una biografia de
Berenguer Mallol: s61o sabemos que figur6 en varias de
las grandes victorias de aquella 6poca her6ica, Uegando
i ser uno de los marinos mis celebres y de mds justa
fama. En algunas empresas comparti6 sus laureles con
Roger de Lauria, el gigante de los mares, segiin ha
sido Uamado.
Era Berenguer Mallol ciudadano barcelonSs, y su
nombre es por si solo una de las glorias maritimas de
esta tierra fecunda en heroes del mar.
BERENGUER EL VIEJO (calle de).
Su entrada es por la calle de Santa Madrona y su sa-
lida por la del Cid.
Di6sele este nombre en memoria del conde de Bar-
celona, Ram6n Berenguer I el Viejo, que gobern6 des-
de io35 hasta 1076. Este conde fue" llamado el Viejo,
no por haber llegado A una edad avanzada, pues s61o
vivi6 cincuenta y dos anos, sino por el tino, madurez
y prudencia de que di6 notorias pruebas en su vida.
Prosigui6 la tarea de la reconquista, que le habia sido
legada por sus gloriosos antecesores, y pase6 sus armas
triunfantes por varias comarcas, que libr6 de los moros,
efectuando una guerrera expedici6n hasta las puertas
de Murcia, en apoyo de su aliado el emir de Sevilla,
que estaba en guerra con el de Toledo, al cual favore-
cian los cristianos de Galicia y de Castilla.
Pero su mayor gloria la tiene Ram6n Berenguer en
haber sido el primer legislador de Espafia, despues de
la invasi6n de los drabes, por haber mandado compilar
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I58 VfCTOR BALAGUER
y sancionar el c6digo consuetudinario de los Usatjes
en las Cortes que se celebraron en Barcelona en 1070.
En conmemoraci6n de esta legitima € indisputable glo-
ria se puso su nombre i. la calle de que se habla.
BERNARDINO (pasaje de).
Otros le llaman arco de Bernardino, porque tiene un
arco & su entrada y otro k su salida.
Enlaza este pasaje la calle del Hospital con la de San
Rafael. En 6poca no muy lejana era ocupado este sitio
por extensas huertas, en las cuales levant6 su fabrica
D. Bernardino Martorell, quien mis adelante adquiri6
los terrenos inmediatos y edific6 la manzana de casas
que hoy forman el pasaje, el cual se denomin6 de Ber-
nardino por el nombre de pila de su propietario.
BLANQUERIA (calle de la).
Existen dos calles de este mismo nombre. La llama-
da propiamente asi, que comienza al terminar la de
Tantarantana y finaliza al principiar la del Reck condal,
y la que se denomina mediana de la Blanqueria, que cru-
za de la de Carders hasta la de Assahonadors.
La Blanqueria, en castellano curtiduria 6 teneria, era
el sitio donde los curtidores 6 zurradores ( assaltonadors
en cataldn) procedian al adobo de sus pieles. De aqui
su nombre.
BOLTRES (calle den).
Comunica la calle de la Merced con la de Bajo mr*-
ralla.
Segtin parece, su nombre recuerda el de alguna fa-
milia que tendria casas 6 propiedad en su terreno.
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l6o vfCTOR BALAGUBR
BOQUER (calle den).
Arranca de la calle de Moncada para terminar en la
plaza de la Lana. .
Existen aun en Cataluna varias familias del apellido
Boquer, y su nombre recordard el de alguna que ten-
dria propiedad en el terreno que hoy ocupa la calle.
BOQUERfA (caUe de la).
Comienza en las cuatro esquinas del Call y desem-
boca en la plaza de la Boqueria.
Antiguamente se llamaba de Santa Eulalia. Al fina-
lizar esta calle, en el sitio ocupado hoy por el llano 6
plaza de la Boqueria, existia una de las puertas de Bar-
celona, pues lo que es hoy Rambla, siendo ahora casi
el centro de la ciudad, entonces se hallaba extramuros.
Apellidabase de Santa Eulalia el portal 6 puerta cita-
da, y de este nombre se origin6 el de la calle.
C6mo perdi6 su nombre trocdndolo en el de Boque-
ria, nos lo cuenta el cronista Pujades en su CrSnica uni-
versal de Cataluna. DespuSs de referirnos la conquis-
ta de Almeria, en la que tom6 tanta parte el conde de
Barcelona Ram6n Berenguer IV, nos dice que 6ste se
qued6 para €1 las puertas de uno de los portales de
aquella ciudad, con las cuales entr6 triunfante en Bar-
celona, y mand6 poner coilio trofeo en el portal 6 puer-
ta de Santa Eulalia. Desde aquella ocasi6n la calle 11a-
mada asi mud6 su nombre en el de Bocaria, pues fu6 el
caso que como los barceloneses y otras gentes de su te-
rritorio, & la fama de la victoria y vuelta de su principe
d Barcelona, acudiesen en gran ntimero aglomerados &
ver los trofeos que habian alcanzado en Almeria, al
mirar aquellas puertas quedaban como espantados to-
dos y casi con la boca abierta, lo cual en Cataluna
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LAS CALLES DE BARCELONA l6l
se llamaba badar 6 bocar, y al que asi asombrado 6 ad-
mirado con la boca abierta esta mirando alguna cosa,
le suelen decir: {que miras, boc, 6 badoc? De ahi vino,
aiiade Pujades, que aquella puerta y calle que antes se
llamaba de Santa Eulalia, por haber estado presa y si-
do martirizada la santa en una de las casas de ella (que
atin hoy se conserva, y estdn en pie la torre de su prisi6n
y lugar de su martirio), se vino 4 decir y aun se llama
hoy puerta y calle de la Boc aria.
En 1364, por ser aquella puerta la mas frecuentada y
de mayor concurso, como lo fu6 mas tarde la de San
Antonio, fu6 mejorada y puesta hacia fuera con mayor
fortaleza de la que antes tenia; pero alii quedaron, se-
gun el cronista citado, los grandes y antiguos maderos
de las citadas puertas de Almeria, y alii las ensenaban
los padres a sus hijos y los abuelos & sus nietos. Esta-
ban dichas puertas aforradas de cuero de buey por fue-
ra y tachonadas con clavos de bronce colado sobredora-
dos, y estuvieron en aquel puesto y lugar hasta el ano
i588, en que se hicieron nuevas puertas 4 todos los par-
tales de la Rambla. Entonces quitaron del portal de
Santa Eulalia, 6 ya de la Boqueria, aquellas antiguas
puertas de Almeria, trofeos del conde Ram6n Beren-
guer y gloria de la naci6n catalana, «y como si no hu-
bieran costado nada a aquellos heroes que las gana-
ron — son palabras de Pujades, — 6 fueran la sola ma-
teria del leno y no precio de mucha sangre derrama-
da por nuestros antepasados, las honraron tan bien, que
las redujeron a una no muy grande puerta que esta hoy
al pie de la escalera del general, 6 aula de la capilla
vieja de la Universidad de las escuelas generates de esta
ciudad. |Perd6neselo Dios & quien lo orden6, que cierto
fu€ cosa mal pensada y peor ejecutada! 1 . »
I Pujades: Cronica de CataluXa, lib. XVIII, cap. XVI.
TOMO XXI II
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1 62 VfCTOR BALAGUER
Otros dicen que las puertas que de la conquista de Al-
geria se trajo el conde de Barcelona, fueron colocadas
i el portal llamado por esta causa Porta ferrissa; pero
>s que tal dicen no recuerdan quizi lo escrito por Pu-
ides.
Hay tambten quien no da esta etimologia k la calle
» que estamos hablando, suponiendo que primero se
am6 de la Boberia, nombre que fu6 corrompfendose en
[ de Bocaria, para ser hoy Boqueria.
Famosa calle es hoy Ista y una de las mis concurri-
as y de mis tr&nsito de Barcelona, no obstante su ex-
ssiva estrechez. En ella existen ricas y vistosas tien-
3ts de g€neros, y apenas hay una puerta que no sea
s tienda.
BOQUERIA (plaza de la).
Esti situada casi en el centro de la Rambla y une las
ds ramblas de San Jose y de los Capitchinos 6 de los
eatros. Desembocan en ella, k mds de las citadas, las
illes de la Boqueria, del Hospital, de la Riera del Pino
de San Pablo.
El vulgo la llama pla de la Boqueria, y antes se 11a-
laba tambi€n plaza de Cap de Creus, porque hasta ella
i extendia la serie de cruces que los terciarios de la or-
?n de San Francisco de Asis habian colocado en el trozo
2 la Rambla comprendido entre el convento de dicho
into y aquel punto, sin duda para la devoci6n del Via
ucis.
En celebridad de la venida del rey k Barcelona en
3o2 y de las bodas de los infantes de Espana y los de
dpoles, el Ayuntamiento de aquella 6poca acord6 le-
intar un obelisco en la plaza de la Boqueria. Abiertos
>s cimientos, puso en ellos la primera piedra, k nom-
re de los monarcas, el cflebre D. Manuel Godoy, princi-
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r
LAS CALLES DE BARCELONA I 63
pe de la Paz; pero con los sucesos politicos que sobre-
vinieron se ech6 en olvido la idea, y ni siquiera fu6
empezado el monumento.
El autordeestaobraposee un cuadro de Flaug6, famo-
so pintor cataldn, que representa la Boqueria de Barce-
lona y el obelisco tal como estaba concebido en proyecto,
cuadro que est4 hoy en el Museo de Villanueva y Geltrti.
Esquina 4 la calle de San Pablo, y con su fachada 4
la Rambla y 4 dicha plaza, se levanta el Gran Teatro
del Liceo.
En el mismo lugar que 6ste ocupa existia antes el
convento de religiosos de la orden de trinitarios descal-
zos, redenci6n de cautivos, bajo la advocaci6n de Nues-
tra Senora de la Buena Nueva. Databan este convento
€ iglesia de i63g. Durante la dominaci6n francesa de
1808 4 1814 sirvi6 este edificio de almacdn de viveres,
y en el periodo del sistema constitucional -de 1820 4
1823 convirtiose la iglesia en sal6n de la Tertnlia pa-
triotica. Volvieron despuSs 4 61 los frailes, y en la
conmoci6n popular del 25 de Julio de i835 fu6 uno de
los conventos 4 que se prendi6 fuego, quedando muy
maltratado 4 consecuencia del incendio.
Sirvi6 entonces para varios usos y fu6 sufriendo va-
rias modificaciones 4 medida que se destin6 sucesiva-
mente, entre otras cosas, para principal de milicia na-
tional, para escuela y academia de florete y otras armas,
6 para circo ecuestre, hasta que en 1845 obtuvo la pro-
piedad de aquel solar la Sociedad de amigos que desde
el ano 1838 tenia establecido el Liceo filarmonico drama-
tico barcelones de S. M. la reina Dona Isabel II en el lo-
cal que habia sido cedido al efecto por el gobierno en la
plaza de Santa Ana y habia sido convento de Montesi6n.
El 23 de Abril de 1845, derribado el antiguo conven-
de trinitarios, se puso la primera piedra del teatro, y
en menos de dos anos se levant6 aquella grandiosa obra,
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164 VICTOR BALAGUER
A 1o cual se di6 el nombre de Gran Teatro del Liceo de
a Isabel II.
\ dia 4 de Abril de 1847 se verified la apertura, y
eguro que el recuerdo de aquella noche agradable
;e ha borrado de la memoria de cuantos asistimos &
nnci6n. Concurrieron aquella noche al especticulo
\ de 4. 5 00 person as: en el vasto recinto del edificio
an 1. 120 mecheros de gas, y la sala de teatro, la mis
\z de cuantas existen en Europa, ofrecia un golpe
rista migico y deslumbrador.
In el momento de alzarse el tel6n, entre €1 armonioso
uendo de la marcha real ejecutada por cien profeso-
descorri6se el velo que ocultaba el palco de S. M.,
1 €1 apareci6 el busto de Dona Isabel II, descansan-
m un pedestal en que estaban agrupadas tres ninas
esentando las Gracias. Rodeaba el busto una blanca
nrada nube, y en el fondo se descubrian entre celajes
armas reales. La funci6n de aquella noche fu6 la
liente:
rran sinfonia del malogrado maestro espanol seiior
nis.
). Fernando de Antequera, drama que expresamente
a la inauguraci6n de este teatro escribi6 D. Ventu-
le la Vega.
*a rondena, compuesta por el director de bailes es-
oles, Sr. Camprubi, y miisica del profesor seiior
:h.
I regio himene, cantata escrita en verso italiano por
iterato catalin D. Juan Cortada, puesta en miisica
el maestro barcelon^s D. Mariano Obiols, desem-
ada por j6venes alumnos del Liceo.
)urante los entreactos se repartieron, impresas en
1 y papel charolado, poesias dedicadas & celebrar la
iguraci6n, escritas por el autor de estas lineas, que
•fa sido nombrado poeta del teatro.
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LAS CALLES DE BARCELONA I 65
Pocos anos habrd tenido el Liceo tan admirables
como el de su inauguraci6n, durante el cual se pusie-
ron en escena producciones dramdticas, 6peras y bailes
de grande especticulo, con una propiedad, magnificen-
cia y esplendor cual nunca hasta entonces se habia vis-
to en Barcelona. Las compaiiias eran numerosas y
figuraban en ellas distinguidos artistas. En la de verso,
las Sras. Lamadrid (Dona Birbara) y Yifiez, y los se-
nores D. Carlos Latorre, el gran actor, D. Joaqufn Ar-
jona, D. Antonio Pizarroso y D. Antonio Valero; en
la de canto, las Sras. Rossi-Caccia, Salvini Donatelli
y Maironi, y los Sres. Verger, Castelldn, Ferri, Bouch6
y R6vere; en la de baile, las Sras, Garcfa y Albert, y
los Sres. Albert y Camprubi. El pintor para las deco-
raciones de las obras dramdticas fu6 Aranda; el de las
de 6pera, Philastre; el de las de baile, Pourchet.
En la noche del 9 de Abril de 1861, un horroroso
incendio, que comenz6 por la sastreria, redujo & ceni-
zas este teatro, del cual s61o qiied6 intacta la fachada;
pero al ano siguiente, dia por dia, volvia 4 estar en
pie, construido con mis grandiosidad adn y mis mag-
nificencia, bajo la direcci6n inteligente del reputado
arquitecto D. Jos6 Oriol Mestres, inaugurdndose el 20
de Abril de 1862.
Para que se pueda formar una idea de lo que es hoy
estegrandioso teatro, copiamos & continuaci6n los prin-
cipales pdrrafos de la Memoria leida por la Comision
encargada de la reedificaci6n de este qoliseo en la junta
general de senores propietarios, celebrada el dia 28 de
Marzo de i863.
Dice asi:
f La Comision, que di6 principio a las obras & las po-
cas horas de hallarse constituida, 6 sea el dia 20 de
Abril de 1861, ha tenido la satisfacci6n de verlas ter-
minadas el dia 20 de Abril de 1862, consiguiendo de
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> VfCTOR BALAGUER
nodo que en solo un ano volviera & tener Barce-
en su recinto el Gran Teatro del Liceo, comple-
te acabado y con todas las mejoras que la cien-
>nsidera necesarias en construcciones de esta clase.
o bastaba construir pronto: era indispensable cons-
bien, y para construir bien era preciso que la obra
s61ida y elegante, y que reuniera todas las condi-
s que la experiencia aconseja para evitar conflictos
• el que se trataba de remedial*.
)l proyecto presentado por el arquitecto D. Jos6
[estres satisfacia por completo estas exigencias, y
>misi6n lo aprob6, de acuerdo cpn la junta de go-
o, que tambidn le prest6 su asentimiento. A pesar
ta circunstancia, como la Comisi6n deseaba llevar
>o una obra perfecta, en cuanto esto es posible en lo
ano, decidi6, de acuerdo con la junta de goKerno,
tl arquitecto director visitara los principales teatros
uropa, tanto para estudiar sobre el terreno la ver-
ra utilidad de las innovaciones introducidas en los
10s, como para dar fdcil soluci6n k un gran nume-
j cuestiones que parecen secundarias, y que, sin
irgo, son de grandisima importancia en este g6ne-
\ construcciones. Convenia, sobre todo, examinar
lidamente el teatro de Co vent- Garden de Londres
Real de Bruselas. Los dos habian sido destruidos
as llamas algunos anos antes. Los dos habfan sido
ficados teniendo en cuenta los adelantos moder-
y procurando con solicito cuidado reunir todas las
nstancias necesarias para evitar accidentes como
[ue habian ocasionado su destrucci6n, y en ellos
ionde convenia estudiar lo que debia adoptarse,
iccionarse 6 desecharse para el nuestro. La Comi-
entiende que este trabajo se ha llevado d cabo con
igencia por los encargados de su ejecuci6n; y es tal
imero de precauciones que se han tornado, que si
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r
LAs/cALLES DE BARCELONA 167
desgraciadamente volviera & declararse un incendio en
el Gran Teatro del Liceo, casi puede asegurarse desde
ahora que quedaria inmediatamente sofocado.
•Para conseguir este objeto se han tenido en cuenta
tres bases principales. La primera, no emplear en la
construcci6n materiales combustibles 'sino en los casos
de absoluta necesidad. La segunda, aislar del resto del
edificio las dependencias que por el uso 4 que se las des-
tina estdn m4s expuestas 4 la acci6n del fuego; y la ter-
cera, facilitar el empleo de recursos poderosos para que
puedan utilizarse con oportunidad y prontitud, donde
quiera que las circunstancias puedan hacerlos necesa-
rios.
•De acuerdo con la primera de estas bases, se han
hecho de b6veda todos los palcos del proscenio y la
mayor parte de los techos de los cuartos vestuarios y de
los almacenes, y se han empleado vigas de hierro en
aqufllos que por su capacidad no permitian seguir este
sistema. Tambten se han adoptado las vigas de hierro
por los saledizos de los palcos, y se han construido con
yeso los antepechos de los mismos, los de las galerias
y anfiteatro, y el cielo-raso de la platea, el del prosce-
nio, el de los palcos y el de todos los corredores. De
este modo, aun en aquellos puntos en que se ha em-
pleado la madera, se ha conseguido dejarla aislada, le-
jos de los puntos expuestos 4 ser invadidos por el fue-
go, y cubierta adem4s con sustancias que, como el yeso
y el ladrillo, la preserven por largo tiempo de su acci6n.
»A1 tratar de la armadura para la cubierta del edifi-
cio, las dificultades eran algo mayores. Si la armadura
se hacia de hierro, <jperderia el teatro las admirables
condiciones de sonoridad que tenia anteriormente? ^Po-
dria contribuir en el caso de un incendio 4 que no per-
mitiendo el paso de las llamas por la parte superior del
edificio se dirigieran 4 las laterales, con grave riesgo de
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1 68 vfcroR balaguerX
las casas /construcciones inmediatas? La Comisi6n no
nn^Ho resolver de ligero estos problemas, y si deseaba
la parte que el teatro reedificado no encerrara
materiales de combusti6n como los que tenia el
>r y como los que lleva consigo una armadura
iera, sentia por otra verse expuesta & cualquiera
contingencias que se acaban de expresar. En es-
a consult6 con las personas cuyos conocimientos
draban una confianza mis completa, y despu6s
er oido su opinion y de haber estudiado deteni-
te lo que en circunstancias anilogas se ha hecho
ixtranjero, se decidi6 por adoptar la armadura de
Confiaba entonces, y la experiencia ha venido
ostrar despuSs, que no se habian de perjudicar
:o en lo mds minimo las condiciones acusticas del
y vencido este inconveniente, era ya mis f&cil
a soluci6n satisfactoria A la segunda de las obje-
mo para dominar un incendio es necesario em-
liferentes recursos, segiin sea su mayor 6 menor
de intensidad, aunque es cierto que conviene en
icipio evitar las corrientes de aire para dominar-.
mayor facilidad, tambifri es cierto que cuando
[uirido mayores proporciones es indispensable dar
al humo y 4 las llamas, porque solo de este mo-
josible que los operarios trabajen con probabili-
de buen 6xito. Partiendo de esta base; no hay
in que la cubierta de hierro podia ser un mal. Pe-
sta cubierta esti en parte formada por grandes
>yas cubiertas de cristales, desaparecen todos los
enientes. Si el fuego es poco intenso, se intenta
arlo, lo que seri tanto mis fdcil cuanto menor
cantidad de sustancias combustibles. Si el fuego
re mayores proporciones, el calor rompe los cris-
y las llamas y el humo encuentran fdcil paso, sin
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J LAS CALLBS DB BARCELONA l6g
temor de que los grandes cuchillos y las voluminosas
piezas que se necesitan para una armadura de madera,
den nuevo pibulo al incendio y hagan con su desplome
mis inminentes los peligros.
•Para completar su pensamiento, la Comisi6n desea-
ba que no hubiera quedado un solo palmo de madera
ni una sola sustancia combustible de las que, £ pesar
de su prop6sito, ha sido preciso emplear, sobre todo en
ei escenario, sin haberla preparado de antemano con
alguno de esos liquidos de que tanto se ha hablado en
otras ocasiones y con los que se suponia que era fdcil
hacerlas refractarias & la accion del fuego. No se ha
hecbo asi, sin embargo, porque ademis de exigir un
procedimiento costoso y mis tiempo del que se podia
disponer, los ensayos que con este motivo se han prac-
ticado en Inglaterra, BSlgica y Francia han sido poco
satisfactorios, no teniendo tampoco mayor confianza en
los que tiltimamente han tenido lugar en presencia del
emperador de los franceses, porque & pesar de Iqs elo-
gios prodigados por una parte de la prensa, no sabemos
que se hayan empleado en ningiin punto. Por otra par-
te, los pintores escen6grafos estin de acuerdo en que la
aplicaci6n de los liquidos conocidos hasta el dia con el
objeto £ que hacemos referenda, alteran el tono de los
colores y destruyen mis pronto la pintura, y no era
prudente sacrificar estas condiciones & las probabilida-
desde un 6xito dudoso. Adem&s, y 6sta es la ultima con-
sideraci6n que se ha tenido presente, como las telas de
las decoraciones se preparan con yeso y cola y encima
dos 6 mis capas de color, su combusti6n es muy lenta
aim en el caso de que est£n en contacto con las llamas.
•De todos modos, puesto que existen sustancias com-
bustibles, y puesto que estas sustancias pueden incen-
diarse sobre todo en la parte correspondiente al escena-
rio, veamos las precauciones que se han tornado para
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rax i*r.A.*\H2k
ic zl vjzri cl §c :or2n. j us see nam nam-
rvsrrrra r"3£ rj-da eprrra 5£ zczsaczix:* t se fca
•--wi; rr :*,:- 3£ t±ua -nrc? Tea riK oKTacrtera-
ts it rcca d±£ esce=ar5:. Y coqi ss nr bsri>? &-
tr^i:, jr-r xa cararia ^dc Las tsiss Tv°r7~TC« cccre-
ts^risite cs-strzidas zo pemhcr psssr por c utie
^>s zi la Zania :d c£ caj:«ncr accesari? paia Ka
b~stMc, cs M'gico scprccr qpe ea f3£s^> do podra
^icarse a la plaiea, ixscr qae cs£a teia csetalica
le antes fz^diia v destrczaia.
Para q -e este caso fc rri era lc^ar saia pr e as o un
o eztraordrnario, y no cs probabfe que se le penni-
>mar tangrandes proporricucs a se tiesen en Caen-
's recursos de que para atajarlo se puede todavia
>r,er.
In primer lagar, el sistema de distribution de agnas
eja nada que desear. Se han cousii u ido nacre de-
tos de plancha de hierro, qoe pueden contener 7 3
os cubicos de agua alimentados por las lluvias, 6
do esto no es bastante, por dos bombas fijas de
potencia que pueden renovarla con extraordmaria
idad. Estos depositos estan colocados en los pun-
uas convenientes para que la distribuci6n pueda
rse con regularidad y prontitud. Las canerias son
ierro fundido, provistas de una llave de valvula en
uno de los pisos y con sus mangueras correspon-
tes. Las cuatro canerias que hay en la platea pue-
arrojar el agua por 23 mangueras diferentes. Las
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LAS CALLES DB BARCELONA I71
cuatro canerias que corresponden al escenario no tienen
m&s que 12 mangueras, pero hay ademds en el mismo
escenario dos bombas portdtiles para incendios con ali-
mentacion independiente de la que corresponde k los
dep6sitos, y existe%n el telar un sistema de tuberia
horizontal que puede producir en un momento dado
una verdadera lluvia con el objeto de remojar los lien-
zos y decoraciones, las cuerdas y el maderamen de la
parte superior del escenario.
tPara que estos medios de acci6n puedan ser efica-
ces, y para que haya en todo tiempo la seguridad com-
pleta de que las vdlvulas, Haves y aparatos se hallan en
estado de funcionar en el instante en que convenga, se
ha nombrado un capataz inteligente, encargado de su
inspecci6n, que instruye y dirige ademds k los depen-
dientes de la casa. Y como todo esto seria insuficiente
si no hubiera comunicaciones numerosas, fdciles y ex-
peditas, para acudir con rapidez al punto del peligro,
se ha abierto una comunicacion directa desde la calle
de San Pablo al almac€n de decoraciones; se ha cons-
truido la escalera del corredor del piso bajo que tiene
tambi6n salida k la calle de San Pablo; se han hecho
tres escaleras s61idas y espaciosas para poder bajar al
foso por tres puntos diferentes, y se han establecido co-
municaciones que tampoco antes existian entre los te-
rradosy el escenario, y entre los terrados, el escenario
y la parte exterior del edificio.
tSatisfechas de este modo todas las condiciones ne-
cesarias para evitar que el fuego se presente, 6 para
evitar que tome incremento y se propague, habia lle-
gado el caso de realizar otras reformas que, aunque
de distinta indole, eran tambten de indispensable nece-
sidad.
»La Comisi6n citard, entre otras de menor importan-
cia, la restauraci6n del vestibulo, lade la escalera prin-
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"2 VfCTOR BALAGUBR
y la del sal6n de descanso; la adquisici6n en favor
l Sociedad de algunas porciones de terreno que an-
10 le pertenecian y que le eran indispensables; el
ento de palcos, la supresi6n del anfiteatro del se-
lo piso y el nuevo arreglo intriflucido en la distri-
5n de algunas localidades.
5n cuanto k la escalera, objeto constante de censu-
or su excesiva pendiente y por la poca elevaci6n
1 techo, ha mejorado todo cuanto ha sido posible,
iriendo mejor aspecto, mayor comodidad y mis
lares proporciones. Verdad es que ha sido necesa-
acrificar para esto la pequena porci6n de terreno
ada por el templete del sal6n de descanso; pero en
)io han mejorado las condiciones de ornato de este
i, y ha quedado con mayor ventilaci6n y mejores
i y con una anchura de 90 centimetros mayor de la
:enia anteriormente. »
lo dicho por la Comisi6n en los pirrafos anteriores
1 Memoria, los cuales hemos transcrito para que
ectores pudieran tener una idea de lo que es este
0, s61o falta decir que en 61 se dan, durante la 6po-
J Carnaval, magnificos y sorprendentes bailes de
ara. £1 sal6n, unida la platea al escenario, con su
so decorado, con su profusi6n de luces, con su fan-
:o golpe de vista, ofrece un aspecto deslumbrador.
BORIA (calle de la).
ta calle va de la plaza del Angel k la plaza de la
gtin un autor (Bofarull, en su Guia Cicerone), el
>re de Bona debe su etimologia & una antiquisima
minaci6n. Tenian los romanos ciertos cercos 6 co-
5, A los que llamaban forum bovarium por estar
lados k guardar los bueyes y demAs ganado, y
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LAS CALLES DE BARCELONA 1 73
creese que en el sitio que ocupa hoy esta calle habia
uno de dichos corrales durante la dominaci6n romana.
Algunos siglos despu6s se levant6 en aquel mismo lu-
gar una tone que, corrompiendo aquel vocablo, fu£ 11a-
mada iorre de la Boyeria, cuyo nombre se cambi6 mis
adelante en Boeria y por tiltimo en Boria, al aplicarlo
a la calle que alii se abri6.
Otro autor (Pujades, en su Cronica de Cataluiia, li-
bro IX, cap. XXI), va & buscar el origen de este nom-
bre en mds cercanos tiempos. Dice que cuando Ludo-
vico Pio fund6 el monasterio de San Pedro de las Pue-
llas, cedi61e todo el terreno de la parte meridional has-
ta el principio de esta calle, para que, labr&ndolo 6 edi-
ficdndose en 61, trajese algtin provecho al monasterio.
Entre tanto que esto tenia cumplido efecto, las monjas
lo destmaron al pasto de los ganados, particularmente
vacas de cria y bueyes. El ntimero de unas y otros Uego
a ser bastante grande para excitar la codicia de los mo-
res circunvecinos y de los corsarios de Mallorca, quie-
nes asaltaban k los pastores y labradores y les robaban
sus reses. Para remediar tamano mal, construy6ronse
en esta parte unas fuertes torres que defendian los ca-
serios, chozas, corrales y cortijos que se habian levan-
tado, en las que las gentes corrian & guarecerse, sin
necesidad de entrar en la ciudad, la que, por otra parte,
siendo plaza fuerte, cerraba de noche las puertas de sus
rauros. De ahi vino el llamar al espacio que despuSs
ocup6 esta calle Forsa de la Boeria 6 Boyeria, vocablo
que se sincop6 mis tarde quitando la e y pronunci&n-
dose como ahora: Boria.
En esta calle viven desde muy antiguo tiempo los
caldereros, y en ella tienen la antigua casa de su gre-
mio. Los primeros estatutos que se leen sobre la poli-
cia de este edificio, segun cita Capmany, son del ano
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174 VfCTOR BALAGUER
i3g5. En ellos se trata de la ley del cobre y bondad de
la obra en los cdntaros, calderos, cubes y ciertos ar-
[ue debian ser reconocidos por una persona
or el Municipio para ponerles la marca. Des-
446, se promulg6 un edicto municipal sena-
>arrios y parajes donde unicamente se podia
10 oficio para la quietud publica.
la c&rcel estaba en la plaza del Angel, al
le la que aun hoy se llama bajada de la Cdr-
ldo aun existia la birbara costumbre de azo-
.mente £ ciertos presos, la Bona era el lugar
para este acto repugnante. El reo era mon-
1 burro, y el verdugo le iba dando azotes en
las desnudas, mientras cruzaban esta calle
.r al fin. A esto se llamaba passar Boria avail.
BORN (plassa del).
ocan en ella las calles del Rech, Flassaders,
Born, Tamborets, Vidrieria, Dusay, Buf atta-
ck las M or eras y paseo de San Juan.
de las tres principales plazas de mercado, y
nte fu6 la Plaza mayor de Barcelona, toman-
tbre actual Born de bornear, 6 sea tornear, &
:elebrarse en ella, & m&s de las fiestas popu-
estejos publicos de armas, como justas, tor-
fios y batallas.
Jla Ipoca el Born era mis ancho que ahora,
igaba hasta mis alld del que es hoy paseo de
de modo que venia 4 formar una extensa y
plaza, la cual, cuando en ella tenian lugar
irmas, se cerraba por medio de una empali-
ada & cierta distancia de las casas, para asi
illejon exterior al objeto de que pudiera tran-
nte y pudieran dar los caballeros, antes de co-
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rr
LAS CALLBS DE BARCELONA I 75
raenzar el torneo, las vueltas que eran de costumbre.
Rica es en recuerdos esta plaza, y vamos 4 consignar
aqui los mis principales.
La memoria mis antigua que hallamos se remonta
al 1372. Consta que el 9 de Setiembre de dicho ano
hubo en esta plaza un desafio 6 batalla 6 juicio de Dios
entre Ferrer Albilia, dom£stico del conde de Urgel, y
un caballero ingles; pero la Rubrica de Bruniquer, don-
de hallamos] consignada esta noticia, no trae ningiin de-
talle. S6I0 advierte que ninguno de los dos combatien-
tes qued6 herido. (Nengu restd nafrat.)
MAs pormenores tenemos de la fiesta militar, 6 sea
de las justas reales que tuvo el rey D. Alfonso V en el
Born el dia 6 de Agosto de 1424 para solemnizar el ar-
mamento que acababa de aprestarse para la segunda
expedici6n & Nipoles.
Suntuosa fiesta fu6 aquSlla y memoria eterna habia
de dejar.
Desde por la manana apareci6 la plaza vestida de
arriba abajo con grandes tiras de, panos amarillos y
encarnados, que eran los colores nacionales, y cubierto
estaba el palenque con una ancha tela para librar del
sol & los justadores. En cada extremo del palenque se le-
vant6 un tablado, cada uno cpn su gran bandera, divi-
sada de tafet&n amarillo y encarnado, y de trecho en
trecbo se fijaron banderolas con los mismos colores.
Todo alrededor de la plaza se construyeron andamios,
y en los frentes de ambos centros dos tablados vestidos
de telas de raso para las damas principales de la ciudad
y de la corte, altos dignatarios, etc., etc. En uno de es-
tos tablados se veia, bajo un dosel de tisu de oro, una
silla cubierta de brocado de oro para sentarse el senor
rey cuando hubiese libertado algun aventurero.
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VICTOR BALAGUER
los de la tarde el monarca, teniendo por com-
1 noble mos6n Bernardo de Centellas y & mo-
rn de Mur, parti6 del real palacio en direc-
Jenque, con gran comitiva de barones, caba-
ntiles hombres, ciudadanos honrados y otra
listinci6n. Los tres, el rey y sus companeros,
idos con corazas y sobrevestas de seda, divi-
listas blancas y rojas de alto abajo, jinetes
>s con guarniciones de seda de ambos colores.
ba en primer lugar el de Mur, delante del cual
§n Corella y mos£n Francisco de Eril, llevdn-
imero el yelmo y el segundo el escudo; seguia
tellas, cuyo yelmo y escudo eran llevados por
jrnardo de Broc4 y el honorable Dalmau de
y venia por fin el rey Alfonso, llevAndole su
conde de Cardona y su escudo el vizconde de
. Treinta aventureros, pertenecientes & nobles
iidas facnilias del reino, les conducian delante
lero de lanzas 6 astas de justar pintadas de
:6jo.
e orden Uegaron al Born, despu6s de haber
r la plaza .del Blat 6 del Angel, por la Boria
Moncada, y dieron las vueltas de costumbre
del palenque, saludados por los vitores de la
j por los panuelos y bandas de las damas.
itamente entr6 el rey en el palenquq, prepa-
stra justar y librar algunos aventureros, con
g los cuales tuvo varios encuentros y rompi6
iciendo muy bellas carreras. Dibanle la lanza
le Cardona y muchos caballeros de la corte
vian 4 pie y & caballo. Estaba cubierto el es-
». Alfonso de raso liso azul, con una banda de
partia, remedando las armas de Tristfin de
s de haber librado el rey & varios aventure-
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LAS CALLES DE* BARCELONA J 77
ros, haciendo lo mismo con los sus otros dos compane-
ros mantenedores Centellas y Mur, como ya era hora
baja, fu€ roto el palenque, y volvi6se D. Alfonso d pa-
lacio, en donde di6 una esptendida cena, despu6s de la
cual siguio una solemne tertulia y luego un suntuoso
baile.
Ya no hallamos mds noticias de torneos hasta el
1460; en este ano vemos que se celebraron dos, con
intervalo de solos tres dias.
Efectuose el primero el 20 de Noviembre. El dietario
que nos da esta noticia dice que fueron justas de cinco
contra cinco, y que el jefe de la una cuadrilla fu6 el
conde de Foix, y el de la otra D. Alfonso de Aragon,
que fii6 primeramente maestre de Calatrava, despu^s
conde de Ribagorza, y por fin duque de Villahermosa,
el cual era un hijo bastardodel rey D. Juan II de Ara-
g6n, quien lo habia tenido en su manceba Dona Leo-
nor de Escobar.
El otro torneo tuvo lugar el 23 del mismo Noviem-
bre. Di61o por su cuenta el conde de Foix, el cual ofre-
ci6 un diamante al que justara mejor que €1. Di6 cua-
tro, y ademds regal6 un rubi al aventurero Juan Bu,
que fu6 el h6roe de la Jornada.
Pero algunas veces sucedia que no eran s61o fiestas
de publico regocijo las que alii tenian lugar, sino san-
grientos conjbates y mortales batallas. Las caiias en-
tonces se volvian lanzas.
En 1469 iban ya cerca de nueve anos que Barcelo-
na permanecia pronunciada contra el rey de Arag6n
D. Juan II, al cual las Cortes catalanas, en uso de su
indisputable soberania, habian arrojado del trono por
violador de los pactos y enemigo de las libertades pa-
trias. En uso de sus mismas facultades y soberania, las
Cortes habian procedido d proclamar otro rey, que lo
tomo xxi 12
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VfCTOR BALAGUER
iero, desde 1462 4 1463, Enrique IV de Casti-
renuncia de 6ste, desde 1463 4 1466, Pedro,
ible de Portugal, y por muerte de 6ste venia
desde 1466 Renato de Anjou, el cual cedi6 sus
s 4 su hijo Juan, duque de Calabria y de Lore-
n vino 4 Cataluna 4 ponerse al frente del go-
pero s61o como lugarteniente y gobernador de
; Renato el Bueno, interin £ste viviese.
de darse por expulsado del trono D. Juan II,
reducir 4 la fuerza 4 los catalanes, y en una
:ruel estaban empenados uno y otros, cuando
jar el lance que 4 relatar vamos, hall4ndose en
iad como lugarteniente el duque de Lorena.
1 siempre en ocasiones parecidas sucede, el es-
iblico estaba sobrexcitado y la pasi6n politica
3a por completo en algunos dnimos. Halldbase
5n en esta ciudad un caballero llamado Sancho
, al parecer de linaje castellano, quien en una
ici6n particular se declar6 partidario del rey Don
, y con este motivo hubo de acusar de traicion
ia al duque de Lorena. Sali6 4 la defensa de
si derecho que tenian los catalanes para darse el
mejor les acomodase, el caballero catal4n Pe-
iant Esteve, y llegaron 4 trabarse ambos con-
es de palabras, resultando quedar desafiados.
campo al mismo duque de Lorena para efectuar
, segun las costumbres del tiempo, y el lugar-
lo concedi6, senalando para campo el palenque
1, y para dia del combate el domingo 22 de Ju-
luel aiio de 1469.
I documento que vamos 4 citar se deduce que
o se efectu6 el dia senalado, asistiendo el lugar-
y presidiendo el acto; que los combatientes pe*
omo buenos y valerosos caballeros; que el du-
-rorena baj6 al campo € intervino para terminar
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IF'-- "
. LAS CALLBS DB BARCELONA 1 79
el duelo antes que tuviese un resultado fatal, y que al-
gunos dias mis tarde, d consecuencia de varias recla-
raaciones, el mismo personaje mand6 publicar una de-
claraci6n dando 4 entrambos combatientes por buenos
y valientes, y encargando que no se hablase m&s del
asunto y quedaran los dos buenos amigos como habian
sido antes.
El documento en que esto consta lo hall6 el autor de
estas lineas en el Cancionero que existe en la bibliote-
ca de Zaragoza, transcrito en las ultimas pdginas de
aquel precioso libro y entre varias poesias de autores de
aquel tiempo; circunstancia que indujo & error d los
anotadores del Tiknor cuando estudiaron aquel Cancio-
nero, ya que,poco versados en el cataldn, creyeron ser
&ta una sentencia dada en un certamen portico.
Dice asi:
Declaracid dada per duch Johan sobre lo camp de mo-
sen Pedro de Sant Esteve e Sattxo de Saravia, e fou pu-
blicada dilluns a 3i del mes de juliol de 1469 per mosen
Johan PeirS, secretari e protonotari de sa senyoria.
Vosaltres mosen Pedro de Sant Steve e Sanxo Saravia,
sabeu: Que lo diumenge que contavem 22 de juliol del pre*
sent any 1469 lo illustrisimo senyor lo senyor infant primo-
gcnit del serenisimo senyor lo senyor rey d? AragS e de las
Dos Sicilias, duch de Calabria,, de Lorena eprincep de Ge-
rona, vist que lo cdsper que combatien tocaba principalment
al dit senyor primogenit, se pari la batalla, per que de lafi
£ aquella la hu ne Vaitre no reportds cdrrech ne vergo-
nya, la cual cosa molt Jmguera desplayat al dit senyor con*
siderant que cascu de vosaltres avie axi valentment, virtuo-
sa, e ab gran coratge combatut, que mes no podie. Apres
campo per part de cascu de vosaltres son estadas presenta-
das suplicacions sobre aquesta materia, les quals legides e
be entesas, e considerant axi mateix, e be entes tot so que en
la dita materia es estat fet pus, lo dit senyor primogenit, a
L
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l8o vfCTOR BALAGUER
qui lo principal interes troba, nos cura e se passa daquestas
cosas e se te per content ab llo que cascuna de las parts ha
fety sembla al dit senyor que axi ho debeu vosaltres fer. E
per tal vol dit senyor que d* aquesta hora avant pus f nos
parle de la dita materia, axi principalment cotn si ja mes
fos estada, ntes que d y aqui avant resteu bons amichs axi
com ereu devans e millors si millors poreu. E aquesta es la
determinada opinio de dit illustrisimo senyor primogenit.
A pesar de esta terminante declaraci6n, de darse por
satisfecho el duque de Lorena, de dar por buenos d los
combatientes y de mandar que en aquel estado queda-
ran las cosas no habldndose mds del asunto, las dos
personas interesadas no se hubieron de avenir d ello;
pues consta que renovaron el i5 del siguiente Agosto
su combate, siendo €ste aquella vez d ultranza.
Las noticias que tenemos de esta segunda batalla nos
dicen que se ejecut6 en el mismo palenque del Born,
con toda especie de armas ofensivas, en la tarde del ci-
tado dia, siendo el combate tan renido y fuerte que no
habia memoria de haber visto otro igual. Los padrinos
de Pedro de Sant Steve fueron Arnaldo de Pineda y Ra-
m6n de Senmanat, y los de Sancho de Saravia, Bel-
trdn de A rmendariz y Garcia de Guerra, entrambos ca-
balleros navarros. Presidi6 el campo, en nombre del
iuque de Lorena, el varvasor Arnaldo de Vilademany
y Blanes.
Aquella vez el duelo tuvo las fatales consecuencias que
la primera habia sabido evitar el principe primog£nito
:on su oportuna presentacion. Ambos caballeros fueron
retirados del campo mortalmente heridos, sucumbiendo
il uno d las pocas horas y el otro d los dos dias.
Ya en el siglo xv no hallamos noticia mds que de otros
los torneos celebrados en el Born. Uno el 5 de Agosto
ie 1477, d e cuatro contra cuatro, todos italianos, en ce-
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r
LAS CALLES DE BARCELONA l8l
lebraci6n del matrimonio de una hija del rey D. Juan II
con el padre del duque de Calabria, habiendo sido €ste
tiltimo el mantenedor; y otro el 12 de Setiembre de
1479, en celebridad de la jura del rey D. Fernando el
Catdlico, del cual fueron jueces los ciudadanos barcelo-
neses Juan Roig, Baltasar de Gualbes y Galcerdn Dusay .
Los recuerdos de fiestas militares celebradas en el
Born abundan m&s durante el siglo xvi.
Debe advertirse que la juventud barcelonesa se dis-
tingui6 notablemente en aquellas Spocas por sus mili-
tares ejercicios, en los cuales sobresalia, gracias princi-
palmente 4 la cofradia ti orden de San Jorge, en esta
ciudad establecida desde el tiempo de D. Pedro el Ce-
reinonioso 6 el del Punyalet, quien dict6 las primeras or-
denanzas, reformadas despu6s & ultimos del siglo xvn.
La Diputacion acostumbraba celebrar todos los anos
unassolemnes justas en la plaza de que hablamos, el dia
de San Jorge, para mantener vivo el espiritu militar y
sostener el ardor caballeresco de los catalanes.
La ceremonia para estas fiestas era por lo regular la
siguiente: primeramente se cubria el palenque con una
ancha tela, que ostentaba los colores nacionales, para
librar de los rayos del sol d los justadores, y se arregla*
ba la plaza con sus correspondientes empalizadas y an-
damios, debiendo haber un tablado 6 catafalco para los
jueces, en el que tenia un lugar privilegiado el rey, 6 en
defecto de 6ste su lugarteniente en Cataluiia.
En la capilla de San Jorge del palacio de la Diputa-
cion se celebraban por la mafiana unos solemnes oficios,
con serm6n, en el cual tenia el predicador el encargo de
recordar las glorias del santo y las proezas de la caba-
lleria catalana: concluida dicha ceremonia, los paladi-
nes destinados paratomar parte en el torneo de la tarde,
recibian de manos de sus damas, en otro de los salones
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T^
VfCTOR BALAGUER
Jacio, las empresas, divisas 6 motes que debian
;ar.
a hora designada salia la comitiva del palacio de
)utaci6n 6 General de Catalufia. Iba delante una
a de ministries tocando cajas, pifanos y trompe-
sguian los maestres de campo con los padrinos;
el andador, llevando los premios en unabandeja de
luego el estandarte real 6 de San Jorge; luego los
medores; despu£s los cabos de cuadrilla, y cerra-
i marcha los diputados y oidores acompanados de
acerosy sus criadoscon la librea de la Diputaci6n.
gada la comitiva al campo 6 Born, daba la vuel-
ordenanza en torno de la plaza, hacia en seguida
cero entrega del bast6n al maestre de campo y de
nzas de justar & los mantenedores; partia luego el
:ro de campo el suelo trazando una linea en la are-
parte & parte con una deforme y pesada espada que
>an & manera de arado; leiase & continuaci6n la
i&ticay leyes del torneo por el sindico, y entraban
palenque los justadores & dar, antes de comenzar
rta, tres carreras por la plaza, corao para lucir su
dia y saludar &. las damas y & los jiieces, siendo
jn cada una de estas carreras cambiar de caballo.
fijarnos, pues, en las justas que todos los anos ce-
>a la Diputaci6n el citado dia de San Jorge, dare-
loticia de los torneos 6 fiestas militares que han
o & nuestra noticia como efectuadas en el Born
te el siglo xvi.
25 de Mayo de i53z hubo justas, por cuenta del
16s de Astorga, en obsequio de la emperatriz es-
le Carlos V y de una dama & quien dicho mar-
>ervia.
20 de Mayo de i533 y el 26 de Marzo de i556 las
tambi^n, sin que de ellas hayamos podidq recoger
2S»
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LAS CALLES DE BARCELONA 183
El 24 de Febrero de i56o, el lugarteniente general
D. Garcia Toledo celebr6, con fiestas de toros y canas
en esta plaza, el matrimonio del rey D. Felipe II con
la infanta de Francia Isabel de Valois.
Otro torneo el 9 de Mayo de 1563.
Dos en 1566. El primero fu6 el 17 de Febrero, al-
canzando premios D. Juan de Gualbes y D. Federico
de Cabrera; el segundo el 3 deMayo, ganando premios
por invenci6n D. Miguel de Mitjavila, por golpe de pi-
ca D. Alfonso de Eril y por golpe de espada D» Joa-
quin Centellas.
El 5 de Febrero de i56y hubo un torneo, del cual
no sabemos otra noticia sino la de que D. Juan Ldzaro
de Costarellas gan6 la prez de m&s gal&n.
En i568 se celebr6 otro para festejar & la duquesa
dc Medinaceli y £ sus hijas, que estaban en Barcelona.
En 1571 hay noticia de otro, y por fin en 1599 hubo
justas reales, con motivo de haber venido el rey Feli-
pe III 4 jurar las libertades de Cataluna. Fueron en
ellas el mantenedor D. Federico de Meca y los justa-
dores D. Juan de Eril, D. Antonio Despalau, D. Alejo
Albert, D. Bernardo de Pin6s, D. Jos6 de Bellafila,
D. Francisco y D. Dalmao de Rocaberti, D. Bautista
Falc6, D. Pedro Vila y otros. El rey asisti6 & la fun-
ci6n desde una de las ventanas de la casa del mante-
nedor D. Federico de Meca, que la tenia en el Born.
Los anales del siglo xvn nos dan tambi&i noticia de
algunas solemnes fiestas celebradas en este sitio duran-
te el mismo.
Serd la prim era de que demos una leve idea la que
tuvo lugar en celebridad de la canonizaci6n de San Ra-
mon de Penyafort el afio 1601. Grandes, solemnes y
suntuosas fiestas de todas clases se efectuaron con este
motivo aquel ano en Barcelona; pero ninguna excedi6
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184 vfCTOR BALAGUER
quizi, en lo brillante y espl&idida, & la llamada de la
defettsa dclpaso venturosoy de los caballeros que llegaron a
probar esta aventura, de la cual fii6 teatro la plaza del
Born.
La idea que se tuvo para esta fiesta fu6 suponer que,
habilndose extendido por todo el mundo la nueva de la
canonizaci6n de Ram6h de Penyafort, algunos princi-
pes y caballeros dedistintos paises llegaban 4 Barcelo-
na para adorar las reliquias del santo; pero que se opo-
nian 4 su paso tres caballeros catalanes, temerosos de
que su objeto no fuese robar aquellas venerandas reli-
quias.
El dia designado para la funci6n fu€ el 3 de Junio.
El Born apareci6 ricamente adornado, y con tanta gen-
te en los andamios, tablados, ventanas, balcones y azo-
teas, que jam&s se habia visto en esta ciudad ni reu-
ni6n mds numerosa, ni tanta gala y riqueza unidas.
En un lado de la plaza, alii donde estaba el virrey,
se levantaba una tienda de campo, en la cual se habian
de recoger los caballeros que defendian el paso venturoso,
y junto & esta tienda veiase un grande y vistoso Castillo
y encima de 61 una pena, sobre la cual estaba en su ni-
do, como para renovarse en sus cenizas, un ave fenix
de agigantado tamano, ostentando en los pechos una
letra que decia:
Renovamur supra montem scatuerientem ignem,
aplicada & los justos, que se abrasan en amor divino y
el dia que mueren renacen en sus mismas obras.
A las tres de la tarde, estando la plaza del modo di-
cho, entraron en el palenque con gran pompa y gala
los tres caballeros mantenedores que debian defender
el paso. I ban armados de armas de torneo; las calzas y
toneletes eran de tela de oro, plata y morado, por ser
sus colores amarillo, morado y bianco; traian las cime-
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LAS CALLES DE BARCELONA I 85
ras de plumas de los propios colores; y acompanados de
sus padrinos, al son de nueve cajas y pifanos vestidos
de damasco con h4bito tudesco, dieron vuelta por la
plaza y se fueron 4 recoger 4 su tienda, Eran estos
tres caballeros D. Luis de Boixadors, D. Alejandro
Claramunt y el capit4n D. Juan de Encontra.
k la entrada de la plaza habia una columna, de la
cual mandaron colgar los mantenedores un cartel en
verso, donde se decia que la ciudad habia confiado la
defensa de aquel paso 4 tres caballeros, quienes esta-
ban dispuestos 4 no dejar pasar 4 nadie como antes no
dejase sus armas y declarase su nombre y naci6n, por
el temor de que viniesen extranos 4 robar los restos del
santo. El cartel proseguia diciendo:
Los que nuestras condiciones
Por agraviados rehusaren,
Armados, como guerreros,
Con los tres han de probarse.
Si nos vencieren, podran
Ir armados por las calles,
Visitar los sacros templos,
Entretenerse y pasearse.
Porque seran, si nos venccn,
Muy conocidas seiiales
Que el divo cuerpo no quieren
Roballe, sino adoralle.
Mas si los tres les vencemos,
Despu£s del rehido alarde,
De las armas prohibidas
Sera fuerza se desarmen.
Somos nobles en las obras,
Humildes en el lenguaje,
Porque una valiente lengua
Supone manos cobardes.
Retirados los mantenedores 4 su tienda, oy6se por
e l otro extremo de la plaza grande estruendo de ataba-
le S| trompetas y ministries, y comenzaron 4 desfilar
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l86 V/CTOR BALAGUER
las lujosas comparsas que figuraban ser los s€quitos de
los recten llegados extranjeros.
Iban delante los mdsicos € instrumentos; seguian los
maestres de campo, y luego cuatro airosas cuadrillas
de jinetes, soberbiamente montados: de la primera,
que figuraba ser de caballeros mejicanos, vestidos & la
usanza de aquel pais, era cabo D. Juan de Boixadors;
de la segunda, en que iban todos vestidos al uso de
Francia, lo era D. Rafael Agullana; de la tercera, figu-
rando senores persas, lo era D. Luis de Sayol, y de la
cuarta, en que iban vestidos d la usanza del Jap6n, Don
Alejandro de Alentorn.
En pos de estas cuadrillas entraron, con grande
acompanamiento de lacayos, pajes y escuderos, tres
embaj adores de di versos principes. Rafael Cerera, que
representaba el embajador de Portugal; Francisco Cos-
ta, que figuraba el de Moscovia, y Jer6nimo Losellas,
que hacia el papel del de Persia, todos vestidos con ri-
quisimos trajes 4 la usanza del pais que representaban.
Aparecieron luego cuatro reyes de armas, seguidos
de cuatro maceros; &. continuaci6n muchos caballeros y
senores de la corte, y detr&s de todos, soberbiamente
vestidos, los dos reyes de M6jico y del Jap6n, en pos
de los cuales marchaban infinidad de personajes repre-
sentando los gentiles hombres, los consejeros, los ma-
yordomos, los altos dignatarios de la corte, etc., etc.
Venia despu6s una banda de ocho miisicos ministri-
les, yenseguida, en primorosas y magnificas literas, las
dos reinas de M6jico y del Jap6n, cuyos trajes deslum-
braban por lo suntuosos y ricos. Iban acompaMndolas
muchas damas jk caballo, y como servidores de 6stas
muchos caballeros, cada uno de los cuales ostentaba los
colores de la dama & quien acompanaba.
A seguida marchaban dos numerosas cuadrillas, que
figuraban como dos compaiiias de d caballo que traian
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m^"
LAS CALLES DB BARCELONA it
los reyes para su guarda y seguridad, cada uno la s
y de su naci6n. Eran cabos de la primera Crist6ba
Guimeriy Juan Departs, y de la segunda Luis de 1
dovellas y Onofre de Pons.
Otras cuatro cuadrillas iban en pos de Sstas, pr<
didas de ocho trompetas vestidos de damasco encai
do y bianco. Los cabos eran D. Juan Icart, senor d
torre de Embarra; D. Miguel de Cald6s, senor de
gur; D. Luis Queralt, senor de Arolas, y D. Bern?
Galcerdn de Pin6s.
Finalmente, cerraban la marcha los que figura
ser cazadores de los reyes, que eran los caballeros ]
Miguel de Mitjavila, D. Epifanio Torres y D. Frar
co Gaver. Iban estos cazadores con venablos er
manos y bocinas colgadas 4 la espalda, soberbiarm
vestidos, y traian una compafiia de 20 monteros &
y otra & caballo, con muchos criados que Uevaban
rones, monas, buhos y otros animales, conduciendc
trailla muchos galgos, sabuesos y podencos, y en 1
redes infinidad de aves y animales que debian e<
por la plaza, como liebres, conejos, palomas, perdi
t6rtolas, gorriones, etc.
Por este orden entr6 aquella inmensa comitiva e
plaza por la parte del pla den Lull, y despuSs de h
dado una v.uelta, todos los que no habian de juga:
cancias 6 correr lanzas al estafermo, se pusieror
compania de los reyes tras de una estacada; y m
tras los caballeros andantes y el resto de los jinet
bridones se repartian por sus puestos alrededor c
plaza, los cazadores comenzaron su caza echandc
conejos y liebres, y soltando las perdices y palomas
las demis aves. Soltaron asimismo los perros, y
grande grito y estruendo de bocinas los de d cabal
los de 4. pie atravesaron la plaza, dando el especti
de una vistosa caceria.
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1 88 VfCTOR BALAGUER
Terminada 6sta se hicieron varios juegos de armas,
entre otros el de las alcancias y el del estafermo, lucien-
do su destreza y su habilidad los caballeros catalanes.
Acabado de correr el estafermo, el puesto de los brido-
nes rompio lanzas en el suelo por muy buen rato y con
muy buena gracia, y, finalmente, Heg6 el momenta de
la defensa del Paso.
Los tres caballeros mantenedores salieron de sutien-
da y f ueron acometidos por los que figuraban ser foras-
teros. Tornearon d pie todos con los mantenedores d
tres botes de pica y cinco golpes de espada, ddndose
ricos premios d los que mejor lo hicieron. El ultimo de
los aventureros, quefu6 D. Bautista Falc6n, torne6 con
tanta gallardia y apret6 tanto d su contrario, que fu6
forzoso d los otros dos mantenedores acudir d valerle.
Entonces Falcon acometi6 d todos tres, y pasando d la
otra parte de la valla les acuchill6 de manera que hu-
bieron de retroceder hasta la tienda.
Con esto, vencidos sus contrarios, y dejando libre el
Paso, Falc6n, seguido de todos los caballeros, arreme-
ti6 d cuchilladas al castillo que, seg6n se ha dicho, es-
taba al lado de la tienda, y d los primeros golpes co-
menz6 el ave f&nix d batir reciamente sus alas. A poco
rato de estarlas batiendo, comenz6 d salir humo del
nido y encenderse en fuego hasta abrasarse la misma
ave, con tantos cohetes y fuegos artificiales que tenia
dentro de si, que por espacio de mds de un cuarto de
hora no se oy6 ni vi6 otra cosa sino truenos y llama-
radas de fuego. En acabdndose de abrasar se abri6 luego
la pena en dos partes, y apareci6 en medio una figura
de San Ram6n con las insignias de penitencia y con-
templaci6n, y mientras estaba toda la plaza mirando
este espectdculo, levant6 la mano el santo y ech6 la
bendicidn d todos los circunstantes, termindndose asi
aquella fiesta que no habia tenido igual.
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LAS CALLES DE BARCELONA I 89
Tres dias despu6s de esta fiesta, el 6 de Junio, tuvo
lugar otra en la misma plaza, por el mismo objeto y
en honor del santo.
Fu€ un torneo, del cual se declararon mantenedores
D. Miguel de Senmanat y D. Luis de Sayol, que figu-
raban ser dos caballeros forasteros Uamados Rodolfo
y Arquelidoro. Hasta doce caballeros presentdronse i
lidiar con ellos, llevando todos motes, letras y divisas
en honor del santo, y estuvo lucidisimo el torneo, del
cual dice una relaci6n contempordnea: «En esto, to-
mando arma los atambores, se combatieron hasta la
noche cuerpo & cuerpo, de lanza y espada, procuran-
do cada uno senalarse por esforzado caballero. En aca-
bando este combate, se repartieron mantenedores y
aventureros en dos cuadrillas para combatir en la fo-
lia, y con mucho estruendo de atambores que tocaban
arma, caladas las lanzas se fueron los unos contra los
otros. Era mucho de ver el romper de ellas, el herir
de las espadas k diestro y siniestro, y el acometer de
los unos 4 los otros con grande 4nimo, destreza y es-
fuerzo.t
Dteronse en este torneo ricos premios, que los pag6
la Diputaci6n, y gan6 dos D. Fadrique 6 Federico de
Meca, uno por mejor pica y otro por mejor lucha cuer-
po 4 cuerpo, consistente el primero en un centauro de
oro armado con su maza, con una esmeralda en el es-
cudo y otra en el pecho, y el segundo en un lagarto del
mismo metal, con seis rubies y muchas perlas.
El premio de espada lo gan6 D. Luis de Sayol. Con-
sistia en una pluma de oro muy bien labrada y con
muy gruesas perlas.
El de la folia D. Luis de Masdovelles, 4 quien se
di6 un caballo marino de oro, engastadas en 61 una es-
meralda, un rubi y dos perlas.
El capitin D. Juan de Encontra gan6 tambten una
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vfCTOR BALAGUER
d segundo premio de la folia, pero sin la
ildn lo gan6 D. Francisco Cam6s. Con-
ena de oro.
i6n D. Juan de Paguera, el cual recibi6
fenix de oro con muchas perlas.
I torneo, los vencedores fueron 4 visitar
santo, que estaba en Santa Catalina, y
s premios que habian ganado, dej&ndo-
ados.
ra los otros torneos de que tenemos no-
brados en esta plaza:
de Noviembre de 1618 hubo uno, k con-
iber llegado la bula de Gregorio XV pro-
jputase m£s la opinion contraria de la
:ero de i63o otro para festejar 4 la in-
iria de Austria, que acababa de Uegar &
zo de i632 otro, en el que tom6 parte
honor del cual se celebraba la fiesta.
ro del mismo ano otro, en que tambi^n
nfante D. Carlos.
>, el 6 de Noviembre de 1661 justasrea-
i fu6 mantenedor D. Jos6 Galcer4n de
iridad del nacimiento de Carlos II.
3rero de 1647 tuvolugar una fiesta que,
»sidad y magnificencia, recordd la muy
in honor de San Ram6n de Penyafort.
cia de la revoluci6n del 1640, de que aun
ion de hablar mds adelante, Cataluna
tado contra Felipe IV, arrojdndolo del
ilcador de fueros y proclamando en su lu-
rancia. En 1647 eravirrey del Principa-
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LAS CALLES DE BARCELONA
do el /conde de Harcourt (4 quien algunos Hams
error Alincourt), y habtendole k 6ste nacido un h
rante su estancia en Barcelona, nombro padrin
ciudad, y en su representaci6n al conceller en ca
1q era aquel ano el Dr. Onofre Vila. La madri:
Dona Maria de Rocaberti.
Hubo con este motivo grandes fiestas, que la
di6 por su cuenta, y detalladamente las refiere un
cion en verso castellano, manuscrita, que se halli
dietario de 1647 en el archivo municipal.
£1 bautizo se celebr6 com grande pompa y so]
dad el 24 de Febrero, y hablando de la madrin
era muy hermosa dama, dice la relaci6n citad
aquel hiperb61ico lenguaje que debieron las let
este pais k la funesta influencia de la literatura co
por&nea:
La noble Dona Maria
De Rocaberti, saliendo
De casa, di6 envidia al sol,
Espanto, verglienza y miedo.
Llego a laDiputaci6n,
A donde la recibieron
Todas las damas, estrellas
De su sol que estaba en medio,
Y al palacio de Su Alteza
Fueron juntas, despidiendo
Rayos, que abrasando hielan
Nieve convertida en fuego.
Y despu^s de referir la ceremonia del bautizo,
que se cantaron por la capilla de la catedral unos
cicos del poeta D. Francisco Fontanella, uno de 1
parte mis activa tomaron durante aquellas circu]
cias en favor de las libertades del pais.
Las tres capillas cantaron
Villancicos a este tiempo
Que Francisco Fontanella
Hizo como de su ingenio,
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[92 VfCTOR BALAGUER
El cual, por grave y sublime,
Con palabras no pretendo
Alabar, porque callando
Digo m&s y yerro menos.
Bntre las fiestas que dispuso la ciudad en celebra-
n de aquel acontecimiento, fu6 una en el Born, donde
habia de figura'r la tradicional f&bula de la ida de un
ide de Barcelona k Alemania para salvar k la empe-
riz acusada de adulterio, y la venida luego de esta
iperatriz k Barcelona para dar gracias al conde. Fu6
)16ndida y magnifica fiesta, en la cual tomaron parte
caballeros m£s nombrados y las familias m£s distin-
idas de la ciudad. Tuvo lugar el martes 26 de Febre-
y no el 9 como equivocadamente ha dicho un autor,
;u descripci6n detallada ocuparia p&ginas enteras.
Primeramente se figur6 el palenque en que debia ce-
rarse el juicio de Dios. Alii estaban los acusadores
la emperatriz, y alii 6sta pronta k ser condenada k mo-
en - una hoguera, si no se presentaba un campe6n que
iase por ella y venciese k sus detractores que de adul-
io la culpaban. La fdbula dice que el campe6n de la
>cencia fu6 el conde de Barcelona Ram6n Beren-
er III, llegado de lejanas tierras solamente para esto.
5g6, en efecto, el conde k tiempo; venci6 en campal
alia k los caballeros que sostenian la deshonra de
emperatriz, y dsta qued6 libre en medio de los aplau-
\ y de la griteria del concurso.
Despu6s se figuraba la entrada de la emperatriz en
rcelona, viniendo k dar personalmente gracias al con-
y fu6 tanta la comitiva que acompaiiaba k la empe-
riz; tanta la gala, lujo, riqueza y esplendor de los
jes; tanta la pom pa que figuraba haber desplegado el
ide D. Ram6n para recibirla, que, exceptuando la gran
sta de San Ram6n, no habia memoria de otra igual
los anales de Barcelona.
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194 vfCTOR BALAGUER
rra podian verse funciones ni mejores ni mis espl6n-
didas que las del Born.
De otros actos, que distan mucho por cierto de ser
tan agradables, ha sido tambfen algunas veces teatro
esta plaza.
Bn ella se han celebrado algunos autos de fe, des~
pu6s que la Inquisici6n, k pesar de la tenaz resistencia
que le opuso Barcelona, consigui6 arraigarse en este
suelo.
Entre estos autos de fe hallamos memoria de uno en
i568, de otro en 1569, y del que, rodeado de funebre
y aterradora pompa, tuvo lugar el 7 de Noviembre de
1647, al cual asisti6 el principe de Cond6, virrey en-
tonces del Principado, desde casa D. Federico Meca,
una de cuyas ventanas se transform6 aquel dia en bal-
c6n, para que mds c6modamente pudiera el virrey pre-
senciar el espectdculo. Quince fueron en ese auto de fe
los cbndenados: uno k pena de muerte en la hoguera,
para lo cual se le llev6 al Canyet, donde se ejecut6 la
sentencia, y k diferentes penas los otros catorce, entre
los cuales habia cinco mujeres acusadas de brujeria y
hechiceria.
Mds adelante habremos de ocuparnos de la Inquisi-
ci6n; pero sSanos permitido decir por el pronto, y como
de paso, que este tribunal odioso, establecido k despe-
cho de los catalanes, jamds logr6 tener aqui la fuerza
y el poder que en otros puntos. En Barcelona hubo
muy pocos autos de fe, y es cortisimo el ntimero de los
condenados k muerte.
Otro recuerdo de esta plaza. En 1376, cuando la ciu-
dad padecia una horrorosa hambre y estaba acosada
por la peste, predic6 en ella San Vicente Ferrer, de
edad de veinticinco anos, que se hallaba k la saz6n ha-
ciendo sus estudios en Barcelona. Dicese que era in-
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LAS CALLBS DB BARCBLONA I95
menso el concurso que escuchaba k aquel joven, cuya
elocuencia era verdaderamente asombrosa, y que aquel
dia anunci6 la pr6xima llegada de cinco buques carga-
dos de trigo, los cuales, en efecto, arribaron k la playa
luego de terminado el serm6n.
El vulgo achac6 aquello 4 milagro, y desde aquel dfa
comenz6 & crecer la reputaci6n de Vicente Ferrer, que
mis tarde debia figurar notablemente en nuestra histo-
ria, como tendremos ocasi6n de. observar cuando se
hable del Parlamento de Caspe.
Se conoce que, aun cuando fuese €ste el lugar desti-
nado para los torneos y fiestas, no por eso dejaba de
servir para plaza de verdura y mercado, como hoy mis-
mo sucede. En 1416 tuvo principio en esta plaza el al-
boroto de los carniceros, k consecuencia del cual tan
grande y brillante papel habia de desempeiiar el conce-
Her Juan Fivaller; pero no es £ste el momento oportu-
no para hablar de tal acontecimiento, ya que reserva-
do debe quedar para cuando tratemos de la calle que
conserva el nombre de aquel ciudadano ilustre.
M&s de una vez tendremos que ocuparnos en estas
piginas de la famosa y terrible guerra de sucesion con
que se inaugur6 el siglo xvm, y cuyo resultado fu6 sen-
tar & una rama de los Borbones en el trono de Espana.
Cataluiia, ya lo sabemos, proclam6 d Cdrlos el archi-
duque de Austria, y hall&base 6ste en la ciudad, cuan-
do la capital del Principado fu6 sitiada por las tropas
de Felipe V, con este monarca al frente de ellas. No
fu6 largo aquel primer sitio. Socorrida Barcelona por
la escuadra de los aliados, Felipe V hubo de levantar
el sitio, siendo por aquella vez completa la victoria de
las armas de Carlos III.
En memoria de este hecho, y como acci6n de gra-
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vfCTOR BALAGUER
l Reina de los Cielos, por cuya divina interce-
crey6 que el Todopoderoso habia concedido la
, se acord6 entonces elevar un monumento en
o de la plaza del Born, dedic&ndolo k Nuestra
de la Concepci6n. Ya fuese por la premura con
rat6 de realizar la idea, ya por la falta de nume-
consecuencia de los gastos de la guerra, es lo
[ue el obelisco se construy6 interinamente de
, quedando erigido en el punto que hoy es el ex-
lei Born y entonces venia k ser el centro. El 20
de 1706 fu6 colocada en 61 una imagen de
1 Senora, llevdndola desde la catedral en proce-
la cual concurrieren el rey Carlos III, el ciier-
licipal, la Diputaci6n, el obispo de Solsona, el
eclesidstico, las parroquias, los gremios, la no-
gran numero de personas. Se habia levantado
iel monumento un altar provisional, donde se
1 Te-Deum y celebr6 el obispo, y en el ofertorio
III ofreci6 el obelisco & Nuestra Senora € hizo
1 celebrar anualmente una ceremonia an&loga
nfirmar su dedicaci6n.
)ie del monumento se puso la inscripci6n si-
s tertius, Hispaniarum Monarcha, cum Virginem immacu-
Dnceptam sui Regnorumque suorum Patronam delegerit.
Sacrum ex sere et lapide Monumentum in hac Urbe Gotho-
Drimata spoponderit, quam Deiparae patrocinium, ipsomet
bsesso defendit Duce Audegavense, ej usque exercitu pro-
ne promissus Clementissimae Matri cultus retardaretur,
itium hoc Altare et Simulacrum in futuri opeiis signum,
ius, Se, Clero, Senatu, Populoque praesentibus, solemniter
rari jussit. Anno salutis MDCCVI die XX mensis junii.
ia 3o de Diciembre del propio ano se comenz6
de piedra, sin destruir por el pronto la de made-
bia ser aqu611a de mdrmol, jaspe y bronce, y en
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LAS CALLES DE BARCELONA
solemne ceremonia, presidiendo el acto las ai
populares, puso la primera piedra el obispo d(
£1 fatal resultado que tuvo la guerra de sue*
las libertades catalanas, no permitio que subs
pi6 aquel monumento. Cuando despu6s del se
mosisimo sitio de Barcelona, hubieron entrad
ciudad las tropas de Felipe V, derrib6se el ob
orden del capitdn general, y fu6 recogida la i
Nuestra Senora. El monumento que se levan
ces fu6 la Ciudadela.
En estos ultimos anos el Born ha sido teat
llicio y algazara. Gracias & un vecino de bu<
que en 61 habita, 'durante el Carnaval se han
cada ano en aquel sitio vistosas fiestas de m
escenas burlescas, levant&ndose un palacio en
ha figurado un personaje ridiculo recibiendo ei
dando audiencias, teniendo corte, presidiendo t
BORRELL (calle de).
Estarf. en el ensanche, y debe comenzar,
proyecto adoptado, en la calle del marquis <
Sagrado, para terminar en el extremo de Ban
la parte de Gracia. Se verd cruzada por las
Parlamento, Etna, Tamarit, Floridablanca, I
Corks, Diputacion, Consejo it Cicnto, Arhgon,
Mallorca, Provenza, Rosellon y Corcega.
El Ayuntamiento, aceptando el dictamen de
estas lineas, acudi6 k dar k esta calle el nomb
rrell en memoria del conde de Barcelona de (
bre, que gobern6 desde 954 hasta 992.
Algunos, con poco fundamento 4 nuestn
creen que del conde Borrell datan la soberan
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I98 vfCTOR BALAGUER
pendencia de Cataluna. En nuestra Historia de Catalu-
na creemos haber demostrado que esto es un error, por
ser aqu£llas anteriores, datando de la £poca de Vifredo
el Velloso.
Pero aun cuando no tenga esta gloria el conde Bo-
rrell, es una de las nobilisimas figuras de nuestra his-
toria. Fu6 gran protector de las ciencias y las letras,
que recibieron notable impulso durante su gobierno, y
amigo muy intimo del sabio Gerberto, que despu^s ha-
bia de ser papa.
Durante su reinado, en 986, se perdi6 Barcelona, de
la cual se apoder6 Almanzor, despu6s de haber ganado
una sangrienta victoria sobre el conde en la Uanura de
Matabous, al pie del castillo de Moncada. Borrell fu6 a
refugiarse en Manresa, y alii reuni6 un ej^rcito de va-
lientes, datando de entonces los famosos homes de pa-
ratge tan nombrados en nuestras cr6nicas € historias.
Esos hotnbres de paraje, es decir, hidalgos, hombres de
paraje 6 casa solariega, recibieron este titulo de Borrell
con privilegio militar 6 de nobleza hereditario, por ha-
ber acudido k un 11am ami en to con armas y caballo k fin
de ayudarle en la reconquista de Barcelona. Con su
auxilio el conde recobr6 bien pronto la capital del Prin-
cipado.
Hay una tradici6n, de la cual hemos dado cuenta al
hablar de la calle de Basea, suponiendo que Borrell
muri6 en 993 k consecuencia de una nueva invasion de
moros en Cataluna, .siendo arrojada su cabeza dentro
de Barcelona por medio de una ballesta. Es una fibu-
la, como tantas otras de que los antiguos cronistas po-
blaron la historia de Cataluna. La critica hist6rica, con
documentos irrefutables, ha venido k probar la falsedad
de esta tradici6n. Borrell muri6 en edad avanzada, de
muerte natural, k fines del 992, y ya los moros no vol-
vieron k apoderarse de Barcelona*
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r
LAS CALLES DB BARCELONA 1 99
BOT (calle den).
Une la calle de la Canuda con la de la Puerto ferrisa.
Es otra de aqu&las cuyo nombre parece recordar el
apellido de alguna familia que sin duda tendria terre-
nos y propiedades en aquellos sitios al abrirse la calle.
BOTELLA (calle den).
Y no de la Botella, como equivocadamente dicen al-
gunos, pues que tambi&i recuerda un nombre propio,
el de la familia Boatella, cuyo apellido ha sido corrom-
pido por el vulgo en Botella.
Va de la plaza del Pair 6 & la calle de la Cera.
BOTERS (calle dels).
Esta calle, que va desde la plaza Nueva & la de la
Cucurulla, se Uamaba antiguamente del Forn dels Archs,
& causa de algun horno que existiria sin duda en la es-
quina que forma esta calle con la dels Archs; pero cam-
bi6 su nombre por el de boters (toneleros), & consecuen-
cia de estar habitada principalmente por los de este
oficio.
La corporacion gremial de los toneleros tiene memo-
rias que remontan al 1257.
BOl (calle del).
Hay dos calles de esta denominaci6n: una que, co-
menzando en la de Ripoll, va k desembocar en la plaza
Nueva, y otra que une la alta de San Pedro con la tne-
diana.
La primera se Uamaba antiguamente del Hostal del
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•J«ST~T!|
200 vfCTOR BALAGUER
Bou, porque en ella habia una posada que tenia pinta-
do un buey en su muestra, titulandose asi.
BROCATERS (calle dels).
Va desde la Freneria k la plaza del Rey.
Tom6 su nombre de los muchos fabricantes de bro-
cados que moraban en ella.
BROSOLI (arcodco).
Esta en la calle de (la Plateria, teniendo su salida en
la de Mirallers.
Recuerda probablemente el nombre de una familia
catalana.
BRLCH (calle del).
Otra de las del ensanche. Ha de ir, segun el piano,
desde la calle de Ronda hasta la de Corcega, cruzada
por las de Ausias March, Caspe, Cortes, Diputacian, Con-
sejo de Ciento, Aragon, Valencia, Mallorca, Provenza y
Rosellon.
Se le ha dado este nombre en conmemoraci6n de las
cllebres jornadas del Bruch, al comenzar la guerra de
la Independencia. Los franceses habian entrado en Es-
pana como amigos para quedarse como senores, y ya
se ha dicho c6mo el pueblo se lanz6 k las armas, dan-
do el grito de guerra contra los invasores del pais. La
primera victoria ganada en Espana contra los invenci-
bles, la primera Jornada en que hubieron de humillarse
y besar el polvo de la derrota las dguilas triunfantes del
imperio, fu€ en los riscos del Bruch, al pie del hist6ri-
co Montserrat.
Manresa acababa de lanzar el grito de independen-
cia, y con este motivo, a primeros de Junio de 1808,
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LAS CALLBS DB BARCBLONA 201
sali6 de Barcelona una divisi6n francesa compuesta de
unos 4.000 hombres, al mando del general Schwartz.
El jefe superior de las fuerzas francesas en Cataluna
habia dispuesto que Schwartz pasase a ocupar la ciu-
dad de Manresa con su columna, y la castigase impo-
ni6ndola la contribuci6n de una crecida cantidad, pa-
gadera k las cuarenta y ocho horas. Algunos somate-
nes, compuestos de hombres mejor armados de patrio-
tismo que de verdaderas armas, decidieron esperar k
Schwartz en el Bruch. No tenian otras armas que los
instrumentos de labranza y algunas escopetas de caza,
y sus balas consistian en trozos de varillas de hierro
que se habian apresurado k cortar. No tenian tampoco
mas jefe que los cabos que de entre ellos se nombraron,
sin experiencia y sin conocimientos militares; pero en
aquella guerra habian de iaiprovisarse los generates.
Llegaron los franceses al Bruch, y sin vacilaci6n y
sin miedo se dispusieron k atacar aquellas alturas, que
s61o veian coronadas por turbas de paisanos mal orga-
nizados y peor armados. FAcil creian el triunfo, y hu-
bieran efectivamente acabado por obtenerle, aun cuan-
do los somatenes con ejemplar valor disputaban palmo
k palmo el terreno, si quizi en un momento supremo
no se le hubiese ocurrido k un paisano apoderarse de un
tambor, que poracaso habian traido, y colocarse con 61
detras de una pena k batir paso de carga. A los sones
de esta guerrera caja, tepetidos por los ecos de Mont-
serrat, introdtijose el terror entre los franceses, creyen-
do que iba a echarse sobre ellos un ej&xito disciplina-
do, y desde aquel momento la mas completa y senala-
da victoria coron6 los esfuerzos de los heroes del Bruch.
Fu6 esta Jornada el 6 de Junio, y desde aquel dia que-
d6 roto y destruido el prestigio que acompanaba k las
tropas francesas, a quienes se juzgaba invencibles.
Se ha discurrido mucho, y se han sacado k plaza
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202 vfCTOR BALAGUER
muchos documentos y certificaciones, para probar que
los somatenes catalanes tuvieron un caudillo en la ac-
ci6n del Bruch; pero la verdad es que, aparte los cabos
naturales de cada grupo 6 somat6n, si hubo alii algtin
jefe, como ya ha dicho Cabanes, fu6 sin disputa el jo-
ven tambor.
Pocos dias despu€s el mismo sitio volvi6 k ser teatro
de otra victoria. El general en jefe Duhesme confi6 al
general Chabran el encargo de vengar la derrota de
Schwartz, y le di6 6rdenes para caer sobre Manresa.
Chabran parti6 al frente de una buena columna; pero
tropez6 en el Bruch con los vencedores de Schwartz,
reforzados aquella vez con mis gente de Manresa y de
otros puntos, y entonces con un jefe, que fu6 el coman-
dante de los somatenes del cord6n del Llobregat, Don
Juan Baget y Pamies.
Por segunda vez quedaron alii derrotados los france-
ses el 14 de Junio, despu6s de un combate* empenado;
por segunda vez apelaron & la fuga, y Chabran, de quien
se afirmaba que jam&s habia vuelto las espaldas al ene-
migo, hubo de volv6rselas aquel dia & los aguerridos
paisanos de Cataluna, dejando en su poder y en el cam -
po 5oo hombres entre muertos y heridos y alguna arti-
lleria.
En memoria de estas dos c61ebres jornadas, cuyo
6xito desbarat6 los progresos de Duhesme haciendo que
pueblos y ciudades se levantara#en masa contra los in-
vasores, habiase determinado mds adelante levantar un
monumento en el Bruch, con la siguiente inscripci6n:
Caminante, para aquf,
Que el frances aquf par6,
Y el que por todo pas6
No pudo pasar de aquf.
Victores Marengo, Austerlitf et Jence hie victi Juerunt
Diebus VI et XIV Junii anno MDCCCVIII.
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LAS CALLES DB BARCELONA 203
Como ya en otra obra hemos dicho, en lugar de esta
inscripci6n hubiera podido idearse otra mis en conso-
nancia con la gravedad del cardcter cataldn; pero de to*
dos modos, con 6sta li otra leyenda, el monumento de-
biera haberse levantado.
BUENAVENTURA (calle de San).
Es una calle que estd en la de Santa Ana y que no
tiene salida. Antiguamente habia en ella una capillita
con la imagen del santo, cuyo nombre lleva.
BUEN SUCESO (plaza del).
Desembocan en ella las calles del Btien Suceso, Sit-
jas, Ramelleras, Blisabets y Xucld.
Ha dado este nombre & esta plaza la iglesia que se
halla en ella de Nuestra Senora del Buen Suceso, an-
tes de los religiosos servitas 6 siervos de Maria.
Estos religiosos habian venido k establecerse en Bar-
celona el ano 1576, ocupando el convento de Santa
Madrona de la Montana de Montjuich, que despuls paso
& ser de los capuchinos; pero en 1618 fueron extrana-
dos de este territorio por orden del Consejo de Ciento.
Se ignora el motivo que pudo tener el Municipio bar-
celon6s para tan grave resoluci6n.
Sin embargo, el destierro hubo de ser corto, pues en
1626 volvian d aparecer en Barcelona, y comenzaban
la edificacion de un convento € iglesia, quedando termi-
nadas ambas obras en i635.
Despu6s de los sucesos de i835 el convento fu6 des-
tinado primero d cuartel de invdlidos, luego k hospital
militar y por fin d cuartel de infanteria, que es actual-
mente su destino.
La iglesia estd abierta al culto, y si bien poco ofrece
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VfCTOR BALAGUER
ticular bajo el punto artistico, hay que notar en
; dos dngeles de piedra que esUn sobre la puerta,
il artista mallorquin D. Miguel Perell6; el rema-
retablo mayor y el cuAdro que ocupa el nicho
al, los cuales son de Tramulles hijo, y los dos
s cuadros que se hallan en la capilla de Nuestra
de los Dolores, representando el uno el descanso
lacra Familia en su fuga de Egipto, y el otro la
taci6n del Seiior en el templo, debidos al pintor
t D. Pedro Pablo Montand.
ase ademds en esta misma plaza el convento de
Isabel, de religiosas de la tercera orden de San
sco de Asis, vulgarmente llamadas Elisabets. Fu6
o en i554 por la beata madre Juana Forn6s de
L.
glesia tiene una portadita adornada con dps co-
; corintias de bastante m£rito.
Dnvento, despu6s de la supresi6n de las monjas
5, fu6 cedido por Real orden para Instituto bar-
;; pero en 1849 las religiosas volvieron & tomar
»n de la mayor parte del edificio.
BUFANALLA (arco den).
na calle que va de la Esparteria & la plaza del
guamente se llamaba este arco de Mossen Bahell,
creer que el nombre que hoy lleva recuerde el
ma familia catalana, lo propio que sucedia con
rior.
SURGES (calle deo).
ntrada estd en la Plateria y su salida en la plaza
genters.
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36 VfCTOR BALAGUER
ta una embarcaci6n y pasaron k servir con ella,
diendo, al efecto de acudir k estos gastos, un peda-
:onsiderable de hacienda en Catalufia que poseian
la sierra de Calders, y el castillo de Calders, que era
olar de su casa junto k Manresa.
uan Francisco de Calders, seiior de la baronia de
ur, pas6 tambten k su costa k servir en la armada
motivo de la Jornada que hizo el emperador Car-
V cuando fu£ k Argel, para cuyo efecto vendi6 la
tlania de Anglesola y otras propiedades.
le distinguio notablemente un Calders en la memo-
le batalla de Lepanto, y figuran con gloria otros
mbros de esta familia en las campafias de Sicilia,
)oles, Cerdena y Salses.
5n 1616 el duque de Alburquerque, virrey y capitdn
eral que era entonces de Cataluna, mand6 arrasar
astillo de Segur, segun parece, por haber tornado
Miguel de Calders y Gilabert parte muy activa en
contiendas de Narros y Cadells, protegiendo k los
neros en su castillo, donde una vez se hicieron
*tes.
In el afio i63g, cuando comenzaron los disturbios
Cataluna que habian de producir la terrible guerra
nada de los segadores, era gobernador de Cataluna un
n6n de Calders; un sobrino de 6ste, Felipe de Cal-
5, muri6 el ano 1644 en la retirada de la campana
L^rida, sirviendo en el ej^rcito de Felipe IV, y un
> de Sste, Ram6n Felipe de Calders Ferrdn Villa-
lca y de Marim6n, se hallaba de general de la arti-
ia del reino de Granada por los aiios de 1679.
'1 heredero y sucesor de esta familia es el actual ba-
de Segur.
CALABRIA (calle de).
)tra de las que formardn el ensanche. Comenzar£ en
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LAS CALLES DB BARCELONA 1Q1
la calle Etna para ir 4 terminar en la de Corcega, y s<
verd cruzada por las de Tamarit, Floridablanca, Sepiil
veda, Cortes, Diputacidn, Consejo de Ciento, Aragon, Va
lencia, Mallorca, Provenza y Rosellon.
Calabria es uno de los paises que se vieron sujetos ;
las armas de la Corona de Arag6n, teatro de antigua
y gloriosas hazanas para catalanes y aragoneses, un<
de aqudlos en que onde6 triunfante el pend6n de la
gules barras. Por esto se ha querido recordar la antigw
gloria de nuestras armas y de nuestras conquistas d&n
dose semejante nombre desta calle.
CALL (calle del).
Esta calle, cuya antigua tortuosidad va desajjarecien
do gracias & la rectificaci6n de los edificios, & medid*
que 6stos se reconstruyen, es una de las mds concurri-
das de Barcelona, ya porque comienza en las llamada:
cuatro esquinas del Call y va k desembocar en la plazs
de la Constitution, puntos de grande afluencia, ya tarn-
bi^n por existir en ella, desde tiempo inmemorial, quiz^
las mejores tiendas y almacenes de sederias y trajes d(
senora que cuenta Barcelona. La moda tiene en est*
calle alguno de sus mejores templos, y hay en ella mo
dernas tiendas que asi llaman la atenci6n del transeun
te por su lujo y elegancia, como convidan al compra-
dor por la riqueza y la bondad de los g6neros que ex-
penden.
Habia antiguamente en esta calle una de las princi
pales entradas & la aljama, sinagoga, getho 6 barrio d(
los judios, quienes ocupaban todo el espacio que se en-
cierra entre las calles de Santa Etdalia, Baiios, San Ho
norato y Call. Esta liltima, que es la que nos ocupa, se
llamaba entonces call juich 6 call judaich, calle de los
judios, porque era donde acostumbraban & levantar su?
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208
VfCTOR BALAGUER
tiendas y & hacer sus ferias y paradas de g6neros, bajo
los muros del Castillo vizcondal que estaba frente 4 la
juderia y ocupaba la parte derecha de esta calle, es de-
cir, el terreno donde hoy se levanta la manzana de ca-
sas que estdn entre el Call y la calle de Fernando VII.
Algunos anos atrds existia atin algtin ligero resto
mural de este soberbio edificio, muy & menudo citado
en nuestra historia.
Monfar, en su cr6nica de los condes de Urgel, capi-
tulo XLVI, dice que cuando el conde Borrell recon-
quist6 Barcelona del poder de los moros, mand6 reedi-
ficar este castillo, encomenddndole A un caballero de
su casa llamado Inigo Bofill, que cuid6 de su fortifica-
ci6n, y que por esto el conde, despu^s, & 21 deOctubre
de 989, le di6 muchas heredades y posesiones proceden-
tes de diversas personas que habian muerto en las gue-
rras pasadas sin dejar hijos ni descendientes. Anade
Monfar que ensu tiempo duraba aun este castillo «en
la calle que llaman la Call, dice, aunque muy derriba-
do.» El cronista Monfar muri6 en i652.
Pujades da mis detalles en su Crdnica de Cataltina,
cap. XXXIV del lib. XIV, donde hablando de los viz-
condes dice lo siguiente: «Solian residir y tener casa 6
palacio en la calle mayor del Call en el castillo que 11a-
mamos de Hercules, el cual por algunos edificios anti-
guos que tuvo se vino & declr el Castillo Viejo. Solian
estar en 61 las cdrceles reales. Asi lo he oido decir k
mis padres que casaron en el ano 1569, y moraron en
aquellos dias y algun tiempo bajo de este castillo viejo
en las casas de Gualbes de laBoqueria, en frente de las
paredes nuevas del monasterio de la Trinidad; y que
desde aquella casa, por una senda subterrdnea 6 b6ve-
da, pasaban d este castillo, y que se hallaban en €1 al-
gunas estancias 6 aposentos que todavfa duraban, con
muchas senates de carceles que habia habido en aquel
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2IO vfCTOR BALAGUER
su vencedor D. Pedro IV el Ceremonioso 6 el del Punal
se trajo prisionero al hijo de su victima, sepultdndole en
los calabozos del Castillo que nos ocupa
Varias tentativas se hicieron para que aquel desgra-
ciado principe recobrase la libertad, pero no se consi-
gui6 otra cosa con esto sino que el cruel D. Pedro
redoblase para su prisionero los rigores del cautiverio.
Tenian cargo de la guarda del infante diversas personas
de confianza que se renovaban cada semana; los guardas
no se apartaban de 61 un solo instante durante el dia, y
por la noche se le encerraba en una jaula de hierro donde
tenia su cama, durmiendo el alcaide en el mismo apo-
sento en que estaba la jaula. M£s de doce anos gimio
en tan triste encierro el hijo infeliz de la victima de
Llucmayor, hasta que por fin los amigos de la casa de
Mallorca tramaron una conspiraci6n para procurarle la
fuga, lo cual consiguieron el i.° de Mayo de i362, li-
bert&ndose milagrosamente el principe y consiguiendo
llegar & Ndpoles, donde fu6 acogido por la reina Jua-
na I, que no tard6 en darle su mano.
Bueno serd advertir ahora que ese castillo, al cual
ya henlos visto que Pujades llama el Viejo, no es sino,
por lo contrario, el que nuestras cr6nicas llaman el
Nuevo. El Castillo Viejo era el Castrum veins, en el cual
estuvo la corte 6 el tribunal del veguer, situado en la
plaza del Trigo y hoy del Angel, al comenzar la llama-
da bajada de la Cdrcel. Ya de €1 no existe vestigio algu-
no, como tampoco del Nuevo, segiin dejamos dicho.
Creen algunos, con fundamento, que ese castillo era
romano, habiendo sido renova^o en tiempo del conde
Borrell, segtin la noticia de Monfar, y tambi^n tal vcz
en ^pocas posteriores, viniendo de aqui el llam£rsele
Nuevo. En sus primeros tiempos debi6 ocupar gran ex-
tensi6n y hubo de ser una gran fdbrica, pues una de sus
torres estaba en la calle de la Boqiieria, y en ella ase-
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LAS CALLES DE BARCELONA 211
gura la tradici6n que estuvo presa la taumaturga bar-
celonesa Santa Eulalia. Entre los anticuarios historia-
dores, dice Bofarull, se ha denominado siempre este
castillo torre de Caton, por creerse que, despu6s de la
guerra de los lacetanos, durante la cual estuvo Marco
Porcio Cat6n en Barcelona, quiso £ste, aprovechando
la paz, ilustrar la ciudad con edificios que recordaran
su nombre, siendo uno de ellos, y acaso el tinico, e>
gran castillo.
En la Rubrica de Bruniquer se lee el siguiente dato:
«E1 6 de junio de i553 se cay6 el Castillo Nuevo,
cerca el Call, y derrib6 una casa que tenia en frente.»
Otro de los recuerdos que inspira el Call, es el de un
hecho funestamente cSlebre. Queremos aludir k la ma-
tanza de los judios en 1391.
El 9 de Agosto de dicho aiio movi6se gran tumulto
en Barcelona, y el pueblo invadi6 la aljama, cegado por
un falso celo religioso, entreg&ndose k toda clase de ex-
cesos. Las casas de los judios fueron pasadas k saco, y
muchos de aqu&los miserablemente asesinados. Refugid-
ronse los infelices hebreos en el Castillo Nuevo, aban-
donando sus moradas al furor y codicia de las- turbas,
pero ni aun alii tuvieron seguro asilo. El populacho,
espoleado por el fanatismo religioso que es el mds ciego
de los fanatismos, asalto el castillo, y s61o k duras pe-
nas los judios alii refugiados pudieron salvar su vida
en cambio del bautismo que se apresuraron k recibir.
Cuando las autoridades populares pudieron dominar
el tumulto y restablecer el orden, 3oo caddveres atesti-
guaban en la aljama y en el Castillo Nuevo la ferocidad
y rabia del populacho.
Muchos de los perturbadores fueron presos y rigoro-
samente castigados, y por orden del rey D. Juan se
mand6 devolver k los israelitas todas las franquezas,
libertades y privilegios de que anteriormente gozaban,
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212 vfCTOR BALAGUER
jximtendoles de tributos por tres aiios, y entre ellos del
le proveer k la manutenci6n de la casa de fieras de
Barcelona, que corria por cuenta de la aljama. Sin em-
>argo, desde 1392, que fu£ cuando se dictaron estas
nedidas, la aljama 6 barrio de los judios quedo abierta,
:on comunicaci6n para los cristianos.
La aljama de Barcelona, que ocupaba todo el espacio
jue se ha dicho, venia k formar un barrio aislado, no
)bstante tener contiguas las propiedades de los cristia-
10s, cuyas casas les Servian de muros. Tenia dos puer-
tas 6 entradas principales, una de ellas por el arco que
tiabia en frente del Castillo Nuevo, Uamado posterior-
cnente de San Ram6n, y cuyo derribo ha tenido lugar
tn estos ultimos anos. Otra de sus entradas estaba en
la calle de los Bafws, donde hoy existe la bajada de San*
ta Eulalia. Era un barrio muy poblado, y su interior
se veia cruzado por varias calles, algunas de las cua-
les han d^saparecido ya del todo, quedando subsisten-
tes otras como la que hoy se llama de Santo Domingo,
y entonces de la Sinagoga mayor 6 de las carnicerias,
porque en ella estaba el templo principal de la religi6n
judaica, y 4 su extremo se alzaba la casa 6 tienda en
donde se vendia la carne. La aljama barcelonesa tenia
otros. edificios publicos, como eran una segunda sina-
goga, menor que la principal, una escuela, una alh6n-
diga y un edificio destinado para lonja, en dQnde du-
rante ciertos dias de feria se hacia exposicipu de g£ne-
ros, permiti&idose la entrada k los cristianos para los
efectos del comercio^
Los judios que en este barrio habitaban eran ricos,
pues ya un autor'hace observar que cuahdo en 5 de
Marzo de 1249, por disposici6n del rey D. Jaime I de
Arag6n, el Consejo general de esta ciudad nombro co-
misionados para pasar & Sicilia 4 Marim6n de Plega-
mans y & Bernardo Aymerich, aquSllos prestaron k 6s-
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^
vfCTOR BALAGUER
>s que se llamaron vulgannentefrrc«*f£: t y
16 el pueblo libre de los cambios c interc-
ia con el trueque de las monedas, y de la
lecesidad de conocer tanta diveradad de
las reglas de reduction de las anas a las
ual sufrian gran dano y plrdida los igno-
diestros.
:>s lectores se formen una idea de cuin nc-
los cambistas y de cudnta importanda
Tabla de cambio, bastard dar una ligera
monedas que estaban en circulation en
pos, sirviendo, por su diversidad de dases,
:orpecimiento y dificultad para el comer-
is:
Di6 principio al curso de esta moneda el
i Berenguer IV, y la habia de dos clases:
a doce dineros barceloneses y otra siete
De la 6poca de D. Alfonso I de Cataluna.
madas asi por ser negras en el color y de
i cual di6 principio en 12 12 el rey Don
dobles 6 duplos, de la 6poca de D. Jaime
r.
e la misma £poca, llamadas asi de la ciu-
londe se bati6 primeramente esta moneda.
enarios comitates, es decir, dineros conda-
le los condes de Urgel y de mucho uso en
>.
idios crdats, que eran una especie de rea-
reales catalanes, moneda la m£s usada en
ventas y compras.
anto & las monedas de vell6n y plata de
i6n en este Principado; pero k mis habia
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LAS CALLES DE BARCELONA
las de cobre y las de oro, siendo las de esta tilti
se de m&s de cincuenta maneras y especies. Las
que mds ordinariamente circulaban eran:
Florines, llamados asi por la flor de lis que c
ban en una de sus caras; nobles de nave, porque
cara tenian un caballero 6 noble con espada y
dentro de una nave; cursadas dobles, que era mo
Castilla; doble morisca, doble baladina y doble
que eran monedas Arabes; escudos, que los habia
tinto valor y de distintos puntos, como Arag6n
sa, Tornay y Niza; ducados de Venecia; ducadoi
nos; ducados turcos y ducados de Roda; florines, 1
de distinto valor y forma, de Florencia, de G6e
Sena, de Cambray, del Rhin, de Bolonia, de ]
Luca, de Bohemia, y otros que tomaban el noi
la efigie 6 busto que llevaban, llamdndose d<
Elena, del papa Martin, del papa Alejandro, de
ma; francos, que eran monedas francesas; reak
de Mallorca; blanquillas moriscas; moltones de I
ller; timbres de Perpinan y Valencia; gostaras de
salvis 6 salves, que eran unos escudos de oro 11
asi por tener en una de sus caras una salutac
Virgen; morabatines aragoneses, una de cuyas c
Uamaba tambien de alfominos; besantes de Ale
y pacificos, que era la moneda de oro que acosl
ban 4 batir en Cataluna los reyes de Arag6n.
De cada una de 6stas y de muchas mis
rrian, se guardaban en la Tabla de Barcelona 1<
propios y particulars, pues como en los tiempos
dicha Tabla se instituy6 eran tan usuales, por
dad debian los empleados tener muy & mano e
conocimiento de ellas para el buen regimiento
go que les estaba encomendado.
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vfCTOR BALAGUER
CAHPO SAGRADO (calle de).
ttra de las del ensanche. Comenzard en la de
r se verd cruzada por las de Urgel, Borrell y
%t.
ha dado este nombre en memoria del marquis
k> S&gradp, capitdn general que era de Cata-
■ los afios de 1826, y 4 cuya iniciativa y debi6
1a algunas notables mejoras materiales.
CANDELAS (calle de las).
trada estd en la Boria y su salida en la del Pou
ena.
mbre vulgar de candelas (velas) que lleva esta
» tiene ningun recuerdo que evocar, ni nada no-
y en ella sobre qui llamar la atenci6n.
CANONJA (bajada de la).
su entrada en la plaza de la Catedral y descien-
alle de la Tapineria.
is paredes de un vaqto edificio que forman las
superior € inferior de la bajada, se leen en ca-
antiguos, grabados en relieve, cuatro inscrip-
ue dicen: Casa de la almoyna (Casa de la li-
sdificio es de la Calonja 6 Canonja, como se
neralmente; es decir, la casa de los can6nigos,
a dado nombre k la calle.
lamente los can6nigos de la catedral de Bar-
ran regulares; tenian abad, claustro, refecto-
mitorio, guardando regla propia y singular 11a-
Santa Cruz y de Santa Eulalia, y vivieron en
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2l8 vfCTOR ]
siglo xiv y otras varias del mismo siglo y del xv. La es-
cuela espaiiola esti representada por obras de Bermejo,
Morales, Rivera, Goya, Juncosa, Viladomat, Tramu-
llas, Montana y otros. Posee tambi6n una hnportante
colecci6n de grabados.
Casi en frente de la casa en la que el Sr. Campaner
conserva el rico Museo artistico y selecta libreria de que
acabamos de hacer mention, existe otro tan notable asi
por la riqueza de su contenido, como por el pensamiento,
k nuestro ver, filos6fico que ha presidido k su forma-
ci6n. El Museo, que sin auxilio ajeno hace algunos anos
y k costa de muchos desvelos, perseverancia y estudio
estd formando el ilustrado escritor D. Santiago Angel
Saura, del cual vamos k hablar, reune cinco grandes
colecciones, que si bien heterog&ieas k primera vista,
tienen, no obstante, un intimo enlace. Estas colecciones,
que llamaremos de Historia natural, autogrdfica, sigild-
fica, numism&ticay arqueol6gica, repre&ntan: i.°, el co-
mienzo de la vitalidad, la primera manifestaci6n de la
existencia latente, tanto en el seno de las aguas, como
en 1st superficie de la tierra (zo6fitos, moluscos € insec-
tos), en los primeros eslabones de la inmensa cadenade la
vida animal que termina en el hombre; 2. , la huella mis
noble y menos extinguible que 6ste deja k su paso por
la tierra, y la impresion de su mano y la imagen de su
pensamiento (escritos y firmas); 3.° y 4. , la representa-
ci6n de los signos fehacientes de su trato y comercio
social en sus diversa? manifestaciones de testimonio,
existenciay valor (sellos, billetes, medallas y monedas);
y 5.° y ultimo, los instruments de necesidad, utilidad
y ornamento de su vida fisica y de comunidad (trajes,
muebles, armas, etc.) Asi como m. las tres primeras
secciones abraza este Museo la universalidad de los ob-
jetos que las constituyen, no asi en la 4.* secci6n, que
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LAS CALLBS DB BARCELONA 2ig
contiene tinicamente las medallas y monedas espanolas,
bajo el imperio de los diferentes dominadores de la Pe-
ninsula ibSrica; y todavia es m&s concreta la 5/ y til -
tima, pues se refiere tinicamente k la gran familia ca-
talana. Si bellas y ricas son todas estas secciones del Mu-
seo que nos ocupa, cuyos ejemplares son escogidos y cla-
sificados cientificamente 6 sus documentos ilustrados
connotashist6ricas interesantes, merece particular men -
ci6n la que abraza la arqueologia catalana, ya por ser
la primera en su clase de cuya formation en Cataluna
tenemos noticia, ya por la suma dificultad de reunir en
nuestros dias lo que el tiempo y los hombres han ido
destruyendo sin que volviera & reproducirse. Comprende
esta serie numerosas muestras de todo cuanto el arte
catalAn (Corona de Arag6n, y posteriormente Cataluna
y Baleares) ha producido en objetos manuables de uti-
lidad y ornato, pues no caben en un Museo particular
# de esta clase objetos de gran volumen; y si bien quedan
todavia numerosos huecos que llenar, es de esperar que
al Sr. Saura, no desistiendo de su laudable prop6sito,
le cabrd la satisfacci6n de verlos desaparecer mas 6 me-
nos tarde, pudiendo 4 su muerte legar el Museo, segtin
parece ser su prop6sito, a su provincia para que lo enri-
quezca y mejore tal vez con mas suerte 6 indudablemen-
te con mayores recursos.
En la imposibilidad de enumerar los variados, curio-
sisimos € interesantes objetos que reune esta colecci6n,
tan apreciable para todo buen Catalan, slanos dado hacer
menci6n tinicamente y como muestra, de dos joyas, en-
tre otras que atesora, y que en nuestro concepto son de
gran precioy estima. Son los dos grandes sellos de bro ri-
ce, matrices de la ciudad condal que sirvieron para sellar
y testimoniar los ^ocumentos mas importantes de los
tiltimos siglos (Sigillum a secretis civitatis Barcinone) y
una bacia de bellisimas labores y grabado g6tico en me-
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vfCTOR BALAGUER
[ue se ven las armas de Arag6n, Ca-
cruz de San Jorge en su fondo, lu-
3n armas corteses un conde catalin
)6s, y en su orlala siguienteleyenda:
sa barba, rudes capilli. Foe. et ded^
*om. Rex. Ambas joyas fueron arran-
1 crisol de fundici6n por su actual
5 la madre patria, estos testimonios
te, serin siempre contemplados con
r el que sienta correr por sus venas
Felicitamos cordialmente al senor
esenterrado del polvo del olvido y
la destrucci6n tantos import antes
ieron & nuestros mayores, y le con-
erdo de gratitud por su patri6tica
constituido voluntario custodio de
ELLANS (calle dels).
5 los Capellanes, la cual estd en la
Ham6 den Cogoll, y tambten del
lei mal cufiado, si bien este ultimo
a escrito & veces nial-cuinat, lo cual
te caso, mal guisado.
DE MARCtS (plaza de la).
l las calles de Motwada, Assahona-
krs.
>mbre la capilla fel antiguo hospi-
rcus, unico resto ae este edificio que
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LAS CALLES DB BARCELONA
Es esta pequena iglesia una de las m£s
Barcelona, y sin embargo de estar dedicads
Senora de la Guia, el vulgo la llama capilk
en memoria de su fundador, que, segtin Pi
iu6 un ciudadano y rico comereiante barcelc
Ueci6 en 1166. Decidi6 este piadoso var<
anos antes de su muerte, fundar y dotar un
un terreno de su propiedad, y emprendi6, t
obra, la de una capilla; pero muri6 sin vei
encargando por testamento &. sus hijos que
ran cuanto antes, lo cual asi se hizo.
CAPMANY (calle de).
Antiguamente se llamaba de Arn6. Es '.
cruza de los Encantes al paseo de Isabel II
los grandes edificios de la Lonja y San Seb
El Ayuntamiento de 1849 ^ u ^ e * ( l ue aco
el nombre de Arn6, que llevaba esta calle,
hoy tiene, en glorioso recuerdo del eminenl
fil61ogo D. Antonio de Capmany y de Mon
Este ilustre catal&n nacio en Barcelona (
y fu6 dedicado por sus padres & la carrera d
Estuvo como subteniente en la campaiia <
en 1762; pero como su vofcaci6n no le llev
cam in o, bien pronto se retir6 del servicio n
sagrdndose al de las letras, en el que le es
marcesibles laureles. Su nombre figura ho]
entre los de aquellos mds insignes varones
miento literario moderno, y sus obras sei
consultadas con placer y provecho por los e
Cuando la guerra de la Independencia y
riosa 6poca del renacimiento politico, la p
Barcelona le nombr6 uno de sus diputados,
dia 24 de Setiembre de 1810, en que se in
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VICTOR BALAGUER
le L$6n, hasta que su liltima enfer-
sn cama, jamds falto de su puesto.
as y memorables Cortes, conociendo
del escritor cataldn, le nombraron de
labia de dar dictamen para la libertad
i que debia examinar las proposicio-
> de las Cortes, de la de reglamento
smas y de la de correcci6n de estilo.
los 6 importantes fueron los trabajos
sen to & la Asamblea national, y ley6
)tables discursos sobre materias eco-
ls y politicas. Bastard decir que Cap-
jro que en la sesi6n del 29 de Setiem-
iso k las Cortes que prohibieran & los
empleos ni hbnores de la nation, y el
sesi6n del 9 de Diciembre del mismo
los reyes no pudiesen contraer matri-
y expreso permiso de las Cortes. Mu-
las grandes cuestiones que inici6, y
e notable el extenso discurso que hizo
i6n.
y el 14 de Noviembre de i8i3 en C4-
setenta y un aiios, y en un oscuro rin-
de aquella ciudad ilustre han des-
s hasta 1657, en cuya 6poca fueron
.rcelona por iniciativa del Municipio
ijestuosa y soberbia fu6 la funci6n ci-
1 se celebr6 en esta ciudad el i5 de
1 motivo de la traslaci6n de las ceni-
eminente. Con grande aparato y so-
eron las autoridades y las corporacio-
itificas y literarias & hacerse cargo de
inia los restos de Capmany, sobre la
si Ayuntamiento puso una corona de
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r
LAS CALLES DE BARCELONA 223
laurel. En seguida, depositada esta urna en una mag-
nifica carroza funebre, fu6 conducida con brillante cor-
tejo & la iglesia Catedral, donde se celebraron unos so-
lemnes funerales, traslad&ndose luego & la Casa de la
ciudad, en cuyo hist6rico sal6n de Ciento, cubierto y
tapizado de negras colgaduras, se habia congregado una
numerosa y selecta concurrencia. Alii se hizo cargo de
1^ urna el Excmo. Ayuntamiento, y el autor de esta
obra pronunci6, como vocal secretario de la Comisi6n,
el discurso que al pie de estas lineas se copia por darse
en €\ ciertos detalles interesantes relativos & la trasla-
ci6n.
Dice asi este discurso:
* f Excmo. Sr.: El dia de hoy es grande para Barcelo-
na. Cumpliendo con el santo deber que impone k los
pueblos la inmortalidad de los hombres ilustres, Barce-
lona se ha apresurado & rendir un publico y solemne
homenaje al recuerdo de uno de los que con m£s prez y
fama han inscrito su nombre en la pirimide de las glo-
rias catalanas.
•Los hombres grandes tienen de grande que viven
para vivir siempre, y su nombre, que perpetiian la histo-
ria, la tradici6n y la cr6nica, queda como un mpnu-
mento imperecedero de gloria para la ciudad que cuen-
ta luego entre sus timbres el de haber alumbrado su
cuna con la luz de su sol y el de haber refrescado su
frente con las brisas suaves de sus noches. Deja su
nombre de pertenecer 4 una familia para ser posesi6n
del pueblo, del pais, del siglo, de la historia. Transmi-
tense las generaciones aquel nombre glorioso de una en
otra, de uno en otro siglo, como un legado de valia. La
familia de un var6n ilustre es la posteridad, y la pos-
teridad tiene sus panteones de familia para guardar los
restos de sus grandes hombres.
•Barcelona, hoy, honrando la memoriade Capmany
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LAS CALLES DE BARCELONA 225
•sostener, como diputado, en las Cortes generates del
treino, los derechos por los cuales la naci6n lucha-
»ba contra el coloso del siglo, no tiene su tumba jun-
•to & la de sus deudos y amigos: la tiene lejos de la
•ciudad para la cual fu6 el preconizador de sus glo-
•rias.»
•Esta amarga y sentida queja del Sr. Bertrdn y Ros,
que hoy ha ido ya k reunirse con Capmany en la man-
si6n de los muertos, hall6 eco generoso y cordial aco-
gida en aquel Cuerpo municipal. En sesi6n del mismo
24 de Mayo acord6 solicita y patri6ticamente el Exce-
lentisimo Ayuntamiento trasladar los restos del autor
de las Memorias histdricas & Barcelona, la ciudad que €1
tan alto habia levantado en $us obras, la ciudad en la
que su primer vagido, al sentirse herido su cuerpo por
la impresi6n de la luz, habia sido ahogado por el pri-
mer amoroso santo beso maternal.
•La exposici6n del Sr. Bertr&n y Ros coincidi6 con
un oficio que por aquellosmismos dias pas6 la M. I. Jun-
ta de comercio trasladando una carta de un catalAn ave-
cindado en Cddiz, D. Francisco Pujol, el cual, con ese
buen celo que caracteriza £ los catalanes todos por su
pais y por las glorias de 6ste, daba aviso & la Junta de
comercio de hallarse ruinosos en el cementerio de CA-
diz los nichos entre los que habia los restos de Capma-
ny, manifestando que quizds seria conveniente y justo
trasladarlos & Barcelona.
>La conocida Sociedad de comercio de los senores
Martorell y Bofill, en cuanto tuvo noticia de la resolu-
ci6n del Ayuntamiento, se apresur6 & poner d su dis-
posici6n uno de los vapores de dicha casa, que hacen
el trdfico de Barcelona & Cddiz, para la gratuita tras-
lacion de los restos.
•Nombrose inmediatamente una Comisi6n especial
compuesta de individuos del Cuerpo municipal, de la
tomo xxi 15
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226 VICTOR BALAGUEK
Junta de comercio, de la Academia de Bogus ktras,
de la Junta de f&bricas y de la Comisi6n de ookgks y
gremios, para que las letras, la marina, el comenio, la
industria y la propiedad, 4 las que consagiaia Capmany
talentos y vigilias, pudiesen ser debidamente repcesen-
tadas.
•En esta Comisi6n, Excmo. St., a la que mis tarde
ha venido 4 reemplazar la actual, figuraban cuatro horn*
bres ilustres 4 quienes la implacable sana de la muerte
ha arrancado ya de entre nosotros. Eran D. Ram6n
Muns y Seriii4, D. Jos6 Bertr4n y Ros, D. Ram6n
Marti de Eixali y D. Jos6 Sol y Padris. Permitasele 4
la Comision, siquier sea de paso, tributar un recuerdo
4 la memoria de las cuatro personas citadas, cuatro
hombres de valia, cuatro eminencias literarias tambten,
que con tan buen celo trabajaron para que Uegase el
dia de hoy, dia que, desgraciadamente para nosotros,
no ha llegado para ellos. Del primero conservar4 siem-
pre un recuerdo muy grato la Real Academia de Bue-
nas letras, de la que fu6 por largo tiempo secretario;
al segundo y al tercero no olvidard nunca la Universi-
dad literaria, de la que el uno era rectory el otro sabio,
profundo y elocuente catedr&tico; y en cuanto 4 Sol y
Padris, Excmo. Sr., Barcelona tendr4 siempre presen-
te su muerte, pues que muri6 en un dia de luto y san-
gre, sucumbiendo 61, el entusiasta defensor de nuestra
industria, bajo el cobarde y quizes comprado punal de
un ignorado asesino.
•Habia apenas empezado 4 trabajar esta Comisi6n,
cuando se supo que la Municipalidad gaditana, salien-
do al encuentro de los deseos de Barcelona, habia
acordado exhumar los restos de Capmany, hall4ndose
ruinoso el nicho que los contenia, y, por cuenta de sus
fondos de propios, trasladarlos 4 uno nuevo donde que-
daran en dep6sito por si algun dia disponian de ellos el
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LAS CALLES DE BARCELONA 227
Gobierno de S. M., los parientes del difunto 6 la ciudad
de Barcelona.
• Ya entonces tuvo la Comisi6n la idea de destinar la
hist6rica capilla de Santa Agueda para pante6n de
hombres cSlebres, segtin se desprende de un acuerdo
firmado por el presidente D. Antonio Mommany yque
obra en las fojas 33 y 34 del expediente.
• Acordo el Ayuntamiento nombrar k los senores Don
Pablo Vails y D. Cayetano Casamitjana, teniente de
alcalde el primero y concejal el segundo, para que pa-
sasen k Ckdiz en busca de los restos de Capmany, y
acord6se tambfen, en sesi6n del 12 de Agosto, abrir un
concurso publico para proceder k la construcci6n de un
pante6n y un monumento, senalando el premio de 3 4
6.000 reales y una medalla de plata respectivamente
al autor del mejor proyecto, k fin de que el m€rito de la
obra correspondiese a los timbres de gloria que honran
k tan eminente espanol, siendo k la vez un testimonio
de nuestros adelantos artisticos.
•Partieron los delegados, y al llegar k Ckdiz fueron
brillante y esptendidamente recibidos por el pueblo y
Municipio gaditanos, siendo de notar particularmente
los obsequios que merecieron al venerable obispo de
aquella diocesis, D. Juan Jos6 Arboli, persona dignisi-
ma, que habia conocido k Capmany, y que tuvo k hon-
ra el auxiliar k la Comisi6n en su objeto con todo lo
que podia depender de su persona 6 de su sagrado mi-
nisterio. Con dolor se despidi6 C&diz de aquellas ceni-
zas que por espacio de cuarenta anos guardara en su
seno; pero buscando un consuelo k su dolor, quiso so-
lemnizar el dia de la despedida con un bello y cristiano
rasgo de caridad, y, en memoria de Capmany, di6se
media hogaza de pan k los pobres. j Santa y po6tica
idea, Excmo. Sr., la de los hijosxle la nobilisima Ga-
des! Teniendo que separarse de los restos de Capmany,
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vfCTOR BALAGUER
al menos verlos partir acompanados de las
is que son mis gratas & Dios: las bendicio-
pobres.
regar aquellos despojos mortales del eminen-
,, decia noblemente el gobernador civil de
mtamiento de Barcelona, reclamando como
tiedad de aquella ciudad ilustrada, y como
iedad querida, los restys mortales de un hijo
le ha dado gloria, d&ndosela al pais en gene-
Jam&ndolos para hacer que sean depositados
mumento que transmita & las edades venideras
e ilustre de Capmany, el Ayuntamiento de
a, digo, y el pueblo que representa, y los dig-
riduos en quienes ha depositado su confianza,
r deben enorgullecerse de haber tornado una
iniciativa que les coloca &. grande altura en
lidad de los pueblos civilizados. »
lecia el gobernador de la provincia, y aqui es
r, Excmo. Sr., que no es extrano que Cddiz
ese con dolor de una memoria para ella tarn-
:ara, pues si Espana toda debe & Capmany el
) uno de los primeros que hicieron renacer el
buen decir y tal vez el tinico que ha analiza-
^ idioma bajo el punto de vista filosofico, adi-
a conveniencia de estudiar los principios de
&tica general, Andalucia en particular no ol-
nca que le debe el haber llevado & Sierra Mo-
colonia de artifices y hortelanos catalanes, que
en sus nuevas poblaciones bajo la direcci6n
bio Olavide.
cargarse de los restos los comisionados barce-
1 Sr. D. Pablo Vails contest6 al discurso del
>r civil con otro en que, entre otras cosas, de-
jiente:
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LAS CALLBS DB BARCELONA 2 29
•Barcelona, llevdndose de Cddiz los restos mortales
»de su hijo, se lleva el grato recuerdo de las simpatias
•que ha merecido & esta ciudad, emporio del comercio
•y cuna de la civilizaci6n moderna y de las venerandas
■instituciones que nos rigen; y ya que el sepulcro con-
»funde cuanto existe sin que se le escape mis que la
•verdad y la virtud, sea, senores, ese sepulcro que aca-
»bamos de cerrar el digno emblema de la uni6n de dos
•grandes pueblos, cuybs verdaderos y bien entendidos
»intereses materiales, muertas las pasiones que les di-
•viden, puedan aliarse fdcilmente, si de buena fe se
•busca su fomento, y sea la estatua de Capmany la
•que nos agrupe para la comiin y mutua felicidad.t
•Este discurso, y sobre todo este pdrrafo del discurso
del Sr. Vails, no podia menos de impresionar & cuaintos
le oyeron, pues que iniciaba una gran idea, idea cul-
minante, Excmo. Sr., que vuelve hoy 4 brotar gala-
na, digdmoslo asi, del sarc6fago de Capmany, al ver,
como vemos, unidos los escudos de dos pueblos, el uno
industrial y el otro agricola, pero ambos k dos mercan-
tiles; al Yer, como vemos, enlazados fraternalmente los
dos blasones que sobre esta tumba nos aparecen como
emblema de la uni6n del comercio, de la agricultura y
de la industria.
»E1 pueblo de Cddiz, despidiendo los restos de Cap-
many con abundantes limosnas 4 los pobres, unia, ge-
neroso y noble, & uno de los actos mis gratos al cora-
z6n del cristiano, & uno de los preceptos mds sublimes
de la religion del Crucificado, & un acto de filantropia
y de caridad, los nombres, simpdticos hoy para los po-
bres de Cddiz, de Barcelona y de Capmany; y no es
extrano que el Municipio gaditano, enardecido por su
propio ejemplo, y puesta la mano sobre la urna en la
que, para mayor timbre, se incrustaron los escudos uni-
dos de la antigua Favencia y de la preclara Gades, di-
i
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23O VfCTOR BALAGUHR
jera con entusiasmo al Ayuntamiento de Barcelona el
10 de Junio de 1854:
«Escritos estdn con caracteres indelebles en las pd-
•gin as de nuestra historia los her6icos hechos que en
•todos los siglos han ensalzado al pueblo barcelon^s, y
•el gaditano aprovecha gustoso esta ocasi6n que se le
•ha presentado de unir para siempre y sobre la tumba
•de un benem&ito espanol, los laureles y blasones de
tambas ciudades en honra y prez de sus Ayunta-
•mientos.t
• Llegadas las cenizas k Barcelona el 17 de Julio de
1854, pas6 & buscarlas & bordo del vapor Pelayo una
Comisi6n del Excmo. Ayuntamiento, en una faliia lu-
josamente enlutada, dejdndolas depositadas en la igle-
sia de San Jos6, vecina & la puerta de la Paz, interin
se disponia trasladarlas con toda solemnidad, como
cumplia & la ilustre ciudad que honraba y & la memo-
ria ilustre del que se trataba de honrar, al sitio desig-
nado para aguardar los honores del panteon.
•En aquel entonces la Real Academia de Buenas le-
tras, de la que en tiempos habia sido miembro acad6-
mico Capmany, tuvo la buena idea de aprovechar la
oportunidad de la traslaci6n de estos restos para pro-
mover y anunciar con arreglo & sus estatutos el concur-
so de aquel ano, consagr&ndolo &. la gloria del insigne
escritor que tan dignamente perteneci6 k su seno, y
ofreciendo un premio al autor del mejor juicio critico
sobre sus obras.
•Este fu6 el certamen en el cual mis tarde salia ven-
cedor el Sr. D. Guillermo Forteza, joven tan modesto
como apreciable, en aquel entonces poco conocido atin,
pero que en semejante lid conquist6 de pronto una plaza
entre nuestros buenos escritores al par que un sill6n de
acad&nico, como lo conquistara un dia, en parecida lid,
Rubi6, el inspirado y melanc61ico trovador del Llobregat.
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LAS CALLES DB BARCELONA 23 I
•Todo estaba dispuesto para efectuar en Julio de
1854 la ceremonia que hoy aqui nos reune, cuando vi-
no & impedirlo la revoluci6n gloriosa de aquel mismo
mes. El invisible viajero asi&tico, presentdndose inopi-
nadamente & sembrar el terror, el luto y la muerte en la
galana ciudad de los condes, y los acontecimientos po-
liticos que entonces se sucedieron, encadendndose unos
& otros, y hasta escogiendo algunos de ellos por teatro
de lamentables escenas a la misma Barcelona, impi-
dieron. £ la Municipalidad pensar ni siquiera en la tras-
laci6n de estos restos *
»Sin embargo, la Excma. Diputaci6n provincial en
i855, con un celo digno de todo encomio, inaugur6,
promovi6 y anunci6 una suscrici6n para elevar un mo-
numento a Capmany, debtendose a sus nobles esfuerzos
el que esta suscrici6n se abriese al mismo tiempo en
la isla de Cuba, donde parece que di6 en el acto un bri-
llante resultado. Esta gloria nadie puede disputdrsela 4
la digna Diputaci6n de aquella 6poca.
•Los restos continuaban, no obstante, en la iglesia
de San Jos6, y la prensa barcelonesa, que siempre se ha
distinguido por su amor al pais, inst6 varias veces al
Cuerpo municipal para que los arrancara al olvido en
que yacian. Las reclamaciones de la prensa coincidian
con los oficios dirigidos al primer alcalde constitutio-
nal por el vicepresidente de la Academia de Buenas
letras D. Jos6 Antonio Llobet y Vallosera y por las
calurosas instancias del acad6mico D. Antonio de Bo-
farull, uno de los escritores mis entusiastas por Cap*
many y por las glorias inmortales de nuestro pais.
»Iba ya entonces & verificar el Ayuntamiento la ce-
remonia, y se habia ya redactado y extendido el pro-
grama y ceremonial que obran en el expediente, cuan-
do la Diputaci6n pidi6 al Cabildo municipal que sus-
pendiera la realizaci6n de su proyecto, pues esperaba
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232 vfCTOR BALAGUER
de un momento & otro saber el resultado de la suscri-
ci6n abierta en la isla de Cuba, &. fin de que pudiera
coincidir la traslaci6n de los restos con abrirse el cer-
tamen para premiar el mejor proyecto de monumento
que se presentase.
•Nuevos acontecimientos politicos vinieron dahogar
todas estas esperanzas, poniendo nuevos y por el pron-
to insuperables obst&culos & los deseos de la Munici-
palidad.
>Recientemente volvi6 & instar la Academia, yolvi6
a instar la prensa, y entonces el M. I. sefior alcalde
corregidor D. Ram6n Figueras tom6 & su cargo la ini-
ciativa en nombre de V. E., cooperando con sobra de
inteligencia y de actividad al logro de sus deseos el
ilustre seiior teniente de alcalde D. Miguel Biada, el
caballero sindico D. Pablo P6lachs, y los senores con-
cejales D. Pedro Bohigas, D. Jaime Jover Arn6, Don
Manuel Llorens y Altet y D. Severo Modolell, nom-
brados para entender particularmente en este asunto.
•La Comisi6n, al consignar estos nombres para en-
tregarlos 4 la piiblica gratitud, no puede menos de ha-
cer constar tambfen el buen celo de que ha visto ani-
mados al senor presidente y senores concejales de la
secci6n tercera, asi como la espontdnea y completa coo-
peraci6n que ha encontrado en todos y en cada uno de
los senores que dignamente componen la administra-
ci6n actual.
» A V. E. debe Barcelona el dia de hoy,, que serd in-
olvidable para ella y para todos sus hijos, como debe a
los Municipios de i853 y 1854 la gloria de poseer los
restos de uno de sus mis ilustres ciudadanos y bene-
m6ritos patricios. Todos los que hoy componen el Cuer-
po municipal recordarin siempre con orgullo, muy le-
gitimo por cierto, que k ellos es deudora Barcelona de
una de las paginas mis bellas de sus anales literarios.
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LAS CALLES DB BARCELONA 233
•Tal es, Excmo. Sr,, la historia de la traslaci6n de
los mortales despojos que aqui estamos contemplando.
»La Comisi6n, por su parte, apresurdndose &. secun-
dar los deseos de V. E. y de las corporaciones d quie-
nes sus individuos pertenecen, ha hecho, desde el dia
que qued6 nombrada, cuantos esfuerzos eran necesarios
para corresponder dignamente A la misi6n honorifica
de que era deudora £ V. E., y cree haber llenado su co-
metido con la mayor fidelidad y con el celo y actividad
posibles.
»La Comisi6n no ha terminado empero sus tareas.
Por el contrario, puede decirse que ahora las empieza.
A su cargo queda el promover, por cuantos medios esten
& su alcance, la suscrici6n iniciada ya por la Excelen-
tisima Diputaci6n, & fin deelevar & Capmany un mo-
numento, interin quedan sus respetables restos deposi-
tados en estas Casas consistoriales, que son para Ca-
taluna un libro, & todos abierto, donde &. cada p&gina
se tropiezacon una de las grandes glorias de nuestro
pals.
•Todo esto deben la posteridad y la patria agradeci-
das & Capmany, cuya vida fu6 un laboriosisimo ejem-
plo de abnegaci6n y de saqrificios, y que no contento
con dedicar 4 su patria su brazo como militar y su ta-
lento y pluma como pensador y publicista, acab6 por
consagrarle su vida, muriendo en Cddiz, victima de la
peste, para no apartarse del santuarro de las leyes 4
donde le habia enviado el voto de sus compatricios.
Tambi^n los hombres de letras, tambten los diputados
tienen, como los guerreros, sus campos de batalla en
donde morir luchando como buenos haciendo frente &
sus adversarios. Capmany, muriendo en Cidiz victima
de su patriotismo, muri6 en el campo del honor. iQui€n
puede negarle el laurel de los que mueren por su pa-
tria?....
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234 vfCTOR BALAGUER
»Dos causas grandes tom6 i su cargo Capmany, y
mbas, por lo grandes, debieron pesar sobre sus hom-
ros como el mundo sobre los del Atlas.
»La vida de Capmany fu€ s61o un prolongado marti-
io, y entregindose en cuerpo y alma i un gran pensa-
aiento, emprendi6, bajo cierto punto de vista como el
izconde de Chateaubriand en Francia, la tarea, por
emis ardua y dificil, de dos restauraciones i un tiem-
10 mismo. La vida de los hombres ilustres tiene de par-
icular i veces que no es toda ella sino el cumplimien-
o de una gran mision. Chateaubriand, por ejemplo, de-
ic6 su vida i la restauraci6n del cristianismo y de la
tionarquia constitucional. Capmany la consagr6 por
ompleto k la restauraci6n de las glorias de su pais y
t las letras de su naci6n.
»Voy k explicarme.
» Capmany naci6 en 1742, es decir, pocos anos des-
>u6s de haber caido Barcelona con el heroismo que to-
os saben y con el estrSpito cuyo ruido nose apagar4
tunca, pues que la historia se ha encargado de trans-
nitirlo de eco en eco hasta la mis remota posteridad.
Capmany naci6, pues — y es preciso tener muy en
tienta esta circunstancia para poderle juzgar, — cuan-
[o aiin el coraz6n de las madres y de los consortes He-
aba luto por la muerte de sus hijos y maridos, sepul-
ados entre los escombros de las liltimas trincheras al-
adas por el patriotismo cataldn. Capmany naci6, repi-
0, cuando acababa de morir, 6 por mejor decir, cuando
cababa de ocultarse, que no habia muerto, el espiritu
atal&n, y, siendo todavia nino, sus ojos pudieron fijar-
e mis de una vez en las paredes acribilladas por la
netralla del duque de Wervik, caudillo de las tropas
[ue se apoderaron, si, de Barcelona, pero despu^s de
ma de las luchas mis sangrientas y de una de las mis
enaces resistencias de que nos da cuenta la historia.
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LAS CALLES DB BARCELONA 235
t Ante la desgracia, que en aquella 6poca de triste
recordaci6n pesaba sobre Cataluna, su coraz6n de nino
debi6 de brotar sangre, y entonces, viendo que nuestras
antiguas glorias iban desvanectendose poco k poco y
ocultdndose k la vista de Cataluna convertida en una
vasta plaza de armas, fu6 cuando sin duda concibi6
ya la idea de volver k atraer las memorias populares
que poco k poco iban retir&ndose al soplo de aviesas
pretensiones, y trat6 de exhumar, prestando un servi-
cio inmenso k su pais, no el genio, pero si la pr&ctica
y el ceremonial de las antiguas venerandas institucio-
nes de la Corona de Arag6n.
•Esta fu6 su primera restauraci6n, y k esta 6poca li-
teraria de su vida pertenecen las Memorias historical, la
Prdctica de celebrar Cortes, y las traducciones del Con-
sulado del mar, de las Ordenanzas de las armadas redes
de la Corona de AragSn, de los Antiguos traiados de pa-
ces y alianzas, etc., etc., obras que son, dig&moslo asi,
el joyero de las glorias catalanas.
t Cuando Capmany naci6, las letras espanolas, lo
mismo que las glorias catalanas, acababan de recibir un
rudo golpe. El bello y cldsico idioma castellano, tan
rotundo en sus giros, tan magnifico en sus frases, tan
musical en sus periodos y tan majestuoso en su sintesis,
parecia que iba k morir, como ahogado en los brazos
de una cortesana, por la invasi6n de una lengua ex-
tranjera que viciaba sus periodos destruyendo su robus-
tez y galanura.
•Esta iu€ la segunda restauraci6n emprendida por
Capmany, y k esta ptra 6poca literaria de su vida per-
tenecen la Filosofia de la elocuencia y el Teatro histdrico-
critico, el Arte de traducir y sus dem£s obras de esta
clase, que son como el Corpus juris de las letras espa-
nolas.
•Fu6, pues, Capmany el hombre, el genio de dos
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'^^^!
236 VfCTOR BALAGUER
restauraciones, y de qu€ modo cumpli6 la gran misi6n
para la cual parece le destin6 la Providencia, digalo
Cataluna, digalo Espaiia toda.
» Capmany no es s61o el preconizador, sino el heral-
do de la generaci6n literaria que hoy se agita y que
cuenta ya con no pocos nombres llenos de gloria, d al-
gunos de los cuales no hay duda que reserva el porve-
nir el bautismo de la inmortalidad. El fu€ quien inici6,
6 al menos uno de los que mds contribuyeron d iniciar
esta nueva era; siendo muy de notar, Excmo. Sr., que
asi como el cronista Feliu de la Pena consagr6 un dia
toda su hacienda al renacimiento del comercio y de la
industria, Capmany dedic6 todo su talento d la glorifi-
caci6n de esas dos mismas fuentes de riqueza, que son,
hermanadas con las letras, la vida de Cataluna.
»A6n hay mds, Excmo. Sr.: Capmany fu6 fiel d su
patria y d su pensamiento hasta el tiltimo suspiro, y en
su vejez, repito, quiso unir el ejemplo d la palabra, la
prdctica al consejo, tomando una parte muy activa en
la guerra de la Independencia, y pasando d Cddiz d reu-
nirse con aquellos varones insignes que en nombre de
la civilizaci6n y de la libertad arrancaban el velo con
que estaban envueltas las antiguas tradiciones y glorias
constitucionales del pueblo espanol. En el seno de aque-
llas Cortes memorables es donde reson6 la primera voz
de Capmany para proponerque ningtindiputadopudie-
ra solicitar ni admitir empleo, gracia ni condecoraci6n
alguna; consecuencia muy 16gica y conducta muy pro-
pia en el hombre que, lleno de abnegacion y desinter6s,
dedic6 vigilias, estudios y trabajos al engrandecimiento
de si} patria, acabando su carrera literaria con la publi-
caci6n del Centinela contra franceses, obra que parece
hija de una imaginaci6n calenturienta de veinte aiios,
y obra que casi llega d hacer dano por lo muy impreg-
nada que estd de patriotismo, como d veces llega d ma-
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LAS CALLES DE BARCELONA iyj
rear un ramo de flores por lo muy fuerte de los aromas
que despide.
t Voy d concluir, Excmo. Sr. La Comisi6n, al encar-
garse ahora de terminar su cometido, no s61o se fijard
en el monumento que ha de elevarse d Capmany, sino
que medifard muy detenidamente y tendrd muy en
cuenta la idea, iniciada ya por la Comisi6n que precedi6
d 6sta, y por la prensa barcelonesa en i85o y en 1855,
de levantar un pante6n d nuestras grandes celebridades
antiguas y modernas.
»Nada dic£ tanto en favor de un pueblo, como el res-
peto quese le ve profesar d la memoria de sus hombres
ilustres.
• Un extranjero preguntaba un dia en la metr6poli de
los Cdsares d un ciudadano romano: — Pues qu6, £tan
grande es vuestro pueblo? — Y el ciudadano por tinica
respuesta extendia su brazo y senalaba con el dedo la
Via appia, dictendole: — Id d leer nuestra historia en los
nombres de las ldpidas sepulcrales.
• Cataluna tiene tambten un gran pasado, una gran
historia; pero en vano preguntamos los que hoy vivi-
mos: £d6nde estd la tumba de Pablo Claris, el gran de-
fensor de nuestros fueros y privilegios?
»A las puertas de estas Casas consistoriales seeleva,
es verdad, la estatua de Juan Fivaller, ejemplo vivo de
patriotismo y de abnegaci6n, honra del Municipio cata-
ldn; pero £sabe alguno en d6nde reposan sus venerandas
cenizas?
»^Nos hemos acordado de recoger de la profanada
tumba de Santas Creus los restos por largo tiempo in-
sepultos de Roger de Lauria, nuestro gran rey de los
mares, y es posible que no conservemosnisiquieracon-
vertido en polvo al que le bastaba con su presencia para
convertir en polvo d las mds pujantes armadas?
•^Se ha tratado de elevar un monumento sobre los
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238 VfCTOR BALAGDBR
despojos mortales de D. Ram6n Berenguer el Grande,
que estdn en el archivo de la Corona de Arag6n, y que
un ilustre cataldn, D. Pr6spero de Bofarull, pudo afor-
tunadamente salvar del incendio que devor6 el hist6rico
monasterio de Ripoll?
•^No es vergonzoso que seamos tan ingratos con la
memoria de Ausias March, nuestro Petrarca, que ni si-
$s$ quiera hayamos dedicado una ldpida de justo homenaje
al que era 4 un tiempo poeta, privado y consejero de ese
noble y famoso principe de Viana ppr el cual sostuvo tan
cruda guerra Cataluna?
lY Montaner? iQu€ les contestamos d los extranjeros
que nos preguntan por el.sepulcro de Montaner, el defen-
sor de Galipoli, el historiador-soldado?
»^Es justo que tengamos olvidados en un rinc6n de
la parroquia de Vallfogona los restos del Quevedo Ca-
talan, del vencedor de las justas po&icas del Buen Re-
tiro?
» Y sin remontarnos 4 la antigtiedad, £d6nde estdn los
despojos de los que han sido recientemente, en este si-
glo mismo, lustre y esplendor de su madre patria? Algu-
nos descansan lejos de las brisas de su pais natal, como
Alt€s y Gurena, cuyo modestisimo sepulcro yace oscu-
recido entre los suntuosos mausoleos que se elevan en el
cementerio de Marsella; como Puigblanc, d quien guar-
dan olvidado las nebulosas orillas del Tdmesis bajo el
ltigubre ciprSs que plant6 cabe su fosa una mano amiga.
• De otros como Salvd, el introductor de la vacuna
en Cataluna; como Cibat, el que introdujo la fisica ex-
perimental; como Carbonell, el sabio quimico; como
Ferrer y Subirana, el gran pensador; como Vicente Cu-
yds, el gran artista, apenas se sabe el sitio donde estin
sus restos, y las tumbas de Cabanyes, el poeta-fil6sofo,
y de Piferrer, el filosofo-poeta, yacen confundidas con
otras tumbas, si para el coraz6n cristiano igualmente
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LAS CALLES DE BARCELONA 239
sagradas, para el coraz6n entusiasta desnudas comple-
tamente de recuerdos.
»Honremos la memoria de esos hombres. Demasiado
se confunden con el vulgo de los vivos cuando viven.
Separadles del vulgo de los muertos cuando mueren.
»^No se.ve k una familia levantar suntuosos mauso-
leos, magnificos panteones 4 la memoria de aqu€llos
que les dejan grandes caudales por herencia? £por qu6
la posteridad, por qu6 la patria, que son las herederas,
la familia de los hombres eminentes, no ha de levan-
tarlos tambiln & la memoria de los que les dejan gran-
des caudales de riqueza con sus obras y su gloria?
•Es tanto m£s grande un pais cuanto m&s honra la
memoria de sus grandes hombres. Que el ejemplo de
hoy sea fecundo; y ya que estamos en un lugar hist6ri-
co y tradicional; ya que nos hallamos reunidos en este
Sal6n de Ciento, donde todo nos recuerda nuestras pa-
sadas glorias y grandezas, donde se puede decir que se
respira el aire de nuestros buenos tiempos antiguos,
donde fdcilmente podemos evocar la memoria de aque-
llos ilustres concelleres que, bajo sus rojas honradas
gramallas, sentian latir sus patri6ticos corazones; ya
que estamos delante de esta urna fiinebre donde yacen
los despojos mortales del que fu£ para Cataluiia el Pa-
blo Claris de la guerra de la Independencia; ya que en
este recinto memorable reunida estd, por medio de sus
corporaciones mis ilustres, Barcelona toda, toda Cata-
luna, para prestar en nombre de una posteridad agra-
decida un homenaje k Capmany, honremos mejor su
memoria, y que esta tumba, gloriosa porque sobre ella
han unido sus laureles dos pueblos grandes, y porque
ella guarda lo que queda del primer restaurador de
nuestras glorias, que esta tumba nos inspire la realiza-
ci6n de nuestro pensamiento.
> Acabemos de hacer este dia mds grande atin y mds
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"-^WW^.-a
24O vfCTOR BALAGUER
memorable; y si debimos d Capmany vivo la preconi-
zaci6n de nuestras glorias, debamos d Capmany muer-
to la fdcil realizaci6n de elevar las cuatro provincias
catalanas un pante6n d sus grandes hombres antiguos
y modernos.
•Imitemos los bellos ejemplos; contemp^monos en
el espejo de los hechos notables; y si existe un pais que
ha elevado soberbio un monumento, admiraci6n del
arte, grabando orgullosamente sobre su friso: A los
grandes hombres la patria reconocida, alcemos nosotros
tambifti nuestro pante6n inscribiendo con el mismo
orgullo, que bien podemos, sobre su portada:
tA LAS GLORIAS CATALANAS LA GRATITUD DEL PAIS.»
La urna conteniendo los restos de Capmany qued6
depositada en las Casas consistoriales, donde hoy se
halla todavia y de donde ya probablemente no saldrd
hasta que pueda ir d ocupar el puesto de honor que me-
rece en el pante6n de hombres c&ebres catalanes que la
Excma. Diputaci6n provincial trata de elevar en el an-
tiguo € hist6rico monasterio de Montserrat 1.
CAPITXAS (calle de las).
Esta calle, que va de la de Abaixadors d la de Cam-
bios viejos, se apellidaba antiguamente de Caputxers,
porque en ella vivian y tenian sus tiendas y talleres los
trabajadores de capuchas.
Los caputxers trabajaban aquella prenda de ropa que
servia de abrigo en invierno d la clase baja del pueblo,
y se llamaba gambeto, y tambi^n los marselleses de los
marineros. A una y d otra de ambas prendas acostum-
braba ir anexo un capuz 6 capucha.
Esto por lo relativo d tiempos ya mds modernos,
1 No ha llegado a realizarse esta idea.
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LAS CALLES DB BARCELONA 241
pues en la Edad Media habia una prenda de vestir que
se llamaba capuz 6 caputxa en cataten, y era muy se-
mejante d las mucetas de los cterigos, sirviendo tinica-
mente para abrigar la cabeza y los hombros y espalda
hasta cerca de la cintura. Usdbanla indistintamente no-
bles y plebeyos, distingufendose s61o en ser la tela de
mejor 6 peor calidad. Los que trabajaban 6 vendian
esta prenda se Uamaban caputxers, y de ellos tom6 nom-
bre la calle. .
CARABASSA (calle de la).
Es una calle bastante larga, que cruza de la Ancha d
la de Escudillers.
Existe duda de si esta calle es den Carabassa, lo cual
indicaria recuerdo del apellido de alguna familia 6 del
apodo de algun individuo, 6 de la carabassa, es de-
cir, de la calabaza. Se ignora lo que ha podido darle
nombre.
En Valencia hay una calle que se llama lo propio
que €sta, y segun el ilustrado cronista de aquella ciudad
D. Vicente Boix, tom6 tal nombre por hallarse esta-
blecidos en ella varios individuos que se dedicaban d
trabajar ciertos tubos torneados d mano, afectando la
figura de unas calabacillas, cerrados con una tapadera
agujereada. Servian de caja para el tabaco rap6, ab-
sorbi^ndose por los agujeros de la cubierta. Se hizo tan
general el uso del rap6 y tan grande el consumo de es-
tas cajas, que se lleg6 d formar gremio, 6 propio 6 agre-
gado al de torneros.
CARASSA (calle de la).
Va de la de Vigatans d la de la Barra deferro.
Debe su nombre esta calle 4 una monstruosa cabeza
de caza 6 cara de piedra que se veia empotrada en la
tomo xxi 1 6
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VfCTOR BALAGUER
de la casa que da 4 la calle de Banos viejos y 4
igatans. Se ignora lo que pudo ser 6 significar
ira.
CARCEL (bajada de la).
i calle de la Libreteria va 4 desembocar en la
i\ Angel.
ido conocida en lo antiguo por varios nombres.
Lmente se llam6 del portal de Mar, porque al pie
jada estaba una de las puertas de Barcelona, la
. del Mar, siendo entonces playa y campo todo
10 que ocupan hoy los poblados barrios que se
or aquella parte. Defendian esta puerta dos to-
6gonas, que han desaparecido. Ya hemos dicho,
Lr de la plaza del Angel, que una de esas torres,
t derecha, despu6s de haber estado apuntalada
un largo periodo amenazando ruina, se desplo-
7i5. En el lugar ocupado por esta torre se hizo
la obra que ha existido hasta nuestros tiempos,
mal se ensanch6 el edificio de la c4rcel, de que
t hablard. La de la izquierda fu€ demolida en
ira levantar la casa que forma esquina con la
la Tapineria.
do Barcelona fu6 ensanchdndose, el portal de
$6 k ser el de Santa Eulalia d causa de la esta-
jsta santa que alii se puso, y de lo cual hemos
i hablado al referirnos 4 la plaza del Angel. En-
se Ham6 esta calle bajada del portal de Santa
b mis tarde el nombre de devallada de la Cort
de la Corte), por haberse establecido alii la cor-
mnal del veguer. Funcionaba este tribunal en
f um vetus 6 Castillo Viejo, que alii se elevaba, y
ece fu6 el verdadero castillo vicecomital 6 de
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LAS CALLES DB BARCELONA 243
los vizcondes, aun cuando indique el cronista Pujades*
que era €ste el Castillo Nuevo. (V. Call.)
El veguer era un magistrado del que se halla ya no-
ticia en la primera €poca de los condes gobernadores,
en tiempo de Ludovico Pio y Carlos el Calvo. Juzgaba
las causas civiles, relativas k objetos del fisco; pero su
poder se circunscribia k las que no interesaban k la
propiedad ni al estado civil de las personas.
En tiempo de los condes soberanos €stos creaban un
vizconde, al cual enfeudaban el Castillo Viejo, Castrum
vetus, y en dicho Castillo, que venia k ser el palacio del
antiguo pretorio romano, instituia el vizconde un te-
niente 6 vicario, que era el primer juez civil, siendo Ua-
mado vulgarmente el veguer, apellidindose k su tribu-
nal Curia vicaris, corte del veguer.
La importancia de este magistrado fu€ creciendo con
el tiempo. En Ipoca ya mds cercana k nosotros, eran
el veguer, vicarius, y el bayle, bajulus, dos jueces rea-
les ordinarios de Cataluna, con muy id6ntica jurisdic-
ci6n, aunque algo inferior la del segundo, pues que so-
lamente tenia poder sobre ciertas personas € intervenia
s61o en ciertos asuntos exceptuados de las atribuciones
del primero. Cada cual tenia un distrito particular, de-
nominado respectivamente vegueria y baylia, k la ma-
nera misma que de la creaci6n de los oficios de subve-
guer y subbayle tomaron origen la subdivisi6n de subve-
guerias y subbaylias. El veguer, como representante del
rey, administraba justicia en lo civil y criminal k los
moradores de su distrito jurisdiccional, y gozaba de
muchos privilegios creados expresamente para realzar
su dignidad.
Al palacio 6 corte del veguer, y por consiguiente al
Castillo Viejo, fueron trasladados con el tiempo las cdr-
celes reales de que hemos hablado al hacerlo del Casti-
llo Nuevo, y entonces tom6 la calle el nombre de baixa-
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244 VfCTOR BALAGUER
la de la Presd (bajada de la Cdrcel), que ha conservada
lasta hoy y conserva aiin, sin embargo de no estar alii
a c&rcel piiblica, que fu6 trasladada en i83g k otro si-
:io. (V. calle de la Lealtad,)
CARDERS (calle dels).
Va de la plaza de Marcus k la de San Agustin el viejo.
Tom6 su denominaci6n de los carders (carderos) 6 fa-
bricates de cardas para trabajar la lana, quienes vi-
dian alii. La palabra carda se deriva de cardenchas 6
carduchos de que se forman las cardas, 6 especie de ce-
pillo con mango que sirve para cardar la lana. Los car-
ieros 6 cardedores constituian ya gremio desde antes de
1372, pues se halla que en este aiio se estipul6 por re-
glamento municipal que todos los aiios se nombrasen
para su gobierno 6 inspecci6n dos c6nsules, uno de
ellos del gremio de los pelaires, quienes, junto con el
almotac6n de la ciudad, debian conocer de todas las co-
sas concernientes k dicho oficio. No en vano dice Cap-
many que este oficio seria en otros tiempos de 16s m&s
florecientes, cuando Ueg6 k dar nombre k una calle.
Se halla en esta calle la iglesia de San Cucufate,
vulgarmente llamada San Cugat del Fom, 6 sea San
Cucufate del Homo, porque se dice que en este sitio se
encendi6 la hoguera k la cual se mand6 arrojar y de la
cual sali6 ileso el m&rtir Cucufate. En memoria de es-
te milagro y en honor de este santo, se levant6 en este
lugar un templo el aiio 1023, siendo su fundador el ca-
n6nigo de la catedral Guislaberto, hijo de Udalardo,
vizconde de Barcelona.
El templo primitivo fu€ reedificado en 1287, y luego
demolido por los aiios de 1626, sufriendo la nueva ££•
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brica otras reedificaciones y fnejoras con el tiempo,
- hasta quedar como se halla hoy dia.
La Sacra Familia que se ve pintada en el retablo de
esta iglesia es obra de Tramullas, hijo.
CARDONA (calle de).
Tiene su entrada por la calle de San Vicente y su sa-
lida por la del Leon.
Puede denominarse asi esta calle por referencia & la
villa de Cardona, c61ebre en nuestros fastos hist6ricos;
pero es mis probable que recuerde el nombre de la fa-
milia de Cardona, bajo tantos titulos memorable en la
historia de Cataluna.
Es una de las casas m&s antiguas y m£s ilustres del
Principado; estaba enlazada con las familias rods prin-
cipales, y apenas hay un hecho notable en nuestra his-
toria antigua donde no sobresalga la figura de algtin
miembro de esta verdadera raza de heroes.
El duque de Cardona tenia en las Cortes la presiden-
cia del Brazo militar 6 noble, como el arzobispo de Ta-
rragona tenia la del Brazo eclestestico, y Barcelona la
del Brazo real 6 popular. El duque de Cardona tenia en
Cataluna una ciudad (Solsona), 30 villas, 25 castillos,
272 lugares, m£s de 2.3oo casas y 4 puertos de mar.
En el sepulcro de uno de los m&s c61ebres miembros
de esta familia, se leian los siguientes versos:
Aquel que esta tumba esconde,
Por ser var6n de su ley,
Entre los reyes fue conde
Y entre los condes fue rey.
CARLOS (calle de San).
Estd en la Barceloneta, y parte de la calle National
para ir & terminar en la playa.
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246 VfCTOR BALAGUER
CARMEN (calle del).
Va desde la Rambla k la plaza del Padro.
Di6 nombre k esta calle el convento llamado del Car-
men, donde estaban establecidos los religiosos de la or-
den de la Virgen del Monte Carmelo 6 de carmelitas
calzados, una de las cuatro mendicantes. Ni el edificio
ni la iglesia ofrecian nada notable.
Qued6 casi completamente inutilizado este convento
con el incendio que sufri6 el 25 de Julio de i835, y
luego se reconstruy6 y reform6 4 fin de que pudiese
servir para la Universidad literaria, que en 61 se halla
ayn, esperando la terminaci6n del magnifico edificio
que para ella se estd hoy levantando en el ensanche 1.
Propio serf, de este momento trazar, siquiera sea &
grandes rasgos s61o, la historia de la Universidad de
Barcelona, que muy antigua la tiene por cierto y muy
ilustre.
Consta que en i3io los concelleres, constantes pro-
tectores de las ciencias y las letras, tenian ya estableci-
das unas c&tedras de leyes, regentadas por sabios docto-
res, entre los cuales se nombraba el rector que los diri-
giera y velara para el buen orden y regimen de los estu-
dios y de la instruction.
En 1402 el rey D. Martin el Humatto di6 & estos es-
tudios forma de Universidad, estableciendo tambi&i en
ella el Colegio de medicina y despu6s el de artes.
Por los aiibs de* 1430 se sabe que la Universidad po-
seia un edificio propio en el sitio donde hoy se levanta
la casa del marques de Ayerve en la calle de Ripoll,
frente al arco llamado de Micer Ferrer. El Municipio
1 Esta ya levantado, y es un suntuoso edificio. Hoy ya no existe el
Carmen. Tengase presente que esta obra es Barcelona en iS6j, e'poca en
que la escribi6 el autor. Las cosas han variado mucho desde entonces.
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barcelon€s costeaba todos los gastos, y sostenia los es- -
tudios con dotaci6n de sus propios fondos; pero no ad-
quirid este establecimiento su tiltima forma y extensi6n
hasta 1450. En este ano los concelleres elevaron una
sdplica al rey D. Alfonso V, el cual se hallaba & la sa-
z(m en Sicilia, pidtendole que les concediera permiso y
autorizaci6n para fundar dicha.Universidad, ofreciendo*
por su parte y con sus propios fondos contribuir en
todo lo que fuese necesario a la creaci6n y estabilidad
de aquel establecimiento.
Accedi6 a ello D. Alfonso V, libr6 los reales privile-
ges, otorg6 el Papa su aprobaci6n, y comenz6 la Uni-
versidad de Barcelona su periodo de esplendor, no tar-
dando en tocarse la necesidad de levantar para ella un
gran edificio con todas las comodidades y capacidad
posibles. Ocup6se de ello sin alzar mano el Municipio,
y d 18 de Octubre de i536 se puso la primera piedra
del Estudio general en la parte superior de la Rambla,
inmediata & la puerta llamada de San Severo, donde
estaba el peso de la paja.
Asi subsisti6 la Universidad 6 Estudio general de Bar-
celona, sin que en nada cediese 4 los mejores de Espafia,
Francia 6 Italia, floreciente siempre por los distinguidos
profesores que tuvo, los cuales desde su c&tedra salieron
k ocupar las principales dignidades de la monarquia, y
por los hombres doctos que produjo en todo g£nero de
ciencias, hasta Setiembre de 17 14, en que, sometida la
capital del Principado al rey Felipe V, se acord6 la tras-
laci6n de la Universidad & Cervera.
El edificio se destin6 para cuartel de tropa, y en los
tiltimos tiempos lo ocupaba el cuerpo de artilleria, has-
ta que en 1843 fu£ derribado con el objeto de abrir la
puerta llamada de Isabel II, que a* su vez desapareci6
en 1854 con las murallas, para dar lugar al ensanche
de la ciudad.
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248 VfCTOR BALAGUER
Por lo que d la Universidad toca, permaneci6 en
Cervera hasta que durante el corto periodo de la revo-
luci6n nacional del 1820 al 1823, acordaron las Cortes
que f uese trasladada a Barcelona. Al sucumbir las ideas
liberates volvi6 & reinstalarse en Cervera; pero en i836
se mand6 que nuevamente se fijase en Barcelona,
donde decididamente se estableci6, habilitdndose al
efecto el espacioso local del extinguido convento del
Carmen, segtin queda dicho.
Hay en esta calle varias iglesias y conventos de re-
ligiosas: la de Nuestra Sefiora de Bel€n, que hace es-
quina a la Rambla, y de la cual se hablard en su lugar
correspondiente; el convento de Jestis y Maria de reli-
giosas minimas, que data del i653, y el de Santa Mar-
garita la Real de religiosas capuchinas, Uamadas hijas
de la Pasion, que fund6 en iSgg la venerable madre Sor
Angela Margarita Serafina.
Frente al convento del Carmen se halla el Colegio
de medicina, el cual se eleva dentro del recinto del
Hospital general de Santa Cruz, donde tiene sus salas
clinicas, mirando su portada a la casa de Convalecen-
cia. Nada ofrece el Colegio de medicina que llame la
atenci6n en su parte arquitect6nica. En su portada se
lee una inscripci6n latina recordando que fu6 el funda-
dor de este edificio el rey Carlos III en 1762.
El interior es por demds reducido y estd fialto de nu-
chas piezas necesarias. Entre las que cuenta son las
mas dignas de atenci6n el anfiteatro anatomico y la sala
de disecci6n en el piso bajo, y la sala de examenes y la.
biblioteca en el superior. En el anfiteatro hay el busto
en mdrmol del cSlebre profesor Catalan D. Pedro Vir-
gin, muerto en 1776, y al pie del busto una inscripci6n
latina en su honor. Ese distinguido var6n, cirujano de
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LAS CALLBS DE BARCELONA 249
c&mara de Carlos III, fu6 quien inst6 al monarca para
la creaci6n de este Colegio, que se erigi6 por de pronto
con el titulo de Colegio de cirugia, y m&s adelante tom6
el de cirugia tnedica.
CARRETAS (calle de).
Cruza de la calle de la Cera & la de San Pablo.
Ign6rase lo que pudo hacerle dar el nombre que Ue-
va. En Madrid existe tambi&i una calle llamada de Ca-
rretas, y es fama que tom6 su nombre de la calle 6 pa-
rapeto de carretas que formaron en aquel campo los co-
muneros llegados de Segovia.
CASANOVA (calle de).
Otra de las que formardn parte del ensanche. Co-
menzari en la calle de Ronda para ir & terminar en la
de C6rcega, vi6ndose cruzada por las de Floridablanca,
Sepulveda, Cortes, Diputaci&n, Consejo de Ciento, Ara-
g6n, Valencia, Mallorca, Provenza y RosellSn.
Llevard este nombre en memoria del tiltimo conce-
Uer en cap de Barcelona D. Rafael de Casanovas 6 Ca-
sanova. Elegido este ilustre ciudadano en 17 13, cuan-
do Barcelona estaba sitiada por las tropas de Felipe V,
di6 grandes pruebas de valor, de abnegaci6n y de he-
roismo. Por duras pruebas y aflictivas circunstancias
hubo de pasar entonces la capital del Principado; pero
durante el prolongado sitio que sufri6, no se desmintie-
ron un solo instahte el celo y la solicitud de este pa-
triota ciudadano.
Despu^s de una lucha her6ica, sostenida con haza-
noso empeno en favor de sus libertades, Barcelona ca-
y6 el 11 de Setiembre de 17 14 legando un memorable
ejemplo k las generaciones venideras. El conceller Ca-
sanova estuvo en su puesto de honor y de peligro hasta
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25O vfCTOR BALAGUER
el ultimo momenta. Acudio con la milicia ciudadana &
defender la brecha de la Puerta Nueva, y alii cay6 gra-
vemente herido, siendo retirado ex&nime del sitio del
combate. Pocas horas despu6s las tropas del duque de
Berwick entraban en Barcelona, convertida en una ciu-
dad de muertos, para rasgar con sus ensangrentadas ba-
yonetas el c6digo de las seculares libertades catalanas.
CASA FORT (plaza de).
Estd situada al principio de la bajada de Viladecols y
al fin de la calle de Llado.
Tom6 el nombre de una gran casa que edifico en ella
la familia Fort, muy conocida en Barcelona en otra
6poca por ser la de unos ricos comerciantes.
CASPE (calle de).
Se halla situada en el ensanche y ocupa desde el Pa-
sco de Gratia hasta la calle de la Marina, cruzada por
las de Gerdena, Sicilia, Ndpoles, Roger de Flor, Paseo
de San Juan, Bailen, Gerona, Bruch, Lauria y Claris.
Llevard este nombre en memoria y loa del c&ebre
Parlamento de Caspe.
En 1410 muri6 en Barcelona el. rey D. Martin el
Hurnano, acabando con €1 la her6ica y marcial casa de
los condes de Barcelona, que con once reyes ocup6 el
trono de Arag6n en el decurso de doscientos setenta y
tres anos, extendiendo sus glorias y dilatando su domi-
nio por las tres partes del mundo entonces conocidas.
No quedando hijos legitimos de D. Martin, vfcronse en
grave apuro los reinos de la Corona de Arag6n, pues se
presentaron varios pretendientes & la corona, dispues-
tos todos & apoyar con la fuerza de las armas el que
cada uno creia su derecho.
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LAS CALLBS DE BARCELONA 25I
Grande ejemplo de cordura y de patriotismo di6 en-
tonces el pais. Las tres naciones confederadas, Cata-
luna, Arag6n y Valencia, se reunieron cada una en
parlamento y supieron mantener k raya k los preten-
dientes, evitando los funestos horrores de una guerra
civil y obligando k todos k respetar la voluntad na-
tional.
Despuls de maduras deliberaciones se convino, de
comtin acuerdo, en nombrar tres . diputados 6 com-
promisarios por cada naci6n, los cuales, reunidos en
Caspe, debian elegir de entre los pretendientes al que
tuviese mejor derecho y mayores m6ritos k la corona.
Los elegidos para formar el Parlamento de Caspe fae-
ron, por parte de Cataluiia, D. Pedro de Zagarriga, ar-
zobispo de Tarragona; Guillermo de Vallseca y Ber-
nardo Gualbes, jurisconsultos c6lebres; por parte de
Arag6n, D. Domingo Ram, obispo de Huesca y Jaca;
Francis de Aranda, que habia sido caballero del consejo
del rey y entonces se hallaba retirado del mundo en la
Cartuja, y Berenguer de Bardaji, distinguido juriscon-
sulto; y por parte de Valencia, Bonifacio Ferrer, gene-
ral de la Cartuja; su hermano el maestro y famoso pre-
dicador Fr. Vicente Ferrer, que hoy es venerado como
santo en los altares, y el letrado Gin6s de Rabassa.
Vi6se entonces,^ es ejemplo tinico en la historiadel
mundo, k los poderosos pretendientes al trono deponer
sus armas y presentarse por medio de sus abogados k
hacer valer sus derechos ante los nueve elegidos del
pueblo, ante los nuevos jueces reunidos en Caspe, k
quienes las naciones confederadas acababan de dar el
poder de otorgar en nombre del pueblo una corona.
£ran los pretendientes D. Jaime de Arag6n, conde
de Urgel; D. Alfonso de Arag6n, duque de Gandia;
D. Fadrique de Arag6n, hijo natural del rey D. Mar-
tin de Sicilia, que era hijo k su vez del rey D. Martin el
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252 VfCTOR BALAGUER
imano; D. Fernando de Castilla, comunmente Uama-
el infante de Antequera, y D. Luis, conde de Anjou.
Aqu6l que de entre 6stos tenia mds fundados dere-
3S al trono vacante era sin disputa el conde de Urgel,
e descendia por linea masculina de los reyes de Ara-
n, y k 6ste apoyaba la opini6n ptiblica de Cataluiia, en
favor casi undnimemente pronunciada. Sin embargo,
fu€ k 61 k quien se dio la corona. Los manejos y las
rigas del papa Benedicto de Luna, que pas6 perso-
Imente k Caspe para inclinar el dnimo de los jueces
favor de D. Fernando de Castilla, y lapolitica tor-
>sa y autoridad reconocida de Fr. Vicente Ferrer,
luien se tenia por santo y de quien se creia que red-
l inspiraciones celestes, hicieron que la justicia se tor-
ra en aquel memorable juicio, quedando sin premio
de m£s derecho.
Enterados por fin los jueces de las razones de los
jtendientes, resolvieron llegar al arduisimo trance de
sentencia, y aunque, ni por su facultad de te61ogo ni
r el puesto que ocupaba, San Vicente Ferrer debia
War el primero, era tanto el respeto que todos tenian
;u ciencia, elocuencia y santidad, que, cediendo su
recho los siete que le precedian, precisdronle k votar
primero, lo cual hizo dando su voto razonado en fa-
r del infante D. Fernando de Castilla. Otros cinco
jces, que fueron los tres de Arag6n, uno de Cataluna
)tro de Valencia, le siguieron, conformdndose con 61
i alegar mks razones. El voto del arzobispo de Ta-
Lgona fu6 que el conde de Urgel y el duque de Gan-
l tenian m&s derecho k la corona, y que, como los
s se hallaban en igual grado, podria elegirse el mds
iveniente. Guill6n de Vallseca dijo que tenia por mAs
1 entre los pretendientes al conde de Urgel; y final-
tnte, el Dr. Pedro BeltrAn, que habia sustituido k
n€s de Rabassa, enfermo, se abstuvo de votar dici en-
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LAS CALLES DB BARCELONA 253
do que, por haber entrado tarde en el Congreso, no ha-
bia tenido tiempo para enterarse de tantos alegatos y
escrituras como eran los que formaban aquel volumi-
noso expediente.
En esta forma fu6 dada por unos hombres de letras
aquella gran corona, formada, sostenida y acrecentada
por el belicoso estruendo de las armas, siendo quizds
6ste el tinico ejemplar que de tal caso, en el vasto tea-
tro del mundo, nos presentan las historias en las repe-
tidas escenas de los siglos. Ejecut6se esta grande y ad-
mirable obra en el Castillo de Caspe, presidiado para la
seguridad de los jueces por gente de armas de las tres
naciones, siendo sus capitanes Alberto Zatrilla, Cata-
lan; Martin Martinez de Marcilla, aragon€s, y Pedro
Zapata, valenciano, y estando encomendada la gu^rdia
y defensa del Castillo 4 los alcaides Guillen Zaerai Do-
mingo Lanaja y Ram6n Fivaller, Catalan el primero,
aragon6s el segundo y valenciano el tiltimo. Pronun-
ci6se la sentencia en el dia de San Juan el ano 1412;
pero se mantuvo secreta hasta hacer su publicaci6n con
la debida formalidad, lo cual tuvo lugar el dia 28 del
mismo mes, con aparatosa solemnidad, & la puerta de
la iglesia de Caspe, ante una inmensa multitud. Fu6
leida la sentencia por Fr. Vicente Ferrer, quien pro-
nunci6 al mismo tiempo un notable serm6n encamina-
do & hacer resaltar las prendas y virtudes del nuevo rey ,
elegido en nombre del pueblo de la Corona de Arag6n.
Murmur6se mucho de la sentencia, pues eran en gran
ntimero los partidarios del conde de Urgel para quienes
parecia indudable el triunfo de su candidato, y mur-
mur6se mis todavia por haberse permitido que fuese
Fr. Vicente el primero en dar su voto, cuando por nin-
gtin concepto le correspondia. Sin embargo, k algunos
de nuestros mayores y generalmente & todos los histo-
riadores antiguos les parecio que esto fu6 disposici6n del
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VfCTOR BALAGUEX
declarer que en aqud jmcio intervenia mis
Sn de lo alto, que la razon, ley ni costum-
entes, y que do se ftmdaba aquella declara-
snte en letras ni sabidniia humana.
1 Parlamento de Caspe, y asi fa£ como se
la de estos reinos £ Fernando de Castilla
it AnUquera.
CASSADOR (fajada 4t).
entrada en la calle de Llado y su salida en
bajada, escalas y plazuela asi llamadas, re-
nombre de la noble familia de Cassador, y
' el que han cometido algunos escritores y
*unos documentos oficiales Uamando k dsta
Zazador.
fieren autores moderaos, perdi6se una me-
le esta familia se conservaba, cuando k prin-
iglo pasado se verified el derribo de una par-
lona para la flbrica de la Ciudadela. En el
de la capilla de San Juan Bautista del con-
an Agustin, alii existente, veianse cuatro
mdes de bronce, en las cuales estaban es-
atro retratos de otros tantos obispos que con-
>arcelonesa de Cassador. Habia tambfen de-
\ retratos una inscripci6n 6 epitafio que de-
res de dichos obispos estaban alii deposita-
ldo sido electo cardenal uno de ellos.
:ias que de estos ilustres personajes hemos
>ger son las siguientes:
7 Cassador. Fu6 auditor de la Rota en Roma
\ Alguer en Cerdena. Sirvi6 de secretario al
X. Habia sido can6nigo de Vich, y, siendo
Llguer, vino dos veces de legado 6 embaja-
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LAS CALLES DE BARCELONA 255
dor extraordinario de Julio II al rey cat61ico D. Fer-
nando. Escribi6 varias obras sobre puntos de religi6n, *
y falleci6 en Roma el aiio i5zy f siendo enterrado en la
iglesia de Montserrat de aquella ciudad.
Jaime Cassador, hermano del anterior, que fu6 tam-
bi6n can6nigo de Vich y obispo luego de Barcelona.
GuillermQ Cassddor, sobrino de los anteriores. Fu6
asimismo obispo de Barcelona, y asisti6 al Concilio de
Trento llevando como te61ogo al sabio can6nigo de esta
iglesia Juan Vileta. En i56g fu6 presidente, en nom-
bre del arzobispo de Tarragona cardenal D. Gaspar de
Cervantes, del Concilio que se celebr6 en la capital del
Principado.
Juan Cassador, Se sabe que tambten fu6 obispo, aun
cuando no hemos sabido encontrar de qu6 punto. Era
primo del anterior, y dej6 escritas varias obras.
En el patio de la antigua casa de Cassador habia un
pozo, cuyo artistico brocal fu6 trasladado por el arqui-
tecto D. Domingo Vidal, movido de una loable curio-
sidad, & su propia casa en la calle del Torrente de Jun-
queras. Su figura es la de un pedestal oct6gono suelto,
compuesto de diez y siete piezas de m&rmol bianco, &
saber: ocho el z6calo, ocho el dado 6 fuste y una la
cornisa, que esti adornada de sencillas y graciosas mol-
duras. Cuatro de las piezas del fuste tienen esculpidos
unos escudos de armas perfectamente iguales, que con-
sisten en un 6valo atravesado por tres barras inclina-
das hacia la izquierda. Las cuatro restantes presentan
en relieves cuadros mitol6gicos. En la primera una
Venus en pie sobre una concha levemente cubierta por
el agua, tiene en la mano derecha un espejo en actitud
de mirarse en 61, y con la izquierda coge la orilla de un
ropaje que viene k terminar sobre la cintura. En la. se-
gunda una matrona sostiene una criatura que est& na~
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256 VfCTOR BALAGUER
dando: le pone la mano izquierda sobre la espalda y
con la derecha le aguanta la cabeza, que la criatura
alza sobre la superficie del liquido. En la tercera un
Neptuno pedestre, con un delfin que retoza 4 sus plan-
tas, empuna con la diestra el tridente, y coge con la
izquierda una ropa que, partiendo del brazo derecho,
flota en 4ngulo sobre su cabeza. Erf la cuarta un Genio
de las aguas est4 sentado sobre un jarro que arroja un
grueso chorro: apoya la mano izquierda entre la cadera
y un ropaje, y muestra en la derecha un manojo de
yerba, extiende la pierna izquierda y dobla la derecha.
Todas estas figuras son, 4 juicio de los inteligentes, de
bellas y elegantes proporciones: Venus, con la llanura
y delicadeza de sus formas y la admirable flexibilidad
de su cuerpo, trae 4 la memoria los cl4sicos modelos de
la escultura antigua; la musculatura de Neptuno, h4-
bilmente vaciada, rivaliza con los abultados y suaves
tegumentos del Genio, que son de una fiierza sin igual.
Con todo eso, se ignora la 6poca 4 que pertenecen.
CASTAftOS (caUe de).
Tiene su entrada por la plaza de Palacio y termina
en la de Leucata.
El Excmo. Sr. D. Francisco Javier Castanos, capi-
t4n general de este ej6rcito y Principado, fu£ quien
promovi6, durante su mando, el ensanche de la plaza
de Palacio, y en manifestaci6n de su agradecimiento 4
tan importante mejora, Barcelona le dedic6 esta calle.
En otro lugar de esta obra, y 4 prop6sito de la calle
de Bailen, se ha dicho ya que por esta inmortal Jorna-
da, en la cual mandaba Castanos en jefe, recibi6 el ti-
tulo de duque de Bail6n. He aqui ahora algunos otros
apuntes biogr4ficos relativos 4 este distinguido caudillo:
El rey Carlos III, para recompensar los esclarecidos
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LAS CALLBS DB BARCELONA 257
mfritos de su padre, concedi6 & Castanos el empleo de
capit&n de infanteria. Este despacho lleva la fecha de
3i de Julio de 1768. El joven capitdn hizo sus prime-
ros estudios en el Real Seminario de nobles de la corte.
Cuando en 1781, unidas Francia y Espana por el
pacto de familia, pugnaban por arrancar d Inglaterra
el cetro de los mares, poco tiempo despu6s de rendirse
el Castillo de San Felipe, en la isla de Menorca, que
defendieron los ingleses, obtuvo Castanos una prueba
honrosa de la confianza que inspiraba al duque de Cri-
116n, general en jefe. Fu6, pues, comisionado para arre-
glar con el gabinete de Saint-James el canje de los es-
panoles prisioneros. Embarcose al efecto con direcci6n
i. Inglaterra; pero en la travesia acaeci6 un suceso que
puso su vida al borde del sepulcro. Una pierna de car-
nero que se sirvi6 en la mesa del buque se hallaba en
estado de putrefacci6n, y habiendo comido de ella inad-
vertidamente Castanos, sintio al poco rato sintomas de
envenenamiento. Aplicdronsele con prontitud los reme-
dios oportunos para combatir el influjo de aquel perni-
cioso manjar; pero aunque se logr6 salvarle la vida, no
pudo detenerse el vuelo de una enfermedad dolorosa
que le imposibilito durante muchos meses de continuar
en su noble carrera.
Empenada la guerra con la republica francesa k con-
secuencia de los sucesos revolucionarios de 1792 en
Francia, paso Castanos 4 Pamplona ya de coronel del
regimiento de Africa, y el dia 23 de Junio de 1793, en
una de las diferentes acciones que tuvieron lugar en
Orduna, di6 una prueba extraordinaria de valor. Casta-
nos se vio de repente en el calor de la refriega abando-
nado y solo en medio de los enemigos: un soldado de la
reptiblica le habia herido de un sablazo, y como si este
golpe fuera la senal de la arremetida, prepardronse y
estaban & ptmto de descargarse sobre €1 centenares de
tomo xxi 17
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258 vfCTOR BALAGUER
armas mortiferas. — {Detcneos! exclam6 Castanos en
francos con voz de trueno, adelantando el brazo y pre-
sentando sus galones; jrespetad d un coronet! Esto bas-
t6: las ideas de subordinaci6n y de respeto aglomeri-
ronse en tropel 4 la mente de aquellas cien cabezas, que
no se daban cuenta de si. era un jefe 6 un enemigo el
que con tal fuerza les hablaba. Algunos instantes de
reflexi6n hubieran bastado sin duda para destruir el en-
canto; pero los granaderos de Africa, que habian visto
desaparecer 4 su coronel, corren sobre los franceses,
atdcanlos ferozmente 4 la bayoneta, trdbase de parte 4
parte un combate al arma blanca, y cejando al fin los
enemigos ante el desesperado arrojo de nuestros bravos,
huyen despavoridos y Castanos queda salvado milagro-
samente.
Pero no fu6 6sta la tinica prueba de cariiio que mere-
ci6 4 sus granaderos. Brigadier ya, fu6 nombrado para
mandar los reductos de Vera, y hall4ndose en la altura
de San Marcial, defendiendo el reducto ntimero 8, ata-
cado por numerosas fuerzas enemigas, fu6 mortalmen-
te herido de una bala de fusil que le atraves6 la cabe-
za, entrando bajo la parte inferior de la oreja derecha
y saliendo por la parte superior de la izquierda. Aque-
11a cat4strofe desalent6 4 las tropas, que por atender al
cuidado de su jefe abandonaron el reducto, y entonces
tuvo lugar un hecho que tanto ennoblece 4 los grana-
deros de Africa, como prob6 los estrechos vinculos de
afecto que siempre ligaron 4 aquel regimiento con su
coronel Castanos. Yacia €ste casi sin vida entre los
brazos de los soldados, que anhelaban ponerle en salvo.
El descenso por el reducto era impracticable, pues no
habia vereda capaz de contener apenas el equilibrio de
un hombre sin ayuda de las manos, cuando para bajar
al herido desde la cuspide en una Camilla, eran necesa-
rios dos por lo menos. Todo lo allan6, sin embargo, el
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Tf'iU*''
* LAS CALLES DE BARCELONA 259
amor de los granaderos: tendidos de espaldas sobre la
ispera y terrible pendiente, y formando de alto abajo,
desde la altura & la falda del reducto, una fuerte colum-
na sostenida por el mutuo apoyo de los pies, afirmados
sucesivamente en los hombros, alzaron las manos para
recibir y despedir sucesiva y cuidadosamente al herido,
que entregado & los robustos brazos de los primeros
granaderos colocados en la pendiente, fu6 deslizdndose
paso k paso por aquel prolongado lecho humano.
Era aqu61 un acto que arrancaba ldgrimas: la vida de
Castanos pendia del mds ligero descuido de los grana-
deros; una mera sacudida, una tenue oscilaci6n hubie-
se bastado para extinguirla; sin embargo, los tiltimos
hombres de la columna entregaron al ilustre jefe salvo,
cual lo habian recibido de los primeros. Colocado en-
tonces en una Camilla, fu6 transportado 4 Hernani.
Castanos no pudo olvidar nunca que debia la vida & los
denodados granaderos de Africa, y queriendo recompen-
sar tan inapreciable servicio por un acto publico tan
duradero como su vida, visti6 en todos tiempos desde
entonces el uniforme de Africa, luciendo sobre 61 sus
honrosas condecoraciones.
Larga fu6 la cura de Castanos, pero al fin triunf6 de
la muerte. Sin embargo, las seiiales de aquella catds-
trofe permanecieron siempre indelebles en el duque de
Bail£n, cuyo cuello aparecia vencido hacia el lado iz-
quierdo, lisiado por la influeocia de 6rganos tan violen-
tamente heridos.
Promovido k mariscal de campo en 1795, regres6 4
Madrid, donde le esperaba una vida feliz y regalada en
medio de la abundancia y de los placeres. Castanos era
sobrino del marques de Irlanda, hombre poderoso y bien
quisto en la alta sociedad madrilena. Le aloj6 en su
casa, puso d su disposici6n los tesoros de sus areas y le
present6 en las altas reuniones. Estaba 4 la saz6n sepa-
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260 vfCTOR BALAGUER
rada la nobleza de la influencia de la corte, en raz6n k
que la primera no llevaba su respeto, como queria la 61-
tima, al exceso de considerar k su favorito como k sus
reyes. El centro principal de que partian los tiros de la
nobleza era la casa de la condesa de Benavente, que
vivia k la saz6n en la cuesta de la Vega; llamdbase por
antonomasia la Puerto Otomana, porque en sus salones
se reunia la sociedad mds distinguida, y se comentaba
y ponia en ridiculo la politica del favorito. Alii mereci6
Castanos un puesto especial por la oportunidad incisiva
al par que delicada con que sabia dar calor k los epi-
gramas, que estaban k la orderi del dia en aquella reu-
ni6n. El cr&iito de Castanos en este punto le vali6 un
momentdneo € injusto destierro k Badajoz por el aiio
de 1799.
Teniente general en 181 2 y comandante del campo
de Gibraltar, se capt6 Castanos la consideracidn de las
aiitoridades inglesas. El gobernador de la plaza, duque
de Kent, padre de la actual soberana de Inglaterra, tuvo
la galanteria de invitar k Castafios k que como general
revistase las tropas de la guarnici6n. Castanos acept6
el convite, y concurriendo k caballo vestido de gala k
la plaza de Gibraltar, revist6 aquellos regimientos, uno
de los cuales estaba mandado por el principe como sim-
ple coronel. «General, le dijo el duque, aqui mancUus
como si estuvferais en medio de vuestro ej£rcito.» «Es-
td bien, contest6 Castanos con gravedad fingida; podrian
desfilar todos por la puerta de tierra para que mis sol-
dados entrasen k tomar posesi6n de la plaza. • Aquella
inesperada y oportuna respuesta provoc6 la hilaridad
del principe y de los jefes, y transcendiendo k la pobla-
cion fu6 justamente aplaudida.
La escasez de recursos que tan altamente proclam6
siempre la honradez innata del general Castanos, se
acrecio por los anos pr6ximos k 1820, cuando sobre los
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LAS CALLBS DB BARCELONA 26 I
pasados atrasos sufri6 la rebaja de su sueldo & 40.000
reales. Vi6se entonces reducido k habitar una casa harto
modesta en Madrid, sin despedir 4 ninguno de sus do-
ra6sticos, y la infanta Dona Maria Luisa Carlota, apre-
ciadora de sus virtudes, envi6 al general de un modo
secreto y delicado la suma de 3o.ooo reales.
Se cuenta de €1 que cuando entr6 en Sevilla despufe
de la inmortal bat all a de Bailln, sali6 A recibirle una
inmensa multitud que le aclamaba con entusiasmo me-
ridional. En aquellos momentos dejtibilo universal, no-
tando uno de los amigos del general que 6ste, lejos de
participar de aquel ardiente regocijo, se hallaba triste
y meditabundo, se acerc6 d 61 y le dijo: f Mi general,
<;c6mo estd usted tan pensativo, cuando todo el mundo
se exhala en vitores y aclamaciones hacia su libertador?»
A lo que contest6 Castanos con tanta gracia como ver-
dad: «£stoy en el Domingo de Ramos, y me acuerdo
de mi Viernes Santo. » En efecto, su Viernes Santo Heg6
con la funesta batalla de Tudela.
El duque de Bailln habia nacido accidentalmente en
Madrid; pero su patria adoptiva era Barcelona, en donde
fu€ educado desde su niiiez. Su padre, cuyo retrato
existe en el sal6n de juntas de la antigua Escuela de
nobles artes, era intendente general del ej^rcito y mari-
na, y al propio tiempo administrador del Real Patrimo-
nio. 6l fu€ el primer presidente de la Real Junta de co-
mercio de Barcelona, y durante su administraci6n se
edific6 la Casa Lonja y se establecieron las escuelas gra-
tuitas, que atin existen en. el dia, y que han producido
desde entonces tan distinguido ntimero de alumnos.
Barcelona recuerda con gusto la 6poca de su mando
como capitan general. Castanos ha sido el general que
aqui ha dejado mis gratos recuerdos. ^Qufen ha olvi-
dado en Barcelona aquellos tiempos en que el general
Castanos fomentaba toda clase de empresas que pudie-
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264 VfCTOR BALAGUER
CATALlSA (plaza de).
A la salida de la Rambla, antes que 6sta enlace con
su prolongaci6n, y antes de penetrar en el paseo de
Gratia, existe hoy una vasta extensidn de terreno que
el publico ha dado en llamar plaza y que las gacetillas
de los peri6dicos y el vulgo han bautizado con el nom-
bre de plaza de Cataluna.
En el piano aprobado del ingeniero D. Udefonso
Cerda no existe semejante plaza; pero una y otra vez,
con insistencia y tenacidad, ha pedido la prensa peri6-
dica que se establezca una plaza en aquel sitio, que era
donde el piano del arquitecto D. Udefonso Rovira co-
locaba el llamado Foro de Isabel II. La gran necesidad
de esta plaza, han dicho los peri6dicos, la reconocen el
buen sentido de la poblaci6n y cuantos informes se han
emitido en el expediente que se ha formado acerca del
particular, sin por esto querer prejuzgar la cuesti6n de
la propiedad del terreno, pues que para esto existen las
leyes de expropiaci6n y de ensanche, y & las autorida-
des corresponde dar a cada uno lo que es suyo.
Segtin parece, el Ayuntamiento constitucional aten -
dio 4 los clamores de la prensa y de los particulares que
abogaban para que no se privara a Barcelona de los
necesarios sitios de esparciraiento y comunicaci6n que
necesita, y al efecto acord6 establecer una plaza en el
sitio de que hablamos, pasando a plantar arboles en ella
y 4 trazar el dibujo de un jardin en su centro; pero in-
mediatamente se tropez6 con obstaculos que debian ha-
ber sido previstos. La propiedad y posesi6n del terreno
de aquel sitio pertenece a varios particulares, que ha-
bian sido puestos en posesi6n por los tribunales de esta
capital, confirmada en juicio contradictorio por senten-
cia de S. E. el Tribunal Supremo de Justicia, inserta
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LAS CALLES DB BARCELONA 265
en la Gaceia de i.° de.Diciembre de 1864. Habiendo
el Excmo. Ayuntamiento, segun se dice, sin la debida
autorizaci6n quitado los mojones que habian sido colo-
cados por orden del juez de primera instancia y planta-
do alii 4rboles, se acudi6 al senor gobernador civil,
quien ha dispuesto que se restablezcan los mojones, y
que si el Ayuntamiento quiere hacer una plaza, forme
el oportuno expediente de utilidad, proponiendo los me-
dios de expropiaci6n.
En tal estado se halla este asunto al ver la luz pti-
blica esta obra. Todo induce 4 creer que acabard este
sitio por ser la plaza de Cataluna que se reclama, y en
este caso ser4 una grande, vasta y espaciosisima plaza,
4 la cual ir4n 4 desembocar con el tiempo las calles de
Fonianella, Pelayo, Vergara, Ronda, Rambla y paseo de
Gracia.
CATEDRAL (plaza de la).
Es llamada vulgarmente plaza de la Sen, y se halla
situada delante de la puerta mayor de la santa iglesia
Catedral, desembocando en ella las calles de Santa Lu-
cia, Corribia, Condes de Barcelona y la bajada de la Ca-
nonja.
La catedral es uno de los monumentos m4s nota-
bles que existen en Barcelona, y se han hecho de ella
minuciosas 6 importantes descripciones que nos relevan
de hacerla nosotros con extension.
Parece que existia ya en los primeros siglos de la
Iglesia, tal vez tambten con el nombre de Santa Cruz
que ha conservado, aunque despu6s de trasladadas 4
ella las reliquias de Santa Eulalia desde el sitio en que
se encontraron y que en el dia ocupa la iglesia de San-
ta Maria del Mar, se Uam6 de Santa Cruz y Santa Eu-
lalia. Fu6 reedificada por D. Ram6n Berenguer I
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266 VfCTOR B
llamado el Viejo y su esposa la condesa Dona Almodis,
cuyos restos se conservan en dos urnas al lado de la
puerta de la sacristia. Fu6 consagrada en io58, y &
fines del siglo xin hubo de ensancharse por no co-
rresponder su capacidad d la grandeza y ntimero de
habitantes & que la ciudad habia llegado con los pro-
gresos del comercio y residencia de los reyes de Ara-
g6n y de los magnates y nobles de la provincia.
Empez6 su fdbrica en 1298 segiin el estilo g6tico que
d principios de aquel siglo se introdujo: la parte del
testero hasta el coro y algo mds qued6 concluida en
1329, y en x 338 la capilla subterrdnea 6 pante6n en
que se venera el cuerpo de Santa Eulalia, patrona prin-
cipal de la ciudad. Al ano siguiente i33q se colocaron
en el pante6n las reliquias de la santa mdrtir, cuya tras-
laci6n se hizo con tanta solemnidad, que acaso no se
haya visto mayor en funci6n devota, d lo menos por la
concurrencia de tantos y tan elevados personajes. En-
tre £stos se contaban dos reyes (el de Arag6n, D. Pe-
dro IV el Ceremonioso, y el de Mallorca, D. Jaime),
tres reinas (Dona Elisenda, viuda del rey Don Jai-
me II; Dona Maria, esposa del de Arag6n, y Dona
Constanza, esposa del de Mallorca), cuatro principes,
dos princesas, un cardenal, siete obispos, doce abades
mitrados € infinidad de magnates, nobles, ciudadanos,
eclesidsticos, etc.
Comp6nese el templo de tres naves, cuya armaz6n
sostienen ocho pilares y los diez del dbside. En mitad
del santuario se ve el coro; frente de 6ste el presbiterio,
y debajo del presbiterio la capilla de Santa Eulalia, to-
do d cual mis bello y delicado.
El conjunto de la capilla de Santa Eulalia, que estd
debajo del presbiterio y d la cual se desciende por una
escalinata, es muy parecido al del sepulcro de los san-
tos ap6stoles San Pedro y San Pablo de Roma. El co-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 267
ro, que se halla en el centro de la nave mayor, es digno
de admirarse por la incalculable profusi6n de filigranas,
figuras y otros adornos que cubren sus paredes, llaman-
do particularmente la atenci6n el primor de la silleria.
Bn los respaldos de los sillones est£n delicadamente
pintados los escudos de armas de los caballeros que asis-
tieron al primero y linico capitulo general celebrado en
Espana de la orden del Tois6n de Oro, el cual presidi6
alii el emperador Carlos V el 5 de Marzo de i5ig.
La majestad del interior de- nuestra catedral est&
realzada por la belleza artistica de algunas capillas,
por las delicadas labores del ptilpito y por los primoro- .
sos detalles que fijan en todas partes la atenci6n del
curioso. Entre las muchas capillas que se encuentran
en las tres naves, son dignas de observarse la fachada
de mirmol de la del trascoro y la de San Olaguer ti
Olegario, grande y espaciosa, donde se ve el sepulcro
del santo, que es obra notable.
Es tambi&i bellisimo el claustro de este c£lebre
templo. Lo rodean una serie de esbeltas columnitas que
contienen ojivas preciosas, las cuales vienen & rematar
en bien labrados capiteles, adornados de centenares de
figuritas que forman diversos y variados cuadros histo-
ricos del Antiguo y Nuevo Testamento; alrededor del
claustro hay varias capillas, algunas de las cuales os-
tentan antiquisimos retablos y cuadros de m€rito.
La catedral es rica en sepulcros, distribuidos entre
su claustro y capillas. A m£s de los de Santa Eulalia y
San Olaguer y los del conde de Barcelona D. Ram6n
Berenguer y su esposa Almodis, ya citados, hay otros
muchos de personajes c€lebres.
En la capilla de San Miguel, el del obispo Berenguer
de Palou, hombre activo y resuelto, caritativo prelado
y esforzado caballero, que asi empunaba el bdculo como
mane j aba la espada, y que tom6 parte en varias cam-
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vfCTOR BALAGUER
D. Jaime el Conquistador, k quien sirvi6 con
os, con su pluma y con su brazo. Berenguer de
iistingui6 particularmente en el sitio de Pe-
donde acudi6 con 60 caballeros y mucha
. pie; en la conquista de Mallorca, en la cual
e al frente de i3o caballeros, y en la de Bu-
r alencia, donde estuvo como capit&n de esco-
panias.
ipilla del Patrocinio, el del obispo Pons 6 Pon-
lba, que murio en 1334.
apilla de los Inocentes, el del obispo Ram6n
in otra capilla el de Dona Sancha Jim6nez de
jeiiora de Novalles, y en el claustro el del ca-
ancisco Dezpla y el del famoso bufon mos6n
dos por las capillas hay lienzos, frescos y pin-
Viladomat, Juncosa, Tramullas hermanos, y
itas c£lebres.
tambfen este templo muchas joyas de gran
/ersas preciosidades, entre otras la imagen de
: D. Juan de Austria llevaba en la proa de su
itana el dia de la batalla de Lepanto, y la silla
: plata de D. Martin d Humano 1.
lento banquero de nuestra ciudad, autorizado
)ierno, ha costeado los estudios que para la
una que damos representando el interior de la catedral
1 una fotografia que mand6 hacer el Excmo. Ayuntamiento
[ con la vista del tumulo que se levant6 el dia que con toda
' pompa, y por cuenta del Municipio, se celebraron unos
ales para sufragio del alma del dlebre publicista y hombre
Francisco Martinez de la Rosa. Hizose esta fumci6n reli-
»er muerto el Sr. Martinez de la Rosa siendo presidente de
caronse muy pocas copias de la fotografia dtada, y de una
tornado la lamina que acompafia estas lineas.
[Nota de la primera edicifn.)
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LAS CALLBS DE BARCELONA 269
complete termination de nuestra catedral ha hecho
con maestria suma el conocido arquitecto D. Jos6 Oriol
Mestres.
CEMENTERIO (calle del).
Estd en la Barceloneta, y ha tornado este nombre
del cementerio general en cuya direcci6n esti trazada.
Este cementerio, que sirve hoy para Barcelona, la
Barceloneta y Gracia, data de 1819, y k m&s de un sen-
cillo monumento que se eleva en el centro, dedicado k
las victimas que en 1821 arrebato la fiebre amarilla,
contiene bellisimos panteones, notables algunos por su
riqueza y sus primores artisticos > .
CENDRA (calle de la).
Antiguamente se llamaba dels Cans, y tiene su entra-
da por la calle de San Antonio Abad y su salida por la
Riera alia dm Prim.
En esta calle poseia en 1594 un gran huerto y una
casita de recreo el opulento banquero barcelon6s Juan
Antonio Morell, y en dicha posesi6n di6 k \\xz su espo-
sa el 16 de Febrero del citado afio una nina robusta y
agraciada, k la cual se puso por nombre Juliana. Esta
nina estaba destinada k ser con el tiempo el orgullo de
sus padres, la gloria de su patria y el asombro de su
siglo.
Cuando Juliana Morell no tenia mds que ocho anos,
su padre sufri6 grandes quebrantos en sus intereses, y
se vi6 obligado k emigrar por hab£rsele sospechado c6m-
plice en cierto crimen. A aquella edad Juliana mani-
1 Hoy existe ya un nuevo cementerio (necx6polis) en la montafia
de Montjuich.
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27O vfCTOR BALAG1
festaba ya su precoz talento, pues poseia con rara per-
fecci6n las lenguas latina, griega y hebrea que le habian
ensenado los profesores de la Universidad de Barcelo-
na. Escribia y hablaba correctamente en estas lenguas
como en la suya propia.
Juan Antonio Morell fijo su domicilio en Li6n, y alii
se vi6 4 la nifia Juliana, 4 la edad de doce anos, defen-
der en ptiblica palestra conclusiones 6 tesis de diabeti-
ca y 6tica, con admiraci6n y aplauso universal. Fu6 esto
en 1602, y las conclusiones fueron dedicadas por la jo-
ven doctora 4 la reina de Espafia, Maria de Austria.
Este acto literario y sorprendente por todas sus cir-
cunstancias, Ham6 poderosamente la atenci6n 6 inau-
gur6 en Juliana una era deslumbrante de gloria, ha-
ciendo su fama europea. Era, en efecto, para sorpren-
der el portento de una nifia de doce anos, defendiendo
conclusiones de filosofia en publico y sosteniendo en
latin y en griego animada discusi6n con los doctores y
los sabios de su tiempo. Jam4s 6 muy pocas veces al
menos se habia visto una nifia enriquecida de tanto sa-
ber. Juliana se perfeccion6 en las lenguas latina, he-
brea, griega y siriaca; se dedic6 4 la dial&tica y la filo-
fia, curs6 la fisica y la metafisica, estudi6 el derecho
civil y el can6nico, y lleg6 4 dominar la ciencia tal co-
mo se hallaba en su 6poca. Al mismo tiempo era una
consumada profesora de musica, y pulsaba con diestra
y delicada mano el 6rgano y el arpa.
De Li6n Juliana Morell, siguiendo 4 su padre, pas6
a residir en Avin6n, y alii, en Agosto de 1608, di6 otra
prueba evidente de su extraordinario talento y erudici6n
maravillosa en el palacio pontificio del vicelegado, re-
cibiendo el grado doctoral 4 presencia de la primera
condesa de Provenza, del vicelegado y de los doctos y
esclarecidos varones alii para el caso congregados, res-
pondiendo 4 todos cuantos le preguntaron con gran sa-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 271
tisfacci6n y aplauso de aquel sabio y numeroso concur-
so universitario.
Aquel mismo aiio, el i5 de Setiembre de 1608, pocos
dias despuSs de su espl&idido triunfo en el palacio de
los papas, Juliana se despedia del mundo entrando en
el monasterio de monjas dominicanas de Santa Pr4xe-
des de Avin6n, donde estuvo un aiio en clase de pro-
banda, vistiendo el h4bito 4 8 de Junio de 1609 y pro-
nunciando sus votos 4 20 de Junio de 1610. Pasados
tres anos fu6 elegida priora, y volvi6 4 serlo dos veces
m4s. Treinta aiios permaneci6 encerrada en aquel
claustro obteniendo £ste y ctros cargos, y muri6 llora-
da de todos el 26 de Junio de i653.
Tales son los datos que de esta mujer singular nos
ha sido f&cil recoger. L4stima grande que no se po-
sean mis, y 14stima tambi&i que Juliana Morell fuese
4 sepultar su juventud, su talento y su belleza en la
soledad ascttica de un claustro, abandonando el siglo
en donde sin disputa hubiera brillado y prestado ma-
yores servicios 4 las ciencias y 4 las letras.
Dej6 escritas varias obras, entre ellas la oraci6n re-
citada delante de Paulo V y un tratado de la vida espi-
ritual de San Vicente Ferrer.
Grandes elogios se han tributado por eruditos auto-
res 4 Juliana Morell, 4 quien llama Juan Claudio mila-
gro de su sexo, y 4 quien Lope de Vega dedica en su
Laurel de Apolo los siguientes versos:
jOh Juliana Morell, oh gran constancia!..
Las gracias y las musas diez pudiera
Que por Cayo Aniipatro,
Decir aquella hiperbole que fuera
Mis ajustada & un ^ngel, pues lo ha sido
La que todas las ciencias ha lefdo
Publicamente en catedras y escuelas
Con que ya las Casandras y Marcelas
Pierdan la fama, y A la frente hermosa
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2 VfCTOR BALAGUER
Rindan en paz la rama victor iosa,
Que en tus sienes her6icas y divinas
Las del laurel son hojas civilinas,
Haciendolas en toda competencia
Ventaja xu$ virtudes y tu ciencia.
CERA (calle de la).
la calle sin historia ninguna, que haya llegado al
)s k nuestra noticia, la cual sale al campo, comu-
ldo con el ensanche, teniendo su entrada en la del
CERDEfU (calle de).
td en el ensanche. Iri desde la calle de ViUena,
esando lo que hoy es Ciudadela, hasta lade Corce-
:ruzada por las de RosellSn, Provenza, Mallorca,
icia, Aragon, Consejo de Ciento, Diputacion, Cor*
"aspe, Ausias March, Ali-Bey, Vilanova, Pallas, Pu-
, Lull, Manso y Gualdrds.
6se semejante nombre k esta calle en recuerdo de
r pertenecido la Cerdena k la Corona de Arag6n.
luna cuenta en sus anales no pocas jornadas de
i y no pocos hpchos de armas llevados k cabo en
l isla por sus hijos.
Papa hizo donaci6n de la isla de Cerdena y di6 la
tidura k Jaime el Justo, y decidida luego la conquis-
este reino en Cortes celebradas en Gerona, sali6
61 al frente de crecida hueste y con grande arma-
principe D. Alfonso. Despu^s de muchas batallas
do asegurar la conquista; pero k cada paso habia
srdena disturbios y revueltas, y muchos principes
es de la Corona de Arag6n hubieron de pasar en
na k la isla para sofocar los movimientos revolu-
rios k que sin cesar se entregaban sus turbulentos
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LAS CALLBS DE BARCELONA 273
habitantes, deseosos de sacudir el yugo. En Cataluna,
y muy principalmente en Barcelona, se hicieron grandes
sacrificios y grandes esfuerzos por sostener la posesi6n
de Cerdena en poder de sus condes-reyes, derramando
para ello mucho oro y mucha sangre.
CERVELLtf (ealle den).
Cruza desde la del Hospital & la del Carmen, y tom6
su nombre de la cllebre familia de Cervell6, que figura
mucho y es citada & cada paso en nuestras antiguas cr6-
nicas.
Citaremos, como recuerdo de las glorias de esta casa,
algunos de sus mis ilustres personajes.
Gar£n, Garau 6 Galcer&n de Cervell6 fu6 el fundador
de esta casa y uno de los nueve varones de la fama que
comenzaron brillantemente la reconquista de Cataluna.
Guillermo de Cervell6 acompaii6 al conde de Barce-
lona Ram6n Berenguer IV & la conquista de Almeria,
y tom6 gloriosamente parte en aquellas jornadas, distin-
gutendose entre los primeros.
En i33i otro Guillermo de Cervell6, esforzado capi-
tal y famoso marino, mandaba una armada que tal6 las
costas de G&iova, presentindose osadamente ante la
misma ciudad y bloqueando su puerto. Triunfante Gui-
llermo de Cervell6 despues de su afortunada expedi-
ci6n, se dirigi6 con su armada Uena de despojos hacia
las islas de C6rcega y Cerdena, desde donde intercept6
la navegaci6n y su principal trdfico al genovds. Por los
anos de 1347 era £ste capitdn virrey y gobernador de
Cerdena en ocasi6n en que efectuaron un levantamiento
aquellos habitantes presentdndole batalla. Perdi61a des-
graciadamente Guillermo de Cervell6, teniendo 4 mis
el desconsuelo de ver c6mo perecian en el campo sus
tomo zzi 18
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374 VfCTOR BALAGUER
dos hijos, y hasta 61 mismo muri6 al efectuar su reti-
rada, sucumbiendo k las fatigas y k la sed.
Gabriel de Cervell6 fu6 en 157 1 otro de los heroes de
la renombrada batalla de Lepanto. Era general de arti-
lleria, y distingui6se bravamente en aquella Jornada;
pero su grande gloria y su fama inmortal debia adqui-
rirlas en el aiio 1574. Se hallaba de gobernador en la
ciudad de Ttinez, de la cual se habia apoderado D. Juan
de Austria el ano anterior, cuando, k la vista de las
grandes fuerzas que preparaban los turcos para recon-
quistax la ciudad, recibi6 la orden de abandonar la pla-
za y retirar^e k la ciudadela de la Goleta. Al bravo ge-
neral le pareci6 la orden extempordnea y se neg6 k cum-
plirla, diciendo que jamds se habia retirado teniendo al
enemigo delante. Dispusose, pues, k mantener la ciudad
de T6nez, lo cual hizo con grande heroismo y con ad-
mirable esfuerzo, hasta quedar reducida toda la fiierza
que mandaba k solos 3o hombres. £1 heroe de Tunez
y sus 3o bravos compafieros fueron reducidos al cauti-
verio por los turcos, y se cree que el bizarro general Cer-
vell6 muri6 arrastrando cadenas en una mazmorra de
Constantinopla.
Otros muchos heroes y capitanes famosos cuenta esta
familia, y apenas se hallard una grande gloria de Ca-
taluna k la que no vaya unido el nombre de algdn Cer-
vell6.
Cuenta tambi6n entre sus celebridades k una Santa.
Maria de Cervell6 nacio en Barcelona el alio i23o y se
distingui6 desde nina por su inmensa caridad. £ntr6 en
la religi6n de la Merced, y muri6 el ano 1290 en olor de
santidad. Fu6 canonizada en 1693, celebrAndose con
este motivo grandes festejos en Barcelona, y desde en-
tonces es venerada en los altares como Santa Maria del
Soc6s 6 del Socorro de Cervell6.
Existe una genealogia de esta familia, escrita y pu-
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LAS CALLBS DB BARCELONA 275
blicada en 1733 por el P. Fr. Mariano Ribera, cronista
de la orden de la Merced.
CERVANTES (calle de).
Es moderna y data de muy pocos anos. Cruza desde
la calle de los Gigantes & la plaza de la VerSnica.
Di6seleeste nombre como un tributo prestado al prin-
cipe de los ingenios espanoles, al inmortal autor del
Qnijote, quien hablando de nuestt a ciudad en su c6lebre
obra, dice que Barcelona es tarchivo de la cortesla, al-
bergue de los extranjeros, hospital de los pobres, pa-
tria de los valientes, venganza de los ofendidosycorres-
pondencia grata de firmes amistades, y en sitio y en
belleza linica.i
Vive en esta calle D. Alvaro Campaner y Fuertes,
quien posee un rico monetario compuesto de las series
que tienen relaci6n con la historia de Espana, siendo
notable entre ellas la colecci6n de los reyes de Mallor-
ca. Posee ademds este seiior una abundante serie slgi-
logr&fica.
CID (caUe del).
Comienza en la del Mediodia y sale al campo.
No hay que decir por qu6 se le puso este nombre. El
Cid Rodrigo Diaz de Vivar es uno de los nombres que
gozan de m&s popularidad. Es la gran figura caballe-
resca de la historia de Espana. Se invoca aiin su nom-
bre y se invocarA siempre por los caudillos militares en
los campos de batalla para alentar las huestes, y su
recuerdo ha inspirado d los poetas y 4 los literatos de
todos los paises grandes obras destinadas k vivir eter-
namente.
A mds, hay para nosotros los catalanes una circuns-
tancia especial que nos obliga & prestarle este recuer-
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276 VfCTOR BALAGUER
do. El Cid estuvo en Barcelona durante una epoca de
su vida, y si circunstancias especiales le obligaron k
sostener una lucha porfiada con uno de nuestros con-
des barceloneses, del cual fu6 vencedor, su hija se caso
con otro de nuestros condes, D. Ram6n Berenguer III,
y £ste le ayud6 k llevar k cabo su famosa conquista de
Valencia.
CIEGOS (calle y plazoela de los).
Va de la calle de la Boqueria k la plaza del Beato
Oriol, y no ofrece nada de particular.
Otra calle existe tambiSn con el nombre de los ciegos
de San Cucufate, llamada asi por estar junto k dicha
iglesia, la cual tiene su entrada en la de Carders y su
salida en la de Assahotiadors. Antes se llamaba esta ca-
lle dels Pergaminers por habitar en ella los que adoba-
ban y arreglaban el pergamino, del cual es sabido que
en otros tiempos se hacia mucho mds uso que ahora.
Jer6nimo Pujades cuenta en su Cr6nica (lib. IV, ca-
pitulo LXXXV) que el ano 1602 vi6 en esta calle, de-
lante del cementerio de San Cucufate, «unos grandes
subterrdneos y cuevas debajo de b6veda gorda, donde
era fama que habia estado preso San Cucufate,* cuan-
do por drden de Maximiano ful sepultado en un calabo-
zo del cual salio s61o para sufrir el martirio. Esto indi-
caria que en el sitio k que se refiere Pujades existi6 sin
duda en tiempo de los romanos alguna fortaleza, de la
cual serian restos las b6vedas visitadas por nuestro cro-
nista.
CIRERA (calle de la).
Es la que une la de Flassaders con la de la Ceca.
Antiguamente se llamaba de la Clasquerusa, es decir,
de la cdscara 6 de la cascarita. Tanto este nombre como
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LAS CALLES DB BARCELONA 277
el de la Cereza, que hoy lleva, tendrin sin duda su ori-
gen en esas denominaciones vulgares que, sin saber c6-
mo ni por qu6, se dan generalmente & ciertas calles.
Tambten podria ser que fuese una corruptela del ape-
llido Zacirera, que es el de una familia citada muchas
veces por raz6n de sus nobles varones en nuestros ana-
les. Quizi para perpetuar el nombre de esta ilustre fa-
milia se le puso el de calle de Zacirera, y el vulgo lo
corrompi6 y convirti6 en el de la Cirera.
CISNE (calle del).
Tiene su entrada por la calle del Tigre y sale al
campo, sin que de su nombre se pueda decir otra cosa
sino que se le puso del Cisne como se puso el del Ciervo
y el del Tigre k las dos inmediatas.
CUD YD (calle de la).
Es la que enlaza la plaza de la Constituci&n 6 de San
Jaime con la del Regomir.
Al entrar en esta calle por la plaza de la Constitu-
ci6n, & la izquierda, se halla la Casa de los comunes de-
pSsitos.
La Tabla 6 Banco de cambio y dep6sitos comunes
fu6 instituido por el Municipio barcelon6s en el ano de
1401, siendo el primer establecimiento de esta natura-
leza que se fund6 en Europa. Llam&base vulgarmen-
te Taula de cambi, y levant6se expresamente para 61 un
edificio, en frente de la Casa de la Ciudad, en el sitio
mismo que ocupa hoy el actual, reconstruido hace po-
cos afios. Fu€ instituido este Banco para que los parti-
culares colocasen en €1 las sumas que quisiesen 4 bene-
ficio del tanto por ciento, estando asegurado con el cr6-
dito y las rentas publicas de la ciudad. Dividiase en dos
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278 VfCTOR BALAGUER
ramos distintos relativos k sus dos objetos principals :
el Banco mercantil y el Dep6sito de caudales de los
particulates.
Las expediciones del Banco fueron en otro tiempo de
mucha consideraci6n. Era regido por comerciantes, y
sus oficios de administradores, tenedores de libros y
otros, los elegia y tenia dotados la ciudad de su erario
propio.
Por privilegio de D. Juan II de Arag6n, fechado en
Pedralbes k 16 de Octubre de 1472, la Tabla se llama-
ba por este principe tinsigne, c6lebre y utilisima.* En
las nuevas ordenanzas de 14 de Enero de 1723, hechas
por la audiencia, asi 6sta como el capitdn general le
aplicaron las expresiones de «buena fe, crSdito, segu-
ridad y utilidad. » Pero la mayor apologia de ella y de
sus admiradores, como dice el Excmo. Sr. D. Pas-
cual Madoz, es el suceso del ano 1757, en que se abri6
la visita publicando un bando para que cualquiera pu-
diese dar queja de los administradores que lo habian
sido desde el ano de 1742, y que se tendria secreta la
acusaci6n, ponfendola en una cajita que k este fin se
habia colocado detrds de la puerta de la casa de la mis-
ma Tabla. Sin embargo de haber empezado la visita en
21 de Enero de 1757, y de haber durado hasta el 3i de
Mayo de dicho ano, abrtendose todos los dias dicha caja,
cuya Have tenia el senor ministro visitador, consta por
formal diligencia diaria que se practicaba, que ningiin
dia se encontr6 papel, memoria ni nota contra la admi-
nistraci6n de la Tabla ni sus oficiales.
Es de advertir que despu€s de la guerra de sucesi6n
y caida de las libertades catalanas, k principios del si-
glo pasado, ces6 el giro del cambio y la circulaci6n
mercantil que tenian sus fondos, quedando como pura
Tabla de comunes dep6sitos.
Esta Tabla recibe hoy dep6sitos de caudales de co-
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fT"
LAS CALLBS DB BARCELONA 279
munidades particulares, los custodia y asegura sin pre*
mio alguno, en cualquiera especie de moneda corriente,
abondndola con las debidas circunstancias de su valor
intrinseco. Por los medios dimanados de sus formalida-
des quedan afianzadas la verdad y legitimidad de los
crtditos y la confianza de los particulares. El dep6sito
hecho en ella tiene en Cataluna fuerza de legal paga; y
no puede ser secuestrado, embargado ni detenido por
autoridad alguna, sea coal fuere la persona k que per-
tenezca, por ningtin motivo, ni aun por fundado pre-
texto de crimen cometido por su dueno, y hasta de deli-
to de lesa majestad.
En una pared del patio del actual edificio se empotr6
la lipida que existia en el antiguo; y en frente de ella se
coloc6 una nueva en castellano, traducci6n de la pri-
mera, que dice asi:
•El Senado de Barcelona, en el ano del Nacimiento
de Cristo MCCCCI, estableci6 con autoridad piiblica una
Tabla de dep6sito, en la cual se pudiese depositar el di-
nero de interns asi particular como pdblico, y recogerse
c6modamente cuando fuere necesario; en la cual se
guarda tanta escrupulosidad, que en la restituci6n del
dep6sito no es licito interponer dilaciones ni excusas,
sino que se paga prontamente al que reclama lo suyo;
y & aqu61 que quiere sacar el dep6sito, como se halla
en mayor apuro, se le restituye primero que se reciba
el de otro; y lo que parece singular, ni aun el principe
puede confiscjar el caudal depositado aqui, aunque sea
de un traidor, por conservar tan grande cr€dito en uti-
lidad del pueblo y de los extranos. El mismo Senado
hizo construir £ expensas ptiblicas este edificio, en fren-
te de la Curia, en el ano MDLXXXVII, y dedicarlo
en MDLXXXVIH.i
En este mismo edificio estd la Caja de ahorros, que
f\x€ abierta al publico el 17 de Marzo de 1844. Su obje-
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28o vfCTOR BALAGUER
to es recibir y hacer productivas las economias que las
personas laboriosas depositan en ella, pasdndolas al
Monte de piedad & fin de que en su poder puedan ha-
cerse productivas, abonando dicho Monte £ la caja an-
ticipadamente el interls del 4 por 100 y devolvi6ndola
los capitales siempre que 6sta lo exija.
Frente la Casa de los Comunes dep6sitos se halla
la fachada antigua de la Casa de la Ciudad 6 del Con-
cejo, que es uno de los pocos restos que se conservan
del antiguo edificio.
Abrese en esta fachada, que hoy no es mas que uno
de los costados del edificio, la puerta que era entonces
la principal, pues en este sitio existia la antigua plaza
de la Ciudad. Sobre la puerta, cobijado por un hermoso
dosel, se ve un Angel con las alas tendidas como prote-
giendo la entrada. Entre el follaje y la abertura de la
puerta vense diversos adornos, y en el centro el cono-
cido casco de D. Jaime el Conquistador. Se abren en la
pared misma unas bellas ventanas de forma ojival, con
airosas columnitas, y en el dngulo que forma esquina
con la calle se ve una imagen de Santa Eulalia, la cual
guardaba armonia con otra que existia en frente en el
otro dngulo, antes de ser derribados parte del edificio y
la capilla de San Jaime para levantar el actual. (V6ase
lo que se dice al hablar de la plaza de la Constitution.)
Para salvar en lo posible los preciosos restos de esta
fachada, libr&ndola de una destrucci6n segura, se man-
d6 construir una verja k la linea de la calle, cerrando
con ella el espacio que media hasta el antiguo frontis,
y convirtiendo este espacio en un pequeno jardin.
Se hallan establecidas en esta calle las escuelas de la
Junta de damas. Esta Junta, considerada como una
section especial de la Sociedad Econ6mica, tiene por
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LAS CALLBS DB BARCELONA 28l
principal objeto fomentar en las clases menestrales el
amor k la virtud y al trabajo; para lograrlo, ha estable-
cido escuelas gratuitas de ninas, en donde se les ense-
na las labores propfes de su sexo, doctrina cristiana,
lectura, escritura, aritm£tica y gram&tica castellana.
A unos dos tercios de la altura de la antigua fachada
de las Casas consistoriales, de que hemos hablado, mi-
rando k la izquierda, se ve el resto de un robusto ma-
dero carcomido que asoma su cabeza como unos dos
palmos. Sup6nese por el vulgo y por tradici6n que sir-
vi6, un dia de motin popular, para ahorcar k cierto me-
dico ingl€s que, durante la guerra llamada del ingl6s
(i8o5), asistia en los hospitales de esta ciudad; y como
Uevasen k ellos enfermos de ambos paises, le pareci6
advertir al vulgo que apenas curaba ninguno de los es-
panol^s, mientras que todos los ingleses se salvaban.
CIVADER (calle den).
Enlaza la calle de la Boria con la de Cotoners.
Dariasele probablemente este nombre en recuerdo de
alguna familia de este apellido duena de terrenos en
este sitio.
CLARA (calle de Santa).
Hay dos calles de este mismo nombre. La una estd
en Barcelona, y es la que va de la de la Piedad k la
plaza del Rey. La otra se halla en la Barceloneta, y es
la que, comenzando en la de Santa Bdrbara, va k salir
almar.
CLARfs (caUe de).
Se halla en el ensanche, y empezando en la de Ron-
da, vck k terminar en la de C6rcega 9 cruzada por las de
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xwpp* !?
282 VICTOR BALAGUBR
Caspe, Cortes, DiputaciSn, Consejo de Ciento, Aragon,
Valencia, Mallorca, Provenza y RosellSn.
El nombre de Pablo Claris 6 Claris, pues unos lo pro-
nuncian breve y otros largo, es cdebre en nuestra histo-
ria, y afortunadamente comienza k ser popular. Halldn-
dose de presidente de la Diputaci6n 6 General de Cata-
luna en 1640, por ser diputado del Brazo eclesidstico,
pues era can6nigo, se puso al frente de la revoluci6n de
Cataluna en aquella 6poca, siendo uno de los mds entu-
siastas campeones que tuvo la causa de las libertades
catalanas y el mds celoso sostenedor del derecho de la
soberania national.
En otras obras nuestras hemos hablado extensamen-
te de este ilustre personaje, y k instancia nuestra puso
el Excmo. Ayuntamiento su nombre k esta calle.
CLAVEGIERA (caUe de la).
Tiene su entrada por la baja de San Pedro y su sa-
lida por la de Fonollar.
Equivaliendo el nombre cataldn de claveguera al cas-
tellano cloaca, se comprende por qui se di6* semejante
denominaci6n k esta calle. Las cloaqas son conocidas
de muy antiguo en Barcelona, y he aqui lo que k este
prop6sito dice Pujades en su Cr6nica (lib. Ill, capi-
tulo XXI), hablando de la 6poca romana y principal-
mente de los Escipiones:
uResolvieron hermosear (los Escipiones) aquesta
ciudad de Barcelona con algo que fuese magnifico y
celebrado, k cuyo fin empezaron por lo mAs titil, que
fu6 hacer muchas cloacas, que por entonces era lo que
mis necesitaba. Y dice Garibay que se hicieron en el
ano 210 antes del nacimiento de Cristo Nuestro Sefior.
Y aunque es cosa sabida lo que pueden ser estas obras,
y que son lugares c6ncavos por donde corren las aguas
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LAS CALLBS DB BARCELONA 283
pluviales y las puercas hasta fuera de la ciudad, para
que, purgada de aquella corrupci6n, corra el aire puro y
sano, como lo dijo el jurisconsulto Ulpiano, debe ad-
vertirse que las cloacas son de dos maneras: unas pii-
blicas, cuyo cuidado corresponde 4 la repiiblica, y va 4
ellas toda la inmundicia de las particulates, y otras par-
ticulates, que de la casa de cada cual corre la inmun-
dicia 4 las piiblicas, como lo dice el mismo Ulpiano.
Sabido esto, se entiende que diciendo Beuter y Garibay
que los Escipiones hicieron las cloacas de Barcelona,
aunque ellos no digan cu41es fueron, se ha de entender
de las piablicas 6 clavegueras maestras, cuya reparaci6n
costea la repiiblica. De aqui se deduce la mucha anti-
giiedad que tiene esta policia y limpieza en Barcelona,
que particularmente en esto excede 4 todas las ciudades
del mundo, lo cual ha sido continuado en tanta serie
de siglos, con tanto cuidado, que apenas hay calle que
no tenga claveguera 6 cloaca, que todo es uno. Yo me
persuado que las principales cloacas publicas fueron
las que se hallan desde la Bocaria y Rambla hasta el
mar, y desde Junqueras 4 la Riera de San Juan y 4 la"
Bona, pudiendo ir en cada una de ellas un hombre 4
caballo, y recogen las aguas que bajan de las montanas
de Collcerola.*
CLEMENTE (galle de San).
Cruza de la calle de San Antonio Abad 4 la de la Ce-
ra, y tom6 el nombre de una capilla consagrada 4 San
Clemente que existla en la fachada de una de las pri-
meras casas que alii se edificaron.
Antiguamente se llamaba del fossar den Arnau, por
estar en ella el cementerio de aquella demarcaci6n 6
parroquia.
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284 vfCTOR BALAGUBR
CODOLS (calle dels).
Se entra en ella por la calle Ancha y va k salir k la
de Escudillers.
C6dol en cataldn es piedra, 6 mejor arin, canto. Por
consiguiente, esta calle es la de las piedras 6 de los
cantos. Mejor hubiera sido Uamarla de Santa Pau, ya
que en ella tenia solares y su casa principal la familia
de Santa Pau, muy conocida en la antigua historia de
nuestro pais por los preclaros varones que la han ilus-
trado.
Figura principalmente entre ellos un Pons 6 Ponce
de Santa Pau, de quien es aqui oportuno decir algo, re-
cogiendo cuantas noticias suyas exist en.
La primera vez que con 61 se tropieza en la historia
es en 1345, reinando en la Corona de Arag6n Pedro el
Ceremonioso. La Francia estaba entonces en lucha abier-
ta con la Inglaterra, y servia al rey de este ultimo pais
el cataldn Ponce de Santa Pau, bajo las banderas in-
glesas, y tan terrible azote fu6 de los franceses, que el
"rey de Francia envi6 una embajada k Pedro de Arag6n
el Ceremonioso, manifestdndose dispuesto k romper con
61 sus relaciones de paz si continuaba Santa Pau sir-
viendo la causa del monarca ingl6s. D. Pedro, con cu-
yo asentimiento es de presumir que obraba Santa Pau,
envi6 entonces k buscar k 3§te, y el aventurero catal&n
se avino k regresar k su patria con su gente, desapa- ,
reciendo asi la causa que motivara la demanda del rey
de Francia.
Cuando la famosa guerra de la Unidn y cuando aque-
llas terribles luchas civiles que ensangrentaron los
campos de Arag6n y de Valencia, Ponce de Santa Pau
se puso de parte del rey, y 6ste le confi6 el mando de
una hueste para que se opusiera en 1345 k las correrias
de Berenguer de Vilaregut y Pedro Zapata, caudillos
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F-WI
LAS CALLBS DB BARCELONA 285
de la Uni6n, los cuales, secundados por el infante Don
Fernando y la reina viuda Dona Leonor, tenian desde
Requena en continua alarma 4 los pueblos inmediatos
i Valencia. Ponce de Santa Pau sirvi6 entonces con
grande lealtad y grande esfuerzo los intereses del rey.
Agradecido 6ste 4 sus servicios, le nombr6 en i35i
general de la hueste y armada que se decidi6 enviar
contra los genoveses. El rey D. Pedro acababa de ha-
cer alianza con los venecianos y griegos para declarar
la guerra 4 GSnova, y, declarada 6sta, no pens&ndose
ya sino en los preparativos de llevarla pronta y enSrgi-
camente 4 cabo, mand6se armar desde luego en los
puertos de la Corona una escuadra de 3o 6 mis galeras,
para cuyo apresto ofreci6 la naci6n catalana 100.000 li-
bras, 4 mis de los buques. Este armamento, cuyo ge-
neral era Ponce de Santa Pau y cuyo consejo compo-
nian cinco prdcticos marinos barceloneses, Francisco
Finestres, Ferrer de Manresa, Guillermo Morell, An-
dres Olivella y Andres Bosc4, se hizo 4 la vela desde
Barcelona por el mes de Setiembre de 1357, llevando
para el mando de las tres divisiones de que constaba 4 "
los tres vicealmirantes Bonanat Descoll, de Cataluiia,
Bernardo Ripoll, de Valencia, y Rodrigo Sant-Marti,
de Mallorca.
Estas fuerzas navales se juntaron en Sicilia con la
escuadra de Venecia compuesta de 34 galeras y la im-
perial griega, que la componians61onueve, y desde Me-
rina se dirigieron 4 Negroponto en demanda de la ar-
mada genovesa, que constaba de 66 galeras. La bata-
Ua se trab6 en el mar de M4rmara, 4 la vista de Cons-
tantinopla, entrando en linea de combate por nuestra
parte 24 galeras catalanas, las 34 venecianas y las nue-
ve griegas, que al parecer prestaron muy poco servicio*
Comenz6 la batalla por la tarde del i3 de Febrero
de i352, durando hasta el aman^cer deldia siguiente,
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vfCTOR BALAGUER
\ de las mds senaladas que ha habido en el mar.
los aliados hicieron her6icos esfuerzos y logra-
iaratar repetidas veces la escuadra enemiga, el
el temporal, que se les declararon contrarios,
tar estrecho que no se extendia mis alld de tres
i costa k costa, fueron causa de que muchas de
ras fuesen k dar al travel y de que no pudiesen
la victoria. Como suya quisieron contarla los
;s por haber quedado duefios del mar retirdn-
aliados; pero en tal caso hubieron de comprarla
a, pues murieron siete <x ocho de los suyos por
rsona de cuenta que perdieron los catalanes y
nos; y por esto, si bien se honraron siempre y
a de haber peleado solos contra tan poderosas
el dolor que les causaron tan graves p€rdidas
ermiti6 nunca celebrar como solian el triunfo.
ella, historiador genov^s de aquella 6poca, dice
oticia de aquella victoria se recibi6 como la de
ota y que causd en su patria gran tristeza, no
ose visto jam&s, como era costumbre en otras
i, celebrarse aniversario por semejante triunfo,
atar la ofrenda al templo.
ndo como bueno muri6 en la refriega el vice-
:e valenciano Bernardo Ripoll, y k consecuencia
sridas que recibieron, tardaron poco en fallecer
mte veneciano Giustiniani y el catal&n Ponce
i Pau, este tiltimo en Constantinopla & prime-
nes de Marzo. Santa Pau se port6 animosamen-
batalla, y hasta el Ultimo momento no abando-
lesto. Qued6se en Constantinopla & restablecer
eridas, pero eran tan graves que muri6 de sus
Una galera, al mando de Ram6n de Sant Vi-
encarg6 de traer su caddver k Cataluna, pero
poder de genoveses cuando hacia rum bo para
costas.
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, LAS CALLES DB BARCELONA 287
Tales son las noticias que de Ponce de Santa Pau
nos quedan.
COLON (calle de).
Es la que pone en comunicaci6n la plaza Real con la
Rambla de Capuchinos 6 del Centro.
Di6sele este nombre en memoria de Crist6bal Col6n,
el descubridor de America, cuya historia y vicisitudes
son bien conocidas para que nos detengamos & contar-
las. S61o haremos menci6n de su Uegada & esta capital
y de su recibimiento en ella.
Los Reyes Cat61icos se hallaban en Barcelona cuan-
do regres6 Col6n de su aventurada y triunfante empre-
sa. El descubridor del nuevo mundo, desembarcado en
Palos, si bien hay quien pretende que desembarc6 en
la misma Barcelona, se vino por tierra & la capital del
Principado, siendo recibido entusiastamente por todos
los pueblos del trinsito.
He aqui como refiere un autor su llegada & nuestra
ciudad:
• Amaneci6 el 3 de Abril de 1493, y las calles de Bar-
celona presentaban el animado cuadro de un pueblo que
lleno de alborozo corria en tropel 4 ver al famoso per-
sonaje que con arrojo singular se habia lanzado & ma-
res desconocidos en busca de un pais desconocido tarn*
bi6n. Mand6sele hacer un solemne recibimiento al cual
sali6 la corte, y para honrarle mis los monarcas orde-
naron poner en publico su estrado y solio real, donde
estaban sentados, y con ellos el principe primog6nito
D. Juan, su heredero. Entr6 Crist6bal Col6n acompa-
xiado de multitud de caballeros, y llegado, levant6se
D. Fernando, y 61 hincando la rodilla pidi6 las manos
& los reyefc, quienes con gran complacencia se las die-
ron, y manddronle levantar y sentarse en una silla d
su presencia, distinci6n muy notoria por ser cosa inu-
1
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288 VfCTOR BALAGUBR
sitada en Espana. Atentos escucharon la relaci6n de su
viaje y la esperanza que tenia de descubrir mayores
tierras, y pasmaronse de oir que los moradores de los
paises recten descubiertos no tuviesen vestidos, ni hie-
rro, ni vino, ni animal alguno mayor que un perro, ni
naves grandes sino canoas como artesas de una sola
pieza, ni conociesen las letras ni la moneda; y horrori-
zdronse de que se devorasen unos & otros y fuesen id6-
latras. Por esto hicieron prop6sito de desarraigar tan
abominable inhumanidad, y convertirles & la religi6n
cristiana. Col6n les puso de manifesto el oro y lo de-
mas que traia consigo, & cuya vista quedaron maravi-
llados ellos y los asistentes, porque todo, excepto el oro,
era nuevo como la tierra de que procedia. Loaron los
papagayos por la hermosura y brillantez de su pluma-
je, unos muy verdes, otros muy colorados, otros ama-
rillos con 3o pintas de diverso color, y pocos de ellos
parecidos & los que de otras partes se traian; gustaron
de las butias 6 conejos por su pequenez, su color gris,
orejas y cola de rat6n; cataron el ari (especia de los in-
dios, que creyeron les quemaba la lengua), las batatas,
los gallipavos, y extranaron que en aquellas regiones no
se conociera el trigo. Pero lo que mis llam6 su atenci6n
fueron seis indios, quienes, segun expresa L6pez de
Gomara, llavaban zarcillos en las orejas y narices, y no
eran blancos, ni negros, ni loros, sino como tiriciados
6 membrillos cochos.
•Grandemente honraron d Crist6bal Col6n los mo-
narcas colmdndole de sefialadas mercedes. Confirmd-
ronle el privilegio de la duod&ima parte de los dere-
chos reales; expidi&onle otro en esta ciudad el 28 de
Mayo de 1493, creandole noble y dandole el titulo de
almirante perpetuo de las Indias para si y sufc descen-
dientes por via de mayorazgo; otorgaron el Don a sus
hermanos Bartolom6 y Diego, aunque entonces no se
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LAS CALLES DB BARCELONA 289
ballaban en la corte, y al primero nombraron adelan-
tado. Concedieron & Col6n las mismas armas de Casti-
11a y de Le6n, acuarteladas con otras que nuevamente
le senalaron para que significasen sus trabajos y admi-
rable descubrimiento, aprobando y confirmando de su
autoridad real las antiguas de su linaje, y formando de
todas juntas un hermoso escudo con su timbre y divisa
orlado con este mote:
Por Castilla y por Le6n
Nuevo mundo hall6 Col6n i.»
COMET A (calle de la).
Es una calle que, desde la de la Palma de San Justo,
va k desembarcar en la plaza del Regomir.
COMERCIO (calle del).
Formard parte del ensanche, y ocupard unsitio en el
terreno en que hoy se levanta la Ciudadela*
Como esta calle serd una de las principales vias que
irdn d desembocar en la Barceloneta, se le ha puesto
por lo mismo el nombre de Contercio.
Barcelona ha brillado en todos tiempos y se ha hecho
cdlebre por su comercio. Remontdndonos d la 6poca ro-
mana, bastard decir que los escritores latinos, al hablar
del comercio con Espafia, citan principalmente los mu-
chos barcos que saltan de Barcelona y Rosas con abun-
dantes cargamentos de varios g6neros y comestibles,
pero en especial, por lo que toca k productos catalanes,
de trigo, vino, frutos, aceite, lienzos, lino y otras ma-
terias.
Aun cuando tengamos pocas noticias, es positivo,
l Pf y Arim6n: Barcelona antiguay moderna.
TOMO XXI 19
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2gO vfCTOR BALAGUER
sin embargo, que prosigui6 floreciendo el comercio du-
rante las dominaciones goda y 4rabe, y sabido es que
los historiadores de esta ultima naci6n, hablando de la
6poca feliz de AbderramAn, dicen que los judlos hacian
gran comercio con Barcelona, y que k esta ciudad y k
la de Cadiz acudian los comerciantes k buscar los mas
ricos productos. 4
Destruido el poder de los drabes, constituy6se Bar-
celona en un centro de gobierno propio, y no tardaron
entonces en comenzar para ella los dias de su esplendor
comercial. Ya en tiempo de los primeros condes exis-
tieron aduanas en Barcelona, y sus r£ditos debieron ser
cuantiosos, como se deduce de varias aplicaciones que
se hicieron de una parte de los productos k obras piado-
sas. En la misma 6poca fu6 puerto abierto k todas las
naciones, constando que antes de su reuni6n k la Coro-
na de Arag6n, era frecuentado por los primeros pueblos
mercantiles, genoveses y pisanos. Por el tratado de de-
finition y pacification concluido entre los dos hermanos
Ram6n Berenguer y Berenguer Ram6n, condes de Bar-
celona, k 10 de Diciembre de 1080, se ve que por aque-
11a 6poca surcaban el mar de Barcelona diversas naves
que eran propiedad de mercaderes y personas que se
entregaban al comercio, y la protecci6n que k estas na-
ves se dispensaba, consta en el usaje Omnes quippe na-
ves, donde se ordena que cuantos buques vengan k Bar-
celona 6 marchen de # ella, est£n en paz y tregua todos
los dias y todas las noches, bajo la protecci6n del prin-
cipe de Barcelona, desde el cabo de Creus hasta el
puerto de Salou.
Cuando Benjamin de Tudela visit6 nuestra ciudad en
n5o, diKgfendose k Jerusal&i desde Toledo, escribio
en su itinerario estas palabras: « Barcelona es ciudad
maritima, aunque reducida, muy bella y muy hermosa.
Es muy frecuentada de negociantes, y acuden 4 ella
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LAS CALLES DE BARCELONA 2gi
mercaderes de todos los paises, de Greci'a, de Pisa, de
G&iova, de Sicilia, de Alejandria, de Egipto, de todas
partes. » •
En el glorioso reinado de Jaime el Conquistador, ha-
bia Uegado ya Barcelona k tan alto grado de pujanza
por su comercio 6 industria, que la ciudad ofreci6 a di-
cho principe todo el armamento para la segunda con-
quista de Mallorca. Desde 1266 comenzaron & estable-
cerse c6nsules en las escalas ultramarinas, y para dar
una idea de la rapidez co» que se extendi6 su comercio
desde el siglo xiv al xvi, baste decir que los tuvo, con
la primitiva de jurisdicci6n sobre todos los siibditos del
rey de Arag6n, en los puntos siguientes: taller, ArlSs,
Oristan, Napoles, Agrigento, Troppea, Alejaqdria, Sa-
vona, Catania, Berra, Martigues, Famagusta, Paler-
mo, Sacer, Mod6n, G6nova, Alguer, Segui, Marsella,
Candia, Mesina, Pisa, Malta, Sacco, Constantinopla,
Leucata, Niza, Castellamare, Trapani, Sant Moxet,
Fontcalda, Siracusa, Roma, Ancona, Aigues Mortes,
Malaga, Gaeta, Almeria, Valencia, Fripoli, Alessio,
Scio, Liorna, Cerdeiia, Montpeller, Chipre, Armenia,
Florencia, Isola, Toscana, Ragusa, Calabria, Man-
fredonia, Otranto, Tunez, Sevilla, Bujia, Aix, Aviii6n,
Damasco, Pera, Venecia, etc. Los c6nsules de algunos
de estos lugares estaban autorizados para elegir sus
respectivos vicec6nsules en otras plazas.
Las calles de Moncada, Basea, Gign&s, Mercaders,
Ancha y otras en que vivian los comerciantes barcelo-
neses, presentan arin en el dia casas de cuatro y cinco
siglos de antigiiedad, que ademSs de la solidez de sus
fabricas de silleria, comtin en aquellos tiempos, de-
muestran en la forma y grandiosidad de su construc-
ci6n, en sus portales y ventanas de gusto y adorno g6-
tico, en sus almacenes, s6tanos, azoteas y miradores
almenados, las disposiciones que exigian el comercio y
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292 V/CTOR BALAGUBR
la opulencia de los que lo cultivaban. Otros monumen-
tos todavia existentes nos suministran nuevas pruebas
de la gran prosperidad y riqueza que la »avegaci6n ha-
bia acarreado & los barceloneses, principalmente en el
siglo xrv, que fu6 el tn&s floreciente qu^ vieron sus ar-
mas y su navegaci6n. £1 actual tempi o de Santa Maria
del Mar fu€ empezado en 1329 k expensas de sus feli-
greses. Las Casas consistoriales se comenzaron en 1369
y se concluyeron el propio siglo. El grandioso templo
de Santa Maria del Pino es obra del mismo, y en fin,
los mis soberbios edificios publicos, asi civiles como
sagrados, son obras de aquella 6poca, lo que debe mi-
rarse como otros tantos testimonios de la riqueza y po-
der que correspondia a la empresa de tan suntuosas f&-
bricas, 4 cuya riqueza contribuy6 eficazmente la consi-
deraci6n y particular amparo que le dispensaron los
soberanos en todos tiempos, segiin se desprende de in-
numerables 6 interesantes privilegios.
Para completar estos ligerisimos apuntes que se dan
aqui sobre el comercio de Barcelona, & prop6sito del
cual podrian fdcilmente escribirse volumenes, v6ase lo
que se dice al hablar de la calle del Consulado.
CONCELLERES (calle de los).
Cruza desde la de Cambios nuevos k la Ancha, y di6-
sele este nombre en memoria y loor de los antiguos con-
celleres barceloneses.
Para dar una idea de lo que fueron los concelleres,
preferimos ceder aqui la palabra k un autor, que por
cierto no podrd ser tildado de sospechoso: el Sr. D. Pas-
cual Madoz. He aqui lo que dice este distinguido publi-
cista y eminente hombre de Estado en un articulo que
escribi6 en 1861 para las p£ginas de un almanaque:
•Los concelleres. — Una pregunta: £es libre para
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LAS CALLES DE BARCELONA , 293
mi el tema de este articulo? No: me ha sido impues-
to por mi excelente amigo el Sr. D. Francisco Mon-
temar. ^Por qu6? No se me ha dicho; pero tal vez lo
presuma, tal vez lo adivine. Mi apreciable correligio-
nario conoce el carino que 4 Cataluna tengo, y ha que-
rido por ello, sin duda, que yo escriba en un articu-
lo de Almanaque, en este sistema de popularizar la his-
toria, los esfuerzos de los habitantes de aquel pais pa-
ra aclimatar y sostener de muy antiguo instituciones
verdaderamente constitucionales. Agradezco que este
escrito haya de referirse, huyendo de la edad contem-
por4nea, 4 una £poca lejana, y que precisamente d£ba
escribir sobre una instituci6n, que ya puede merecer
hoy sin compromiso alguno el fallo de la historia.
»A1 hablar de la antigua Cataluna, sobre todo en
cuanto referirse pueda & su administraci6n interior y 4
la defensa de sus sagrados derechos, deben figurar for-
zosamente los cSlebres concellers, cuya instituci6n des-
cuella entre las que m4s han acreditada desde un prin-
cipio, en sus varias vicisitudes, hasta su fin, en todos
tiempos y en todos sus actos tambi6n, la grandeza de
su origen y de su objeto, sin que jam&s mezquinos in-
tereses falsearan y menos desacreditaran su noble yge-
neroso pensamiento.
•Sabido es que Cataluna, 4. medida que se emanci-
paba del yugo agareno, iba ella por si misma creando
un gobierno basado en sus usos (usajes) ya propios, ya
importados por los antiguos dominadores, y aceptados
sin grande repugnancia, porque no campeaba contra
ellos la pasi6n violenta, si bien legitima, que figur6 en
la tiltima, terrible y prolongada lucha, hasta lanzar de
la Peninsula 4 los enemigos de nuestra fe, nuestra reli-
gi6n y nuestra independencia. Es verdad que el poder
ultrapireh4ico, 4 titulo de protector en aquella guerra,
quiso erigirse dueno de las conquistas realizadas; pero
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294 * vfCTOR BALAGUER
tambi6n lo es que hubo de respetar los usos admitidos
y consagrados, como hubieron de hacerlo m£s tarde los
condes naturales. Asi se vi6 desde luego que, para ad-
ministrar justicia, se juntaba un numero de prohombres
(promens 6 prohomens), ante los cuales se proponian,
con toda sencillez, los casos, y despu£s de discutidos y
manisfestada su opinion, y dado su consejo, y expuesto
la interpretaci6n del uso, si era necesaria, el conde, 6 en
su nombre el juez de corte, pronunciaba las sentencias.
La existencia de estos Consejos consta ya por un juicio
celebrado en Barcelona en 28 de Marzo del ano 990 por
Borrell, conde de Urgel, y por otro en Tarrasa, ano de
1017, en tiempo deRaimundo Borrell I; pudiendo ase-
gurarse que dur6 hasta esta 6poca, cuando menos, aque-
11a forma de administrar justicia.
»De estos Consejos, de estos verdaderosjurados, ins-
tituci6n tan justamente estimada, pero tan moderna,
digdmoslo con orgullo, en otros pueblos, si grandes y
poderosos hoy,atrasados y pequenos ante Cataluiia en
la historia politica y civil lo mismo que en la de las le-
tras, la marina y las armas, vinieron k tomar los can-
cellers su existencia, mejor dicho, su restablecimiento.
iQui eran estas corporaciones mas que el renacimiento
de los senados de las poblaciones hispano-romanas, con
cuya audiencia administraban justicia los c6nsules y pre-
tores de la repiiblica, los gobernadores 6 prefectos del
imperio, en sus visitas provinciates? iQu6 eran aquellos
mismos senados sino los primitivos gobiemos espanoles,
aquellos municipios que no querian perder su condici6n
y car&cter de tales, y mucho menos sus usos para su
gobierno interior, en cambio de adquirir el titulo de co-
lonias romanas, declaracion que s61o admitian para sus
relaciones con la metr6poli y los demds pueblos? jTan
importante, tan esclarecido, tan venerando es sin duda
el origen de los concellers!
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r
LAS CALLES DB BARCELONA 295
•La extension del territorio, debida alprogreso de la
conquista, fu6 haciendo necesaria la creaci6n de nuevos
magistrados, dignidades y oficios para la administraci6n
civil y criminal; nombrdndose los condorts, los valva-
sores y los bayles. Despu^s de incorporados Arag6n y
Cataluiia, por el ano 1037 se crearon tambi6n los ve~
gueres. Pero no hay que desconocer que en el juego de
todas estas nuevas instituciones tenian una parte muy
importante los concellers; porque los que por derecho
ilustraban & los condes en el ejercicio de su autoridad,
participando en cierto modo de ella, debian estar forzo-
samente con el mismo car&cter y con el mismo objeto,
al lado de los funcionarios que se creaban para el propio
ejercicio. Asi vemos que en las Cortes de Barcelona ce-
lebradas en el ano de 1283, el rey D. Pedro III confir-
m6 la existencia de los concellers, donde era costumbre
que los hubiese 1 .
•Ya por aquel tiempo habia recibido esta instituci6n
algunas modificaciones, y entre ellas, como muy impor-
tantes y sin poder fijar el ano, el nombramiento de los
concellers por la Corona. Creo natural, por mis que no
fuera legitimo, que se pretendiera desconocer y hasta
neutralizar la procedencia eminentemente popular de
estos magistrados, que con los nombres primero depro-
Jwmens, despu6s de paers y de concellers m&s tarde, ve-
nian figurando en los destinos de Cataluna y con espe-
cialidad al frente del gran Municipio de Barcelona* No
puntualiza la historia hecho marcado, hecho concrete
para conocer la resistencia que pudo oponerse al nom-
bramiento por la Corona; pero debieron hacerse recla-
maciones, y hubo de presentarse pronunciada oposici6n,
cuando ya consta que en el ano de 1249 k Corona dej6
1 Constitutions y altres drcts de Cathalonla, lib. I, tit. 55, pagi-
na 134.
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296 VfCTOR BALAGUER
de elegir los concellers. En este ano su niimero era de
cuatro y pertenecian, como habian pertenecido siempre,
& la clase acomodada que podia vivir sin necesidad de
ocuparse en trabajos mecdnicos. Aument6se el numero
& seis en el ano 1260; volvi6 & reducirse & cuatro en
1265, y en 1274 se dispuso que fueran cinco.
»Era 16gico que una institution de esta clase inspi-
rara celos y desconfianza, y que el encono mal disimu-
lado de los enemigos de esta magistratura espiara el
momento, si no de suprimirla, de modificarla en deter-
minado sentido. La lectura del privilegio concedido por
Jaime II & Barcelona en 10 de las calendas de Febrero
de i3ig, dice que no podia tolerarse el cumplimiento de
las ordenaciones de los concelleres y prohombres, sin per-
juicio de la jurisdiccidn real, d no ser que se manifestasen
documentos legitimos. Los concelleres y prohombres pro-
baron que pudieron formar las ordenanzas, y despu6s
de examinarse plenamente todos los antecedentes y da-
tos en el Consejo del rey, se declar6 que los concelleres
que eran 6 en lo sucesivo fuesen, y los prohombres de
Barcelona, pudieran hacer perpeiuamente y ordenar en la
dicha ciudad y dentro de los limites sobrenombrados, ban-
dos y ordenaciones, con penas pecuniarias y corporales, con
mutilacidn de miembros y muerte 6 ultimo suplicio. Hist6-
ricamente considerado este documentor no se concede
por 61 un privilegio. Fu6 mayor el triunfo de esta ya
combatida magistratura, porque despuls de detenida in-
formaci6n y de oido el Consejo se declar6 el derecho que
para administrar en lo civil y en lo criminal, y hasta
para imponer la pena de muerte, tenian los concelleres;
anadi^ndose las notables palabras siguientes: «Que se es-
•tablecia y mandaba que los vegueres y bayles de Barce-
lona, y sus tenientes presentes y que por tiempo fueren,
»hagan pregonar y observar por cualesquiera, inconcu-
•samente y sin contradicci6n alguna, todas y cada una
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LAS CALLES DB BARCELONA 297
•de las ordenaciones que hab6is hecho y otras cualesquie-
»ra que vosotros y los sucesivos concelleres y prohombres
•de Barcelona en lo sucesivo hicieren, inmediatamente
•que vos y los sucesivos concelleres y prohombres de
•Barcelona las hubieren promulgado y ordenado i . •
•En el aiio de 1455 esta instituci6n, revestida de tan-
ta autoridad, de tanto prestigio, de tanta fuerza, recibio
una reforma que puede llamarse radical, importantisi-
raa. Venia desde que aparece en la historia hasta me-
diados del siglo xv vinculada la instituci6n en la clase
media; ofreciendo asi Cataluna desde un principio el
mis alto y elocuente ejemplo de la importancia que
daba 4 esta clase que tanta parte ha tenido, andando
los tiempos, en la gobernacion de los estados. Pero en
el referido ano 1455 la clase que vivia del trabajo me-
cdnico, vino & tener participaci6n en la alta institution
politica y civil de los concellers, estableci6ndose que los
dos primeros pertenecieran 4 la misma jerarquia civil
primitiva; que el tercero fuese mercader, el cuarto ar-
tista y menestral el quinto. [Cudnto dice esta disposi-
ci6n al hombre pensador, al hombre previsor, al hom-
bre politico! jCuin alto habla esta importantisima re-
forma en favor de Cataluna, que por aquel tiempo pre-
sentaba ya ideas hoy tan populares y que ofrecia com-
binaciones tras de las que en el dia se agita el progreso
moderno, buscando, como medios de gobierno, en su
organizaci6n politica y civil, los elementos de la inteli-
gencia, el capital y el trabajo! Preciso es confesar que
aunque los hombres del siglo xix tengan m&s de una
vez la pretensi6n de creer en determinados adelantos,
en determinados progresos, la historia antigua nos de-
muestra que hoy vamos conquistando derechos y me-
I Constitutions y altres drets de Cathalonia* lib. I, tit. 42, cap. I,
pag. 38.
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VICTOR BALAGUER
tuvimos y perdimos. La humanidad llega por
> & su perfecci6n, avanzando y retrocediendo.
i verdad, aunque triste sea, que consigna la
*al era la instituci6n de los concellers que en-
como hemos dicho, el gran Municipio de la
Barcelona, 6 el Consejo llamado de Ciento.
roposito de esta cita, considero conveniente,
dar con mis exactitud la instituci6n de los
hablar del Consejo de Ciento, puesto que mds
z la historia se ocupa de 61, sin hacerse dis-
los concellers, como comprendidos en el mis-
>oco me permito fijar la 6poca del estableci-
este Consejo, aunque si considero que fu6 eri-
» auxiliar de los concellers para la resoluci6n
ocios m£s graves. En un caso, sin embargo,
el Consejo como auxiliar, sino en virtud de
propia, y era cuando debia conocer judicial -
los fraudes y excesos que en el ejercicio de su
►ntra los intereses de la ciudad pudieran co-
concellers mismos. Por este hecho se recono-
>rtancia del Consejo, de este cuerpo eminen-
opular, que podia residenciar, si faltaban, &
s que se encontraban k su frente.
e el Consejo se llamaba de Ciento 6 de los
os, no fu6 fijo el numero de sus individuos.
Jaime el Conquistador, en el ano 1245, con-
>luntad de los Qoncellers la fijacion de su nu-
unas veces fu6 de 100, otras de 128 y algu-
de 200. Estos jurados se elegian todos los
teniendo en un principio y por largo tiempo
tre ellos los individuos de la nobleza. Para
asuntos ordinarios s61o se reunia la cuarta
: constituia lo que se llamaba Consejo ordina-
able por trimestres; pero debiendo quedar la
te para enterar & los entrantes en los asuntos
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LAS CALLES DB BARCELONA 299
corrientes. El Consejo pleno podia revisar y anular
los acuerdos del Consejo ordinario. Los concellers propo-
nian generalmente los asuntos que debian tratarse, y
solo votaban cuando resultaba empate. Si en el Consejo
ordinario votaban, en uso de su derecho, por la impor-
tancia del asunto, habian de efectuarlo los ultimos para
que en la resoluci6n su influencia moral no intervinie-
ra. Los concellers eran los ejecutores de los acuerdos
tornados.
tLa misma organizaci6n del Consejo acredita y jus-
tifica c6mo esta instituci6n, compuesta de estos dos ele-
mentos, tan preclara y de tanta autoridad, venia ejer-
ciendo prerrogativas de verdadera soberania, velando
por las libertades del pais en observancia de sus leyes.
Asi se vi6 que cuando el rey D. Juan II infringi6 en
la persona de su malogrado hijo el principe de Viana
el usaje que empieza Quoniam per iniquam, el que co-
roienza Auctoritate et rogatu y el de Stattierunt etiam,
los concellers y el Consejo tomaron una vivisima parte
en la resistencia combinada que opuso la representa-
ci6n catalana. jCudnta gloria no conquist6 en aquella
ocasi6n Cataluna, pero especialmente Barcelona, diri-
gida por la sabiduria, por el patriotismo, por la circuns-
pecci6n, por la actividad, por el valor de sus concellers!
Ni la mano de extranos poderosos, ni la adulaci6n, ni
la maledicencia combinadas para falsificar la historia,
han conseguido siquiera en este punto oscurecerla, re-
bajando en lo mis minimo & un pueblo que supo pre-
sentarse grande y justo en bien dificiles circunstancias.
Larga seria mi tarea y extraiia, por otra parte, & mi pro-
p6sito, si hubiera de entrar en la relaci6n de hechos que
sin grave riesgo no pueden ser compendiados, y que
presentan una norma de conducta para los pueblos m&s
cultos, y una escuela para los m&s distinguidos hombres
de Estado. Los ilustrados y los laboriosos escritores,
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30O VfCTOR BALAGUER
mis queridos amigos D. Luis Cutchet y D. Victor Ba-
laguer, k quienes yo pago un tributo de admiraci6n y
reconocimiento por sus constantes esfuerzos en defen-
sa del pais que les vi6 nacer, han fijado hechos impor-
tantes de la6poca k que me refiero, justific&ndolos com-
pleta y detalladamente en su muy estimable obra Caia-
luna vindicada. A mi objeto dnicamente cumple decir
jue s61o una ciudad, k cuya cabeza se encontraba una
magistratura tan armoniosamente combinada; que ha-
bia sabido darse una organizaci6n civil y politica tan
idmirable, pudo, cuando acord6 en 7 de Febrero de
[461 las medidas convenientes & la defensa de sus liber-
Lades amenazadas, resolverse k aumentar su marina
:on 24 galeras de nueva construcci6n, sen tan do las qui-
llas al siguiente dia; disponiendo al mismo tiempo que,
por lo pronto, saliesen 1.500 hombres de armas en di-
recci6n k LSrida, con las banderas de San Jorge y Real
iel Principado, que tantas y tantas glorias simboli-
zaban. S6I0 un Consejo tan prudente pudo dar A 6stos
y otros muchos actos de verdadera soberania explica-
:iones y formas que alejaran toda idea del menor desa-
:ato k la autoridad real de D. Juan II. Asi y s61o asi
pudo salir ilesa una instituci6n tan sabia, tan justa, tan
poderosa, de una lucha tan terrible y sangrienta de
:erca de doce aiios; haciendo que el encono del monar-
:a cediera y cejara ante los esfuerzos de aquella corpo-
ration eminentemente popular, y, respetAndola como
ilma del Principado, simbolo de un gran pueblo, decla-
ase que todos sus hechos habian sido de buenosy hales.
»E1 siglo xv, particularmente en su segunda mitad,
no modificaciones importantes en la instituci6n de los
wncellers, observdndose desde luego en las disposicio-
les reales, mks 6 menos disimulada, la tendencia k dis-
ninuir su fuerza y su prestigio. Nombrados el canciller
r el regente, absorbiendo la autoridad del antiguo juez
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r
LAS CALLES DB BARCELONA 3OI
de corte; creado el oficio de abogado fiscal, descubria-
se el deseo, si ya no era patente el designio, de formar
una Audiencia que habla de luchar naturalmente con
las exigencias de la opinion publica. Grande fu6 la pre-
potencia de Fernando el Catolico, y natural era que
Cataluna sufriese las consecuencias del inmenso pode-
rio y sagaz politica de aquel monarca, en quien por
otra parte no dej6 de ver el pais al hijo de la reina Do-
na Juana, esposa de D. Juan II, y el 6mulo, por tan to,
del desgraciado principe de Viana. Asi no debe extra-
narse que ya las Cortes generates en 1493 acordaran
que el rey nombrase ocho doctores 6 licenciados en de-
recho, que con los tres existentes formasen el Real Con*
sejo de audiencia para examinar y decidir las causas civi-
les y criminales; numero que fu6 mis adelante aumen-
tado en las Cortes de Monz6n, aiio 1564. Conviene, sin
embargo, siquiera nos separemos por un momento del
orden cronol6gico, hablar de una modificaci6n notable
que, al concluir el siglo xv, esto es, en el ano 1498, re-
cibi6 la instituci6n de los concellers, admitiendo en su
seno la representaci6h de la clase de caballeros. Esta
importante variaci6n debia producir y produjo otra no
menos notable al cabo de poco tiempo, puesto que en el
afio i5io se establecio que de los 144 jurados que en
aquella £poca tenia el Consejo de Ciento, 32 pertenecie-
ran k la clase media 6 ciudadanos honrados, como se les
llamaba; 16 A la de caballeros que no formaban esta-
mento por si, y se hallaban confundidos con los ante-
riores sin privilegio alguno, y 32 d cada una de las de
mercaderes, artistas y menestrales.
Otra 6poca de prueba vino sobre Cataluna en el ano
1640, en que volvieron & ser directamente atacadas las
libertades del pais por el mal aconsejado rey Felipe IV;
pero recobrando su antigua actitud estas corporaciones
populares, se emprendi6 otra no menos her6ica y mds
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302 VICTOR BALAGUER
prolongada lucha que la sostenida en tiempo de Don
Juan II, y ntievas inmarcesibles glorias cubrieron el
Principado. Mas Uegaron ya, por tiltimo, los aconteci-
mientos de principios del siglo xvin, acontecimientos
que no queremos por graves consideraciones recordar,
y en ellos hubo de sucumbir la instituci6n de los con-
cellers y desaparecer el Consejo. Si esta magistratura
contribuy6 d la importancia de Cataluna, d la defensa
de sus derechos, evitando grandes desafueros de que
fueron teatro otros territorios, otras provincias de Es-
pana, no he de decirlo yo en este momento. La histo-
ria lo dice y lo proclama.
t Tras vicisitudes varias, despu6s de una lucha terri-
ble, en que nadie negard al cataldn su constancia y su
arrojo, se public6 la Real c6dula dada en Balsain d i3
de Octubre de 1718, quitando toda su importancia d
los antiguos Municipios. No entrar6 d examinar esta
Real c6dula; pero s£ame permitido decir que en ella se
observa el abuso de la victoria. Desaparece la antigua
representaci6n, y con ella la influencia popular. Un si-
glo de esfuerzos; un siglo, no de lucha material, sino de
inteligencia, abre al fin camino, aunque en distinta for-
ma, d las antiguas ideas; y Cataluna y Espana ven re-
nacer, si no la antigua prepotencia, la mayor interven-
ci6n, el mayor prestigio del Municipio. Que no sea per-
dida esta leccion de la historia. Los pueblos sufren con
repugnancia la privacion de sus derechos, para la ad-
ministraci6n de sus intereses. La centralizaci6n mata
el espiritu de localidad, y crea la indiferencia por la cosa
piiblica. No tiene Cataluna hoy la instituci6n de los
concellers; pero mira satisfecha su legitima representa-
ci6n en el Municipio, en la provincia y en los cuerpos
colegisladores. De este modo se cpncilian los intereses,
se aunan las voluntades y se robustece la nacionalidad,
que es la aspiraci6n noble y generosa de todos los espa-
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LAS CALLES DE BARCELONA * 303
noles. Para venir & este resultado, no se me niegue que
alguna parte han tenido los antiguos catalanes, que
tanto trabajaron siempre k fin de dar participaci6n en el
gobierno del pais & los hombres de todas clases y con-
dition es, no desdeiiando el apoyo del mercader, del
artesano, del menestral, y combinando y conciliando
siempre el capital y el trabajo. »
. CONCEPCI6N (calle de la).
Estd en la Barceloneta. Tiene su entrada en la calle
de San Fernando y va & salir al mar.
CONCORDIA (calle de la).
De la Barceloneta tambten. Va de la calle de San
Carlos al mar.
CONDAL (calle).
Enlaza entre si las plazas de Santa Ana y de Jun-
queras..
Inmediato al sitio ocupado hoy por esta calle, existia
antiguamente un palacio de recreo de los condes de
Barcelona, del cual tendremos ocasi6n de hablar al ha-
cerlo de la Riera de San Juan. Era una casa solar ex-
tramuros, y cuando fueron pobldndose sus alrededores,
la primera calle que se form6 fu6 6sta, recibiendo el
nombre de Condal por haberse abierto junto i. los mu-
ros de dicho palacio.
CONDE DEL ASALTO (calle del).
Es una hermosa y recta calle que, desde el campo y
desde el ensanche, viene & desembocar en la Rambla.
Di6sele este nombre en obsequio al capitdn general
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304 VICTOR BALAGUER
lei ejSrcito y Principado de Cataluna, senor conde del
\salto, bajo cuyo gobierno se abri6 proporcionando una
jran mejora k la ciudad.
El vulgo la conoce por el nombre de calk Nueva de
a Rambla, 6 mejor calk Nueva.
Se halla establecido en ella el Instituto industrial, k
;argo de la Junta d$ fdbricas. Esta Junta, si bien repre-
;enta & la industria en general, estd constituida s61o
>or representation de las clases de hilados, tejidos, tin-
ura y estampados, seda, lana, lino y algod6n. Los so-
:ios del Instituto industrial tienen k su disposici6n una
)iblioteca y un sal6n de lectura de peri6dicos.
Durante mucho tiempo vivi6 en ella el erudito Don
fos6 Antonio Llobet y Vallosera, sujeto muy enten-
lido en artes, en ciencias y letras, que con su muerte
1a dejado un vacio dificil de llenar entre los literates
:atalanes. Llobet poseia una biblioteca compuesta de
J.ooo voltimenes, entre los que figuraban obras hist6-
•icas y cientificas de gran valor, algunas ediciones su-
namente raras y varios manuscritos. Tambten poseia
in abundante monetario y un pequeno museo de histo-
ia natural.
Tambi^n vivi6 por espacio de muchos anos en esta
:alle el inteligente literato y profundo historiador Don
Fernando Patxot, m£s conocido en la republica de las
etras con el pseudonimo de Ortiz de la Vega.
D. Fernando Patxot naci6 en Mah6n, de padres cata-
anes, el dia 24 de Setiembre de 1812, y desde nin6
nostr6 tal afici6n al estudio, que bien puede decirse
jue los libros fueron los amigos de su infancia. Estudi6
urisprudencia en la universidad de Cervera en los anos
le 1829 * i835; pero previendo ya desde entonces que
10 era la abogacia la carrera k que Dios le destinaba,
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'"mm 1
306 VfCTOR BALAGULR
Patxot tenia un estilo especial, que al de ningtin
otro autor conocido se parecia, y escribia en un caste-
llano tan correcto y tan castizo, que un poeta cataldn,
muy conocido en los circulos literarios por sus agudezas
y excentricidades, solia decir de 61: • Ortiz de la Vega
tiene un castellano de bota de charol y guante bianco. »
En Junio de i85g Patxot sufri6 un terrible golpe.
Perdi6 & Enrique, el segundo de sus hijos, y he aqui
la admirable carta con que comunic6 esta sensible p6r-
dida al autor de estas lineas, que se hallaba & la saz6n
viajando por Italia:
«Sr. D. Victor Balaguer.
>Genova.
» Barcelona 23 Junio de 1859.
tAmigo del alma: Apenas he podido pasar los ojos
por vuestras dos cartas de Marsella. Enrique era tam-
bi6n un amigo mio, y se ha ausentado para mucho tiem-
po. Ya le conocisteis. Jam&s me habia dado ningtin
sentimiento ni yo k 61, y ahora me ha dado uno par-
tiendo. No lloremos, porque dirlan que lloramos por
egoismo, pues el ausente estd, sin la menor duda, mejor
que nosotros. Dos minutos antes de ausentarse estaba
sentado & su lado, y se sonreia conmigo, y me decia que
ya se iba aliviando. Y sonri6ndose me dijo que deseaba
descansar un rato. Tendi6se en la cama sobre el costa-
do derecho, y dijo que no le iba bien. Volvi6se sobre el
izquierdo, y 6ste fu6 su postrer movimiento. Para el
alma, amigo mio, no hay agonia mis que en la vida. Solo
el cuerpo la halla en esto que llamamos muerte. No s6
si voy errado en mis conceptos 6 si convierto en reali-
dades los deseos; pero yo temblaba por si descubria en
la agonia una expresi6n de dolor, y no he visto en ella
mAs que un efecto org&nico. Enrique se ausegt6 dur-
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■PPW"'
LAS CALLES DE BARCELONA 307
miendo. Decidme, si lo sab6is, en d6nde habrd desper-
tado. Le voy buscando y le tengo metido en el pecho.
Me dicen y aconsejan que haga un viaje, y voy k hacer-
le por la alta Cataluna. Mientras vos recorrer6is la Lom-
hardia, vuestro amigo andard errante no s€ por d6nde,
buscando lo que estd seguro de no hallar en ninguna
parte. Os doy cita para el i5 de Agosto en Puigcerd£,
en donde meditaremos otro viaje y me contains lo que
os haya pasado en el vuestro, pues segdn serf, mi corre-
ria dudo que hasta entonces sepa de vos. Amigo mio,
dispensadme el tono de esta carta, y queredme como
entranablemente os quiere vuestro Fernando. »
Al autor de esta obra no le fu6 ya posible cumplir la
cita que Patxot le daba. Ortiz de la Vega era arrebatado
al carino de su familia y amigos el dia 3 de Agosto de
i85g, & la temprana edad de cuarenta y siete aiios.
CONDES DE BARCELONA (calle de los).
Es la que va desde la Freneria i. la plaza Catedral.
Antes llevaba el nombre de calle de la Inquisicidn, por-
que en ella se hallaba situado este terrible tribunal;
pero cuando por fortuna desapareci6 esta instituci6n,
di6sele oportunamente el que lleva ahora.
Tenia en ella una de sus entradas principales el pa-
lacio real antiguo de los condes de Barcelona, del cual
hablaremos extensamente al tratar de la Plaza del Rey.
Fu6 cedido este palacio & la Inquisici6n, conforme vere-
mos, y de ahi el nombre anterior de esta calle.
A mitad de la misma, frente k una de las puertas de
la catedral, tiene una de sus entradas la iglesia de las
monjas de Santa Clara, de cuyo convento y templo nos
ocuparemos tambiSn al llegar & la Plaza del Rey.
Un poco mds alld estd el archivo de la Corona de Ara-
g6n, eliual ocupa parte del antiguo palacio.
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308 VfCTOR BALAGUER
Es sin disputa alguna este archivo uno de los mdsan-
tiguos, completos y ordenados de Europa. Puede decir-
se que debe su s6r al rey D. Pedro IV el Ceremonioso,
quien expidi6 una pragmdtica mandando que todos los
diplomas, registros, papelesde cancilleria, etc., seguar-
dasen en el archivo real custodiados por un escribano
de su cancilleria, al cual todos los anos el protonotario
y secretarios debiesen entregar los registros concluidos,
quedando k cargo del susodicho escribano hacer los ex-
tractos y formar los indices para el pronto hallazgo de
cualquier noticia que se le pidiese. Los monarcas suce-
sores de D. Pedro prosiguieron dispensando su protec-
ci6n k este archivo, que ha llegado k ser con el tiempo
un riquisimo y abundante dep6sito diplom&tico.
Antiguamente denomindbase Archivus regius, archivo
real, por contar con la protecci6n de los monarcas yes-
tar situado en su palacio; pero comenz6 k ser conocido
por el nombre que hoy lleva k mediados del siglo xvi
cuando Felipe II mando erigir el archivo de Simancas.
En 1770 fu6 trasladado este archivo desde el palacio
real k la casa de la antigua Diputaci6n, senaldndosele
el lugar que hoy ocupa la secretaria de la Audiencia;
pero en i853 se volvi6 k trasladar al antiguo palacio de
los condes de Barcelona, donde hasta el presente con-
tintia.
Daremos una ligera idea de lo que encierra el real
y general archivo de la Corona de Aragon.
La sala del piso principal contiene todos los registros
desde el tiempo de Jaime I en adelante, cuyo conjunto
forma el nvimero de 6.417 volumenes. En unos grandes
armarios se custodian, entre otros importantes papeles,
todos los del interesante archivo particular de la anti-
gua Diputaci6n de Cataluna.
La sala primera del segundo piso contiene las colec-
ciones de registros y escrituras sueltas en perga*nino, k
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LAS CALLES DE BARCELONA 3O9
datar desde el 12 de Mayo de 874 hasta 3i de Mayo de
1410. El ntimero de dichos registros es el de 844 y el
de pergaminos el de 17.333.
La sala segunda abraza desde 31 de Mayo de 1810
hasta nuestros dias, custodiando 4.045 registros y 1.142
pergaminos.
Existen ademds en estas salas una colecci6n de pro-
cesos y causas c61ebres, entre ellos los que se formaron &
los templarios, & D. Jaime de Mallorca y al conde de
Urge]; muchos manuscritos y codices que fueron de la
Merced; una gran colecci6n de cartas, y 800 bulas pon-
tificias.
La sala tercera guarda muchos papeles del tiempo de
la guerra de la Independencia.
En el despacho del archivo se halla la urna que en-
cierra los restos del conde de Barcelona D. Ram6n Be-
renguer III, salvados del incendio que sufri6 el monas-
terio de Ripoll, y un armario con una colecci6n de sellos
originales usados por los reyes de la Corona de Arag6n
en sus diplomas.
El orden y m6todo que se nota actualmente en este
archivo se debe principalmente al antiguo archivero
D. Pr6spero de Bofarull y Mascar6.
Existe tambi€n en una de las salas una pequena bi-
blioteca formada de las obras m&s importantes, y en los
bajos del edificio una imprenta y un taller de encuader-
naci6n para uso del mismo archivo.
El archivero tiene una parte del edificio destinada
para su habitaci6n, y aqui murio, 4 29 de Diciembrede
1859, el reputado historiador D. Prospero de Bofarull,
de quien debemos decir algo con este motivo.
Naci6 el Sr. Bofarull en Barcelona el tiltimo dia de
Agosto de 1777; estudi6 jurisprudencia en la universi-
dad de Cervera y Huesca, y despu£s de haber servido
lealmente al gobierno en algunos destinos de importan-
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~m
3IO V/CTOR BALAGUER
cia, fu6 nombrado archivero de la Corona de Arag6n
en 1814. Grandes servicios prest6 en este destino k la
literatura y k la historia patrias, no siendo el menor por
cierto la publicaci6n de los Condes de Barcelona vindica-
dos, obra de buena critica hist6rica y de mdrito real y po-
sitivo, con la cual se conquist6 un nombre ilustre y que
no se borrard fdcilmente de la memoria de cuantos amen
las glorias y tradiciones de Cataluna.
CONDESA DE SOBRADIEL (calle de la).
De la calle de Escudillers va k parar k la de Ataulfo.
Fu6 una de las que se abrieron cuando se derrib6 el
Palau, del que tendremos ocasi6n de hablar mds ade-
lante, y di6sele este nombre por galante recuerdo k la
senora condesa de Sobradiel, que era duena de aquel
c^lebre y antiguo edificio.
CONSTITUCION (plaza de la).
Es la que el vulgo conoce generalmente por plaza de
San Jaime, nombre que antes llevaba.
Parten de ella las calles del Mico, Fernando VII,
Call, San Honorato, Obispo, Paradis, Libreteria, Jaime I
de Aragon y Ciudad.
Es 6sta la plaza mds antigua de Barcelona, y tam-
bi£n la mds cSlebre. Su anterior nombre de San Jaime
se atribuye por una constante tradici6n que ha andado
muy vdlida desde los primeros tiempos del cristianismo,
al hecho de habef predicado en ella el Evangelio el ap6s-
tol Santiago, al cual se erigi6 una iglesia que fu£ derri-
bada en 1823 para el ensanche de la plaza. En ella se
hallan dos edificios muy notables, las Casas consisto-
riales y el palacio de la Diputaci6n, de los que vamos k
ocuparnos. Habilitada en nuestros tiempos para plaza
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LAS CALLES DE BARCELONA 3II
de la Constituci6n, fu6 colocada la ldpida de 6sta en la
fachada del primer edificio.
En los primeros tiempos del Municipio no existia
casa ni palacio para los individuos del Consejo, quienes
se reunieron primero en el convento de dominicos, lue-
go en el de franciscanos, y liltimamente en casas parti-
culars, donde tenian el archivo y la secretaria. Por es-
to en una nota de la Rubrica de Bruniquer, que se cus-
todia manuscrita en Casa la ciudad, se lee: « Ans ques
compras la casa hont vuy se te lo Concell de Cent, quel
tenian d Predicadors, logaren casas 6 stansias particu-
lars pera tenir las scriptures y coses que eran de la ciu-
tat, com se veu d 5 dels idus de desembre de i338 que
foren pagadas d Fransesch Fivaller ciutedd, 10 lliuras d
cumpliment de las 20 lliuras per lo lloguer del porxo 6
sala 6 palau del seu alberch en lo cual se tenia la scri-
vania del rational.*
En 1 36g los concelleres, deseando que el Consejo
tuviese casa propia, compraron la que poseia el caba-
Uero Sim6n de Robira contigua a la pared de la iglesia
parroquial de San Jaime Ap6stol, y manddndose derri-
bar, se levant6 de pie el edificio 6 casa del Consejo, que
qued6 terminada, si no en todo en parte, el aiio 1373,
pues consta que en dicho ano se celebr6 la primera se-
sion en la sala aun hoy llamada del Consejo de Ciento.
Poco existe hoy del antiguo edificio, pues las reno-
vaciones modernas y las reformas que se hicieron en
i8a3 han cambiado por completo el cardcter y orden
del mismo; pero por los restos que se conservan puede
venirse en conocimiento de cudn bello, elegante y de
jpuro estilo era nuestro antiguo palacio comunal.
Entrdbase en €1 por la calle de la Ciitdad, donde ha-
bia una plazuela, segun se ha dicho al tratar de dicha
calle y hablando de la fachada antigua que todavia exis-
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312 VfCTOR BALAGUER
te, extendiSndose k su largo, por detrds de la iglesia de
San Jaime, la cual ocupaba parte de la que es hoy pla-
za de la Constitution y todo el terreno en que se eleva
el edificio moderno de las Casas consistoriales, que hoy
tiene su entrada principal en esta plaza.
Los restos antiguos merecen ser visitados. De la fa-
chada ya se ha hablado al hacerlo de la calle de la
Ciudad. El famoso salon del Consejo de Ciento ha sido
restaurado, d&ndose algun mis ensanche que no tenia
en la primitiva obra. Entrase en €1 por una puerta de
mirmol, bella y sencilla, decorada con dos columnas
j6nicas que sostienen su cornis6n, en cuyo friso se dis-
tinguen las letras S. P. Q. B. Senatus Populus-Quc Bar-
cinonensis. Antiguamente estaba adornado este salon
con tapices, estatuas y cuadros, y alrededor se levan-
taban los estrados y asientos que ocupaban los miem-
bros del Consejo. Cuando, despuSs de la guerra de su-
cesion en los primeros anos del siglo pasado, fueron
destruidas las libertades catalanas; cuando desaparecie-
ron el Consejo de Ciento y la Diputaci6n de Cataluna,
que tan altas glorias y tan altos merecimientos conta-
ban, di6se orden para quitar todo lo que habia en el sa-
lon del Consejo y pudiese recordar los pasados hechos.
He aqui la lac6nica comunicaci6n que con este motivo
se pas6 al general encargado del mando de las tropas
que ocuparon militarmente Barcelona: *«Habiendo en-
tendido el rey que en las casas del Ayuntamiento de
esa ciudad de Barcelona se conservan presentamente en
un gran sal6n alto el teatro y asientos que usaba el
Consejo de Ciento, manda S. M. que V. E. haga luego
se quiten estos asientos antiguos, y se ponga la sala en
la forma en que est&n las de los ayuntamientos de las
demds ciudades de estos reinos. » *
En el centro del edificio se ve una parte del antiguo
patio del Consejo; pero s61o por algunos trozos pueden
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LAS CALLES DE BARCELONA 3I3
conocerse las galerias que en tor no suyo se levantaban,
las cuales han sido destruidas para la construcci6n de
las oficinas modernas.
En el que antes se llamaba patio de los naranjos, y
debia ser por cierto un bellisimo patio, se conserva
cuidadosamente, alii trasladada por instancia de algu-
nos amantes de las glorias patrias, la puerta que antes
abria paso £ la sala del Trentanari, llamada asi por ce-
lebrar en ella sus sesiones el Consejo menor de la ciu-
dad, 6 sea el Consejo de los treinta y uno. Es una ele-
gante y bien labrada puerta con bustos de varios con-
celleres y medallones con imdgenes de las virtudes.
Habia en este patio una puerta de comunicaci6n con
el vecino templo de San Miguel, del cual nos ocupare-
mos al hablar de la calle del Mico.
El patio de los naranjos es tambten notable porque en
€1 se hallan otros restos del antiguo edificio, comuni-
cando con dos piezas que recientemente han servido
para los juicios de paz, en las cuales se hallan bajos re-
lieves, cornisas y columnar del mejor gusto, trazado
todo por h&bil cincel.
La f&brica moderna no ofrece nada de particular.
Ocupa toda la parte delantera del edificio, cuya facha-
da la forma un cuerpo avanzado en el que se abre la
puerta principal y un nicho k cada lado con dos esta-
tuas colosales de mdrmol bianco, esculpidas por Don
Jos6 Bover, representando la de la derecha al rey Don
Jaime I el Conquistador y la de la izquierda alconceller
Juan Fivaller. De entrambos nos ocuparemos en las
calles que llevan su nombre. Al nivel de primer alto,
comprendiendo todo el ancho del cuerpo avanzado, cua-
tro robustas columnas j6nicas sostienen el cornisamen-
to del mismo orden que es el general de la fachada, y
su basamento forma un balc6n corrido para la reuni6n
del cuerpo municipal y demds autoridades en las pro-
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3I4 VfCTOR BALAGUER
clamaciones y festejos publicos. Dirigi6 esta obra el ar-
quitecto D. Jos6 Mas, y ha dirigido las reformas del in-
terior del edificio y la de renovaci6n del sal6n del Con-
sejo de Ciento el arquitecto D. Daniel Molina.
El piso alto de las Casas consistoriales es ocupado
por el archivo municipal, donde se conservan ricos te-
soros para la historia patria y senaladamente para la
del Municipio Catalan.
El otro edificio notable de esta plaza es la casa 6 pa-
lacio de la Diputaci6n, uno de los mds bellos y mds
importantes de Barcelona. Era con el nombre antiguo
de Casa del General, es decir, de la Generalidad 6 del
Comtin, el punto donde se reunian los representantes
de los tres Brazos para componer el primer cuerpo po-
litico en la antigua constituci6n de la naci6n catalana.
(V. calle de la Diputacion.)
Fu6 construido este edificio en dos £pocas distintas, y
como de la obra antigua k la moderna hubo de trans-
currir mds de siglo y medio, diversos son, por lo mismo,
el cardcter y el gusto de cada una.
El primitivo edificio data del siglo xiv y debia ser
muy reducida su planta, pues se sabe que d principios
del siglo xv se ensanch6 con varias casas contiguas
que se adquirieron y derribaron para darle mayor ex-
tension. Su puerta principal era entonces la 11am ada de
San Jorge, en la calle que hoy se denomina del Obispo,
la cual conserva aun su graciosa fachada, admiraci6n
de todos los amantes de las bellas artes.
En i5g8 se determin6 dar todavia mayor ensanche
al palacio, y Uev6se d cabo la idea de engrandecer el edi-
ficio por la parte que da d la plaza de San Jaime. Di-
rigi6 la nueva obra el arquitecto Pedro Blay, y lo hizo
con tino y acierto, pues procur6 conservar intactas las
partes mds preciosas del antiguo edificio.
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r
LAS CALLES DE BARCELONA 315
Desde esta renovaci6n, la fachada principal del pa-
lacio estd en la plaza de San Jaime 6 de la Constitution,
y es una fachada severa, bella y respirando grandeza.
En medio del balc6n del centro se descubre una capilla,
en la cual falta una estatua de San Jorge, que pronto
serA en ella colocada.
La obra de Pedro Blay, es decir, la reforma, com-
prende desde la fachada hasta el arranque de la gran-
de escalera que conduce & un patio donde estin las dos
puertas de San Jorge y de San Honorato. Ahi es donde
empieza el edificio antiguo que estd hoy ocupado por
la Audiencia, como el moderno lo estd por la Diputa-
ci6n provincial.
En la parte moderna se halla el famoso sal6n llama-
do de San Jorge, que es mirado como fdbrica de m6rito
por los inteligentes. Grandes recuerdos hist6ricos tiene
este sal6n, y en €1 se han efectuado actos solemnes y
c&ebres. Vamos & citar algunos de ellos.
En 1640 hubo alii la gran junta de Brazos 6 reuni6n
de las Cortes soberanas del pais, y alii son6 la tribuni-
cia voz del diputado eclesidstico D. Pablo Claris, ma-
nifestando y probando que Cataluna debia hacer armas
contra el rey Felipe II de Castilla, conculcador de las
ptiblicas libertades. La asamblea aprob6 la proposici6n
de su presidente Claris, y abiertas quedaron las puertas
del templo de Jano.
Pocos dias despu^s, en el mismo sitio, se tomaba la
resoluci6n solemne de declarar vacante el trono del
conde de Barcelona, arrojando de 61 & Felipe IV, y pa-
sando a proclamar un nuevo rey con ciertos pactos y
condiciones. El elegido fu6 Luis XIII de Francia.
Otro acto parecido tenia lugar en el mismo local en
1705. Reunidas las Cortes catalanas, present6se & ellas
el archiduque Carlos de Austria, antagonista del duque
de Anjou, que con el nombre de Felipe V acababa de
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316 VICTOR BALAGUER
;entarse en el trono de Espaiia. Las Cortes, oida la ex-
)licacion que dio el archiduque y finalizado su discurso,
econocieron como mejor su derecho y le proclamaron
:on el nombre de Carlos III, excluyendo y privando
lei trono & Felipe de Borb6n, duque de Anjou. Sigui6-
onse despu^s de esto muchos anos de aquella sangrien-
a guerra llamada de sucesi6n, la'cual ya sabemos, por
o dicho anteriormente, que termin6 infaustamente para
os catalanes. Sucumbi6 la causa de la libertad represen-
ada por los her6icos defensores de Barcelona en 1714,
r triunf6 la del absolutismo, quedando en el trono de
2spana la dinastia de Borb6n.
Entonces el sal6n de San Jorge fu6 teatro de otra es-
:ena, bien distinta de las anteriores por cierto. El dia
c3 de Abril de 1716, por orden de Felipe V, fueron con-
rocadas todas las autoridades de Barcelona en el hist6-
ico sal6n de que estamos hablando, y alii, 4 su presen-
:ia, por mano del verdugo, fueron quemados todos los
>rivilegios, libertades y franquicias que, revalidados de
os antiguos y con otros nuevos, habia otorgado el ar-
:hiduque Carlos & la capital del Principado.
Al efecto de conservar este hist6rico sal6n y acabar
on las profanaciones que en €1 se cometen cuando se
elebran las quintas, la Diputacion actual ha tenido la
>uena idea de convertirlo en Museo provincial de anti-
[uedades y pinturas. Se estdn haciendo hoy precisa-
nente las reparaciones necesarias, y va k quedar muy
ironto cerrado con una verja, habilitdndose otro local
>ara los actos del sorteo y reemplazo del ej^rcito, que
n el dia contindan celebrdndose en €1 por desgracia.
j3. Diputacion, que ha observado el vacio que de un
luseo provincial se nota en nuestro pais, ha decidido
>or de pronto habilitar k este efecto el sal6n de San
orge, y 4 61 ha hecho ya trasladar el magnifico mo-
4ico que se encontr6 al ser derribado el Palau. Pronto
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LAS CALLBS DE BARCELONA 317
quedaran tambten cubiertas sus paredes con los varios
cuadros de m£rito y otros objetos preciosos que la Di-
putacion posee, y asi se habrd elevado un templo & las
artes en el antiguo consistorio de las Cortes catalanas,
sirviendo de esta manera aquel venerando sitio para
mejor, mis digno y m£s adecuado objeto.
Pasemos ahora & decir algo del edificio antiguo.
Queda ya consignado que esta parte del palacio de
la Diputaci6n catalana fu6 cedido & la Audiencia,
cuando despu6s de la caida de Barcelona en 17 14
quedaron abolidas las antiguas libertades y constitucio-
nes de este pais, desapareciendo, por consiguiente, el
cuerpo politico de la Diputaci6n de Cataluna. Sirven,
pues, hoy para el tribunal de justicia, sus oficinas y
dependencias, las salas que sirvieron un dia para los
diputados catalanes.
Gracias & esto, se ha podido conservar perfectameh-
te el antiguo palacio de nuestros pr6ceres, y es digno de
ser visitado con toda detenci6n y estudio. El inteligen-
te no puede menos de fijarse admirado en el elegante
patio que se hall a en el centro del edificio, rodeado de
una esbelta galeria ojival, cuyas airosas columnas son
del mejor efecto; en el jardin de los naranjos, con su do-
ble galeria de ojivas y sus graciosas y originales gdrgo-
las; en la capilla de San Jorge, situada junto d este pa-
tio, cuyo frontis es admirable por sus primorosas labo-
res y por sus ricas bellezas, y en las espaciosas salas
que hoy sirven par# el tribunal y para las vistas de
pleitos, notables principalmente por sus riquisimos ar-
tesonados.
En una de las salas se ve una galeria de retratos al
oleo, no todos por cierto con exactitud hist6rica, de los
condes de Barcelona y monarcas que ha tenido Catalu-
na desde Ataulfo hasta nuestros dias, siguiendo la linea
aragonesa. S6I0 hay los de tres reyes visigodos, el de
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318 VfCTOR BALAGUBR
Ataulfo, el de Wamba y el de Rodrigo, que fu6 el ulti-
mo rey de aquella estirpe. Tras de 6stos siguen Carlo- "
magno, Ludovico Pio y Carlos el Calvo, monarcas
francos bajo cuyo protectorado comenzaron los catala-
nes la reconquista de su patria. Aparecen luego algu-
nos de los condes feudatarios, Wifredo el Velloso, pri-
mer conde soberano de Barcelona, y en seguida los de-
mds condes soberanos hasta Ram6n Berenguer IV el
Santo, bajo cuyo gobierno se uni6 Cataluna y Arag6n;
luego los monarcas de la Corona de Arag6n hasta He-
gar a Fernando el CatSlico, que uni6 los reinos de Ara-
g6n y Castilla, y, por tiltimo, todos los reyes de Espana
k datar de aquella uni6n hasta Isabel II,
Por lo que toca k la capilla de San Jorge es muy re-
ducida, pero muy bella. Tambten tiene dos 6pocas como
el edificio. La actual se construy6 k espaldas de la an-
tigua, pero respetando £sta que hoy sirve de entrada.
Cons£rvanse en esta capilla ricos tapices antiguos, un
magnifico frontal, varias reliquias, un precioso misal y
varios ornamentos de mucho m6rito.
Desde tiempos muy antiguos, San Jorge era patr6n
de la Diputaci6n 6 General de Cataluna. Muchas nacio-
nes y tambi&i muchos principes han invocado & este
santo por patr6n de sus armas, pero en la Corona de
Arag6n se le tributaba ademis un culto particular des-
de 1094 en que fu£ dada la batalla de Alcoraz, ganada
por el rey D. Pedro I, y en la cual se suponia haberse
visto 4 San Jorge pelear entre las ftlas de los cristianos.
La Diputacion de Cataluna, uno de cuyos tres Bra-
zos 6 estamentos era el militar, adopt6 mds adelante
el estandarte de San Jorge (cruz roja en campo bianco),
6 invoc6 como protector k dicho santo, mandando alzar
en su palacio la citada capilla. El apellido 6 grito de
guerra de los caballeros catalanes era tambi^n el de
San jfordi, firam, firam! (San Jorge, hiramos, hiramos!)
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w*
LAS CALLES DE BARCELONA 319
En la festividad del santo patr6n acostumbrdbase
cada ano d hacer una gran funcion, celebrdndose un
torneo 6 justa real. Por la manana tenia lugar en la
capilla un solemne oficio con serm6n, el cual se encar-
gaba d uno de los mejores oradores sagrados. En se-
guida venia la ceremonia de bendecir las armas d los
paladines que debian tomar parte en la justa, los cua-
les, llenado este requisite, pasaban d uno de los salo-
nes del palacio donde recibian las empresas de manos
de sus damas. A la hora senalada la comitiva salia del
palacio, acompanada de ministriles, precedida por la
Diputaci6n y guiada por su bandera, y se trasladaba al
palenque; tenia lugar el torneo, que acostumbraba d
ser en el Born, y regresaban todos al palacio de la Di-
putaci6n, donde las damas adjudicaban los premios d
los vencederes, termindndose la fiesta con una danza
por la noche en aquellos salones, iluminados.
Todavia hoy se celebra la fiesta de San Jorge, que
es una de las tradicionales en Barcelona; pero ya no es
fiesta de armas, sino de flores. En dicho dia se facilita al
publico la entrada en los salones de la Diputaci6n y de
la Audiencia, y el patio del edificio, la plaza de la Cons-
tituci6n y la calle del Obispo estdn llenos de mesas don-
de se venden ramos de flores al inmenso gentio que
desemboca por todas las avenidas de la plaza.
A principios del siglo pasado Barcelona despert6 un
dia al festivo son de las campanas que rasgaban con
voces alegres el aire y al rumor del bullicio y algazara
que partian de todas sus calles.
Eran dias de fiesta para la capital de los condes;
eran fiestas que debian ser el pr61ogo de aquel san-
griento drama que se Uam6 U guerra de sucesi6n.
Felipe V, el primero de los Borbones, se dirigia d
Barcelona, y €sta se disponia d recibirle con pompa y
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I
LAS CALLES DB BARCELONA 32 1
que descendi6 f despugs de la desgraciada y pronta muer-
te de D. Juan I, para asegurarse de la salvaci6n del
alma de su rey; otro & Carlos el Calvo pasando los cua-
tro dedos mojados en la generosa sangre de Wifredo
por el escudo del jsonde de Barcelona; otro al rey Don
Alfonso dando al conceller en cap de Barcelona las
puertas de la ciudad de Ndpoles como premio al esfuer-
zo cataldn en la toma de esta ciudad; otro & Juan Blan-
cas arrojando por encima de las murallas de Perpindn
la cuchilla con que debian los franceses inmolar al hijo
del Guzmdn de Cataluiia; otro, en fin, al conde de Bar-
celona Ram6n Berenguer III el Grande, lidiando en el
palenque por- el honor y fama de la emperatriz Matilde
de Alemania.
Otros tres gremios se encargaron tambten de adornar
el portal de en frente de la casa de las Comedias, vul-
garmente llamada dels Escudillers, y alii levantaron una
suntuosa fabrica.
En el remate de la Rambla, junto 4 las A far a z an as,
mandaron construir un soberbio y vistoso arco triunfal
los seiiores diputados y oidores del Principado. Las
inscripciones de que este arco estaba sembrado eran en
latin, catal&n y castellano.
La plaza de Fra-menors 6 San Francisco, ahora Me-
dinaceli, estaba lujosamente engalanada. Sabido es que
era el sitio consagrado por la tradici6n y las leyes don-
de la ciudad recibia el juramento de sus reyes. Un ri-
quisimo solio se hallaba dispuesto sobre un lujoso ta-
blado. Subi6 & €\ Felipe V acompanado de los conce-
lleres, y en manos del padre guardidn de San Francis-
co, puesta la diestra sobre los Santos Evangelios, jur6
cumplir los privilegios, fueros y prerrogativas de la ex-
celentisima ciudad de Barcelona.
Terminada la ceremonia, el rey baj6 del solio y pro-
sigui6 su camino, hallando al paso otros arcos de triun-
TOMO XXI 21
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322 VfCTOR BALAGUBR
fo y otros vistosos edificios cuya erecci6n corriera &
cargo de los varios gremios que contaba entonces Bar-
celona.
Pero entre la infinidad de festejos que por muchos
dias tuvieron lugar para celebrar la»entrada del rey y
su enlace con Maria Luisa Gabriela de Saboya, s61o es
ocasi6n de describir con todos sus pormenores el torneo
que tuvo lugar en la sala Real de los pleitos del palacio
de la Diputaci6n d disposici6n y gasto del muy ilustre y
fidelisimo Consistorio de los diputados y oidores del
Principado.
Para este torneo k pie, que debia tener lugar ante
SS. MM. y ante la aristocracia catalana*, se eligieron
un mantenedor y ocho combatientes, en memoria de
los nueve cglebres varoncs de la fama que, segun nues-
tras cr6nicas, tan gloriosamente comenzaron la recon-
quista de Cataluna.
En seguida se form6 un tribunal compuesto de seis
seiioras, *dos viudas, dos casadas y dos doncellas. Eran
las primeras, Dona Antonia de Magarola y de Senmanat
y Dona Margarita Ramona y de Magarola; las segun-
das, Dona Manuela de Bach y de Oms y Dona Ignacia
de Magarola y de Amigant; y las ultimas, Dona Maria
de Clariana y Gualbes y Dona Maria de FarnSs y de
Marim6n. Estas seis senoras eran muy celebradas por
sus cualidades morales y por su singular hermosura. A
este jurado del bello sexo se agreg6 como consulente
D. Francisco de Sayol y de Quarteroni, hijo del caba-
llero D. Feliciano Sayol, que habia dejado memoria de
ser la mejor pica y lanza de Cataluna, y se nombr6
secretario del tribunal i. D. Raimundo de Codina y Fe-
rreras.
La primera disposici6n del galante jurado fu6 fijar
los premios que debian distribuirse y redactarel c6digo
de leyes que debia regir.
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LAS CALLES DB BARCELONA 323
Los premios quedaron destinados los siguientes y del
modo que se expresa:
1. Por mejor pica, un miramelindo compuesto de
diamantes con una cruz del Santo Espiritu pendiente.
2. Por mejor espada, un miramelindo guarnecido de
rubies y diamantes con semejante cruz.
3. Por mds galdn, una laminilla de porcelana con
sus primorosas imdgenes de ricos esmaltes, con sus en-
tornos y lazos de diamantes.
4. Por mejor invenci6n, una joya de diamantes y
rubies y en su centro un sudario.
5. El premio de la folia, una cruz de diamantes de
mucho fondo.
En cuanto k las leyes, que fueron leidas al mantene-
dor y combatientes y aceptadas por todos, fueron las
siguientes:
LEYES DEL TORNEO A PIE.
i. Cualquiera que al tiempo de entrada pierda la
pica, no puede ganar el premio.
2. Que cualquiera que terceando la pica la tuviere
de forma que pueda llegar al palenque, aunque la rom-
pa, no vaya por rompida.
3. Que el que" tocare al palenque antes de dar el
bote de pica, no pueda ganar premio .
4. Que quien rompiere la pica del guardabrazo aba-
jo, no le valga por rompida.
5. Que cualquiera que rompa la pica enristr&ndola
antes de dar el bote, no le valga por rompida.
6. Que sean juzgadas por mejores picas las que se
rompieren m&s altas y mejores botes; que los jueces
tengan consideraci6n al que con mds brio y aire las
rompa.
7. Que los jueces atiendan que si alguno al poner
mano & la espada se embaraza, de forma que haya me-
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VfCTOR
ida de padrino, no pueda ganar premio de
5 cualquiera que pierda la espada por flojedad
jue se la haga caer al contrario, no pueda ga-
o de espada,
2 el que tocare al palenque con la espada de
manera, no pueda ganar premio de espada.
ue cualquiera que tocare al palenque con la
tierda, antes de pelear 6 peleando, no pueda
mio de espada.
ue sean juzgados por mejores golpes de espa-
5 se dieren mis altos, m&s firmes, con mas
mejor aire .
ue los que hicieren caer la espada al enemigo
itaren con bote de pica 6 golpe de espada, 6
i derramar sangre de manera que no pueda
o puedan ganar premio de pica, si lo hubiere
la pica, ni premio de espada, si lo hubiere
i la espada, sino en caso que su contrario hu-
10 lo mismo con 61 6 con otro, porque en este
zga quien con mis aire, brio y gallardia lo
ho.
ue si peleando con las espadas no se pudieren
jue los maestres de campo acudan luego, y
obligados los combatientes i. obedecer sus 6r-
iie cualquiera que desarmare con bote de pica
>e de espada k su enemigo, de forma que no
reparar con una agujeta de las comunes que
an & llevar para este efecto, si fuere con bote
j valga por dos picas rompidas, y si fuere con
que los jueces tengan consideraci6n de ante-
la igualdad de los demds.
lalquiera que diere mds de tres botes de pica
10 pueda ganar premio.
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326 vfCTOR BALAGUER
todas las damas que habian de concurrir, siendo en
tanto numero que pasaban de 3oo.
Fij6se despuSs en el campo que quedaba la valla 6
tela para la palestra, atravesada en medio del sal6n,
dejando lugar bastante k una y otra parte para el paso.
Repartteronse por todas las paredes de la sala, con os-
tentosa y proporcionada distribuci6n, 800 velas de libra
y 100 hachas, y se dispuso una merienda 6 refresco con
que agasajar k SS. MM., con tanta liberalidad y gran-
deza, que s61o en los dulces se gastaron 1.000 libras.
Brillante de luces y de hermosuras estaba el sal6n.
La fiesta empez6 con un sarao, rompiendo el baiJe, al
suave son de varios y acordes instrum.entos, Dona Ma-
ria Teresa Dusay y Bru y D. Vicente de Magarola y de
Bach; pero pronto lleg6 la hora del torneo, que anun-
ciaron con su estr€pito los tambores y con sus prolon-
gados sones las marciales trompetas.
Despej6se el circo; todos se retiraron k sus respectivos
puestos, y las miras se fijaron en la puerta de entrada,
por donde se veia asomar k los maestres del campo.
Salieron k despejar la plaza, al grave estruendo de
cuatro tambores y otros tantos alegres pifanos, adorna-
dos con sus cotas de damasco carmesi y bianco con sus
franjones, los dos maestres de campo D. Juan de Llu-
pidy de Agull6, gobernador de Catalufia, y D. Ber-
nardo de Aymerich y Cruilles, vestidos con la gala y
lujo que requeria la funci6n, con sus bastones y bandas
coloradas, divisa de la noble cofradia de San Jorge.
En pos de ellos iban todos los padrinos de los com-
batientes, de cuatro en cuatro, siendo los tiltimos 16s
cuatro padrinos del mantenedor. Iban todos ricamente
adornados de extraordinarias galas, llevando cada uno
la divisa del combatiente que apadrinaba atada en el
brazo izquierdo. Consistia 6sta en una rica cinta con
remates de oro y plata del color de la gala del comba-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 327
tiente, siendo la de los cuatro padrinos del mantenedor
de color anteado y plata.
Cerraba la marcha el mantenedor, que lo era el muy
ilustre marquis de Rubi, armado de punta en bianco;
Uevaba abierta la visera con su cimera 6 penacho de
ondulantes plumas blancas; su manto y tonelete eran
del color de su divisa; llevaba apoyada sobre su horn-
bro una pica plateada; su adarga en el brazo izquierdo,
y en ella la tarjeta con su empresa. Un paje con una
fuente de plata suministraba 4 los padrinos la empresa
escrita sobre tafet&n del color de la misma divisa, para
que la repartiesen entre el lucido concurso que ocupaba
el sal6n.
Hechos los correspondientes saludos y cortesias; he-
cha por el mantenedor la levada, batiendo la pica al
suelo, fuese k ocupar su sitio en la plaza & la parte dere-
cha de la tribuna de SS. MM., con sus cuatro padrinos,
que eran el muy ilustre marqu6s de Coscojuela, Don
Francisco Yunent y Marim6n, D. Francisco de Sayol
y Quarteroni y D. Carlos Fivaller y Torres.
£1 primero de los citados padrinos llev6 las armas y
empresa de su apadrinado & las senoras jueces para que
se dignasen reconocer las unas y tomar nota de la otra.
Consistia la empresa del marquis de Rubi en dos so-
les soberanamente unidos y coronados con una real dia-
dema con este mote: Ex utroque unum, gozando por in-
genioso comento esta letra:
Junt61os la semejanza,
Y uni£ndolos el amor
Dan el influjo mayor.
La idea del mantenedor fu6 celebrar el asunto de la
fiesta, es decir, el bimeneo de SS. MM.
Entr6 por primer combatiente D. Francisco de Yu-
nent y de Verg6s, tan airosamente bizarro como biza-
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328 vfCTOR BALAGUER
rramente airoso, segun la resena k la que pido presta-
dos estos apuntes. Asocidbanle sus dos padrinos Don
Juan de Copons y de Falc6 y D. Jos6 Amat de Plane -
11a y Despalau.
Armado sali6 de brunidas armas; coronaba su celada
una vistosa cimera, compuesta de bellas plumas entre-
tejidas con otras de color gridalin; brillaban en su
manto y tonelete el precioso esmalte del mismo color
gridalin — que era el de su divisa, — entre transparentes
visos de preciosa plata; sostenia su mano derecha la
plateada pica que briosamente reclinaba sobre el hom-
bro, y embrazaba su brazo izquierdo la adarga con la
empresa. Otro paje en una servilla suministraba laem-
presa, impresa en tafetAn del color de la divisa, k los
padrinos para que la fueran repartiendo entre las damas.
Era su empresa una flor de lis coronada con una ri-
ca diadema, y circuida del hdbito que el serenisimo du-
que de Saboya tenia por rey de Chipre; el mote era:
Solo Cypre, y su ingenioso comento, con mis profundi-
dad que silabas, se reducia & esta letra:
La Cipria hermosa deidad
Corona mi majestad.
Era el intento del paladin defender y sostener que
s61o la real princesa Maria Luisa Gabriela de Saboya,
por sus soberanas prendas y singular belleza, podia ser
digna consorte del rey Felipe V, aludiendo k este con-
cepto el comprenderse la flor de lis coronada, cuerpo
principal de la empresa, dentro la esfera del hdbito del
rey de Chipre.
Hizo el paladin su levada, batiendo al suelo la pica y
concluyendo con los tres acatamientos ante el solio de
SS. MM. y ante la tribuna de las damas; reconocteron-
se sus armas y tom6se nota de su empresa; en seguida
pusteronse frente k frente el de Rubi y el de Yunent;
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r
LAS CALLES DE BARCELONA 329
hicieron mutuamente entre si la calada del reto, con
las mismas picas plateadas, y dejdndolas despu6s en
las manos de los padrinos, recibieron de 6stos las de
combate con sus roquetes de hierro y con sus puntas.
Tan pronto como los combatientes las empufiaron, ha-
ciendo vistoso alarde del brio y del valor, empezaron k
batallar con tres levadas, rompiendo las tres picas entre
si; y recogiendo los padrinos los roquetes despu6s de
rotas, para entregarlas & lassenoras jueces, lesiban su-
cesivamente administrando otras enteras, y & la tiltima,
echdndola con garbo al suelo, con uniforme bizarria
pusieron los dos mano k la espada, y acercdndose k un
paraje proporcionado se dieron con airoso brio cinco
cuchilladas en lo alto de sus celadas, arrancando nu-
merosos y nutridos aplausos que se levantaron de to-
dos los dngulos de \k sala, interin las damas agitaban
al aire sus paiiuelos y bandas de colores.
Entre el bullicio de las aclamaciones, se retir6 el
mantenedor k su puesto con sus padrinos, y D. Fran-
cisco de Yuiient se apart6 k un lado de la sala, hacien-
do lugar k los demds combatientes.
Fu6 el segundo paladin D. Antonio de Paguera y
Aimerich, caballero que debia gozar sin duda en aquel
tiempo fama de muy galdn y muy gallardo, pues que el
cronista le llama bello Adonis con emulaciones de esfor-
zado Marte. Eran sui padrinos D. Jos6 de TeiT^ y Pa-
guera y D. Francisco de Pinatelli y Aimerich. Armado
iba tambiln de todas armas; de plumas blancas y en-
carnadas se componia el airoso penacho que se balan-
ceaba soore su cimera; su manto y tonelete lucia los
mismos colores — que eran los de su divisa, — y su em-
presa, que los padrinos repartian con prodigalidad en-
tire el concurso, era el Amorvendado con sus alas, arco
y flecha en la mano derecha, al lado de la Fortuna, ven-
dada tambi€n, pisando entre ambos con un pie una es-
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330 vfCTOR BALAGUER
fera 6 globo, la Fortuna con el otro su misma rueda:
mediaba entre ellos un coraz6n, que le sostenia el Amor
con una mano por su parte, y la Fortuna con otra por
la suya, dando alma d tan amoroso y afortunado cuerpo
este mote: Con la union se inmortaliza, comentdndole
discretamente sentenciosa esta letra: *
Del mundo vida ha de ser
^Solamente un coraz6n
Con tan singular uni6n.
Despu6s que quedaron cumplidas las ceremonias que
d cada paladin debian renovarse, insinuaron el combate
los b&icos instrumentos, y el mantenedor y D. Antonio
de Paguera pelearon, dando sobrada prueba uno y otro
de valor, de esfuerzo, de inteligencia y gallardia.
Fu€ el tercer combatiente D. Miguel Ponsde Men-
doza, caballero del hdbito de San Juan. Tenia por pa-
drinos d D. Feliciano de Sayol y Quarteroni y d Don
Jos€ de Ferrdn y Zarriera, caballeros del mismo hd-
bito. El color de su divisa, de su manto, tonelete y pe-
nacho era el oro mezclado con la plata; su pica era do-
rada, y su empresa, con la que daba que discurrir d to-
dos los discretos, era un mar cuyo dilatado pi61ago,
poblado s61o de encrespadas olas, dejaba engolfado el
discurso sin saber d d6nde tomar puerto, siendo enigma
mds que explicaci6n de su profundidad este mote: Nada.
Enigmdtica era, en efecto, esta empresa, y antes que
nosotros hubo ya de encontrarla tal el cronista que en
estos apuntes nos guia, pues que respet6 su misterio,
contentdndose s61o con indicar que acaso queha la em-
presa suponer que con el real enlace nadaba la mo-
narquia espaiiola en el dilatado golfo del mayor poder.
£1 mismo buen dxito que sus predecesores obtuvo
este nuevo paladin; los mismos aplausos coronaron el
combate.
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LAS CALLES DB BARCELONA 33 I
Retirado & su puesto el de Pons, retumbaron por
cuarta vez los clarines, y acompanado de sus padrinos
D. Miguel de Lentorn y Pin6s y D. Juan de Pin6s, se
present6 en el palenque el muy ilustre conde de Zave-
M, tan bizarro y gal£n como 61 solo, siendo lo mismo
dejarse ver que romper el concurso en aplausos & su
brio, denuedo, despejo y natural bizarria. Amarillo y
plata era el color de su divisa, y su empresa era una es-
fera 6 circulo, compuesto todo de muchas coronas pro-
porcionadamente enlazadas unas con otras, y en la del
medio dos manos unidas. El mote era: Con la unidn se
perpctuan, y en estos dos versos estaba significada toda
la agudeza del concepto: m
jOh! surcan de esta uni6n logro felice
Diademas que esta uni6n inmortalice.
El combate entre el conde de Zavelld y el mantene-
dor, despuSs de cumplidas todas las formalidades y ce-
remonias, hubo sin duda de dejar altamente complaci-
do al concurso, pues que el cronista lo celebra con los
siguientes versos:
De estos dos nobles alcides
Y de su marcial destreza,
Qued6 volando la fama,
Pero la envidia por tierra.
Fu6 el quintb combatfente el bar6n de Orcau, 4
quien apadrinaban D. Jos6 de Agull6 y Pin6s y el
marques de Rupit. Su divisa era blanca y azul, y su
empresa, pintada en la adarga que gallardamente soste-
nia su brazo izquierdo, s61o consistia en un gran cora-
z6n con este lema: No hd mcnestcr mds blasdn, siendo
ingenioso comento de su profundidad este terceto:
Siendo escudo consagrado
Al rey este coraz6n,
No hi menester mds blas6n.
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33 2 VICTOR BAl.au un*.
Al bar6n de Orcau, que cumpli6 como buenoy va-
liente, sosteniendo con dignidad su reputaci6n de biza-
rro y galdn, sucedi6, previo el indispensable toque del
clarin, D. Jos6 de Clariana y Gualbes, sobre cuyo cas-
co ondeaba esbelto un penacho de plumas blancas y
azules, colores adoptados para su divisa. Eran sus pa-
drinos el muy ilustre conde Darnius y D. Pedro de
Bach y de CartellA. En cuanto k su empresa, que tenia
tambten sus ribetes de enigmdtica, era un pescador con
caiia y anzuelo que estaba pescando muy tranquila-
mente & orillas del mar, leySndose al pie: Ann con espe-
ranza nada.
m Revis&ronse las armas, repartteronse las empresas, hi-
cteronse las levadas y cortesias de ley, y lucharon man-
tenedor y retador con tan buen acierto, que la concu-
rrencia redobl6 sus aplausos y fueron mds que ninguna
vez estrepitosos los vitores
Por s6tima vez anunci6 el clarin la presencia de un
nuevo campe6n. Fu6 6ste el muy ilustre conde de Ro-
bles, marques de Vilanant, al que apadrinaban el muy
ilustre conde de Centellas y D. Jos6 de Marim6n y
Corbera. Oro y verde era el color de su divisa, y su em-
presa— que el paje distribuia en la misma forma que
los demAs — un gran coraz6n que arrojaba llamas y que
encerraba otros dos corazones coronados por una diaie-
ma. El mote decia: En el mio esidn los dos, y trocando
la letra los efectos de la aplicaci6n en los de ingenioso
eco, repitiendo los mismos acentos, decia:
Si en el mio estdn los dos
Con tan feliz uni6n,
Es mi empresa el coraz6n.
Apareci6 por fin el postrer combatiente, que era Don
Antonio Armengol, bar6n de Rocafort, acompanado de
sus padrinos D. Manuel Llobet y Aluja y D. F6lix de
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LAS CALLES DE BARCELONA 333
Areny y Vilanova. Blanca y azul era tambi&i su divisa,
y su empresa la mejor de todas, segun el cronista, si
bien no fu€ la que alcanz6 el premi6. Pintado llevaba
en su adarga un hermoso jardin adornado de variedad de
flores, con una mano que cogia entre todas la mds bella.
El mote decia: Inter omnes pulchrior, y mejor lo expli-
caba aun est a letra:
Aunque pudiera escoger,
• Siempre llegara k elegir
La que pude conseguir.
Esta empresa era un galante obsequio d la reina.
El combate del bar6n de Rocafort con el mantenedor
complaci6 agradablemente al concurso, que supo pre-
miarles con la misma generosidad y largueza de aplau-
sos que pr6digamente habia derramado sobre los demds
paladines.
Mientras que se sosegaba tan alborozado bullicio de
encomios y alabanzas, pasaron tres de los combatientes
d la parte del mantenedor, € incorpordndose con el y
puestos de hilera, hicieron junto con otros cuatro, de los
que habian quedado en la otra parte de la valla, la 61-
tima levada de la folia, rompiendo cada cual reciproca-
mente la pica con su .combatiente. En seguida echaron
mano d la espada, y acercdndose 4 la distancia conve-
niente, se tiraron los cinco tajos de ley al grato rumor
de undnimes palmadas.
Asi termin6 el torneo, y Heg61e el turno entonces d
la repartici6n de premios.
Para dar principio las damas d su juicio en la distri-
buci6n de 6stos, mandaron correrlas cortinas, siendo
llamado d tbmar parte en la deliberaci6n su secretario
D. Raimundo de Codina y su consulente D. Francisco
de Sayol, decidtendose que el primer premio de mejor
pica se diese al raarqu6s de Rubi, el segundo de mejor
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L VICTOR BALAGUER
la & D. Jos6 de Clariana y Gualbes, el tercero de
jalin al conde de Zavelld, el cuarto de mejor inven-
& D. Francisco de Yunent, y el quinto de la folia
r6n de Orcau.
da uno de estos caballeros, al recibir el premio, lo
nt6 k una dam a de la concurrencia; fu6 celebrado
unfo con miisica y estruendo, y termin6 la fiesta
m espl£ndido sarao en los salones de la Diputaci6n,
o agasajados todos los asistentes con una ostento-
erienda de todo g€nero de dulces y aguas heladas.
ria nunca acabar si hubtesemos de dar s61o una
de las fiestas y funciones que en distintas 6pocas se
:elebrado en los salones del palacio que nos ocupa.
aremos ya s61o de otra fiesta que tuvo lugar en la
la sala de los pleitos, pocos dias despu€s de la que
imos de resenar, y tambfen 4 presencia de SS. MM.
elipe V y Dona Maria Lucia Gabriela de Saboya.
ra de las funciones con que trataron de obsequiar
iputados barceloneses k la real pareja que la capi-
2 los condes albergaba, fu6 la fiesta de la mome-
liversi6n especialisima y antigua que, al decir del
sta que de ella nos traza una especificada resena,
nta & la 6poca de los godos, habi^ndose s61o acos-
rado d celebrar semejante festejo en Barcelona en
6n de coronaciones de reyes, reales bodas, naci-
tos de principes, etc.
ce el cronista que nos guia, que consiste tan sobe-
festejo — cuyo origen nos parece que pudiera ha-
i en las fiestas gentiles de Grecia y Roma — ten un
de bailes, pues se conjpone ingeniosamente, ana-
e los mds primorosos, graves, nobles y bulliciosos
a destreza y habilidad de los mds expertos en esta
tenida profesi6n saben idear y componer.»
ra que el festejo tuviera todos los atractivos y pu-
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r
LAS C^LLES DB BARCELONA
diese rodearse de todo el brillo necesario, se eli§
para su ejecuci6n, como siempre habia sido costui
doce damas de las que mis figuraban en la socied*
su nombre y por su belleza, las seis casadas y las
seis doncellas, con otros tantos caballeros perten
tes tambten k la aristocracia, seis casados y seis sol
Las parejas se formaron, pues, con los sujet
guientes y en el modo y forma que 4 continuaci
expresa:
Las stiioras doncellas eran Cuyos momos eran los se\
Dofia Maria de Realty de Xammar D. Antonio de Oms y Sam
Dofia Petronila de Llupia y Roger D. Salvador de Tamarit
. nova.
Dofia Cayetana de Oms y de Za-
rriera. £1 conde de Zavella.
Dofia Francisca Descatller y Bach . El conde de Solterra.
Dofia Francisca Meca y de Car- ( £1 gobernador de Cataluf
dona. I Juan de Llupia.
Dofia Eulalia de Bournonville y t El conde de Robles, man
Eril. ( Vallanant.
Las setter as casadas eran Ysus momos eran los set
La condesa de Solterra. D. Antonio de Zarriera y
caberti.
Dofia Francisca de Marim6n y de
Valasco. D. Miguel Pons de Mendo
Dofia Isabel de Llupia y de Ve- ( D . Francisco de Yufien
lasco. ( Vergos.
Dofia Maria de Rocaberti y Llupia El bar6n de Orcau.
La condesa de Centellas. El m&rqu^s de Rubi.
Dofia Mariana de Llupia y Gela-
bert. D. Juan de Pin6s.
Las senoras doncellas y sus momos eligieron
divisa los colores encarnado y plata; las casadas
caballeros los colores azul y plata.
Disptisose el sal6n con el mismo lucimiento y
tuosidad que el dia del torneo; fu6 reservada
SS. MM. la misma elegante tribuna, y en triple ]
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33^ VfCTOR BALAGUER
ocuparon los estrados las damas catalanas. Tan espl6n-
dido golpe de vista, tan magnifica perspectiva debia
ofrecer el sal6n, que el cronista, usando el gongorino
lenguaje de la £poca, no vacila en decir que parecia que
el rio de la plata se habia derramado en diamantes en
aquella admirable parada de vivas, nobles y hermosisi-
mas joyas.
Comenz6 la mtisica de varios y acordes instrumentos
a agawajar los oidos de tan brillante concurso, y no
tardaron en aparecer las momas y momos que, deslum-
brantes de gala, con sus antorchas en la mano derecha,
salian & danzar la momeria.
Por el angulo de la parte derecha de la tribuna de
SS. MM. salieron las seis seiioras doncellas, y por la
otra parte los seis caballeros casados que eran sus mo-
mos; por el angulo del otro lado salieron las seis seiio-
ras casadas, y del extremo opuesto los seis caballeros
solteros que eran sus momos.
Dejemos ahora hablar al cronista y hagamos plaza a
su relaci6n, respetando sus frases y lenguaje:
«Iban, dice, las seiioras doncellas adornadas tan rica
y primorosamente, que cada cual parecia una bella
deidad, aventajando en su lucimiento y bizarria 4 las
que idolatr6 la ciega gentilidad. Su traje, honestamente
garboso, era a modo de briosas amazonas. Componiase
su gala de rico restano de plata y encarnado, en cuyo
justillo y mangas brillaban diferentes lineas de puntas
de plata crespadas al aire, con su petillo todo de dia-
mantes, de cuyos fondos centelleaban agudos reflejos.
Las mangas k la moda, con sus bollos y contramangas,
todos hermoseados de crespadas puntas melinas, con
sus vueltas de las mismas y sus ricos guantes. La bas-
quina, sobre su rico corte con dos lineas de puntas
grandes de plata, crespadas al aire, senoreaba ricaraen-
te grave. El manto era de glasa brillante, guarnecido
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338 VfCTOR BALAGUBR
1 bridazu. La media del mismo color, con su zapato
anco* con lazos de diamantes. Coronaba un tocado i
indiana de la misma forma que el de las senoras mo-
as, con su perla tambi6n en medio de la frente y su
ascarilla negra. Su pelo uniformemente todos a la
oda, con su antorcha en la mano derecha.
»Los seis caballeros solteros iban adornados con el
ismo traje y gala, diferencidndose s61o en el color,
le, en correspondencia de las seis senoras casadas sus
omas, era azul y plata.»
Adelant6se la lucida comparsa, salud6 d SS. MM.
en seguida dieron comienzo d la momeria, danzando
3 danzas y bailetes en el orden que a continuation se
presan, y que es el mismo con que las marca la reta-
in d la cual se lo pido prestado:
i.° Momeria entrada, que consiste en formar un
zo, la dama por de dentro y el caballero por de fuera.
2. Turdi6n mudanza, primero el caballero y des-
l€s la dama.
3.° Entrem£s de Bienquerida, cambidndose hacien-
coluna, que consiste en formar dos lineas iguales,
osiguiendo con el mismo rumbo hasta volver cada
al a su puesto.
4. Lucinda caracol de media traviesa, dando vuel-
con un baile de tres, hasta volver al puesto.
5.° Entrada de xacara, dando vueltas a la sala de
s en dos, con su bailete que es el entrem6s.
6.° Torneo tres veces, y en la tercera la fuga, que
el canario.
7. Momeria en la misma conformidad que la pri-
sra vez.
8.° Airosa catalana, cambiando depuestos, atrave-
[idose despu6s y volvi6ndose d su puesto.
9. Arcos mudanza, el caballero primero y despues
dama con canario.
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LAS CALLES DB BARCELONA 339
10. Prado, con traviesas de d cuatro, rodando enla-
zados de cuatro en cuatro, ddndose la mano.
ii. Momeria entrelazada de momos con mom as,
y despuGs de momas con momos, hasta volverse d su
puesto.
12. Paradetas, bailete de traviesa entera, cambidn-
dose de puestos.
i3. Minuet, baile que consiste en formar como un
lazo al sarao, cambiandose de puesto, atravesandose.
14. Milagro, que consiste primero en formar colu-
na, y despuls dando una vuelta momo con moma, ha-
ciendo traviesa y cambiandose de puesto, se repite has-
ta volverse a su lugar.
i5. Bailete al son del gran duque, formando d mo-
do de sierpe, entrelazandose un momo trasuna moma,
volvi^ndose despu6s d su puesto.
16. Canas, que consiste en dividirse los momos de
las momas, haciendo ademan de arrojarse las luces, a
modo de alcancias 6 canas, y esto dos veces, y la terce-
ra volvtendose al puesto.
17. Momeria en la misma forma de la entrada hasta
concluir, con el mismo acatamiento y cortesias con que
se empez6, retirandose en la misma forma por las mis-
mas cuatro esquinas por donde habian entrado.
Dos horas dur6 la diversi6n, y no escasearon los
aplausos. Altamente complacidos quedaron los reyes,
y admirado y suspenso el concurso, siendo tan celebra-
da la fiesta, que la corte Heg6. d proponer d S. M. que
diese un decreto por el cual constase que se reservaba
para las personas reales la celebraci6n de la momeria,
de forma que s61o en presencia de rey 6 reina se pudie-
se de ahi en adelante ejecutar semejante danza.
Acreditando tambten la reina lo mucho que habia
sido de su gusto el festejo de la momeria, de su orden
la princesa de los Ursinos envi6 d llamar al siguiente
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"H
34O vfCTOR BALAGUER
a k las damas y caballeros que habian sido momas y
omos, manifestdndoles que seria muy de su agrado
le aquella tarde fuesen sirviendo k SS. MM. hasta el
eal monasterio de Pedralves para que en 61 volviesen
celebrar la fiesta.
Asi se hizo en efecto, y la momeria volvi6 k danzar-
\ en una de las salas del historico monasterio catal&n.
Eh uno de los salones del palacio de la Diputaci6n
vo tambten lugar un acto de g6nero bien distinto por
erto al de las funciones que acabamos de describir, y
le merece especial mention por referirse k una €poca
\ generoso y patri6tico entusiasmo.
Era el domingo 9 de Abril de 1809, que luego debla
\v llamado en la historia el dia Jieroico de Barcelona.
La capital del Principado se hallaba militarmente
:upada por los franceses, que se habian apoderado de
la por sorpresa y traici6n, y gloriosamente comenza-
l estaba ya aquella famosa lucha, aquella admirable
lerra de la Independencia, hom6rica epopeya de la
spana moderna. Barcelona tenia k muchos de sus
jos en el campo y en la montana battendose denoda-
imente bajo el estandarte de la causa nacional, mien-
as que aquellos de sus ciudadanos k quienes el deber,
familia 6 la necesidad habian obligado k quedarse en
s hogares, esperaban vigilantes que se les ofreciese
1a ocasi6n propicia para rescatar, aun k costa de su
ngre, la ciudad cautiva.
Eran las siete de la manana del citado dia cuando en-
iba por la Puerta Nueva casi toda ladivisi6n francesa
te estaba acampada en San Andres, situdndose sobre
s armas en la explanada. Pocos momentos despu6s,
s artilleros con mechas encendidas se colocaban al
lo de los canones que habian sacado de la Ciudadela.
las ocho de la manana salia de palacio el general
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LAS CALLES DB BARCELONA 34I
Saint- Cyr, y pasando por entre las filas de los soldados,
iba k ponerse k su frente. Un gentio inmenso, impo-
nente por el silencio que guardaba, llenaba la plaza de
San Jaime y sus alrededores. Numerosas patrullas de
infanteria y caballeria rondaban por las calles, apartdn-
dose k su paso el paisanaje con cierto desd6n y con mar-
cada gravedad. A las nueve de la manana se colocaba
en la plaza de San Jaime un respetable cuerpo de infan-
teria francesa, con otro de coraceros, y asi el uno como
el otro destacaban continuamente patrullas que ronda-
ban alrededor del palacio de la Diputaci6n, el cual te-
nian como circuido. En el mismo interior del palacio
estaban tambi&i acampadas dos compaiiias, puestas so-
bre las armas, y en tanto iban creciendo los grupos, cada
vez mAs imponentes, de aquella callada multitud, k tra-
\6s de la cual dificilmente se podian abrir pasaje las nu-
merosas rondas de policia y de la fuerza militar.
^Qu6 sucedia en Barcelona para que se desplegara
aquel aparato de fuerza? ^Qu6 significaba el imponente
aspecto de aquella muchedumbre, m&s terrible por su
misterioso silencio de lo que lo hubiera sido con su rui-
dosa algazara? iQu€ querian decir aquellos semblantes
en los cuales estaba pintada la ansiedad, y aquellos horn-
bres que al cruzarse se apretaban disimuladamente la
mano, como una serial de esperanza? iQvl€ iba, en fin, k
pasar en aquel antiguo palacio de los pr6ceres catalanes,
al cual dirigian todos sus ansiosas miradas, como si pe-
netrar quisieran con su vista k travSs de las paredes?
Era Uegado el dia en que con el aparato de la fuerza
militar se queria hacer prestar k las autoridades de Bar-
celona el juramento de obediencia al rey Jos6 Napole6n.
El pueblo estaba ansioso porque circulaba la noticia de
que muchos iban k negarse resueltamente k prestarlo;
y se sabia que los generales Vilalba y conde de Ezpeleta
habian contestado por escrito k la invitaci6n recibida
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^*^1
342 vfCTOR BALAGUER
para cstar k las diez de la manana en el palacio de la
Diputaci6n, que no les era posible ir y que no querian
ni podian jurar k Napoleon.
Desde por la manana habian aparecido fijados en va-
rias esquinas, en el mismo patio de la Diputaci6n y ti-
rados por las calles, varios papeles, impresos unos y pin-
tados otros, que la policia firancesa se diera prisa a re-
coger 6 arrancar. En unos se veia una campana como
en el acto de tocar k somatln, y debajo esta leyenda:
{Viva Fernando VII! jMuera el piraia Napoleon! En
otros estaba pintado un coraz6n despidiendo llamas, y
en el centro decia: jVictor Fernando VII, conde de Bar-
celona!
A las nueve de la manana vferonse entrar en la Di-
putaci6n, en traje de ceremonia, pero sin formar cuer-
po, los oidores, regidores, jefes de varios ramos de la
Real Hacienda, militares, notarios, escribanos, procura-
dores, alcaldes de barrio, etc. A las nueve y media Ueg6
el capital general francos Duhesme, vestido de gran uni-
forme, y entrando en el palacio paso k la sala de San Jor-
ge, donde ocup6 el centro del tribunal, colocdndose junto
k €1 los que le acompanaban.
Abri6se la sesi6n leyendo Duhesme un discurso en
francos, que en seguida ley6 traducido al espanol el fiscal
civil D. Juan de Madinabeytiai, persona muy conocida
por su exagerado afrancesamiento, y terminado este acto
se fue* llamando, uno k uno, dlos quedebian prestarju-
ramento al nuevo rey de Espana. La f6rmula que les
leia Duhesme era la siguiente: — f 1 Jur&is fidelidad y obe-
diencia k S. M. Jos£ Napole6n I, rey de las Espanas, k
las leyes y k la Constituci6n?»
El primero que se avanz6 con £nimo sereno y sot
tranquila para rehusar el juramento fu£ D. Jaime Al-
varez de Mendieta, oidor decano, el cual quiso fandar
su opini6n en las razones que le asistian, pero no 9e le
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LAS CALLES DB BARCELONA 343
permiti6 la palabra. A 6ste siguieron los demds minis-
tros, excepto dos que, con voz d6bil y como avergon-
zados, reconocieron k Jos6 Napole6n. Al llegar el tur-
no k Madinabeytia, exclam6 con marcado acento y en
voz muy alta: — «Yo, por mi religi6n, por mi honor,
por mi conciencia y por el bien de mi patria, juro fide-
lidad y obediencia al emperador mi amo y 4 su herma-
no Jos6 Napole6n, rey de Espana y de las Indias, k las
leyes y k la Constituci6n.» Uno de los ministros habia
dicho antes que su religi6n, su honor y su conciencia
no le permitian prestar el juramento que se le exigia, y
como estas palabras habian producido grande agitaci6n
y tumulto, k ellas quiso contestar marcadamente Madi-
nabeytia.
Fueron Uamados sucesivamente los escribanos de ck-
mara, uno de los cuales, D. Francisco Ribas, que, sen-
tado al lado de Duhesme, les llamaba, dijo k su vez con
claridad y entereza: — «No juro.» En pos de ellos vi-
nieron los relatores y luego el Colegio de procuradores
de ntimero, el alcalde mayor, los priores del Colegio de
notarios ptiblicos, el Ayuntamiento, el Tribunal de co-
mercio, el Estado mayor de la plaza y otros muchos
cuya enumeraci6n fuera por demds prolija. Excepci6n
hecha de muy pocos, s61o se oyeron alii negativas al
juramento, y entre lasvarias contestaciones que di6
cada cual en el acto, merecen recordarse la del contador
principal del ej6rcito y Principado, el cual dijo: — «Si,
juro reconocer k Fernando VII por rey de las Espanas,
por quien llevo este uniforme;» y la de otro bravo mili-
tar, cuyo nombre se ignora, el cual dijo: — «Juro fide-
lidad y obediencia k Fernando VII, y juro derramar por
€1 hasta la ultima gota de mi sangre.»
Terminado el acto del juramento, y habi6ndose en-
viado una persona k consultar al mariscal Saint-Cyr,
el general Duhesme nombr6 regente interino de la Au-
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vfCTOR BALAGUBR
. a D. Juan de Madinabeytia, para que, con los
nistros unicos que habian jurado, formaran pro-
imente el tribunal. En seguida fueron reducidos
in todos los que se habian negado 4 jurar, y de-
enviarles con buena escolta al Castillo de Mont-
;ard6 en saberse esta novedad y en circular se-
e noticia por entre la rauchedumbre que llenaba
nidas de la plaza de San Jaime, y crecieron en
mento la ansiedad y la animaci6n. Era la una y
cuando la escolta y los presos comenzaron a sa-
palacio de los diputados, agolpandose entonces
entio en la plaza y en sus inmediaciones, que la
rancesa tenia que abrirse paso £ culatazos.
a la marcha una partida de caballeria, seguian
s agentes de policia, y en pos de £stos, entre las
i los soldados, los meritorios presos marchando
r tranquilamente, y cerraba el acompanamiento
rtida de cbraceros. Los p6rticos de la iglesia de
ime, que aun entonces estaba en pie, y las calles
/, Boqueria y Rambla, estaban atestadas de gente
rria desalada & contemplar los serenos semblan-
iquellos hombres 4 quienes el honor, la conse-
i y el amor a la patria iba £ convertir en mdrti-
ltre mal sofocadas exclamaciones de admiraci6n
itusiasmo acompan61es el gentio hasta la puerta
ta Madrona, donde hubo de quedarse el pueblo
i de estar prohibido el trdnsito por ella 4 los pai-
s fueron los sucesos de aquel dia memorable 11a-
/ dia heroko de Barcelona.
s y otros sacrificios hizo el generoso pueblo es-
jn obsequio k un monarca como Fernando VII,
Dia despu6s pagarle con las mas negras ingrati-
1
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r
LAS CALLES DE BARCELONA • 345
En 6pocas no muy lejanas, en nuestros tiempos, la
plaza de la ConstituciSn ha sido teatro de dolorosas y
terribles escenas. Era entonces esta plaza punto m£s
estrategico, pues no se habian atin abierto las calles de
la Princesa y Fernando VII, que en ellas desembocan
hoy. Durante el periodo llamado de las bullangas de
Barcelona, en la 6poca en que el pueblo pugnaba por
conquistar derechos y libertades que no le daban, la
plaza de la ConstituciSn venia 4 ser el cuartel general de
los sublevados. En ella se hizo fuerte el pueblo m£s de
una vez, levantando barricadas en todas sus avenidas
y resistiendo denodadamente 4 las tropas, que varias
veces tuvieron que librar verdaderas batallas para apo-
derarse de aquel sitio.
CONSEJO DE CIENTO (calle del).
Forma parte del ensanche, y serd una de las mis
principales, cruzando toda la ciudad desde la calle de
la Marina hasta la del Llobregat, vfendose cortada por
muchas calles importantes, como las de Cerdena, Sici-
lia, Ndpoles, Roger de Flor, paseo de San Juan, Bailen,
Gerona, Bruch, Lauria, Claris, paseo de Gracia, ram-
bla de Isabel II, Balmes, Universidad, Aribau, Munta-
ner, Casanovas, Villarroel, Urgel, Borrell, Viladomat,
Calabria, Rocafort, Entenza, Vilamari, Llansa y Tarra-
gona.
He aqui lo que, con el titulo de El Consejo de Ciento,
decia en el niimero del peri6dico El Telegrafo, corres-
pondiente al 2 de Diciembre de 1864, el ilustrado his-
toriador D. Luis Cutchet:
tBien sabido es que el antiguo Consejo de Ciento,
llamado tambfen Consejo de cien jurados (regidores 6
concejales como diriamos ahora), fu6 en todos tiempos,
durante su larga existencia, el mayor timbre de gloria
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34$ VfCTOft BA1AGUBR
para la ciudad de Barcelona. Aquel Consejo era un
Municipio, pero con tantas atribuciones soberanas, que
en realidad venia k ser una especie de Senado indepen-
diente; por manera que la inscripci6n que todavia se
conserva entallada en el marmol, k la entrada del salon
de las grandes sesiones (Senatus Poptdus-Que Barcino-
nensis), no era una ridicula parodia de la cdlebre f6rmu-
la puesta por los antiguos romanos en sus ensenas, sino
que simbolizaba con exactitud el estado politico de una
poblaci6n, cuyos hijos eran bien conocidos en el mun-
do por el libre espiritu de sus instituciones y por sus
altas empresas en el mar como en la tierra. Habia
en la esforzada ciudad condes 6 reyes, no hay duda;
pero eran en el fondo sus protectores mucho mis que
sus soberanos, y esa protecci6n la pagaba Barcelona
acrecentando cada dia por espacio de muchos siglos la
gloria de susprincipes, los cuales, mientraspertenecieron
4 la dinastia catalana, tuvieron amor y respeto & Bar-
celona, variando ya mucho bajo este aspecto las cosas
cuando principi6 Cataluna, por su mal, & ser goberna-
da por jefes de otra estirpe.
»E1 numero de jurados, no obstante el nombre de
Concejo de Ciento, vari6 segtin los tiempos, y hubo
epocas, al principio, en que dicho numero pudo ser in -
definido, k voluntad de los concelleres; otras en que
fue" de 200; otras de ioo, segijn asi sucedi6 desde 1274
hasta 1387, en cuyo ano se fij6 en 120, fijandose mas
adelante en 128 y despues en 144, bien que conservando
siempre la misma denominaci6n de Concejo de Ciento;
de suerte que en las actas municipales de aquellas eda-
des se lee & menudo: f El Concejo de cien jurados, que
es de cxxviii;» y tambien como sigue: «E1 Concejo de
cxxviii jurados, Uamado de C.,» etc.
»E1 Concejo no se reunia en pleno sino en circuns-
tancias extraordinarias, cuando debia tratarse de algun
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r
LAS CALLES DE BARCELONA 347
asunto realmente importante; pero para el curso regu-
lar de los negocios s61o se reunfa la cuarta parte de los
miembros, y turnando por trimestres, k fin de que la
carga fuese para todos igualmente llevadera: de esta
suerte no habia mds que un trimestre de servicio ver-
daderamente activo y oneroso. A fin de que terminado
un trimestre pudieran m&s fd'cilmente los entrantes en-
terarse de los negocios del Municipio, quedaba una co-
misi6n de los salientes. As! es que en realidad el Con-
cejo estaba dividido en cuatro grandes comisiones, con
una sub-comisi6n, relevdndose alternativamente en sus
tareas, y reuni6ndose todas en un cuerpo, en el hist6ri-
co salon, cuando habia que deliberar sobre algtin gra-
ve asunto imprevisto, 6 se tenia que resolver sobre al-
giin acuerdo transcendental de la comisi6n funcionante,
para aprobar 6 rechazar.
> Cuando se consideran las facultades de aquel cuer-
po, el que se elegia todos los anos, y se ve lo que es
ahora la Municipalidad de Barcelona, en verdad que no
puede uno menos de entregarse & ciertas reflexiones,
poco favorables k la virilidad de nuestros tiempos, no
obstante lo mucho que en estos dias se ha hecho en de-
fensa de la dignidad humana. No hay ahora aquella
perseverancia en el sost&i de los propios derechos que
constituia principalmente el distintivo de nuestros an-
tepasados, cuya patri6tica fibra no permitia jamds nin-
guna clase de subterfugios, demasias ni quebrantamien-
tos de leyes por parte del poder ejecutivo. Aquellos con-
cejales eran la genuina representaci6n de la laboriosa y
noble Barcelona, es decir, de una ciudad de hombres,
y habian sabido adquirii* tales derechos, que el mismo
Concejo de Ciento hasta podia conocer judicialmente
de los abusos que Uegaran 4 cometer los concelleres, d
quienes Uamariamos ahora alcaldes, en el ejercicio de
sus cargos.
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^^r^i
348 vfCTOR BALAGUBR
•Los concelleres fueron cuatro, cinco 6 seis, segun
los tiempos, y desde el ano 1249 no l° s eligi6 ya la Co-
rona, quedando, por consiguiente, el Concejo en cuerpo
verdaderamente popular. En €1 estaba representada la
ciudad por todos sus hijos m&s distinguidos en letras y
en artes, prescindiendo de la amplia representaci6n que
alii tenian las demds profesiones, hasta los mis humil-
des, porque los antiguos barceloneses siempre tributa-
ron al trabajo, de cualquiera indole que fuese con tal
de ejercerse honradamente, los merecidos honores.
» Alii se gyardaban las tradiciones gloriosas del pais;
alii los hombres de los oficios aprendian de sus compa-
neros que estaban en el Concejo por derecho de instruc-
ci6n, acompanada de la debida honradez, que las per-
sonas constituidas en dignidad 4 quienes no se alcance
la transcendencia de los nobles recuerdos, son poco k
prop6sito para representar debidamente & un gran pue-
blo ilustrado con todo g6nero de meritorios hechos en la
paz como en la guerra. Sin ser fandticos de las pasadas
instituciones catalanas, bien puede asegurarse que era
mucha la grandeza moral del sabio Concejo de Barce-
lona, como se le solia llamar; calificativo que & la ver-
iad tenia bien merecido por la elevada prudencia y la
luminosa sensatez que en sus acuerdos acostumbraba
presidir. Aquellos varones ilustres, sin aparecer nunca
iduladores con monarcas 6 potentados, bien que siem-
pre muy respetuosos con los reyes derecheros, no olvi-
iaban que debian ser custodios fieles de todo cuanto
pudiera redundar en honra de la capital de Cataluna, y
la piedra mis insignificante al parecer, que pudiera
nostrarse como testimonio de algun suceso notable,
sra por ellos tenida como sagrada reliquia: al mismo
tiempo que administradores de la cosa priblica, eran
:elosos guardianes del patrio culto. No es, pues, de ex-
:ranar que al recordar ciertas negligencias, 6 mejor
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LAS CALLES DE BARCELONA 349
ciertas ignorancias; al comparar 6pocas con Spocas, sin
ser, no obstante, sistem4ticamente laudatores temporis
acti, nos sintamos poseidos de profunda melancolia,
cuando no de un sentimiento que no queremos expresar
en este momento. »
CONSILADO (calle del).
Es la que une la plaza de Palacio con la de San Se-
bastian.
Carecia de nombre esta calle, llam4ndosela vulgar-
mente los Encantes, por hallarse junto 4 los arcos 11a-
mados asi, y el Ayuntamiento le di6 en 1834 el de Con-
sulado de comercio, por hallarse en ella la casa Lonja
donde acttia dicho tribunal.
Quedan ya dadas, al tratar de la calle del Comercio,
algunas ideas generales sobre el antiguo comercio, al
que tantos dias de gloria y esplendor debe Barcelona.
Las relaciones de esta ciudad con las primeras pla-
zas mercantiles hicieron conocer desde los primeros
tiempos la necesidad de crear el oficio de cdnsul, 6 sea
una persona ptiblica que estuviese legalmente autoriza-
da para proteger y favorecer la navegaci6n y el comer-
cio que la provincia hacia en aquellos parajes. Un pri-
vilegio dado en Barcelona 4 17 de las calendas de Se-
tiembre de 1266 por D. Jaime I, concedi6 al Concejo
municipal la facultad de nombrar anualmente c6nsu-
les en Siria y Egipto. En virtud del citado diploma,
estos empleados tenian autoridad para gobernar, apre-
miar, castigar y oir en juicio, no s61o 4 los catalanes,
sino & los dem4s vasallos del rey que navegasen por
aquellos paises 6 residiesen en ellos, asisti^ndoles igual
potestad sobre las embarcaciones y efectos pertenecien-
tes 4 los nacionales. Los que no querian permanecer
por m4s tiempo de un ano en las partes ultramarinas,
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^w^l
33s Tfcrta
yx Xrjfa e£ t5*np: cse
al ssig::tra.dc ni^rSdpal jc ^ .t-, ^g? a «£ jactLc de<
ti^ar 4 rs ariitrio i /o$ cc^kljcs t iVnT«rj a en as
£al?as y ezcesos; todos los mars, al tkcrpc de sc ekc-
ci'/n, estaban cbligadas £ ;=ar arte *qp£ poctane
fcjes y lealmecte en sc c£cf c, en bcocc dei wtj j bene-
fice de la crcdaiL de scs bafahaztes y de todo d resto
de Catalcna*
Antes de la creation del Cocsclaic te&ia el cum cf ck )
de Barcelona en juzgado ccmpuestD de practices en
e*te raroo, que, ccn antoridad real, dirigian y decidfan
sus negocios. En prueba de la antiguedad de esta pri-
mera forma de junta consular, que debe ooosidnarse
como el bosquejo de los tribunales de comet lio de la
Corona de Aragon, consta que en 1279 el rey D. Pe-
dro III concedio al cnerpo de los comerdantes de Bar-
celona la facultad de elegir entre ellos mismos dos su-
jetos 4 pluralidad de votos para pfoenradores jueces 6
administradores de la contrataci6n, salvo siempre la
jurisdicci6n de la potestad ordinaria. La primera Tex
que carecen de titulo de consules de mar es en i3oi,
pero nombrados por los magistrados municipales, en
cuyas manos juraban bene et legaliier se habere in ipso
consulate, non inspecto honor c f amore, vel timare alicu-
jus: conducirse en dicho cargo bien y legalmente sin
consideraci6n de honor, amor 6 temor de persona al-
guna.
Es, bajo muchos conceptos, digna de continuarse en
la historia la policia publica del comercio de Barcelona.
Constituia la Lonja del mar un cuerpo politico denomi-
nado Colegio de los mercaderes, presidido por los c6nsules
que formaban el tribunal mercantil. Verificdbase la ad-
l
LAS CALLES D
misi6n de sus individuos uni
senalaba el Cuerpo municip
reunian en la Lonja el Cons
cales presentaban la propues
nombres estaban inscritos de
bia hecho un diligente exanu
pieza de sangre, costumbres
cias de dichos pretendientes;
que los miembros del Const
mento, en poder de los c6ns
leyes y estatutos en la hab
Efectuabase la votaci6n por
debia obtener 14 votos confi
nio del acto, cerrado por mi
sulado, a los concelleres y a
del Consejo de Ciento, por
el candidate habia de sacar
52 mercaderes que tomaban
gia que los 36 estuviesen c
propuesto era admitido € ins
legio de los mercaderes, ten
ci6n a todos los oficios del C<
y disfrutando los honores y ]
to mercantil. Es de advertii
derecho de crear, por su prop
que gozaban iguales distincio
La clase de los mercadere
sejo de los Veinte, junta parti
viduos que, unidos con los
6 defensores, regian lo gube
Lonja del mar, habiendo tor
la c6dula de D. Juan I de 2:
que concedi6 a los c6nsules
consejo de comerciantes, cor
poner derechos en las men
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52 vfCTOR BALAGUER
ramas k los mismos mercaderes, para la conserva-
i de la Lonja y su magistrado y para el bien publi-
lel comercio. Era incumbencia de la corporaci6n el
itenerlo, defenderlo y fomentarlo; dar licencia para
cerlo k naturales y extraDJeros; cuidar de las gabe-
derechos, represalias y otras cualesquiera imposi-
les, y conocer de los agravios. Los miembros del
isejo de los Veinte se sacaban del cuerpo de comer-
ites matriculados, cuyos nombres estaban insacula-
en dos c&ntaras. Se inscribian en la primera 38 can-
itos que debiantener cuarenta anos cumplidos, y se
llidaban viejos, y en la segunda 92 con la obligation
reinticinco anos de edad, y se intitulaban jdvenes.
/OS dos c6nsules del mar, al ser elegidos, despu6s de
er ido en ceremoniosa cabalgada al Consistorio a
ir sus oficios en manos del bayle, funci6n k que les
mpanaban como padrinos algunos caballeros de la
tcipal nobleza de Barcelona, pasaban k la Lonja, y
vocada junta general del Colegio de mercaderes
1 tomar posesi6n, hacian la abertura con esta pro-
ici6n 6 discurso de estilo: «Seiiores: El ejercicio del
isulado consiste en dos cosas: la una en administrar
icia en los hechos y negocios mercantiles y mariti-
;, y la otra en amparar, defender y conservar los
os, libertades y gracias del mismo Consulado, go-
lando, dirigiendo y defendiendo el ejercicio de la
trataci6n. Y por cuanto nosotros no podemos estas
is hacer ni ejercer sin consejo de hombres buenos
caderes, por tanto rogamos k todos los aqui presen-
y tambi6n k los ausentes, que siempre que les lla-
nos para asesorarnos, asi en los hechos judiciales
10 extrajudiciales, quieran concurrir € intervenir,
Forme lo han acostumbrado antes, k fin de que en el
ipo de nuestro gobierno, y en todos, pueda la justi-
ser bien administrada en el Consulado mediante su
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LAS CALLES DE BARCELONA 353
consejo; las gracias, libertades y fueros de £ste, bien de-
fendidos, y la policia y fomento de la contrataci6n, bien
regidos y ejecutados.» Los prohombres alii reunidos
respondian en esta forma por el que Uevaba la voz:
•Nos ofrecemos k estar prontos, siempre y cuando nos
llam6is, para intervenir en las juntas que se convoquen,
ya sea para los asuntos^udiciales, como para los extra-
judiciales.t
Se ha dicho ya que en esta calle estd el edificio de la
Lonja 6 del Consulado, como le Uaman otros con mu-
cha propiedad.
Habia tornado tanto vuelo el comercio maritimo de
Barcelona k principios del siglo xiv, que se sinti6 la
necesidad de erigir una Lonja 6 casa de contrataci6n
donde reunirse pudieran los mercaderes, corredores y
hombres de negocios. A este objeto, pues, en i33g el
Cuerpo municipal compr6 ciertas casas en la plaza 11a-
mada de los Cambios, cerca de la pi ay a; pero la fdbri-
ca f por dificultades que hubieron de surgir, no se co-
menz6 hasta 1383. Asi y todo, es la primera Lonja que
se levant6, pues la de PerpiMn data de 1397, la de Ma-
llorca de 1412 y la de Valencia de 1498.
Poco se sabe de las proporciones y disposici6n interior
y exterior del antiguo edificio; pero se supone fundada-
mente que debia ser f&brica grandiosa y bella, no tanto
por el crddito y opulencia del comercio barcelon6s en
aquellos tiempos, como por el magnifico sal6n de la Bolsa
que todavia queda hoy en el nuevo edificio. Despu^s de
haber sufrido el antiguo Consulado varias reformas y
reparaciones, comenz6 k resentirse de las injurias del
tiempo, y en 1772 la Junta de comercio acord6 demo-
lerlo y levantar otro en el mismo sitio.
Se comenz6 la obra segtin los pianos de un francos;
pero como no agradase su construcci6n, se pidieron
tomo xxi 23
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354 VfCTOR BALAGUER
otros al arquitecto D. Juan Soler, catalin, encarg&n-
dole que procurase conservar el precioso sal6n anti-
guo, lo cual hizo formando un proyecto que iu6 del
agrado y aprobaci6n de la Junta, quedando por lo mis-
mo encargado de llevar & cabo la obra.
Forma este edificio un cuadrilongo de 270 pies de
largo y 127 de ancho. Tiene cuatro fachadas: una prin-
cipal que mira al real Palacio en la espaciosa plaza de
este nombre, otra que da A la calle-paseo de Isabel II,
otra k la del Consulado y otra & la de Capmany.
Su fachada principal que mira & dicha plaza, tiene
en el primer tramo un p6rtico de 43 pies de salida, y
de toda su anchura, con cinco b6vedas vaidas elipticas,
sostenidas por los machones de cinco arcos deqorados
con diez columnas toscanas aisladas y pareadas y otras
tantas pilastras del mismo orden; estos cinco arcos
sirven de ingreso y se cierran con verjas de hierro.
Termina este cuerpo avanzado una espaciosa azotea
circuida de una buena balaustrada. £1 cuerpo superior
estd decorado con seis gruesas columnas de orden j6ni-
co moderno, que sostienen un colosal front6n, en cuyo
timpano se ven en un relieve de yeso los bustos de los
reyes D. Carlos IV y Dona Maria Luisa, su esposa, co-
locados alii en obsequio de su venida & esta ciudad
en 1802. En el friso de la cornisa se lee en letras do-
radas:
CAROLO IV ET ALOYSIA REGNANTIBUS ANNO MDCCCII.
El primer orden tiene 27 pies de alto desde el plan-
terreno al piso primero, y los dos cuerpos altos 5o pies,
comprendida la balaustrada que corona todo el edifi-
cio. Por lo tanto, la total elevaci6n de 6ste es de 77
pies.
La fachada que da & la calle 6 paseo de Isabel II tie-
ne dos puertas sin adornos, pero sigue el almohadillado
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LAS CALLES DE BARCELONA 355
que corre todo el piso inferior. En el timpano del front6n
dos figuras aleg6ricas en relieve de yeso sostienen el es-
cudo de annas del establecimiento con el siguiente lema:
TERRA DABIT MERCES, UNDAQUE DIVITIAS.
En la otra fachada que corresponde k la calle del
Consulado dbrense tambiSn dos puertas decoradas con
seis columnas toscanas, las dos del centro aisladas y
las cuatro restantes pareadas. Y por tiltimo, la fachada
que constituye el lado izquierdo de la calle de Capmany
presenta dos hermosos pabellones en los ingulos, de-
corados en el piso alto por pilastras j6nicas, como en
igual altura lo estdn las dos ultimas descritas.
Los balcones, ornados todos con balaustrada de mdr-
mol bianco; las molduras y cornisas, contribuyen k
realzar grandiosamente la gentileza del edificio y k
darle aspecto monumental.
£ntrase por la puerta principal en el espacioso sal6n
bajo 6 de la Bolsa, resto de la fdbrica antigua. Alcanza
k la altura del segundo piso: mide 116 pies de largo y
65 de ancho; el^vanse en 61 tres espaciosas naves, divi-
didas por cuatro delgadas columnas al estilo g6tico,
aisladas, que sostienen seis arcosy un techo primorosa-
mente artesonado. Circuye esta pieza una galeria con
hermosa barandilla de hierro que aumenta la grandiosi-
dad de la obra, la cual por su belleza y delicados ador-
nos cautiva la mirada de los que estiman las elegantes
producciones de aquella floreciente gpoca de la buena
arquitectura. En este sal6n se reunen todos los dias no
festivos las clases mercantiles para sus negocios. Es el
ruidoso teatro de la Bolsa.
Por sus tres puertas opuestas k las de ingresQ, se sa-
le al patio que forma un cuadro de 66 pies de lado,
cercado de galeria, y en medio de cada lienzo dbrese
una portadita d6rica con dos columnas. De ellaslasdos
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356 VfCTOR BALAGUER
laterales sirven de entrada; la primera del centro con-
duce d la escalera principal, y la tiltima estd ocupada
por una fuente. En cada uno de los dngulos hay un ni-
cho con su estatua de mdrmol bianco representando
Europa, Asia, Africa y America. Las dos primeras,
que algunos reputan por de verdadero gusto dtico, fue-
ron esculpidas por D. Francisco Bover, y las segundas
por D. Manuel Oliver.
Consiste la fuente en un Neptuno que descansa el
pie sobre una roca marina, apoya en un timon el brazo
izquierdo, tiene en esta mano el tridente y con la dere-
cha empuna el cetro. Juguetean d sus plantas dos del-
fines arrojando agua por la boca en direcci6n oblicua y
por las nances en dos surtidores que se derraman en
un ovalado estanque, donde se banan dos nereidas. Lo
propio la roca que sirve de pedestal como todas las figu-
ras, son de mdrmol bianco, habiendo sido labrado el
Neptuno por D. Nicolds Traver y las nereidas por Don
Antonio Sold.
Aparece delante de la fuente la espaciosa escalera
que sube al piso principal, con siete entradas y otras
tantas gradas que van d dar al ramal, dividido d una
elevaci6n media en dos brazos iguales que lo circuyen,
y se comunican en su extremo superior por una gale-
ria. En el arranque de la hermosa balaustrada de mdr-
mol bianco que la sigue toda, levdntanse dos figuras de
la misma clase de piedra representando el comercio y
la industria, obras entrambas de D. Salvador Gurri.
A la parte derecha del primer piso hdllase otro espa-
cioso y elevado sal6n, aunque mucho menor que el ba-
jo, donde por lo regular se celebran los exdmenes pti-
blicos de las escuelas gratuitas de la casa, y d veces Jas
exposiciones de los productos de la industria catalana.
Dec6ranlo dignamente varias obras de escultura en ye-
so y mdrmol que honran sobremanera d los artistas
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LAS CALLES DE BARCELONA 357
que las ejecutaron, asi como & la patri6tica corporaci6n
que alii las guarda para que por ellas puedan conocer
los extranjeros el estado de las nobles artes en el suelo
cataldn. Sobresale entre ellas el Laocoonte y un almo-
gavar de D. Dami&n Campeny, un Jason y algunos
otros trabajos del Sr. Vilar.
Hay & espaldas de esta pieza la Sala de sesiones de
la Junta de comercio, ricamente adornada, con lindas
sillas de lujo, y un cpstoso dosel de terciopelo carmesi
con flecos y franjas de finisimo oro, debajo del cual se
ostenta el retrato de Dona Isabel II. Cuatro estatuas
de m&rmol bianco colocadas con simetria representan k
Himeneo, el Amor conyugal, Paris y Diana; aparece
entre las dos tiltimas la de Lucrecia en el momento de
suicidarse, y completan el cuadro primorosos jarrones
de alabastro. Todo es obra del afamado escultor cata-
14n Damidn Campeny, otra de las glorias artisticas ca-
talanas.
Contiene ademds el primer piso las salas del Tribu-
nal de comercio y del de avenencias, con sus secreta-
rias, la de la Junta, la Contaduria, etc., etc.
Otra escalera conduce desde el patio de que hemos
hablado al segundo piso del edificio, donde se halla ins-
talada la Academia de bellas artes, de la que depende
la escuela de las mismas y en la cual cursan tambten
los j6venes que se dedican 4 la carrera de maestros de
obras, agrimensores, directores de caminos vecinales,
etc. Las clases de la Escuela de bellas artes son espa-
ciosas, bien ventiladas y claras. Existen en esta ciu-
dad desde 1775, en que las fund6 la Junta de comercio,
que tanto hizo en favor del verdadero progreso € ilus-
traci6n del pueblo, y estuvieron bajo su jurisdiction
hasta 1849, en 9 ue hizo entrega de ellas al gobernador
de.la provincia y 6sta al presidente de la Academia de
bellas artes. Entre los numerosos discipulos que han
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35$ VICTOR BALAGUER
concurrido & estas clases se cuentan algunos artistas c6-
lebres, cuyos nombres pronuncian con respeto asi los
espafioles como los extranjeros. En este piso hay varias
salas destinadas A Museo de pinturas, tinico de cardcter
ptiblico que existe en Barcelona. Contiene obras de m€-
rito de ilustres pint ores nacionales y extranjeros, de los
que citaremos algunos de los principales. De Antonio
Viladomat se conservan 25 cuadfos de San Francisco
de Asis que pertenecieron al convento de franciscanos
de esta capital; de Vergara, el dngel San Gabriel; de
Mengs, el nacimiento de Jesus; de Francisco Tramullas,
San Antonio Abad; de Guido de Reni, Cleopatra mu-
riendo de la mordedura de la vibora, David mostrando
la cabeza de Goliat, Herodias mostrando la de San
Juan, y otros muchos cuadros de Murillo, Veldzquez,
Ribera, Corregio, Tiziano y otros, algunos que se re-
putan ser de pintores de la escuela catalana y> otros de
autores desconocidos. Hay ademds varios retratos an-
tiguos, entre ellos los de los directores que han tenido
las escuelas, una preciosa colecci6n de grabados en la
secretaria de la Academia y varias obras de escultura.
En la parte superior del edificio estd el antiguo Obser-
vatorio, en el que hacian sus observaciones los catedri-
ticos y alumnos de la E&uela de ndutica, cuando 6sta
se hallaba k cargo de la Junta de comercio en la £poca
en que formaban parte de las clases que sostenia, las
que hoy constituyen las de la carrera industrial, la de
agricultura, la de comercio y la de taquigrafla.
Nobles y honrosos recuerdos guarda este edificio.
En €1 se redact6 el primer c6digo escrito de las leyes
y consuetudes de comercio, que sirvi6 por mucho tiem-
po de norma y guia k todas las naciones. Con raz6n
iebemos gloriarnos de este hecho los catalanes, miran-
do por 6sta y otras causas el edificio con veneraci6n.
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LAS CALLES DE BARCELONA 359
En la capilla de la Lonja se conservaban los restos
mortales del c€lebre almirante D. Pedro de Moncada,
el cual fu6 gran protector de la casa, dejdndole & su
muerte varias mandas y legados.
Todos los reyes que han venido 4 Barcelona han vi-
sitado la Lonja y algunos han morado en ella. En 1533
la ciudad celebr6 en este edificio un baile para obse-
quiar al emperador Carlos, & la emperatriz, al principe
y A la corte. Lujosamente adornada la casa, hubo con
este motivo gran festejo de danzas y bailaron muchos
caballeros y senoras principales. Dicen los dietarios
que tambfen danz6 la emperatriz con una dama que le
llevaba recogida la falda, y que, dejdndola suelta luego,
torn6 k aquella por la mano, bailando entrambas una
alta y otra baja. Despu6s, con respetuosas cortesias, la
dama le bes6 la mano, volvi6 4 tomar la falda y se sen-
t6 en su puesto. Concluido esto, se sirvi6 un espl6ndi-
do refresco, y hace notar la resena que la fuente del
patio, en vez de agua, arrojaba vino bianco.
En 1708, por disposici6n del Cuerpo municipal, se
habilit6 en la Lonja una sala para dar representacio-
nes de 6pera en obsequio del archiduque Carlos de Aus-
tria, que los catalanes habfan proclamado por rey, y
que habia establecido su corte en Barcelona interin du-
raba la guerra de sucesi6n con Felipe V. El 24 de Di-
ciembre de dicho ano tuvo lugar la representaci6n de
la primera 6pera, con asistencia del archiduque y de
las senoras de su corte, mostrindose todos sumamente
complacidos y agradados del espectdculo.
En 1822 abri6se en este edificio, con gjran solemni-
dad, la primera Exposici6n de los productos de la in-
dustria catalana.
En 1826 la Junta de comercio estableci6 en sus es-
cuelas de dibujo el alumbrado por gas, primer experi-
mento.de esta clase que se hizo en Espana.
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360 VfCTOR BALAGUER
En 1827 di6se nueva extensi6n k dicha iluminaci6n,
dirigida por el ilustrado quimico D. Jos6 Roura, y ve-
rific&ndose la prueba delante de los reyes D. Fernan-
do VII y su esposa Dona Maria Josefa Amalia.
En nuestros tiempos se han celebrado varios actos
piiblicos, ceremonias y festejos en la casa Lonja. Recor-
damos, entre otros, varios actos de apertura de Uni-
versidad, Academias de bellas artes y buenas letras,
brillantes conciertos, grandes bailes de etiqueta con
motivo de la estancia en esta ciudad de la reina Dona
Isabel II, su madre Dona Maria Cristina y los duques
de Montpensier, y antes que se hubiese construido el
Gran Teatro del Liceo, muchos y lujosos bailes de
m&scara, que eran el punto de cita de la buena sociedad
y de la elegancia barcelonesa.
COPONS (calle den).
Se dirige desde la de Ripoll k la Riera de San Juan.
Lleva de seguro este nombre en recuerdo de una fa-
milia de Copons, otra de las mds distinguidas casas de
Cataluna, la cual ha dado varones ilustres k las armas,
k las letras y 4 la religi6n.
No hace muchos anos muri6, y por cierto en situa-
ci6n bien infeliz despuSs de haber prestado grandes ser-
vicios k la patria, el teniente general D. Francisco de
Copons y Navia, conde de Tarifa, y descendiente de los
antiguos barones y senores de Balsereny, en Cataluna.
Este esclarecido caudillo de la guerra de la Indepen-
dencia tenia una brillante hoja de servicios militares,
habiendo conquistado todos sus grados desde cadete en
el campo de batalla, y habiendo tornado parte en las
mis cllebres acciones de guerra, entre ellas la de Bai-
16n. En 181 1 defendi6 con grande arrojo y bizarria la
plaza de Tarifa, sitiada y atacada por una divisi6n fran-
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LAS CALLES DE BARCELONA 361
cesa de 12.000 hombres al mando del general Leval,
quien se vi6 obligado k desistir de su empresa, despu€s
de haber perdido m&s de 4.000 hombres al pie de los
muros de Tarifa.
Copons era capitdn general de Cataluna cuando Fer-
nando VII regres6 de su cautiverio; pero, al regreso de
este monarca, no tard6 en ser separado del mando y
confinado en Sigiienza. §La primera victima sacrifica-
da k los buenos y senalados servicios por la guerra de
la Independencia, k los cinco dias de entrar triunfante
en la capital de Cataluna, fu6 el general Copons, por
haber tenido la fatal idea de creer que los juramentos
prestados sobre los Evangelios eran inquebrantables.*
Tales son las lineas que con justificada amargura se
leen al frente de unas interesantes Memorias de los anos
de 1814 y 1820 al 24, escritas por el propio general Don
Francisco de Copons, y dadas recientemente k luz por
su hijo, del mismo nombre y apellido, en la actualidad
coronel de caballeria.
C6RCEGA (calle de).
Otra de las del ensanche. Serd la tiltima de 6ste, por
ser ya la mds inmediata k Gracia, y de ella han de par-
tir las de Marina, Cerdena, Sicilia, Ndpoles, Roger de
Flor, paseo de San Juan, Bailen, Gerona, Bruch, Lau-
ria, Claris, paseo de Gracia, Rambld de Isabel II, Bal-
mes, Universidad, Aribau, Muntaner, Casanova, Villa-
rroel, Urgel, Borrell, Viladomat, Calabria, Rocafort, En-
tenza, Vilamari, LI ansa, Tarragona y Llobregat.
Di6sele este nombre en recuerdo de haber un dla do-
niinado en C6rcega, con alta gloria, las armas de la Co-
rona de Arag6n, formando parte aquella isla de las
conquistas Uevadas k cabo brillantemente por los mo-
narcas de estirpe catalana.
L
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VICTOR BALAGUBR
CORDERS (calle deb).
plaza de la Lana & la plazuela de Bcr-
jarmente conocida por el nombre de Cal*
[ue luego se dird.
Corders, 6 sea cordeleros en castellano, por
ibitaban esta calle. La existencia como
emial de este oficio se remonta 4 princi-
:iv, y su gremio comprendia los sogueros
los alpargateros, estos dos unidos des-
eros fueron poco 4 poco sustituyehdo en
esta calle los caldereros, y de aqui el ser
ida con el nombre de Calderers.
ice Capmany, los primeros estatutos que
a policia del oficio de caldereros, son del
ellos se trata de la ley del cobre y bondad
los c&ntaros, calderos, cubos y otros ar-
ebian ser reconocidos por cierta persona
1 Ayuntamiento para ponerles la marca.
446, se promulg6 un edicto municipal
barrios y parajes donde tinicamente se
licho oficio para la quietud publica. En
cado otro sobre la observancia de la re-
ci6n.
COROMINAS (caUe den).
ue por corrupci6n se llama de Colominas,
la en la de la Bona y su salida en la de
denominaci6n de la familia Corominas,
;ner alii terrenos y casa.
rvri hubo un Bernardino Corominas, na-
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LAS CALLBS DB BARCELONA 363
tural segtin parece de la Seo de Urgel, de quien se guar-
da memoria como excelente jurisconsulto y notable poe-
ta, sin que haya llegado k nosotros ninguna de sus
obras.
CORREO VIEJO (calle del).
Va de la plaza del Regomir k la bajada de Viladecols.
Antiguamente se Uamaba den Puiggener, nombre de
familia, y despu6s tom6 el de la Estafeta, por haberse
alf establecido la primera estafeta 6 casa de correos que
se tiene noticia haber babido en Barcelona. Despu6s
de muchos afios, estableci6se la estafeta 6 correo en la
plaza del Regomir, que por esto tom6 entre el vulgo el
nombre de plaza del Correo, queddndole k aqu^lla el de
Estafeta vella 6 Correo viejo que atin conserva. Hoy el
correo se halla en la Rambla, y k la plaza del Regomir
se la titula vulgarmente del Correu veil.
Es muy antiguo en Barcelona el importante ramo de
correos. Se sabe que en tiempos bastante remotos,
cuando salian los correos de esta ciudad, al pasar por
delante de la capilla de Nuestra Senora de la Guia 6 de
Marctis, situada entorices extramuros, recibfan la ben-
dici6n del cura encargado del servicio de aqu611a. Se
llamaba entonces generalmente en Barcelona Estafeta
al correo, y Estafetas k los que repartian las cartas.
CORRETJER (calle deo).
Se llamaba antiguamente den Abello, y tanto su
nombre anterior como el que lleva actualmente son de
familias catalanas.
CORRIBIA (calle de la).
Antiguamente se llamaba dels Sellers por hallarse es-
tablecidos en ella los de este oficio, y es mis conocida
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364 vfCTOR BALAGUER
entre el vulgo por las Escalas de la Seo, porque, yendo
de la calle de la Tapimria k la plaza Nueva, cruza por
delante de las escaleras de la catedral.
La iglesia mayor 6 catedral se llama en cataldn Seu 6
Seo (sede), derivindose la palabra del verbo anticuado
seures, que significa sentarse.
El autor del Guia Cicerone de Barcelona dice ignorar
la etimologia de la palabra Corribia, que hoy lleva esta
calle, y aiiade que el tinico dato que puede alegar rela-
tivo k la antigiiedad de tal nombre es que en tiempo
del rey D. Martin (i5 de Agosto de 1409) se llamaba
Coharrubia, como lo prueba una orden de dicho rey
mandando que el hospicio 6 casa de Juan de San Juan
fuese destruida al objeto de que la referida calle fuese
recta al palacio mayor.
H&llase situada en esta calle, frente las escaleras de
la Seu 6 catedral, la casa del gremio de zapateros, que
data del i565, aun cuando hubo de ser renovada en
1740, segiin se deduce de esta fecha inscrita en una
gran plancha de cobre con una bota de montar, que
tiene en su centro el balc6n del primer piso. La salade
dicha Casa, que era la de las reuniones, conserva atin
la graderia de madera, 6 sea los escanos que ocupaban
los cofrades en sus asambleas. Guirdase en esta salael
retrato del zapatero Jos6 Tomer, con el traje de conce-
ller, por haber obtenido este cargo en 1676, y un cua-
dro g6tico, bastante notable, con las tres imdgenes de
San Abid, San Crispin y San Crispiniano, patronesdel
gremio.
Era sin disputa el gremio de los zapateros el mis
antiguo entre los oficios que formaron las primeras cor-
poraciones gremiales de Barcelona. Existia ya el ano
1200, segtin aut6nticos testimonios; pero Capmany no
supo hallar reglamentos concernientes k su policia has-
ta i3ii, en que el Cuerpo municipal public6 una orde*
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LAS CALLBS DE BARCELONA 365
nanza sobre la manifestaci6n que todo zapatero debia
hacer al comprador de la especie y calidad de cuero que
empleaba en los calzados, si era cordobdn, badana 6
cabra. En i326 se public6 otra en la que se prohibia
vender, comprar y calzar en los domingos ni otras fies-
tas del ano. En 1394 fu6 publicada otra para que los
maestros y oficiales del oficio y los del de chapineros
formasen unidos un mismo cuerpo y una caja comiin
de cofradia. Tambfen en 1406 se dict6 providencia para
que los oficios de zapateros y chapineros pudiesen te-
.ner dos c6nsul£s anuales, los cuales pudiesen reconocer
y visitar las tiendas, con atribuciones para imponer pe-
nas & los falsificadores de artefactos 6 encubridores de
materiales adulterados.
En la misma calle se halla otra casa de cofradia que
se supone haber pertenecido & la de tabemeros. Fu6
edificada en i556 y restaurada en 1751.
CORTES (calle de las).
Debe ser una de las mds principals del ensanche, y
por esta raz6n se le puso este nombre en rectierdo y
perenne memoria de las antiguas Cortes de Cataluna,
que tan altos ejemplos dieron, en tan distintas ocasio-
nes, de abnegaci6n, de patriotismo y de celo por los
intereses del pais.
Cruzard esta calle la nueva Barcelona en toda su ex-
tensi6n, desde la de Marina hasta la del Llobregat.
Para tener una idea — y s61o una idea muy leve— de
lo que eran las Cortes catalanas, reproduciremos parte
de lo que de ellas dijimos en nuestra obrita La libertad
constitutional:
t El primer Congreso solemne de que hay. memoria
en Cataluna, se reuni6 hacia el fin del siglo xi. Esta
asamblea di6 por fruto aquel magnifico y tan justamen-
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66 VfCTOR BALAGUER
mcomiado c6digo de los Usatges, uno de los m&s
iguos que se conoce complete en Occidente y que
por espacio de m£s de siete siglos la piedra funda-
ital de las constituciones Catalan as.
Despu^s de esta asamblea, que fu6convocada y pre-
da por el conde de Barcelona D. Ram6n Berenguer
?iejo, tuvieron lugar otras sucesivamente, en las
les se adicionaron los Usatges y se discutieron otras
is que iban haciendo necesarias las circunstancias
progreso y desarrollo del pais.
Las Cortes en su principio no tenistn la autoridad
m&s tarde alcanzaron; pero en 1228 Jaime I el
\quistador fu6 el primer rey que decididamente se
no 4 entrar en una marcha mis franca, partiendo
[mente el poder legislativo con la naci6n y reunien-
y convocando asambleas mds numerosas y solem-
, establecfendose que tenian derecho 4 concurrir &
s los ciudadanos y hombres de villa y cuantas per-
as eran por su posici6n social merecedoras de figu-
en el Cuerpo representativo.
En 1283 se di6 otro paso mds.
Las Cortes que en este aiio se celebraron estable-
-on, de comiin acuerdo con el rey D. Pedro III el
mde, que las leyes de Cataluna fuesen pactadas y
iesen fuerza de contrato, es decir, que el rey no pu-
se hacer ni derogar ninguna sin concurso y autori-
i6n de las Cortes.
Las fechas citadas son las m&s notables y las de
s significaci6n en cuantos estudios se pretendan ha-
sobre el sistema representativo 6 el regimen cons-
cional de los catalanes. De estas fechas' deben psg>
todas las investigaciones que sobre este punto se hi-
en.
En los siglos en que muchas naciones modernas da-
1 s61o sus primefos pasos en elcaminode la civiliza-
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LAS CALLBS DB BARCELONA 367
ci6n y del progreso, buscando para imitarlas 6 copiar-
las las leyes de los pueblos m&s antiguos, Cataluiia te-
nia ya un c6digo nacional de sus leyes politicas y civi-
les, tan notable por la pureza, por la elegancia de su
estilo y por su clara redacci6n, como por la profunda
sabiduria que encerraban sus previsoras y saludables
disposiciones.
»Nuestros antiguos diputados profesaban muycuer-
damente el principio de que por mds que el gobiernode
una naci6n est£ en armonia con las costumbres y con
los intereses del pueblo, sin embargo, le ha de ser im-
posible labrar la felicidad del pais sin estar apoyado
por tres grandes instituciones: la buena organizaci6n de
los tribunales de justicia, el espiritu popular de las mu-
nicipalidades y una buqpa administraci6n.
»A robustecer y & mejorar estos tres elementos,
acompandndolos de una sabia, previsora y prudente
descentralizaci6n, es & lo que consagraban sus esfuer-
zos las Cortes catalanas.
•Todas las mejoras, adiciones, proyectos y leyes se
propoiiian en el seno de las Cortes, y despu6s de ser
ampliamente discutidas, eran aprobadas y pasadas al
sello de la sanci6n real, sin la cual las leyes no eran vd-
lidas, como no lo eran tampoco las que promulgara el
soberano sin el previo examen y consiguiente aproba-
ci6n de la asamblea.
•Las Cortes eran tambfen las que tenian poder y fa-
cultad para conceder al monarca el permiso de exigir sub-
sidios y contribuciones; ellas las que ordenaban se le die-
sen las tropas, los buques 6 el dinero que demandaba.
»E1 poderio € influjo de este Cuerpo legislativo lleg6
4 rayar tan alto, y tan respetado se vi6, que fu6 la ad-
miraci6n de las naciones extranjeras y di6 fama mereci-
da k nuestro pais, que era reconocido do quiera como
suelo clasico de la lealtad y del patriotismo.
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368 VfCTOR BALAGUER
•Las Cortes, lazo de amor que unia al pueblo con el
rey, eran tan celosas de los derechos de aqu6l como de
los suyos propios. Con una solicitud que jam&sfu€des-
mentida, velaban cuidadosamente para que ni en un
ipice fuesen coartadas las prerrogativas del trono; pero
tambten cuidaban de que ni en un punto fueran menos-
cabados los derechos del pais.
• Cuando veia que el rey se rodeaba de personas 6 te-
nia tratos con sujetos que podian aconsejarle mal 6 em-
paiiar el lustre de su fama, se manifestaba aquel Cuer-
po celoso guardador de la honra real, como sucedi6 en
las Cortes de i388, las cuales requirieron al rey, que
lo era entonces D. Juan I, para que reformase su pa-
lacio y arrojase de 61 & varios cortesanos que con sus
costumbres licenciosas y manejos politicos comprome-
tian el buen nombre y reputaci6n del monarca, particu-
larmente, segun el parlamento, una dama llamada Do-
na Carroza de Vilaregut, favorita de la reina.
•Pero si este ejemplo y otros que citar pudiera, prue-
ban que velaban por la honra del rey, otros ejemplos
aos ofrece la historia de que con no menor solicitud ve-
laban por la honra del pueblo y del pais.
»Si alguna vez, que pocas fueron y escasisimas en
tiempo de los reyes de Aragon, el monarca quebrantaba
su solemne juramento de guardar y hacer cumplir las
eyes, las Cortes, si no bastaban las respetuosas y repe-
idas suplicas y manifestaciones que hacian para volver
il camino al extraviado principe, no vacilaban enton-
ces en ponerse A la cabeza del pais, en aclamar & otro
?or conde de Barcelona y en jurarle fidelidad, despu^s
jue €1 la hubiese jurado & las leyes y constituciones,
«Cada vez que el rey moria, el primogSnito 6 suce-
jor se presentaba 4 las Cortes, y ante ellas juraba so-
emnemente como conde de Barcelona «tener y obser-
► var, hacer tener y observar las constituciones, estatu-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 369
»tos, fueros y privilegios de Cataluna y de cada uno de
•sus habitjantes en particular,* despu6s de lo cual, y no
antes, recibia de ellas el juramento de fidelidad.
•Los diputados de las antiguas Cortes catalanas pue-
den presentarse como dechado y ejemplo de patriotismo,
de lealtad, de amor al trono y al pueblo, de hidalguia, de
rectas intenciones, de cuantas virtudes, en una palabra,
son necesarias & los legitimos representantes del pais
que, s61o por amor 4 61, se presentaban en los escaiios
del Congreso & hacer resonar su autorizada y desintere-
sada voz, que sonaba influyente y poderosa bajo las b6-
vedas del palacio de nuestras antiguas leyes.
•Y en este punto lo mismo eran los diputados que
pertenecian k la nobleza, que los que pertenecian al
pueblo, que los que eran miembros del clero. El clero
en particular, debe decirse en su obsequio, era en Cata-
luna el mds celoso defensor de la libertad y de la cons-
tituci6n.
• jlnfeliz, por otra parte, del diputado que no cumplia
como bueno y leal, 6 que se manifestaba indiferente 4
los intereses del pais! Escarnio de sus conciudadanos,
bianco de sus tiros, se veia precisado 4 abandonar la
ciudad *. ,
•La Diputaci6n, 6 General, verdadero tribunal del
pais, era el centinela avanzando de 6ste, y ante ella se
residenciaba 4 cualquier diputado que hubiese faltado
abiertamente 4 los intereses sagrados que se le confia-
ran 6 hubiese admitido empleos. El pais era inexorable
para con un diputado traidor 6 vendido. Probado el co-
hecho, se le borraba de la lista de los ciudadanos hon-
rados, y quedaba inhabilitado para toda clase de em-
pleos y distinciones. Peor era esto en nuestro pais que
la pena capital. jSi esta costumbre hubiese continuado
1 Gilabert: Calidades de CaialuXa.
TOMO XXI 24
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"H
37O VfCTOR BALAGUER
en Cataluna, mas de un diputado en estos ultimos anos
hubiera sido quiza residenciado ante el tribunal del pais!
•El espiritu Catalan era eminente y esencialmente li-
beral, y este espiritu se nota asi en todas las institutio-
ns de la edad de oro de Cataluna. No eran s61o las
Cortes las que descollaban por su libre espiritu: eran
todos los tribunales, todas las corporaciones, como en
los capitulos sucesivos me encargarg de dejar probado.
Mas libertad existia en Cataluna siendo el gobierno mo-
narquico, que en laprimera republica del mundo.
»Por esto dijo con mucha raz6n Fr. Gabriel Agustin
Rius en 1646 »:
•Son mas libres, francos y privilegiados los pueblos
»de Cataluna que los que lo son de republicas, que es a
»donde parece que esta la libertad y franqueza de los
> pueblos en mayores anchuras. Porque no hay republica
>a donde, sin sacar a cada uno de su esfera, haya las
»preeminencias y franquezas para todos tan proporcio-
»nalmente iguales, como en Cataluna. En algunos los
> nobles gobiernan, y los plebeyos son, mis sujetos que
>si fueran esclavos. En otras, de las preeminencias y
»puestos honrosos estan los de la plebe excluidos. En
> otras, las franquezas las gozan solo los nobles. Y en
► otras, para haberse de sujetar en la libertad de repu-
>blicas, son tantas las imposiciones que en algunas oca-
>siones se han de echar sobre, quees un verdadero cau-
► tiverioy la libertad s61o nombre. Pero en Cataluna
>goza de las libertades, preeminencias, honras y fran-
>quezas cada uno en su estado, sin que de las de mas
>estimaci6n y puesto est6 excluido el mas plebeyode la
► mayor, ni que por 6ste mengiie de su estado el mis no-
>ble 6 se envilezca su nobleza, ni se hayan de cargar
de pechos unos y otros; y con ser catalanes son tan li-
1 En su obra Cristal de la verdad y espejo de CataluHa.
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LAS CALLES DE BARCELONA 37 1
»bres, que parece que por lo que toca al rey no les que-
»da sino el nombre de sujetos.»
CORTINAS (calle den).
Desde las balsas de San Pedro va & parar al ensanche.
Antiguamente se Uamaba Carter vermeil, quizi por
haber en ella alguno 6 algunos edificios pintados de en-
carnado, y el nombre que hoy lleva es de familia ca-
talana.
COTONERS (calle dels).
O sea de los algodoneros, quienes antiguamente, al
ocupar esta calle, le comunicaron el -nombre de su ofi-
cio. Es fete otro de los que pueden contar la antigtiedad
de su matricula gremial desde mediados del siglo xm,
pues que se encuentran cuatro individuos del misrao ins-
critos en el catdlogo de los artesanos que obtuvieron
plazas natas en el primer Consejo municipal de 1257.
En cuanto & los estatutos m&s antiguos que se hallan
sobre el regimen de este oficio, datan del 1433.
Segtin advierte Capmany, este oficio era uno de los
m&s titiles & la marina y comercio, pues beneficiaba y
preparaba los materiales para las lonas, de cuyo ejerci-
cio los reyes habian recibido grandes servicios para los
armamentos navales: asi lo confiesa D. Fernando el
Catolico en su real c6dula de i5o5, por la cual confir-
m6 las ordenanzas que acababa de publicar el Munici-
pio barcelon^s 4 fin de que nadie pudiese poner obrador
de algodonero ni vender por mayor ni por menor nin-
guna suerte de algod6n, ni tampoco tenerlo en su puer-
ta, sin haber antes estado tres anos de aprendiz con
maestro aprobado y haber pagado su contingente al
montepio de la cofradia.
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372 VfCTOR BALAGUER
Hay tradici6n de que en esta calle, que va de la de
Mirambell 4 la del Pou de la Cadena, vivi6 San Ignacio
de Loyola, al regreso de su estancia en Manresa y de
su expedici6n 4 Montserrat*
La calle de Cotoners se 11am aba antes den Vilardell,
nombre de familia catalana, c61ebre en particular por
haber sido propietaria de una muy famosa espada de
que maravillosamente se habla en cr6nicas, en cuentos
y en leyendas. La espada de Vilardell lleg6 4 tener gran
nombradia, y vamos 4'decir lo que se cuenta de ella.
Alii, en tiempos remotos, en la £poca 4 que se remon-
tan las nebulosas leyendas y fant4sticas tradiciones de
nuestro pais, habia en el lugar de San Celoni, segiin
vetustas cr6nicas narran, un drag6n 6 serpiente de ex-
trana grandeza y mayor ferocidad, que era el terror y
la destrucci6n de toda aquella comarca. En vano se in-
tent6 perseguirle y matarle. Todos los esfuerzos fueron
vanos, y muchos perdieron la vida.
Cierto dia, vispera de fiesta, salia de su casa Soler
de Vilardell con una espada bajo el brazo, y enc0ntr6-
se 4 un pobre que le pidi6 limosna. Para d4rsela vol-
vi6 4 subir 4 su casa, dejando, para menos embara-
zo, la espada en el umbral de la puerta, y cuando baj6
con la limosna ni hall6 al pobre ni su espada, sino otra
diferente en el mismo lugar en que dejara aqudlla. Des-
envain61a, y reconoctendola por buena, di6 un rev& &
un 4rbol que hall6 4 mano, parti^ndole como si fuera
fr4gil cana. Admir6se de la bondad de su temple y juz-
g6 que milagrosamente se la habia dado el cielo para
obrar algun hecho maravilloso; y como se acordase del
fiero drag6n que infestaba la comarca, crey6 ser aque-
lla espada la que habia de darle muerte.
Asi, pues, aconsejado de algunos amigos, y encomen-
dando 4 Dios la empresa, sali6 al siguiente dia de San
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LAS CALLBS DE BARCELONA 373
Celoni con dnimo de dar muerte al drag6n; y para ase-
gurarse de la bondad de su espada, cuentan que di6 con
ella en una pena que hall6 en medio del camino y la
parti6, cuya pena se ve aiin en el dia junto k la villa de
San Celoni, siendo tradicidn que lo que falta de ella
fu6 cortado con la espada de Soler de Vilardell. Prosi-
gui6 6ste su camino muy satisfecho con la prueba; lie-
g6 al sitio en que estaba el drag6n, y le di6 tan recia
cuchillada, que le parti6 por en medio dejindole muer-
to. Ufano con la victoria, volvi6 donde le aguardaban
los suyos, y alzando en seiial de triunfo la espada como
para mostrdrsela, algunas gotas de aquella venenosa
sangre del drag6n, en que estaba tenida la hoja, cayeron
por su brazo derecho, y se lo hincharon de manera que
dentro breves dias muri6.
Hubo de quedar con esto tan cSlebre aquella espada,
que muchos principes manifestaron su deseo de adqui-
rirla; pero jam&s quiso su dueno ponerla k precio, esti-
mdndola como k cosa tinica y singular. El rey D. Pedro,
hijo de Jaime el Conquistador, siendo infante, la quiso
comprar, y daba por ella 400 sueldos barceloneses de
terno, .de renta perpetua, k su dueno, lo cual por aque-
llos tiempos era una fortuna. Sin embargo, el propieta-
rio no se la quiso vender; antes en su testamento la vin-
culo entre sus herederos, siendo tan celosos de ella, que
una vez que la prestaron, hicieronsela asegurar por 700
morabatines y otravez por i.5oo
Andando el tiempo, sin embargo, la espada de Vilar-
dell i\x€ k parar k manos de los reyes de la Corona de
Aragon, que no habian dejado jam&s de solicitarla, sien-
do el primero en usarla el infante D. Alfonso, hijo de
Jaime II el Justo. [Con esta espada el infante defendi6
su vida y arremetio contra los enemigos en la Jornada
de Luco-Cisterna, cuando la conquista de Cerdeiia.
Despu6s de €1 la poseyo su hijo el rey D. Pedro, quien
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r+ v
preciaba tanto, c
layo de 1370, de
mara, exceptu6 de ella algunas joyas preciosas,
do una de 6stas la espada de Vilardell.
n 1270 tuvo lugar un duelo 6 juicio de Dios, como
nces se acostumbraba, entre Bernardo de Centellas
■naldo de Cabrera, siendo aqu61 el vencedor; pero
lendose probado que Bernardo de Centellas llevaba
spada de Vilardell y con ella habia combatido, el
D. Jaime I dict6 sentencia dando por nulo el duelo
r nula la victoria del Centellas, pues, segun las le-
de caballeria, cuando un combatiente llevaba ar-
maravillosas 6 de virtud, ni quedaba vencedor,
jue lo fuera, ni al adversario podia ddrsele por ven-
, ni el tal duelo valia, quedando el vencido con la
na honra y reputaci6n que antes. Esta curiosa sen-
ia se conserva en el archivo de la Corona de Ara-
3n muchos los autores que hablan de la espada 11a-
a de Vilardell, dando por extenso las noticias que
esumen acabamos de dar nosotros.
CREMAT GRAN (calledel).
b entra en ella por lade Moncada, yendo 4 terminar
si de Flassaders.
continuaci6n de £sta existe otra calle que se titula
Oretnat xich, y antiguamente den Jaume des Fonts.
jnoramos de qu£ pueda provenir el nombre de es-
ios calles, de las cuales nada tenemos que con tar.
CRIST1NA (calle de).
s la que va de la de la Paz & la plaza de Palacio.
usosele este nombre, al abrirla, en obsequio & S. M.
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LAS CALLUS DB BARCELONA 375
Dona Maria Cristina de Borb6n, viuda de Fernan-
do VII, regente gobernadora del reino durante la me-
nor edad de su hija Dona Isabel II.
Cuando el pronunciamiento 6 revoIuci6n de 1854, el
Ayuntamiento cambi6 el nombre de esta calle en el de
Dulce, en memoria de haber sido este general uno de
los primeros que se pronuncio contra el gobierno inmo-
ral que regia en aquella 6poca los destinos de la naci6n.
D. Domingo Dulce fue k la saz6n nombrado capitdn
general de Cataluna, conquistdndose muchas simpatias
durante su mando.
Mds tarde volvi6 k recobrar la calle el nombre de
Crislina, y hoy se llama indistintamente de Dtdce 6 de
Cristina,
CRISTOBAL (arco de San).
Une la calle de Jaime Giralt con la de Fonollar.
Antiguamente tuvo los nombres de Carrer nou (Calle
nueva) y Muntarol y Graciamat, apellidos catalanes de
familias conocidas.
DespuSs, k causa de una imagen de San Crist6bal
que se veia en una capillita del arco, tom6 el nombre
de este santo.
CUCURULLA (plaza de la).
Desembocan en ella las calles del Pino, Boters, Puer-
to ferrisa y Cucurulla.
Como antes de reconstruirse las casas que hoy se le-
vantan en ella, venia k rematar esta plaza en punta,
segiin parece, acaso por esta raz6n le daria el vulgo el
nombre de Cucurulla, que quiere decir capirote. La pa-
labra cucurulla se aplica, general m en te en Cataluna,
al cucurucho de cart6n cubierto de lienzo negro que en
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37^ VICTOR BALAGUER
i procesiones de Semana Santa usan ciertos congre-
ntes y penitentes.
Dicese que antes se llamaba de la Figuera cucurella,
5S probable que tuviese el mismo nombre la calle in-
jdiata de la Pneria ferrisa, pues en la Rubrica de Bra-
juer hemos hallado la siguiente nota, que correspon-
perfectamente k dicha calle:
« Al primer mars 1465 se elegiren estimadors per ava-
u* una casa en lo carrer de la Cucurella que t€ entra-
en lo carrer den Patritxol vers la iglesia del Pi pera
rrocarla, 4 fi de que hi haguSs pas de la iglesia del
al carrer de la Cucurella. »
Estas lineas pueden indicar que esta plaza se llama-
l Cucurella y no Cucurulla, y tambten podria ser por
mismo que el llamarse hoy asi fuese por corruption
nombre.
ClCli (calle del).
Es decir, del gusano.
Cruza desde la Alta k la Baja de San Pedro.
Existe en ella una capilla dedicada k la Virgen del
lar de Zaragoza, en memoria de haberse encomenda-
k ella los vecinos de la calle durante cierta epidemia
e rein6 en Barcelona. Ninguna persona de la vecin-
d se vi6 acometida de la enfermedad reinante, y atri-
y^ndose esto k la devoci6n de la Virgen del Pilar, se
levanto una modesta capilla, que todavia existe.
Al hablar del beato Oriol, cuando lo hemos hecho de
plaza de su nombre, hemos dicho que al llegar k es-
calle dariamos mds extensas noticias de aquel piado-
var6n, por haber nacido en ella.
Vamos k cumplir la palabra.
A la entrada de esta calle por la parte de la de San
:dro Baja, se conservaba aun hace diez 6 doce anos
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LAS CALLES DE BARCELONA 377
una casita baja, la segunda de la derecha, que era de
antiquisima apariencia, y en cuyo unico piso existia
una ventana con arcos de figura semi-g6tica. El Ayun-
tamiento mand6 derribarla en 1854, por ofrecer peligro
su estado ruinoso, y en el puesto que ocupaba se ha le-
vantado otro edificio de moderna apariencia, sobre cu-
yas puertas se halla grabada la siguiente inscripcidn:
En 23 de Noviembre de i65o,
en el local que ocupa esta casa,
reedificada en 1856,
nacio el beato Jose 4 Or to I,
modelo de santidad, gloria de Barcelona,
Efectivamente, en la casa derribada, y precisamente
en el cuarto que recibia luz por la citada ventana, naci6
en 23 de Noviembre de i65o el nino Jos6, hijo de Juan
Oriol, maestro terciopelero, y de Gertrudis BuguM, el
que fu6 bautizado en la parroquia de San Pedro, pasan-
do al cabo de un aiio, y ociirrida ya la defunci6n de su
padre, k habitar una casa en la calle dels Julians, que
existia cerca del Born; despu£s, ejerciendo el cargo de
preceptor de los hijos de la noble familiade Gisneri, ha-
bit6 durante algunos anos en la plazuela de la Dague-
ria, que ya en el dia no existe, y al ser nombrado bene-
ficiado de la parroquial del Pino, en cuya 6poca justifi-
c6 su santidad con repetidas curaciones y portentosos
milagros, vivi6 en la buhardilla de la casa que existe £
lo ultiiAo de un callej6n sin salida de la calle de la Ca-
nuda, hasta que, sinttendose ya enfermo, vino & acabar
sus dias en la vivienda de su amigo Llobet, que estaba
situada en la calle de la Dagueria, precisamente en el
sitio atravesado hoy por la calle de Jaime I. Los princi-
pales hechos de su vida ejemplar se hallan consignados
en un compendio qne de ella se public6 en la libreria
de Surid y Burgada, de Barcelona, en 1790. Era aven-
tajada su afici6n al estudio, especialmente en los pri-
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vfCTOR BALAGUER
inos de su carrera literaria, pues consta que en
\zo una brillante oposici6n 4 la cAtedra de he -
esta Universidad de Barcelona, y en el mismo
n6, con gran lucimiento, la borla de doctor en
i teologia.
6 en 23 de Marzo de 1702, produciendo la noti-
3U fallecimiento la mayor consternaci6n en Bar-
y celebrdndosele unas suntuosas exequias, re-
do las principales calles de la ciudad el cortejo
:, del cual formaban parte los individuos de la
nia de Santo Tom&s, & la cual pertenecia el B$a-
pajes del obispo de Barcelona, y 12 lacayos del
Su cuerpo fu6 sepultado en la capilla de San
do, que es la que estd situada & la derecha del
erio de la iglesia del Pino, vi&idose atin resguar-
>n una pequena verj* de hierro el lugar en que
enterrado.
ruido el proceso de beatificaci6n, tarea que dur6
s afios, se celebraron para solemnizarla suntuo-
tas que tuvieron lugar £ mediados de 1807; fies-
:uya suntuosidad hablan atin con encomio nues-
uelos.
ctual propietario de la antigua casa de la calle
ich, D. Bernab6 Espeso y Madriguera, persona
mocida y apreciada en los circulos barceloneses
tor distinguido que por espacio de muchos anos
del Diario de Barcelona, al disponer el derribo
a casa, procur6 perpetuar la memoria del nata-
te en ella tuvo lugar, disponiendo la colocaci6n
ueva fachada de la inscripci6n que hemos copia-
arriba; conservando cuidadosamente una vista
;o sacar de dicha casita antes de derribarla, y
endo que los ladrillos del cuarto en que naci6 el
/ las piedras que formaban la'ventana de la mis-
:olocasen, en tanto que no se erija un oratorio
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LAS CALLES DB BARCELONA 379
ptiblico 6 privado, en una pequena capillita, en el inte-
rior de la habitaci6n. El Sr. Espeso se creia obligado
A hacerlo asi, como deuda de su especial devoci6n al
Beato, tanto mayor cuanto, ademds de poseer la casa
en que este var6n naci6, recuerda haber leido en varios
documentos, y sobre todo en la vida que escribi6 el pa-
dre Nadal, las siguientes lineas: tConsSrvase todavia
»en Barcelona su linaje y descendencia por linea recta,
•aunque no masculina, en la persona de Maria Teresa
»Serra, consorte de D. FSlix Puig; y manti6nese tam-
• bien en otra familia de apellido Madriguera, pudiendo,
•por consiguiente, ambas familias barcelonesas vana-
•gloriarse con verdad de hallarse emparentadas con el
» beato Oriol.t
AdemAs del compendio de la vida de dicho Beato de
que hemos hecho menci6n, en 1808 se public6 una en
italiano, que despu6s fu6 traducida al espanol por su
mismo autor el abate D. Juan Francisco de Masdeu.
La edicion castallana, impresa en Barcelona por la com-
paiiia de Jordi, Roca y Gaspar, es una de las de m£s
lujo que entonces se hacian. Enriqu6cela gran numero
de ldminas que dibujaron los cSlebres artistas Flauger,
Sold (D. Antonio), Vicente L6pez (de Valencia), Ilia,
Rodriguez y Planella, grabadas por Ametller, Fabri,
Gamborino, Stagnon y Coromina. — La otra historia,
que consta de dos tomos en 4. , la escribi6, en el difuso
estilo que le era caracteristico, pero con gran copia de
datos, el P. D, Francisco Nadal, presbitero del Orato-
rio de San Felipe Neri, y autor de otras muchas obras.
La imprimi6 en esta ciudad el impresor D. Juan Igna-
cio Jordi en el afio i8i5.
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33o VfCTOR BALAGUER
D
DAGIERLA (calle de la).
Comienza en la Libreteria y termina en la plaza de
San Justo, vtendose hoy esta calle cortada y dividida en
dos por la nueva de Jaime I que la atraviesa.
Antiguamente se Uamaba dels Cofrers, porque en ella
vivian los que hacian cofres; despuSs se titul6 dels dra-
pers,^ mejor la draperia, por haber pasado & ocuparla los
fabricantes de panos;y hoy se titula de la Dagueria, que
equivale & cuchilleria, por haber reemplazado 4 las tien-
das de aquSllos las de los cuchilleros. En tiempos anti-
guos vivian especialmente en ella los constructores de
dagas.
De tiempo inmemorial los cuchilleros de Barcelona,
conocidos con el nombre de dagueros, estaban agrega-
dos como oficio de fabricantes en hierro 4 los cerrajeros
del barrio de Regomir; pero & 12 de Mayo de i5i2 el
Consejo municipal dividi6 estos dos oficios & instancia
de los mismos cuchilleros, y di6 facultad k 6stos para
formar su cofradia bajo la invocaci6n de San Eloy, en
la iglesia parroquial de San Justo y San Pastor.
Se sabe que en una casa de esta calle muri6 el tau-
maturgo barcelon6s beato Jos^ Oriol el 23 de Marzo
de 1702.
DAMAS (calle de las).
Es una callejuela que va de la Esparteria & la plaza
de las Ollas.
No es en manera alguna de presumir que en tan
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LAS CALLES DB BARCELONA 38 I
pobre calle y en habitaciones tan poco notables, hayan
vivido jam&s sefioras & quienes pudiera darse el nombre
de damas, y mis bien es de creer que se le puso esta
denominaci6n en sentido satlrico, como probablemente
sucederfa con el nombre de las Doncellas aplicado 4 otra
calle de que luego se hablard.
D1POTACION (calle de la).
Serd otra de las m£s principals del ensanche, tenien-
do por colaterales las del Consejo de Ciento y de las Cor-
tes, abarcando toda la extensi6n de la nueva Barcelona,
desde la de Marina hasta la del Llobregat, y vfendose
cruzada por las de Cerdena, Sicilia, Ndpoles, Roger de
Flor, paseo de San Juan, Rambla de Isabel II, Balmes,
Universidad, Aribau, Muntaner, Casanovas, Villarrael,
Urgel, Borrell, Viladotnat, Calabria, Rocafort, Entenza,
Vilamari, Llansa y Tarragona.
Antiguamente habia en Barcelona una calle asi titu-
lada, y era la que hoy se llama del Ob&po, pues tenia
en el la su puerta principal el palacio de la Diputaci6n
general de Cataluna, que actualmente la tiene en la pla-
za de la Constitution; pero despu£s de los trastornos y
caida de Barcelona en 1774, fu£ poco k poco perdiendo
su nombre hasta cambiarlo definitivamente con el que
hoy lleva, por hallarse & su extremo el palacio episcopal,
conforme se verd.
Por esta causa, y para recuerdo de aquella insig-
ne corporaci6n politica, el Ayuntamiento constitutio-
nal accedi6 4 los deseos del autor de estas lineas, reha-
bilitando este nombre para una de las mis principales
vias de la nueva Barcelona.
Hemos hablado del palacio al tratar de la plaza de
San Jaime: s€anos*dable ahora decir algo de los dipu-
tados.'
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382 VICTOR BALAGUER
La Diputaci6n general, 6 mejor el General de Cata-
luna, como se le Uamaba, hacia las veces de Cuerpo re-
presentative del Principado en el intervalo de unas k
otras Cortes de Cataluna, viniendo k ser en realidad el
supremo magistrado al cual estaban confiadas la union *
y libertad publicas.
AJ principio constaba de ocho miembros; pero des-
pu6s se redujo k seis y luego k cuatro, hasta quedar de-
finitivamente reducido k tres por disposition de las
Cortes de 141 3, las cuales, al fijar como ley inviolable y
constitucional que la Diputaci6n hubiese de componer-
se s61o de tres individuos, mandaron que se les agrega-
senotros tantos oidores de cuentas. Tambten entonces,
y con este motivo, se dictaron otras disposiciones, como
las de que el cargo de diputado fiiese trienal, debiendo
ser obtenido por un individuo de cada Brazo, de mane-
ra que todos tuviesen representaci6n en aquel Cuerpo,
el eclesi&stico, el militar, 6 sea el de los caballeros, y el
real, 6 sea el de los comunes y ciudadanos.
La elecci6n de los diputados se hizo de diversas ma-
neras, segun los tiempos y leyes vigentes sobre el caso.
Primeramente los elegian las Cortes; despu€s se hizo
del modo siguiente: cada uno de los diputados y oido-
res salientes nombraba seis personas, cuyos nombres se
escribian en c6dulas, las cuales, metidas en una bola de
cera, eran arrojadas dentro de una vasija llena de agua,
quedando electos diputados para el siguiente trienio los
que se sacaban k la suerte y por el orden en que esto
sucedia, Por fin, las Cortes de 1493 establecieron para
lo sucesivo la election de diputados por sorteo.
Los diputados vestian gramallas encarnadas como
los concelleres, de los cuales se distinguian por una ve-
nera con medalla que llevaban colgada del cuello. En
los acompanamientos y ceremonias piiblicas servianse
de mulas mds que de caballos, soberbiamente enjaeza-
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LAS CALLES DE BARCELONA 383
das, y llevaban delante sus porteros y maceros, como
los ediles 6 tribunos de los romanos, para demostrar la
grande autoridad de su cargo.
La Diputacion general de Cataluna no s61o goberna-
ba en la ciudad superiormente, sino que se extendia 4
cuanto se dilataban sus provincias, siendo la ejecutora
de las leyes y disposiciones acordadas en las Cortes.
Encargada de la observancia de las primeras y del cum-
plimiento de las segundas, .dice un escritor, era el mds
seguro garante de la libertad, por cuyo motivo exigia y
recibia de los oficiales y ministros reales el juramento
de observar y hacer observar los usajes, constitutions
y libertades de Cataluna.
La Diputaci6n debia residir en Barcelona; pero po-
dia trasladarse d cualquiera ciudad 6 villa real del Prin-
cipado, si su traslaci6n d ella era juzgada de urgente
necesidad por sus tres miembros. Sus atribuciones y
facultades se suspendian al reunirse las Cortes genera-
tes, y al quedar instaladas 6stas se depositaban sobre
la mesa presidential las tres mazas de plata de la Dipu-
taci6n, indicdndose con este acto la cesaci6n temporal
de aquel Cuerpo.
DOMINGO (calle de Santo).
Atraviesa de la del Call d la de San Severo.
Ya se recordard lo que hemos dicho al hablar del
Call. Cuando los judios tenian alii su barrio 6 aljama,
esa, que era una de sus principales calles, se llamaba
de la Sinagoga mayor 6 de las Camicerias. Desapareci-
da la aljama por el funesto acontecimiento ya relatado,
esta calle tom6 el nombre de Santo Domingo, que habia
llevado ya en el siglo xiv.
Se supone por tradici6n, que en esta calle 6 en sus
inmediaciones fund6 Santo Domingo una casa cuando
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384 VfCTOR BALAGUER
estuvo en Barcelona, tomando de ahi su nombre actual.
(V. calle de Marlet.)
Sobre la ventana de una casa que existe al entrar, k
la izquierda, se lee esta inscripci6n en letras romanas
imitadas: Lapis aurea signum hominis aurei est.
DONCELLAS (calle de las).
Cruza de la Tapineria k la plaza del OIL
Es una calle estrecha y solitaria, de la cual puede de-
cirse lo que con referenda k la de las Damas se ha
dicho.
DORMITORIO DE SAN FRANCISCO (calle del).
Comienza.en la Rambla, al pie de la subida k la mu-
ralla del mar, y termina en la plaza del Duque de Me-
dinaceli.
Antiguamente se denominaba del Moll veil 6 del Mue-
lle viejo, porque en efecto estaba jbnto k 6ste; pero co-
menz6 k trocar su nombre por el que hoy tiene, k causa
de retirarse k dormir en algunas casitas que en ella ha-
bia varios religiosos del convento de San Francisco,
quienes, por no coger en la primitiva fdbrica de dicho
convento, se iban k. guarecer de noche en las citadas
casas.
Toda la acera derecha de esta calle, en la cual hoy
se levantan la Maestranza de artilleria, la Casa del Cr6-
dito Cataldn y algunos hermosos edificios, estaba ocu-
pada por el magnifico convento que tenian en esta ciu-
dad los religiosos observances de la orden de San Fran-
cisco de Asis. Debe decirse algo de €1, aprovechando
esta ocasi6n, pues lo merecen sus hoy desaparecidas
bellezas artisticas, sus hoy olvidados recuerdos religio-
sos € hist6ricos; y k este efecto, copidndonos k nosotros
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t^L
LAS CALLBS DB BARCELONA 385
mismos, insertamos k continuaci6n lo que escribimos
hace algunos anos:
EL CONVENTO DE SAN FRANCISCO.
I.
LA PKOFECfA.
Un dia del ano 121 1 difundi6se repentinamente por
Barcelona la voz de que habla llegado al eremitorio de
San Cipriano, cerca de Horta, Francisco de Asis, el
pobre monje que gozaba de una fama universal, inte-
rin aguardaba su muerte para alcanzar una santidad
eterna.
A esta noticia, el pueblo sali6 en tropel de la ciudad,
ansioso de ver y admirar al santo que atravesaba la
Peninsula para llegar hasta el sepulcro de Santiago.
Inmediatamente el Consejo de Barcelona le envi6
diputados para invitarle k entrar en la ciudad honrdn-
dola con su presencia. Accedi6 el digno var6n y pas6
con sus companeros k la corte de los condes; pero no
permitilndole su excesiva humildad admitir los favores
y honras que le hacian los nobles ciudadanos, se diri-
gi6 en linea recta al hospital de San Nicoids obispo,
situado en aquel entonces extramuros, k orillas de la
mar.
Al saber el Consejo que el hu6sped esperado se ha-
llaba en el hospital, fu6 inmediatamente en corporaci6n
k rendirle su homenaje y k pedirle que predicase k sus
individuos un breve serm6n, pues deseaban, dice una
cr6nica, oir en la tierra k un hombre que miraban co-
mo venido del cielo.
Accedi6 tambfen k ello Francisco, y diz que conclu-
tomo xxi 25
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386 vfCTOR BALAGUBR
y6 su discurso con estas palabras, cuya responsabilidad
dejamos entera k un cronista de la orden, Fr. Jaime
Coll, que nos las refiere:
« Amigos mios, tened especial devoci6n k la gloriosa
Virgen que Dios os ha dado acd, mi senora Santa
Eulalia, que en verdad os digo que Dios por sus m6ri-
tos tiene en guarda esta ciudad, cuyos muros, aunque
tan abajo y distantes, vendrdn k encerrar dentro de si
esta capilla. Sabed que en este lugar habrd un notable
monasterio de frailes de mi orden, Os lo encargo y re-
comiendo por amor de Jesucristo. •
Tambiln se leian estas palabras en lengua catalana,
como aseguran que las dijo el santo, en un grande y
antiquisimo cuadro que estaba en la porteria del con-
vento. Representaba el lienzo k San Francisco en un
ptilpito como predicando, y k Ios magistrados de la
ciudad oyendo atentos, en forma consular, alrededor
del ptilpito.
Terminado el serm6n, es fama que el Consejo, cris-
tianamente agradecido, correspondi6 k Francisco ofre-
cfendole aquel hospital para que en 61 edificase conven-
to de su orden. Acept6 el hu6sped oferta que se le ha-
cia de tan buen grado, 6 inmediatamente puso manos
k la obra.
Todos los libros y manuscritos que hemos consulta-
do nos dicen que Francisco mand6 formar un pequeno
claustrillo con celdas tan cortas, por correspondientes
k la estrechez del lugar y k su ejemplar pobreza, que
mis parecian sepulturas para cuerpos muertos que ha-
bitaciones para vivos. Sobre la puerta de una de las
celdillas parece que se leia esta inscripci6n:
Cell a fratris Francisci de Assissio.
Esta celda, lo propio que las otras, fu6 derribada m4s
adelante para formar dos hermosas capillas, y s61o se
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E»jir -
LAS CALLES DB BARCELONA 387
conserv6, llegando hasta nuestros dias; el claustrillo,
tal como le hizo edificar el mismo patriarca.
En breve qued6 concluida la fdbrica del convento,
para cuyo cuidado, como tambten para que se concedie-
se el hdbito & los muchos que lo pedian, dej6 el santo
& dos de sus compaiieros, Uamados Fr. Iluminato y
Fr. Pedro de Cede.
La profecia de Francisco iba, pues, 4 cumplirse.
No tard6 el edificio en ser un opulento monasterio,
como vamos k ver.
No tard6 tampoco en quedar dentro del muro de la
ciudad, pues que al ser m&s adelante virrey de Catalu-
na el duque de Gandia, aqu6l que hoy venera la Iglesia
como San Francisco de Borja, mand6 correr una mu-
ralla toda la orilla del mar, dejando con esta disposi-
ci6n encerrado el hospital 6 convento.
En 1232 consta, segtin auto real, que D. Jaime I
concedi6 al sindico apost61ico, guardidn y religiosos
del hospital y convento de San Nicolds, todo el terreno
per francum alodium hasta la orilla del mar, contribu-
yendo al mismo tiempo con grandes sumas para la
nueva fdbrica. Contribuyeron asimismo el Comtin de la
ciudad y muchos caballeros de la primera nobleza, co-
mo lo testificaban los escudos y armas que de unos y
otros veianse grabadas, para perpetua memoria, en di-
versas partes de la iglesia y convento.
Cuando en el nuevo edificio hubo habitaci6n capaz y
mis acomodada, pasaron los religiosos del pequefio d
habitar en el grande, pero conservando el primero en
la misma clausura, como se conserv6 siempre en lo to-
cante al claustrillo y las dos capillas, en memoria de ser
obra del santo patriarca y haber honrado aquel lugar
con hacerlo su morada.
Nuestras cr6nicas catalanas ignoran el dia y aiio en
que efectuaron los religiosos el trdnsito del convento pe-
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vfCTOR BALAGUER
al grande y nuevo. Lo que empero se sabe por
ero que habia puesto en azulejos alrededor de
las dos capillas delclaustrillo, es que habien-
3ado aquel pequeiio convento del todo derruido
a salida furiosa del mar, acaecida en Noviembre
o, volvi6 & reedificar la capilla el ano de 1600, fa-
lo otra pieza al ladb de 6sta y el claustrillo como
antes, el ilustre Sr. D. Fr. Adridn Maim6, de la
le San Juan de Jerusal6n y gran prior que era
aluna, por la mucha devoci6n que al santo pa-
tenia.
in hallamos en una cr6nica, ese esclarecido se-
s61o no se content6 con reedificar, sino que me-
l capilla, haciendo labrar un hermoso retablo
md6 dorar para poner en el centro una pintura
ito de la escuela romana, representando k San
sco eh la forma que estd en su sepulcro de Asis.
el rededor de esta capilla veiase adornado de
>s en los que estaban pintadas varias escenas y
os de la vida del serdfico patriarca. De id£ntica
a hall&base adornada otra pieza 6 capilla que in-
:a mand6 edificar el citado personaje, y era comtin
ia ser 6ste el lugar delpequefio dormitorio y celdas
edaron derribados. A un lado, junto & la puerta
1 capilla, veiase una ldpida, y esculpida en ella
sonaje armado. Una inscription latina recordaba
a alii donde se habia mandado enterrar el devoto
chor del convento, D. Fr. Adrian Maim6.
pocos pdrrafos dedicados & esta capilla nos ban
io un tanto del curso natural de nuestra relaci6n.
rocedamos, pues, para seguir mejor el hilo.
guran las cr6nicas que en el ano de 1 297, & i5
s de Julio, fu6 consagrada la iglesia del conven-
ito con el altar y capilla de San Francisco que
en ella, por el obispo de Tolosa, religioso de la
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LAS CALLES DB BARCELONA 389
orden fraficiscana, San Luis, hijoprimog&iito del rey de
Ndpoles Carlos II. Asisti61e en la consagraci6n de la
iglesia y capilla el Umo. Sr. D. Fr. Bernardo Pelegri,
obispo entonces de Barcelona y religioso menor i.
Tal vez quiso este santo obispo de Tolosa hacer por
si mismo la consagraci6n, agradecido & lo mucho que
debio en ensenanza religiosa 4 sus frailes, particularmen-
te al venerable Fr. Pons 6 Poncio Carbonell, en los sie-
te aiios que estuvo en Barcelona prisionero. Ya en aque-
11a 6poca el joven Luis, desenganado de las vanidades
del mundo, habia demandado el hdbito al guardidn del
convento de Barcelona, y no habtendosele querido con-
ceder por el temor de sus padres, hizo voto solemne en
la misma iglesia de entrar en la religi6n serdfica.
Guard&base en el templo, en un relicario grande, la
misma capa pluvial con que el santo hizo la consagra-
ci6n, y tambi&i en otro relicario uno de su§ dedos.
El infante D. Juan, hijo tercero del rey D. Jaime II,
sobrino de San Luis, siendo arzobispo de Tarragona y
patriarca de Alejandria en i326, hizo fabricar una ca-
pilla en la iglesia del convento de que hablamos, & ho-
nor y gloria de su tio San Luis, obispo, 4 quien habia
yacanonizado yescrito en el catdlogo de los santos el
papa Juan XII.
Era la capilla que estaba al lado de la puerta de la
iglesia, llamada la puerta de San Antonio. Con el tiem-
po parece que un devoto de Santa Rosa de Viterbo
mand6 fabricar un hermoso retablo de la santa que en
dicha capilla se puso, y en lo alto de este retablo se veia
I Este San Luis, obispo de Tolosa, era sobrino de San Luis, rey
de Francia, e hijo de Carlos de Anjou, rey de Napoles. Hallandose pri-
sionero de guerra en Barcelona con otros dos hermanos suyos, el duque
de Calabria y el prfncipe de Salerno, despues de una de las mas celebres
victorias del almirante Roger de Lauria, tom6 el habito de esta orden,
y en este convento curso sus estudios.
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LAS CALLES DB BARCELONA 39I
d* graves penas que no se abriese la ventana, ni otro en
adelante intentase hacer cosa setnejante, declarando set la
plaza de su convento de San Francisco privilegiada, y que
nadie en las casus sitas en ella pudiese abrir ventanas con
perjuicio de poder ser vistos en su clattsura los religiosos.
D. Pedro IV de Arag6n concedi6 asimismo un sin-
gular privilegio, pues que en 1340 y k 10 de Diciembre,
hall&ndose en Barcelona! mand6 k su bayle general que
en todo el distrito, desde sus reales Atarazanas hasta
la plaza del convento de San Francisco inclusive; desde
las dichas Atarazanas hasta la puerta de Escudillers, y
desde 6sta hasta la esquina de la calle, vulgarmente 11a-
mada de los Codols, incluyendo toda la calle, cuidase
que los ministros de su justicia no permitiesen que en
todo el sobredicho distrito y lugar habitasen mujeres
de mala fama. Renov6 este privilegio el rey Felipe III
de Espana en i3 de Julio de 1599.
Tambfen hallamos en un manuscrito que, k instan-
cia de los frailes franciscanos de Barcelona, di6 el rey
de Arag6n D. Martin aqu€l su famoso decreto mandan-
do que todos los confesores de la casa real fuesen reli-
giosos de la orden de San Francisco y naturales de al-
guna de las provincias de la Corona de Arag6n.
La esposa del rey de' Arag6n D. Alfonso el Sabio fun-
d6 en la iglesia de este convento la cofradia de San
Nicol&s, obispo de Bari, titular de la indicada iglesia.
Esta cofradia Ueg6 k ser una de las mis cSlebres de
Barcelona, donde se conserv6 hasta hace pocos anos.
Eran tambi^n especiales y de la mayor honra las san-
ciones que establecieron por real pragmdtica los monar-
cas de Arag6n. y observaron siempre en todo 6 en par-
te los sucesores de la Corona. Una era que los reyes de
Arag6n debian hacer el juramento solemne de observar
las leyes y fueros de Cataluna, Sicilia, Ndpoles, Jeru-
salln, Cerdena, Corcega y Mallorca, en manos del guar-
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39 2 VfCTOR BALAGUER
didn de San Francisco de Barcelona, el dia de su entra-
da ptiblica en dicha ciudad.
Otra que las Cortes generates del Principado con
asistencia de los reyes hubiesen de celebrarse precisa-
mente en el mismo convento. Asi lo hizo Felipe V en
1701, cuando en el principio de su reinado vino k cele-
brar Cortes generales en Barcelona con la presencia de
los tres estados eclesidstico, militar y real.
Establecieron tambten los reyes de Arag6n, y se ob-
serv6 hasta el ano de 171 5 , que el guardidn de San
Francisco de Barcelona fuese procurador de los presos
en las reales c&rceles, con el cargo de asistir por si 6
por otro religioso en su nombre todos los s&bados k la
visita que hacia la real Audiencia k los dichos encarce-
lados. Tambten en las visitas generales que tres veces
al ano hacian los reyes por si mismos, y en su ausen-
cia los capitanes generales, con toda la Audiencia, asis-
tia el guardian, predicando con este objeto al Congreso
sobre la misericordia que se debia usar con los miseros
encarcelados, y acabando el discurso por pedir la liber-
tad de algunos, que se le concedia.
En 1342 hallamos que el convento sirvio de morada
k los reyes de Mallorca D. Jaime III y Dona Constan-
za, hermana de D. Pedro IV dfe Arag6n. Form6se un
grande y vasto puente de madera que, desde el conven-
to y aposento que estaba prevenido para dichos reyes,
entrase buen trecho en el mar, cubierto por todas par-
tes de curiosas y ricas tablas, con sus ven tanas k uno y
otro lado, para que desde la galera en que venian em-
barcados los reyes pudiesen introducirse por dicho puen-
te en el edificio. En €\ estuvieron dos dias, hasta que
se volvio el rey k Mallorca, qued4ndose Dona Cons-
tanza con su hermano D. Pedro en el palacio de Baiv
celona.
Dos capitulos generales de la orden nos citan las cr6-
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LAS CALLES DE BARCELONA 393
nicas como celebrados en el convento de que se trata.
El primero se tuvo en i3i3, siendo sumo pontifice Cle-
mente V y rey de Arag6n D. Jaime II el Justo. Qued6
en 61 elegido general de toda la orden ser£fica Fr. Ale-
jandro de Alexandria, ministro provincial que era de la
provincia de G6nova.
El segundo capitulo general que se celebr6 fu6 en
i357, siendo pontifice Inocencio VI y rey de Arag6n
D. Pedro IV, el cual coste6 todo el gasto & los capitu-
lares con regia munificencia. Fu6 €ste uno de los mis
cdlebres capitulos en atenci6n 4 haber asistido el mis-
mo rey en persona, no saliendo del convento 4 ningu-
na hora del dia hasta que hubieron terminado todos los
actos capitulares, que quiso presenciar y en los que to-
m6 parte como un simple religioso. Sali6 electo en
este capitulo ministro general de la orden el reverendo
P. Fr. Juan de Buchio, de la provincia de Aquitania.
Tambidn en el aiio 1344 el mismo rey D. Pedro, al
formar una junta de los sujetos mis sabios de su reino
para disputar y justificar sus operaciones contra el rey
D. Jaime III de Mallorca, habia dispuesto que se cele-
brara en este mismo convento, como se celebr6 en
efecto, nombrando para presidente del Congreso al re-
verendo P. Fr. Arnaldo de Descallar, sujeto, al decir de
las cr6nicas, de gran veneraci6n por sus muchas letras,
virtud y nobleza, y religioso del mismo claustro.
III.
LUCHAS ESCOLASTICAS.
Si de cumplir tratamos con la idea que nos hemos
propuesto, y si deseamos que nos quede la satisfacci6n
de haber sido buenos y veraces cronistas, preciso es
que hablemos de dos tan c61ebres como ruidosas cues-
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vfCTOR BALAGUBR
on cuyo recuerdo se glorian log anales del con-
; San Francisco.
riarse pueden, pues que, en batalla campal de
; escoldstico, por dos distintas veces vencieron
aisici6n los franciscanos.
les esta gloria, y qu6deles por complete.
la han disputado en vano.
s, pues, al caso.
del mes de Abril de i35i, dia de Viernes Santo,
ndo Fr. Francisco Batlle, guardidn del convento
^rancisco, al parecer te61ogo muy cdlebre y de
ama, predic6 en la iglesia de dicho convento:
la sangre de Cristo nuestro Redentor derrama-
l pasi6n, mientras estuvo separada del cuerpo
in los tres dias de su muerte, no permaneci6
la divinidad, y por consecuencia no debia ado-
i culto de latria.t
la noticia de lo que el guardidn de San Fran-
3ia predicado, al P. Fr. Nicol&s Rossell, de la
de Santo Domingo, inquisidor general enton-
ds reinos de Arag6n y Principado de Cataluna;
ndole que aquella proposici6n era err6nea, pre-
>n la autoridad de inquisidor obligar k dicho
d que se desdijese.
:omo el guardidn era te61ogo consumado y es-
r versado en los escritos del doctor de la Iglesia
maventura, de Fr. Francisco Mayrons y Ri-
Mediavilla, que opinan lo mismo, no quiso
;e, sino permanecer constante en defender su
6n.
t6se la materia.
>n los menores en defensa de su guardiin; ata-
i dominicos & los menores.
:ha qued6 abierta y fu6 encarnizada; despidi€-
os 4 otros gruesos in folio.
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LAS CALLBS DB BARCELONA 395
£1 Papa se eoter6, pues que la cuesti6n se hizo ge-
neral en el mundo cristiano, y expidio un breve para
que una y otra opini6n, la de los menores, que era que
la sangre de Cristo derramada en el tiempo de su pa-
si6n no estuvo el triduo de su muerte unida 4 la divini-
dad, y la de los dominicos, que afirmaban que estuvo
aquellos tres dias k la divinidad unida, se pudiesen de-
fender y disputar libremente en las escuelas.
Largos anos dur6 la contienda, y en el interin muri6
el causante de toda aquella lucha, el padre guardidn
del convento de Barcelona.
Apenas hubo cerrado los ojos, cuando corri6 la voz, y
lo que es mds se afirm6 por escrito , que el guardidn
habia sido condenado como hereje por el papa Cle-
mente VI, difiinto tambten, y que le habia obligado el
inquisidor general Fr. Nicolds Rossell, en la curia y en
presencia del obispo de Barcelona, & desdecirse y abju-
jar de su error.
Quien asi lo aseguraba era un inquisidor, un domi-
nico.
Clamaron los franciscanos contra esta calumnia.
La cuesti6n se ensafi6, y casi Ueg6 & rayar en es-
c&ndalo.
Continu6 existiendo la lucha por otro largo espacio,
y acaso se iba 4 dar ya como terminada por los herede-
ros de aqu&los que la empezaran, cuando vi6se meter-
se de lleno en ella, apoyando k los menores, al que
despuSs debia ser San Jacom6 de la Marca.
Tambi6n encontr6 fete, como el guardiin del con-
vento de Barcelona, un inquisidor general que le quiso
hacer abjurar la dicha proposici6n.
San Jacom6 de la Marca se mantuvo firme, y consi-
gui6 un permiso del Papa para tener en Roma pdblicas
controv&rsias sobre el asunto.
Tuvteronse y fueron reiiidisimas. *
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396 vfCTOR BALAGUER
Entre tanto la calumnia continuaba pesando sobre
el difunto Fr. Francisco Batlle, del cual continuaban
diciendo en sus obras los dominicos que por hereje ha-
bia sido condenado.
San Jacom6 de la Marca se encarg6 de su vindica-
ci6n y de rehabilitarle ante la publica opini6n.
En la curia romana estaba registrado el proceso que
debia haberse formado secretamente en Barcelona con-
tra el guardidn de San Francisco: averigu6se, compro-
bdronse todos los autos, vi6se que faltaba la firma del
notario, que carecia de otras circunstancias legates; y
bien pensado y meditado todo, manifest6 el santo su
parecfer al Papa, quien por medio de un solemne breve
declar6 falso el tal proceso y calumnia todo lo que has-
ta entonces sobre el asunto se habia dicho.
En seguida, 4 consecuencia de las controversias te-
nidas delante del consistorio de los cardenales y de los
primeros hombres que de toda Italia fueron llamados,
presididos por Pio II, 6ste impuso perpetuo silencio 4
los dominicos sobre la cuesti6n.
Los menores quedaron, pues, triunfantes, y libres
salieron de manos de los inquisidores, que no fu6 en
verdadpocasuerte.
No fu6 menos c€lebre ni menos gloriosa tampoco la
otra contienda.
El 3 de Diciembre de 1407 un religioso franciscano,
cuyo nombre no hemos podido hallar, famoso te61ogo
y orador de gran nombre, predico sobre el misterio de
la Conception de la Virgen.
«Prob6, dicen los anales, en el discurso del serm6n,
la gracia original con que fu6 concebida la divina Rei-
na, con textos de la Sagrada Escritura, autoridades de
santos padres, y con tan eficaces razones teologales,
que no dej6 lugar para la duda en orden k la verdad de
este gran misterio. Como en aquellos tiempos habia
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LAS CALLBS DB BARCELONA 397
muchos que segpian con grande conato el partido de la
opini6n menos pia, afiaden los anales citados, y menos
segura en este punto de la gracia original de Maria, no
falt6 quien se diese por ofendido de las luces claras de
la verdad con que el religioso habia manifestado el can-
dor de la original gracia con que el omnipotente Dios
previno aquel instante primero de su concepci6n, para
que no quedase manchada con el feo borr6n de la culpa
original la que desde la eternidad habia elegido por Ma-
dre suya. Ofendidos, pues, algunos como del mayor
agravio, acudieron con las quejas k la Inquisici6n, ha-
ciendo cargos al orador de sospechoso en la fe y escan-
daloso sobre el punto que habia tocado.»
Ahora bien; puesta en tal estado la cuesti6n, la no-
ticia Heg6 pronto k oidos del rey D. Martin de Arag6n,
que en Barcelona se hallaba, y mediando en el asunto
y avocdndose la causa, impidi6 por el pronto al inqui-
sidor general que procediese contra dicho religioso por
lo que k su tribunal se habia declarado, y en seguida
mand6 tener un acto piiblico en que el fraile actuase y
defendiese la conclusion de que Maria, Madre y Senora
nuestra, habia sido concebida en gracia original.
Fu6 elegido por el mismo rey para teatro de la pales-
tra el templo de San Francisco, y mand6 convocar k
todos los te61ogos y hombres m&s doctos y sabios de
Barcelona, asi de las religiones como de otros estados,
para que, prevenidos, cada uno propusiese las razones
que se le ofreciesen contra el punto de la Concepci6n
Purisima de la Virgen, y que el religioso respondiese k
el las.
Lleg6 el dia senalado, que fu6 el 20 de Abril de 1408.
Llen6se el templo de un tan docto como grave con-
curso, asistiendo tambten el rey con toda su corte, y
llegada la hora del escol&stico combate, puesto el reli-
gioso en medio de aquel majestuoso teatro, comenzaron
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vfCTOR BALAGUER
os que eran de contrario sentir k la opi-
. proponer cada uno con la mayor efica-
;, k los cuales satisfizo con grande inge-
diatectica el hijo de San Francisco, al-
ito m&s ruidoso y m£s merecido por su
el jubilo del monarca; tanto, que para
mcho que le complacia aquella victoria,
guiente que se hiciese una corona de flo-
ta en la cabeza del religioso, acompafia-
>al de su corte y de los primeros hombres
lia antes habian asistido k la contienda,
todos muchos musicos con variedad de
nentos, fuesen por las principales calles
levando en medio como k vencedor al re^
cando la victoria que conseguido habia.
> el rey mand6.
i completo para el hijo de San Francisco.
IV.
tEGRINO JUNTO A LOS SBPULCROS.
std la puerta.
vesado el claustro que muestra toda la
idor del g€nero g6tico; hemos detenido
lestra mirada en los 25 famosos cuadros
idomat que adornan sus paredes.
en el templo.
; es la hora del recogimiento y de la so-
>ditaci6n y del misterio.
i han ido deslizando uno k uno k lo lar-
10, despu€s de haber dejado oir sus mo-
; el 6rgano no late ya k impulsos de la
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LAS CALLES DE BARCELONA 399
jadeante respiraci6n de sus metdlicos tubos; las ldmpa-
ras de plata penden melanc61icas en las capillas, dejan-
do vagar al aire su oscilante lengiiecita de fuego; los
muertos descansan en paz en sus sepulcros.
jLos muertos! Vamos k visitar sus postreras mora-
das; vamos k rogar, k llorar, k recordar sobre cada una
de las tumbas.
iQuten nos servird de guia? iQui€n puede decirnos,
acerca de los que duermen bajo el frio mdrmol la eterni-
dad de su sue no, el nombre que han dejado en el mun-
do, la pdgina que han ilustrado en la historia, la tradi-
ci6n que han legado k sus familias?....
En el claustro ha pasado por junto k nosotros un pe-
regrino: acaba de cruzar el templo, perdtendose entre las
sombras que se agrupan bajo la nave. Hu6sped asiduo
de estos sitios, €1 ser& nuestro guia.
— Buen peregrino, deseariamos visitar uno k uno los
sepulcros; pero nos falta un guia. Si de ellos est&s en-
terado, ^quieres serlo nuestro?
— De ellos estoy enterado. Ser6 vuestro guia.
— £Qu6 sepulcro es ese con que tropesamos el prime-
ro, peregrino?
— ^Ese de mdrmol que estd junto k la sacristia, fijo
en la pared y sostenido por dos cabezas de animales
con el escudo de armas de los condes de Barcelona y
reyes de Arag6n?
Es de un ilustre misionero, el de un infante que tom6
el hAbito en este mismo convento. Mirad el epitafio:
Aqui cUscansa Fr. Juan de Arag6n, arzobispo de Cdller.
La Bosna y la Croacia estuvieron Uenas un dia de su
gloria; los pueblos salian k recibirle con palmas; los he-
rejes se convertian k la elocuencia de sus palabras; las
familias le bendecfan por sus virtudes, los reyes por sus
consejos, los pueblos por sus limosnas. Cuentan de 61
que, como su padre en religi6n San Francisco, viendo
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402 vfCTOR BALAC
culpa I4 pobre reina! jBien tristemente se le nizo apu-
rar hastalas heces el cklizl A sus instancias, D. Pedro,
enojado por el casamiento de su hijo con Violante, hija
de los duques de Bar, priv6 4 su heredero de la admi-
nistraci6n de los negocios, y con publico preg6n mand6
que ninguno le obedeciese ni le tuviese por su primogS-
nito. He ahi lo que hizo como esposa; veamos lo que
fu6 como viuda.
Moribundo estaba el rey en Barcelona, afectado de
esa enfermedad que los partidarios de D. Juan propala-
ban ser debida A las brujerias de la reina. Ya antes ha-
bian atentado k su honestidad con voces las m&s ofen-
sivas. Habianla primero proclamado adultera, despu^s
hechicera, m&s tarde homicida. Contra la voluntad de
su padre, Juan iba & ser nombrado rey asi que cerrase
sus oj.os el Ceremonioso.
Era el sdbado 29 de Diciembre de i386. Por consejo
del moribundo D. Pedro, Sibila, que todo lo debia te-
mer de las iras de D. Juan, sali6 fugitiva del palacio en
compania de su hermano D. Bernardo de ForciA, el
conde de Pallars y algunos fieles caballeros. El rey que-
d6 agon iz an do.
Cruda era la noche y fria: lloviznaba, rugia el viento.
A pie y envuelta en su manto, Sibila atraves6 las calles
y salio al campo.
Cundio en breve por Barcelona la nueva de esta fuga;
la gravedad de las circunstancias aument6 con ello; tta-
vose casi al mismo tiempo noticia de la muerte del rey,
y propaldndose el rumor de boca en boca, pasando por
el tamiz de la malicia del bando contrario, Heg6se & de-
cir que la reina, al abandonar k D. Pedro en su agonia,
habia robado su palacio llev&ndose lo de mds precio.
Nobles, concelleres, prelados, guerreros, palaciegos,
todos se reunieron aceleradamente, y alii,, junto & la
misma c&mara donde estaba el esposo, sin haber aiin
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LAS CALLES DE BARCELONA 4O3
tenido tiempo de enfriarse su cadaver, declararon que
debia perseguirse k la esposa como k una malhechora.
Di6se la orden; la campana lanz6 al aire la serial, y
el toque de somaten retumb6 de pueblo en pueblo. Per-
seguidos los fugitivos como unos miserables bandidos,
oyendo sonar k sus espaldas las voces de sus persegui-
dores y pasar por sobre sus cabezas el eco de las cam-
panas, encerrdronse en el castillo de San Martin de Za-
rroca; pero cercados por las tropas que tras ellos se des-
pacharon, tuvieron que darse k cuartel y fueron condu-
cidos k Barcelona.
Enfermo estaba D. Juan en Gerona; pero tanto pudo
en €1 la fuerza de su ira que, sin consultar el peligro
que corria, pusose en camino para la ciudad deseoso de
vengarse de la reina. Al llegar se aument6 su enfer-
medad k consecuencia de las fatigas del viaje y natural
agitaci6n de su dnimo: algunos de sus medicos opina-
ron que estaba hechizado, opini6n debida al sobomo, k
la adulaci6n 6 acaso mejor k la ignorancia. Todas las
voces estallaron entonces en maldiciones contra la infe-
liz Sibila, y agregindose k ello las declaraciones de dos
judios que dijeron habian tornado parte en los hechi-
zos, sin consideracion k su sexo, k su posici6n, k su
nobleza, k su nombre, la desgraciada reina fu€ conde-
nada al tormento.
Sufri61o con resignaci6n, con valor, con entereza;
pero temerosa de ser sentenciada k muerte, hizo entre-
ga k D. Juan de todos sus estados y bienes. £ste los
recibi6 y don6 k su mujer Dona Violante; y aplacada
su c61era algun tanto con esta cesi6n, y mediando la
autoridad de un venerable prelado, perdon6 la vida de
Sibila, de su hermano y del conde de Pallars, pero hizo
degollar k todos los que les habian acompanado y se-
guido.
Una miserable pensi6n que se le sena!6 bast6 k la
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f vf<
e rein a para pasar tranquila en el retiro los ultimos
de su vida, hasta que k su muerte, acaecida en 24
oviembre de 1406, diose descanso eterno 4 sus res-
n este sepulcro.
ri es la historia.
Historia bien triste por cierto, y ejemplo claro para
ar que los desenganos y grandezas de este mundo
en ser arrebatados en un instante como pluma que
>ata entre sus alas el viento impetuoso.
jguimos al peregrine
•£Por qu€ pasamos de largo por delante de esta ca-
?
Es la capilla de Santa Isabel. S6I0 hay dos tumbas
parecen gemelas. ^Las veis por entre los hierros?
las de dos hijos de reyes. En la una yace Federi-
lijo del primer Alfonso, que muri6 en i320; en la
Pedro, hijo del rey D. Pedro, que falleci6 en 1370.
;aos £ esa otra capilla. Es la de San Esteban y de-
os detenernos en ella.
•^De quten es ese hermoso sepulcro de mdrmol?
De la reina de Arag6n Dona Maria, hija de Lusi-
el rey de Jerusaten y Chipre, y mujer segunda de
[aime el Justo. Junto & ella estuvo depositado el ca-
r de su marido, aqu^l que sujet6 la Cerdena y llev6
irmas hasta la frontera del reino de Granada; pero
stuvo mucho tiempo en este convento, pues que
rasladado al monasterio de Santas Creus, donde se
bro un magnifico pante6n, honra del arte.
-jjY esa ldpida?
-Es la que recuerda 4 la memoria de los catalanes
)mbre del antepeniiltimo conde de Urgel. En efec-
iqui yace D. Jaime, que fu€ hijo de los reyes Don
nso IV de Arag6n y de Dona Teresa de Entenza
rmano de D. Pedro el Ceremonioso. Tambfcn es su
>ria todo un drama. Ya sab6is la famosa Uni6n que
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LAS CALLES Dfi BARCELONA
en Aragon se habia formado para no admitir pc
sora de la corona k la infanta, hija unica del re
Jaime se hizo partidario de la Union, la capitan
declaro aspirante k la corona.
Desde aquel momento Pedro le cobr6 un
muerte.
Celebraba Cortes en Barcelona el Ceremoniosc
do tuvo noticia de la llegada de D„ Jaime. Sali<5
cibir y dispuso festejos para solemnizar su entr
conde de Urgel lleg6 d6bil, enfermizo, sinti€nd<
rido de una extrana dolencia. Cuando vi6 al r<
al frente de su corte, fue* k su encuentro tendten
brazos, le miro fijamente y le dijo con voz s<
Hermano, creo que estoy envenenado.
El Ceremonioso se puso pAlido; sin embargo,
ro sonreirse. Comenzaron en seguida los festejc
tuvieron que suspenderse porque se agrav6 la d
de D. Jaime. Fu€ transportado k su posada, 3
siguiente habia muerto.
— jOh! La ambici6n k la corona, que parecie
redar todos los condes de Urgel, fu6 bien fafc
casa!
— Ahi ten6is el ejemplo. ^Veis esa otra tumbi
bien; en ella yace la infanta Dona Isabel, con
Urgel, hija del mismo rey D. Pedro IV y de la
ciada Sibila y hermana de D. Martin, por cuya
te debia suceder en el trono. Cas6 con D. Jaim<
del otro D. Jaime de Urgel: su esposo aspir6 k 1
na cuando la muerte sin hijos de D. Martin. Le
el derecho, le apoyaba la raz6n, le queria el ]
Sin embargo, los manejos de Sanr Vicente Ferre
guieron aquella extrana decisi6n del Parlamento
pe, y D. Fernando el de Antequera fu6 llamado al
Incitado por su madre Dona Margarita de Mom
que en el decurso de aquellos acontecimientos di<
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406 vfCTOR BALAGUER
tra sobrada de su dnimo varonil y ambicioso, optisose
D. Jaime, d quien la historia ha llamado el desdichado
conde, al nombramiento del nuevo monarca, y ape!6 d
las armas. Fu6 perdiendo sus villas una d una, y redu-
cido por fin & la ciudad de Balaguer, su tiltimo baluar-
te, tuvo que entregarse despuSs de una obstinada re-
sistencia. Con €1 acabaron los condes de Urgel. Aqui
tenuis la mortuoria ldpida que cubre a la ultima con-
desa.
Ahora, venid, seguidme. Atravesemos el coro y con-
sagremos de paso una mirada d las tumbas que guar-
dan los restos del infante D. Ram6n Berenguer, herma-
no de Alfonso IV; de la infanta de Sicilia, Dona Blan-
ca; de la infanta Dona Juana, condesa de Prades; de la
condesa de M6dica, mujer del famoso D. Bernardo de
Cabrera; del ilustre obispo de Segorbe, Juan, y del obis-
po de Barcelona, Fr. Bernardo Pelegri. Si; vedmoslas
todas de paso, y detengdmonos s61o ante este sepulcro
que estd junto al presbiterio.
— jPrecioso sepulcro! Una gran piedra de jaspe en
que estd esculpida la efigie de una monja con el bdculo
de abadesa en la mano y alrededor un nombre
— El nombre de los Moncadas: aqui duerme su Ulti-
mo sueno Dona Violante de Moncada, abadesa del real
monasterio de senoras de Pedralves. Mostr6 esta dama
varonil aliento y tuvo ocasi6n de desplegar todo el ca-
rdcter orgullqso y resuelto de su estirpe. Desde la fun-
daci6n del monasterio de Pedralves, habian sido siem-
pre en €1 las abadesas de por vida. Eralo por los anos de
i5oo Dona Violante, cuando queriendo D. Fernando y
el cardenal Cisneros introducir una reforma, trataron
de que las monjas eligiesen otra abadesa deponiendo a
la que tenian. Al efecto, se les sena!6 para elegir en su
lugar k Dona Teresa Enriquez, religiosa de un conven-
to de Andalucia. Opusteronse las monjas; opiisose sobre
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LAS CALLES DE BARCELONA" 407
todo Dona Violante, fund&ndose £sta en la injusticia
que se le hacia queritodola deponer sin justa causa, fun-
dindose aqu&las en la novedad que imponer se les que-
ria de que fuesen trienales las abadesas.
Ofendido el rey D. Fernando de la oposici6n que se
hizo & la noble Dofia Teresa Enriquez, k quien se nega-
ron & admitir, envi6 una hija natural que tenia monja
en un convento de Castilla, llamada Dona Maria de Ara-
g6n, con varias religiosas de otros monasterios y una
del convento de Nuestra Senora de Jerusal£n de Barce-
lona, prima del mismo rey D. Fernando y llamada
Dona Teresa de Cardona, con orden expresa de que su
hija fuese elegida por superiora.
Protest6 de la violencia la descendiente de los Mon-
cadas, y apelo de la injusticia al Sumo Pontifice. Hizo
mis: sali6se de la clausura, y acompanada de una sola
monja, parti6 para Roma, donde consigui6 del Santo
Padre sentencia para volver & Pedralves, y continuar
mientras durase su vida en el puesto de abadesa*
Apel6 el rey, y el pleito se hizo ruidoso; pero en el
interin Dona Violante, que estaba en Barcelona en el
palacio de su hermano el marques de Aitona, muri6 re-
pentinamente, declarando al morir que deseaba ser en-
terrada en el convento de San Francisco de Asis.
Cumplida qued6, como veis, su postrera voluntad.
AcerquSmonos ahora al altar mayor, y contemplad
ese riquisimo sepulcro de m&rmol. Toda esa pompa,
todo ese lujo de labores y detalles, os indicard que aqui
yace una persona que ha dejado un gran nombre. Y es
verdad: gu&rdanse aqui los restos de Dona Leonor, reina
de Chipre. Leed su epitafio latino *, que asi dice tra-
ducido:
1 Este epitafio lo compuso en muy correctos versos latinos D. Juan
Ripoll, doctor en leyes y ciudadano de Barcelona.
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vfCfOR BAL
A Dios Optimo, mdximo.
ce Leottor, reina de Chipre, rama del drbol real
. No hubo en su siglo mujer qile en costumbres,
bre, bottdad, honestidad, discretion y arreglada
mtajase. Merecio en la. debit condition de su fe-
los elogios y alabanzas de los varones mas es-
pues castigada y vengada la aleve y tirana
m marido, redimid el reino de Chipre para su
ejacidn in just a con que su tio le afligia con gue-
?. Llorad, pues, oh castas doncellas, la inuerte
mejor blason. Llorad, matronas y honestas viu-
rtros, varones, favoreced con vuestro llanto d la
ue Leonor nueva virago, porque fue mujer de
ids varoniL Fue terror y castigo para los malos,
'anza para los buenos, escudo para los fuertes,
los caidos, gozoso consuelo para los desconsola-
o dulcisimo para los pobres, y la que por esta
idad y compasion se movia a dotar a las pobres
dar crecidas limosnas para redimir a los cauti-
ti era impelida a librar de los engahos que los
podian padecer, y reparar los templos y casas de
teniendo con estos heroicos ados de virtud invio*
vocion y piedad. Es, pues, de creer que su alma
tielo, como su cadaver dentro de este marmot,
fin, desatando la muerte el lazo de su vida, en el
& de la Pascua del nacimiento del etento Rey el
que el epitafio hablis leido, oid su historia,
a una interesante y dramdtica relaci6n.
antes, decid, buen peregrino, £no tuvo esa
?adre £ un var6n ilustre, al esposo esclareci-
misma Juana de Foix, cuyo nombre hemos
ido al pasar, en una ldpida?
mismo que despu6s de haber enviudado to-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 409
m6 el hibito en este convento, al venerable Fr. Pedro
de Arag6n.
— Contadnos su historia.
— Como gust&s. Conoceremos primero al padre. De
todos modos, es justo que le tributemos un recuerdo.
^C6mo fuera posible, estando en el convento de San
Francisco, olvidar al que senalan las cr6nicas como &
uno de sus hijos mas esclarecidos?
— Empezad, pues.
— Sentaos en las gradas de esta capilla. La relaci6n
es larga.
Y asi empez6 el peregrino:
GUERRERO, POETA Y FRAILE.
Historia del infante D. Pedro de Arag6n.
9
Curiosa vida es por cierto la suya.
Naci6 en las gradas de un trono, habit6 los salones
de un palacio, muri6 entre las austeridades de un
claustro.
Fu6 hijo de los reyes D. Jaime II el Justo y Dona
Blanca, general de las armadas de Cataluna, procura-
dor general de Arag6n y Cataluna, conde de Ribagor-
za, de Ampurias y de Prades, poeta elegantisiroo, te6-
logo famoso, buen justador y airoso galdn, y termin6
su vida siendo fraile.
Tales son las diversas y variadas fases que su vida
ofrece.
Nacido en Barcelona, la historia le sigue paso k pa-
so y encuentra que, desde su corta edad de doce anos
hasta la que tenia al tomar el h&bito de menor, no hu-
bo empresa militar dentro y fuera de su reino, ya con-
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4IO vfCTOR BALi
tra moros, ya contra los reyes de Mallorca y de Casti-
11a, k que €\ no asistiese y en que no tomase activa
parte.
Era, por lo dem&s, el mozo inks gentil que habia en
los dos paises unidos, el mds galdn y una de las mejo-
res lanzas de la caballeria.
La Gaya ciencia le contaba entre sus privilegiados
adeptos.
Las cr6nicas nos han cohservado el recuerdo de la
ocasi6n en que se di6 k conocer como poeta.
Fu6 cuando la coronaci6n de su hermano D. Alfon-
so III,
Tenia entonces veinticuatro anos, y con 800 caba-
llos que mandaba pas6 de Barcelona k Zaragoza.
En el regio banquete, €1 fu6 quien quiso servir las
viandas k su hermano haciendo el oficio de mayordo-
mo, y llevando k tal grado la bizarria y galanteria,
que todas las diez veces que sirvi6 el plato k la mesa
sac6 diferente traje. El vestido que se quitaba, que era
de tela de oro forrado de arminos y lleno de perlas, se
lo daba k uno de los servidores.
Acabada que fu6 la comida, quitdronse las mesas y
se dispuso un rico tablado, en medio del cual se sent6
el rey en su trono con su corona de oro en la cabeza y
cetro en la mano. Junto k €\, aunque algo apartados,
los arzobispos, y k los pies los ricos-homes, caballeros
y ciudadanos.
En tal disposici6n el concurso, present6se un joven
cantor de muy linda voz, llamado Romaset, y pidi6 per-
miso al rey para cantar una villamsca compuesta por el
infante D. Pedro.
Accedi6 el monarca, y Romaset cant6 una bella can-
ci6n escrita k prop6sito para aquel momento por el in-
fante, pues que contenia la declaraci6n de lo que signi-
ficaban las insignias reales que habia recibido el rey.
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LAS CALLES DB BARCELONA 4II
La corona, decia, en ser redonda y no tener principio
ni fin, denotaba k Dios todopoderoso que era sin prin-
cipio ni fin, en el cual habia de tener siempre el rey
puesto su entendimiento, memoria y voluntad, y que
por esto se la habian puesto en la cabeza, donde estas
tres potencias tienen su asiento.
El ceiro, en ser vara derecha, denotaba la justicia que
sobre todas las cosas le estaba encomendada; justicia
que habia de ejecutar con todos igualmente, castigando
los delitos y premiando las virtudes.
El porno, con tenerlo el rey en su mano, denotaba
que de la misma manera podia, como quisiera, tener en
su mano todos los corazones de los subditos que Dios
le habia encomendado, y asi habia de procurar hacerlo
man teni6n doles en paz y justicia, no permitiendo se les
hiciese ningun agravio.
Concluido, el mismo Romaset cant6 otra trova com-
puesta igualmente por el dicho infante en alabanza del
rey; y en seguida entr6 otro juglar, llamado Novevellet,
el cual recit6 mis de 700 versos que tambiln D. Pedro
habia compuesto, y contenian el orden y modo que el
rey habia de guardar en el gobierno y disposici6n de su
casa y en la provisi6n de todos sus oficiales y ministros.
La nombradia del infante se aument6 con ello, y cre-
ci6 de todo punto cuando, en la justa del siguiente dia,
se le vi6 ser el vencedor y recibir el premio del triunfo.
Si buen poeta tenia la Gaya ciencia, con buena lanza
podia contar el rey.
Pero atin tenia este ultimo otra cosa mejor: tenia en
61 un leal y decidido hermano, un fiel y pundonoroso va-
sallo.
He ahi, si no, el caso:
Antes de ser coronado rey D. Alfonso, en vida de su
padre D. Jaime II, fu6 enviado k la isla de Cerdeiia con
una poderosa armada, dejando en Zaragoza k su mujer
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412 VfCTOR BALAGUER
Teresa de Entenza y k sus dos hijos Pedro y Jaime,
le los que el primero tenia apenas cinco afios.
Viejo y achacoso estaba el rey D. Jaime, y mientras
3. Alfonso partia k Cerdena en busca de aventuras y
>eligrosas batallas, movi6se gran disputa en los reinos
obre si el infante D. Pedro, hermano de D. Alfonso, de-
da heredar la corona en caso de morir este ultimo en
Cerdena.
El rey D. Jaime, que queria mucho k su hijo Pedro,
u€ de este parecer, y entonces el famoso caballero Don
im6n de Cornel hizo que casi todos los ricos-homes y
aballeros de la corte se declarasen por el infante, con
^referenda al hijo de D. Alfonso, el niiio Pedro.
Supolo k tiempo Dona Teresa de Entenza, y visti6n-
lose de luto se present6 en las habitaciones del infante
X Pedro.
— <;Qu6 es eso, seiiora?— -dijo fete al ver en tal traje
. su cunada. — <;Por qu6 esas enlutadas ropas? jDios mio!
ierd que mi hermano
— Vuestro hermano y mi marido, gracias k Dios, pe-
ea sano y bueno contra los enemigos. No es por 61 por
uien vistb luto.
— ^Pues por quten?
— Por mi hijo de cinco afios, por mi Pedro.
— <;Ha muerto, senora?
— Tampoco es esto. Vive, pero le han arrojado del
rono.
— Noentiendo
— Oidme — dijo Dona Teresa con Aniflao varonil, —
idme y respondedme por vuestra fe de caballero. Si
). Jaime muere, £& quten pertenece el trono?
— A vuestro marido y mi hermano.
— I Y si fete muriese tambten?
— Claro estA que k vuestro hijo Pedro.
La de Entenza respiro.
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^
LAS CALLES DB BARCELONA 4I3
— jOh, gracias, gracias! Vos reconoclis su derecho:
quitarme puedo mi luto.
— Pero me explicar€is
— Os lo dir6 brevemente. Vuestro padre, los ricos-ho
raes todos, os han designado para ocupar el troho en
caso de que muera en Cerdefia mi senor esposo.
— jA mi!
— A vos.
D. Pedro se sonri6.
— No temdis por el derecho de vuestro hijo, sefiora.
D. Pedro os lo asegura y os da su palabra de caballero.
Si mi hermano muere, el hijo de mi hermano es el que
reinar debe; y si me ofrecen la corona, creedlo, la rehu-
sarl.
— lY si os obligan 4 aceptarla?
— No pueden obligarme.
— ^Pero, en fin, si os obligasen?
— Entonces me retiraria £ un claustro.
Tal era D. Pedro.
Aquel mismo dia, luego de haber despedido y acaba-
do de tranquilizar & Dona Teresa, fu6 en busca de su
padre, fu6 en busca de los ricos- homes, y de 61 y de
ellos consigui6 que la corona fuese senalada & quien
pertenecia de derecho. Sus stiplicas con unos, con otros
sus instancias y sus amenazas, alcanzaron que todos
cediesen en su empefio, y tuvo el gusto de ver reunirse
Cortes en Zaragoza para hacerse la proclamacion. El
fu6 de los primeros en jurar d su sobrino; y luego de
pronunciadas las sacras palabras, como un adulador
cortesano le dijese al oido:
— Este juramento os cuesta una corona,
6l contest6 con una dignidad her6ica:
— lY q\i€ importa, si asegura la paz del reino?
Felizmente, regres6 de su expedici6n D. Alfonso, y
ya e8t& dicho lo que acaeci6 cuando su coronaci6n.
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414 VlCTi
Quiso D. Alfonso al s
hermano con Dona Juana de Foix, hermana del conde
de Foix, en quien se hallaban & competencia los m6ri-
tos del alma con las dotes del cuerpo.
Ajustironse los tratados, y en i33i efectu6se el en-
lace.
D. Alfonso tuvo en su hermano el mejor guerrero de
su reino, y en cien gloriosas empresas debi6 la victoria
d su consejo y 4 su brazo.
En el interin, di61e sucesivamente cuatro hijos su
mujer, la bella y virtuosa Dona Juana: el primero se
Uam6 D. Alfonso y fu6 conde de Ribagorza; el segundo
D. Juan y fu€ conde de las montafias de Prades; el ter-
cero D. Jaime y fu6 obispo de Tortosa y arzobispo de
Valencia; fu6 su cuarta hija Leonor, con el tiempo rei-
na de Chipre.
Retirado se hallaba en su baronia de Entenza, cuan-
do perdi6 el infante 4 su esposa. Grande fu€ el dolor
que sinti6 con esta p6rdida, tan grande que sus deudos,
sus amigos, sus servidores temieron perderle 4 61 en
pos de ella.
Desde aquel momento la m elan col ia empez6 & roer
aquella noble alma, la tristeza no le abandonaba un
momento, la amargura le acompanaba siempre.
Los negocios ptlblicos le reclamaron eh vano.
S6I0 una vez, una vez sola, se le vi6 volver 4 presen-
tarse en el teatro politico.
Era el caso que se hallaba alborotada Cataluna con
los sangrientos bandos entre el infante D. Ramon Be-
renguer, hermano de D. Pedro, y el vizconde de Roca-
berti; la lucha amenazaba prolongarse; Cataluna iba k
sumirse en un lago de sangre y de horrores.
Aqu^l i\x€ el momento que D. Pedro pareci6 escoger
para presentarse por tiltima vez en la arena de los corn-
bates, y no fu€ como guerrero, fu6 como mediador.
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LAS CALLES DB BARCELONA 415
Lo que no habia podido contener el rey, lo que no
habian logrado remediar las Cortes, pudo apaciguarlo
D. Pedro que, como iris de paz y de bonanza, se pre-
sent6 entre los dos bandos, y k uno y k otro exigi6
cuenta en nombre de Dios de la sangre que impiamen-
te derramaban.
Su mediaci6n y su gran autoridad bastaron. A. su
voz, los combatientes depusieron sus armas.
Poco tiempo despuSs, la corte, el reino, el pueblo,
todos oyeron con asombro circular la nueva de que el
infante ya no pertenecia al mundo.
En efecto, acababa de trocar la espada por el cilicio,
por el sayal la cota de malla, por el retiro de una celda
el bullicio de un palacio.
lQu€ es lo que pudo motivar en €1 tan siibita deter-
minaci6n?
Se ignora.
Las cr6nicas del convento de San Francisco han
creido hallar, sin embargo, la verdad en un sueno que
dicen haber tenido el infante y que no dudan en apelli-
dar fnilagro.
He ahi lo que dice una de las mds autorizadas:
•Entre las muchas noches, una le tuvo al infante
tan Uoroso que derramaba muchas l&grimas y ofrecia k
Dios sus votos y sus ruegos. Hall&base en el oratorio,
y se sinti6 asaltado de un dulcisimo y profundo sueno.
Habfendose dormido, le pareci6 que se Uenaba de luces
celestiales el oratorio, y que entraba por la puerta el
P. Fr. Bernardo Bruno 6 Bni, de naci6n cataldn, mi-
nistro provincial de la provincia, k quien el infante co-
nocia mucho, y entonces se hallaba en su convento de
San Francisco de Barcelona. Pareciale que Uegdndose
k €1 el provincial le decia apresurado: — Levantaos, in-
fante, y salid k recibir k vuestro tio Fr. Luis, que con
otros santos religiosos de nuestra orden viene & visit aros.
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416 VfCTOR BALAGUER
f En las mismas quietudes del misterioso sueno, le pa-
reci6 al infante, que sali6 k la sala, que vi6 k su tio San
Luis vestido de obispo, con la numerosa comitiva de
religiosos santos, y que hincado de rodillas le fu6 k be-
sar los pies y el santo le di6 los brazos y un 6sculo en
la mejilla, que lebaii6 en celestiales dulzuras el coraz6n.
•Entraron en el oratorio, y habtendole declarado el
santo obispo qutenes eran aqulllos que le acompanaban,
le dijo: — Sobrino carisimo mio, yo vengo de parte de
Dios k confirmarte en tus buenos deseos y pensamien-
tos de salir del mundo, para que logres con acierto tus
desenganos. A 6stos de mi comitiva y k mi nos puso
su misericordia en la posesi6n de la felicidad, que mi-
ras escrita con rayos de luz eterna por el generoso des-
precio que hicimos de las vanidades del mundo, por la
pobreza evang€lica que profesa la orden de San Fran-
cisco. Este es el camino que Dios te senala para el cielo.
• Dicho esto, y din dole segunda vez los brazos con
el 6sculo de paz, desapareci6 esta celestial visi6n, de-
jando lleno de glorias el espiritu del religioso infante.*
Asi refieren el suceso los cronistas de la orden, ana-
diendo que al siguiente dia mando k llamar el infante
k Fr. Bernardo Brd, y que llegado 6ste k su Castillo le
cont6 el sueno. Fr. Bernardo le dijo que en ello estaba
claramente manifiesta la voluntad de Dios; y en segui-
da, pasando k repartir sus bienes entre sus hijos, el
infante tomo con gran secreto el hdbito en el convento
de Barcelona.
Sea la del sueno, que no ofrece por cierto todas las
probabilidades; sea otra cualquiera la causa, lo cierto
es que en i358 el infante D. Pedro entraba k formar
parte de la comunidad de San Francisco de Asis de
Barcelona.
Si elogios mereci6 en el mundo, no menores los me-
reci6 en el claustro.
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LAS CALLES DE BARCELONA 417
Digno y santo religioso, empez6 su vida con obras
piadosas, y bajo el ptilpito, en el que muy k menu do se
presentaba, vefa agruparse solicita lagente, deseosa de
oir resbalar de sus labios las dulces reglas de las San-
tas verdades.
Los reyes hicieron gran caso de €1, le consultaban, .
le pedian el apoyo de sus luces y consejos, y el pobre
franciscano pis6 mds de una vez, para llevar la paz y
la calma k las agitadas cortes, las alfombras de los pa-
lacios mismos, en que un dia entraba vestido de hierro
6 de galas, y que entonces le vefan con su modesto sa-
yal y sus humildes sandalias.
El monje del convento de Barcelona vi6se llamado k
las mds altas dignidades de la Iglesia; todo lo rehus6,
todo lo dimiti6. Un sayal y una celda le bastaban. En
vano los reyes quisieron obsequiarle; en vano el Papa
trat6 de enaltecerle con eclesi&sticos titulos.
— Un titulo s61o me basta,— decia el antiguo infante.
— lY ese titulo? — le preguntaron un dia.
* — Es el de siervo de Dios, — contest6 modestamente.
Cuando muri6 Gregorio XI, todos saben el cisma que
se declar6 en la Iglesia,. Urbano y Clemente se dispu-
taban la tiara.
Alemania, Inglaterra, Hungria € Italia, menos Dona
Juana de Ndpoles, se declararon por Urbano. Clemente
tuvo en su favor k Espaiia, Francia y Escocia.
Los franciscanos todos se pusieron de parte del pri-
mero, y Fr. Pedro de Arag6n escribi6 una carta k Car-
los V de Francia y k otros principes, para que obede-
ciesen al verdadero Pontifice y sucesor legitimo de San
Pedro. Deciales en esta carta c6mo le habia sido reve-
lado por celeste visi6n que el papa Urbano VI habia
sido can6nicamente electo en el c6nclave de Roma, y
que caeria la ira del cielo sobre aqu611os que no quisie-
sen respetarle como vicario de Cristo.
tomo xxi 27
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418 vfCTOR BALAGUER
Aqui es donde los cr&lulos cronistas se unen todos en
coro para ensalzar &. Fr. Pedro de Aragon, haciendo no-
tar la verdad de su revelaci6n, pues que todos los reyes,
reinas y principes que no hicieron caso de su carta,
murieron, dicen, de mala muerte, 6 con senates terri-
bles les mostr6 el cielo sus iras.
Uno de los mis autorizados cronistas se expresa asi:
«La reina Juana de Nipoles, que fu6 la primera pro*
tectora del cisma, hizo una muerte tan desastrosa que
se horroriza la pluma al contarla. Carlos, rey de NApo-
les, torpemente ingrato y bdrbaramente enemigo del
papa Urbano, muri6 violentamente en una conspiration
en Hungria. El rey Carlos V de Francia muri6 4 quin*
ce dias despu£s que recibi6 y no obedecio la carta de su
tio Fr. Pedro. El rey D. Juan I de Castilla muri6 en
Alcali de Henares precipitado de un caballo. Su hijo
y sucesor D. Enrique III vivi6 enfermizo, dejando
nombre del Doliente, y muri6 & veintis6is aiios. El rey
D. Juan I de Arag6n muri6 violentamente en la caza.
Cumpli6se con los reyes la amenaza, porque no ad-
mitieron el aviso y amonestaciones del santo Fr. Pe-
dro.*
Asi habla un historiador de la orden, creyendo cie-
gamente provenidos todos estos daiios de no haber se-
guido lbs consejos del religioso infante.
Lleg61e 4 Fr. Pedro la hora de su muerte hallAndo-
se en Gandia. Conocio que sus ultimos moijientos se
acercaban, y por lo mismo se hizo transportar &. Valen-
cia, donde tuvo la muerte del justo.
Tenia entonces setenta y seis anos y veintid6s de
fraile. Muri6 en 1380 y fu€ enterrado en el convento de
San Francisco de Valencia. Sus restos estaban con ve-
neraci6n, y en magnifico sepulcro, en la capilla de la
noble casa de Cardona, marqueses de Guadaleste y al-
mirantes de Arag6n.
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LAS CALLES DE BARCELONA 419
Digna de respeto es su memoria, como dignas fueron
de veneraci6n sus virtudes.
Vivi6 en la religi6n tan pobre como si nada hubiera
poseido en el mundo, y tan humilde como si no hubie-
ra nacido tan noble. 01vid6se enteramente de lo que
habia sido, acordindose s61o que era religioso de San
Francisco para la observancia de la regla, para la pe-
nitencia, para el buen ejemplo y para la mortificaci6n;
pacific6 & los reyes y los reinos; predic6 en Chipre, en
Francia y en Italia; no tuvo en la orden ningdn em-
pleo, y veintid6s afios permaneci6 en ella obedeciendo.
Tal fu6 Fr. Pedro de Arag6n.
VI.
ESPOSA, MADRE Y SANTA.
Historia de Dofla Leonor de Aragon, rcina de Chipre.
Dos anos hacia apenas que habia entrado en la reli-
gi6n el infante D. Pedro, dejando encomendada su hija
Leonor k su primo hermano el rey D. Pedro IV, cuan-
do la joven se vio solicitada por el rey de Chipre, que
pidi6 su mano para el heredero de aquel trono.
Concluidos los oficios de las embajadas, y ajustadas
todas las cosas con la conclusi6n de los tratados, parti6
Leonor de Barcelona con gran acompaiiamiento y con
todo el fausto debido a su alta posici6n.
Lleg6 la doncella 4 Chipre, y en su capital Nicosia
di6 la mano al joven Pedro, heredero de la corona de
Chipre y Jerusal^n.
Hermosa era Dona Leonor, hermosa y de un alma
que encerraba como un santuario todas las virtudes.
Cautiv6se por completo el amor del principe su man-
do, y logr6 con su influencia refrenar los impetus furio-
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420 VfCTOR BALAGUER
sos de su valiente espiritu de mozo, haciendole de genio
afable, de honestas costumbres, de generosos pensa-
mientos, amado de su padre, unido con sus hermanos
y querido de todos.
Tan satisfecho qued6 el rey de Chipre al ver conte-
nidas las travesuras 4 que antes sin discreci6n se entre-
gara el principe, y de tal modo qued6 contento del jui-
cio y prudencia que mostraba, que, halldndose cargado
de aiios y fatigas, pas6 voluntariamente 4 sus sienes la
Corona de Chipre y Jerusalem.
Desde aquel momento, un odio 4 muerte qued6 ju-
rado 4 la reina Dona Leonor por D. Juan, su cunado. '
Era que 6ste abrigaba esperanzas de ceiiir la corona,
vistos los desordenes 4 que de continuo se entregaba
D. Pedro y creido que llegaria 4 hacerse aborrecible 4
su padre; pero al cambiar el afecto y las virtudes de
su esposa tan completamente su car4cter; al ver ya
efectuada la ceremonia de su coronaci6n, D. Juan jur6
un odio mortal 4 la mujer que tan inocentemente habia
conspirado para desvanecer sus ambiciosos castillos en
el aire.
Al coronarse rey D. Pedro, jur6 aplicar todas sus
fuerzas y solicitar los auxilios del Papa y de los princi-
pes cristianos para sacar de la Tierra Santa 4 16s tur-
cos y judios y restituir al gremio cat61ico y posesi6n de
los fieles aquellos santos lugares que tanto tiempo ha-
bian estado en poder de los enemigos.
En seguida de este juramento, el rey arm6 caballeros
4 sus dos hermanos, y di6 4 D. Juan el Principado de
Galilea y 4 D. Jacobo el de senescal de Chipre, sin co-
necer que fu6 lo mismo que tenerles m4s favorecidos
para hacerles m4s ingratos.
Durante los primeros aiios de su reinado los dos es-
posos vivieron felices, cifrando toda su dicha en el hijo
que Dios acababa de darles, y al que llamaron Pe-
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LAS CALLES DE BARCELONA *:
dro, como 4 su padre. Impelido luego por los con
de su esposa, empez6 4 idear el rey altas empr
armo 5o galeras y 12 fustas, con algunas catalai
otras de Rodas, y se ech6 de improviso sobre la f
ciudad de Sertalia, y haci&idose dueno de ella, p
gui6 las conquistas por las ciudades de Caramani
Monaguti, de Escandeloro, asombrando al Egiptc
la toma de Alejandria, donde se hlzo fuerte.
Aunque todos sus capitanes le persuadian qu
cortase el hilo de sus victorias, sino que siguiese ei
empresas, pareci61e d D. Pedro mis conveniente
sus altos designios ir 4 Avin6n, ganar al rey de F
cia, asegurarse con su pariente el rey de Aragon,
nocer al de Inglaterra y proponer despuSs al Pai
conquista de la Tierra Santa, que era el empeno
mero de su valor, de su obligaci6n y de su cristiar
Mientras tanto, aun cuando el rey habia dejado
gobierno de Chipre 4 su hermano el principe D. J
tomo tan por su cuenta la reina Dona Leonor la
ministraci6n de justicia, que en nada se di6 &. cor
la falta del monarca, mereciendo dignamente qu
llamasen Virago, dice un cronista, porque en hono
la justicia ejecuto lo que no hubiera hecho un £1
varonil.
Y anade k rengl6n seguido el mismo cronista, qi
el ya citado Jaime Coll:
•Vivia entonces en la corte madama Juana, vi
que, por las obligaciones de su sangre y las de si
funto marido, debia vivir menos licenciosa y con
honestidad. Entr6 la reina Leonor & corregirla y &
nerla en el convento de Santa Clara de Nicosia.
hall6 esta infeliz otro medio de vengarse de la s
reina que echar por la corte que el rey D. Pedro la
embarazada, y que, celosa la reina, envolvia sus (
con la hermosa capa de la justicia. Anadia que la
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422 vfCTOR BALA
na tenia trato ilicito con el conae ae rtocas, y que que-
ria, como astuta, mantenerse sin sospechas en lo que
tan severamente castigaba.»
Result6 de esto que las voces propaladas por mada-
ma Juana, como la llama el cronista, hicieron su efec-
to, ayudando k darlas cr6dito el principe D. Juan, que
le habia cobrado odio mortal 4 la reina, y no falt6 en-
tonces un cortesano, vil adulador del principe, que es-
cribi6 al rey D. Pedro, mostr&ndose celoso de su honor,
refiriendole cuanto corria en Nicosia tocante & la con-
ducta de la reina su esposa.
Recibi6 el rey esta carta como un dardo en mitad del
coraz6n. Abandon6 sus empresas, sacrific6 sus espe-
ranzas y di6 inmediatamente la vuelta para Chipre,
presentAndose inopinadamente en la corte.
Recibi61e Leonor con ldgrimas de ternura, y tuvo
D. Pedro que disimular recibiendo sus abrazos, sin de-
jar traslucir todo el abismo de congojas, todo el caos de
confusiones que llevaba en su pecho. En seguida, 11a-
mando 4 los ministros de su corona, prudentes y sabios
varones k cuya custodia habia sido confiado la reina,
di61es k leer la carta que recibiera, y les encarg6 que
brevemente se informaran de cuanto pasaba, dejando &
su arbitrio lo que con la reina se habia de ejecutar.
Los ministros buscaron, interrogaron, registraron y
se convencieron de la falsedad de la carta. Resolvie-
ron, pues, serenar el dnimo del rey con razones, de
modo que ni rastro de sospechas pudiese quedar en su
imagination de tan feo delito; protestar de la honesti-
dad de la reina con su misma virtud, y condenar £ in-
fame muerte al aleve acusador.
Asi se hizo todo. D. Pedro hubo de quedar plena-
mente satisfecho, y el noble que con tanta ligereza ha-
bia osado al honor de la reina, fu6 llevado al castillo
de Cerines, donde se le dej6 morir de hambre y de sed
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LAS CALLBS DE BARCELONA 423
en una oscura prisi6n. En cuanto k madama Juana,
fu6 desterrada de la corte.
Al quedar convencido el rey de la inocencia de su
amante esposa, todo le parecia poco para lavar la sos-
pecha que momentdneamente le habia hecho concebir
la duda, y k fuerza de carino hizose tirano.
Tirano, si, cruel tirano.
Los tormentos que su coraz6n habia sufrido, los ce-
los rabiosos que habia experimentado, las dudas horri-
bles que habia cobijado, todo quiso hacerlo pagar con
creces k los que de ello habian tenido la culpa, y su
espiritu se baiio voluptuosamente en los deseos de la
mAs terrible venganza.
— Los nobles de Chipre — decia rechinando los dien-
tes, — han osado contra el limpio honor de mi esposa.
jOh! yo quisiera que esos nobles tuvieran una sola gar-
ganta, como de los romanos lo deseaba Caligula, para
cortar todas las cabezas de un solo tajo.
L todo esto, la reina, la noble y virtuosa reina, ig-
norante de todo, permanecia en el interior de su pala-
cio, ocupada en la educaci6n de su hijo Pedro, al que
desde nino guiaba ya por el sendero de la virtud, por
donde mds tarde queria encaminar sus pasos.
Un rabioso espiritu de venganza parecia haberse
apoderado del monarca: era un vertigo. Ciego contra
todos los nobles que habian atentado k la honra de su
esposa, k los unos los desterraba, k los otros los ence-
rraba en un castillo, k algunos los mandaba decapitar
en secreto.
Con esto empez6 k circular la voz de que el rey Don
Pedro atropellaba la vida y la honra de los nobles; que
no estaban seguras de su antojo sus hijas y sus mu-
jeres; que fuera de estar dominado por el dictamen de
la reina su esposa, le habia revestido sus crueles ven-
ganzas y atrocidades, y que era conveniente al bien
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1 que el rey muriese, porque de otra manera no
i vivir ellos.
se comprenderi quten trataba de hacer cundir
deas.
, en efecto, D. Juan. De su palacio, como un
y sena, salian todas las noticias que propalarse
i por la ciudad de boca en boca.
ri6 en este tiempo otro rumor, reconociendo el
) origen que los otros, y fu€ que el rey disponia
d^ndido y majestuoso banquete en el Castillo de la
I, donde habian de concurrir todos los grandes y
isos del reino, y que en 61 se trataba de degollar 4
;tres a todos los convidados.
ie dud6 de esta crueldad, acaso porque eran mu-
ss que debian temer.
pues, todos los principales se reunieron en el si-
de la noche en el palacio del principe de Galjlea,
decidi6se dar mu^rte al soberano. Traz6se el
Jscogi6se el momento y qued6 todo arreglado.
os dias despu6s, los conspiradores penetraban ar-
en palacio a la hora de corte, y al abrirse la
del gabinete del rey para que el paje le anuncia-
>dos los nobles reunidos, 6stos se precipitaron en
en la real cdmara, y cayendo juntos sobre el in-
D. Pedro, dteronle tres estocadas dejandole sin
pronto como se supo la infausta y alevosa muer-
rey, conmovi6se contra los nobles la ciudad toda;
1 principe D. Juan, que ganado tenia el ej6rcito,
> titular en el acto gobernador del reino, y des-
ido un imponente aparato militar, hiio que forzo-
te se calmaran los animos.
[uan, cuando hubo a duras penas calmado el tu-
que hervia, intent6 coronarse, pero no se atre-
emio la c61era del puebla si alargaba su mano
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LAS CALLBS DB BARCELONA 425
para robar de las sienes de un nino la corona que k 6ste
pertenecia de derecho.
Guard6, pues, para mejor ocasi6n su deseo, y no
quiso desplegar en todo su vuelo la ambici6n que le roia.
Content6se con el tltulo de gobernador por el pronto.
jQuien puede atreverse k describir el cuadro de deso-
laci6n y de amargura que, durante su gobierno, pre-
sent6 la historia de la reina!
jPobre mujer! jpobre santa mujer! Rodeada de algu-
nos fieles servidores, que se partian las horas para no
abandonarla ni un solo instante, estaba entregada k una
congoja tan mortal como continua, temiendo por su
hijo, por el pedazo de coraz6n, al que podian asesinar
como habian hecho con su padre.
Las horas pasaban para ella prenadas de zozobra.
Retirada en el fondo de su palacio, sin perder de vista
ni un instante k su hijo, creyendo k cada zumbido del
viento, k cada puerta que se abria, k cada paso que se
acercaba, que eran los verdugos que venian para apo-
derarse del heredero del trono, la infeliz mujer, la des-
graciada reina contaba, por las l&grimas que vertia, los
momentos de vida que pasaba.
No obstante, sin que la pobre Dona Leonor diese de
ello noticia, en toda Europa se supo al momento su
angustiosa posici6n, y al saberla, el primero que pas6
k Chipre fu6 el humilde franciscano Fr. Pedro de
Arag6n.
Al hallarse en brazos de su padre, la reina se crey6
salva. Tanto habia rogado al cielo, que el cielo la ha-
bia atendido.
Cont61e sus pasados sufrimientos, sus horas de in-
somnio y de amargura, sus momentos de llanto y de
desesperacion; dijole todo el siglo de torturas que habia
sufrido en tan corto tiempo.
Fr. Pedro admir6 su valor her6ico, su resignaci6n
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vfCTOR BALAGUER
Li abnegaci6n sublime: fortaleci61a, di61e
le esperanzas.
el partido de D. Juan iba debilitandose
iles y robusteciase el de la reina.
del principe les era & todos insoportable;
n angelica con que Dona Leonor acepta-
nientos les era & todos simpitica.
os reyes de varias naciones enviaron em-
nterpusieron su autoridad en los asuntos de
'edro, hijo del asesinado monarca, habia
torce aiios, y el momento era Uegado de
us sienes la diadema.
o pudo oponerse; tuvo que ceder.
la coronaci6n del joven rey en Nicosia,
n gran aplauso y con majestuosa pompa.
; despu^s, el principe D. Juan, que acababa
orden de destierro, moria k manos de una
precipit6 en su palacio y le di6 de estoca-
;os repetidos de ujMuera el traidor, el des-
cida! »
das las cosas de Chipre estuvieron arregla-
pudo ver Dona Leonor sentado en el trono
os al hijo querido, por quien habia pasado
le desgarradoras angustias; cuando le hubo
a hermosa Valentina, hija del duque de
>le un dia 4 su cdmara y le manifest6 que
) el momento de separarse.
rnos! — dijo el joven Pedro; — pues qu6, ma-
ausentdis?
I, madre?
no es ya junto al trono. Mariana parto.
le vais?
ilona, & mi querida patria.
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LAS CALLES DB BARCELONA
— I Y qu6 vais k hacer alii?
— Quiero entrar en un claustro. jRetirada del
en el fondo de una celda como mi padre, rogart
por ti, por mi, por la memoria de tu padre!
Nada bast6 k disuadirla de esta opini6n.
Tuvo Pedro que dejarla partir.
Llegada k Barcelona, perseverando la reina
pre en su resoluci6n, tom6 el hdbito y pas6 los
ros anos de su vida rezando, ayunando, mortifi*
deseando ganar el camino del cielo por la esc;
contemplaci6n, del ascetismo y dela penitenci;
Cuando muri6, fu£, ya lo sabemos, enterra
convento de San Francisco, donde el vulgo d<
su tumba obraba milagros i .
VII.
OTROS RRCUERDOS.
Hemos ya hablado de las tumbas.
Otros recuerdos, de que debemos consignar
ria, tenia tambten el convento de San Frar
Asis.
Tuvo sus ap6stoles, sus escri tores, sus m&rt
prelados y personajes ilustres.
Ya hemos citado 4 Fr. Juan de Arag6n, a
de Ciller. En los mismos puntos que €l y en ol
tintos, predic6 tambiSn las santas verdades Fr
guer de Arag6n y asimismo su pariente Fr. G
i Tenemos noticia de que el cadaver de esta reina, el de
bila de Forcia, el de Alfonso III el Liberal y algunos otros, i
vados de la destrucci6n general, y pronto Barcelona debera
su Academia de Buenas letras verles colocados respetuosar
catedral y en honrosas sepulturas. — {Nota de la primera edit
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VfCTOR B>
principes entram
ento.
prelados € ilustres personajes que como hi-
st en sus anales el convento de San Fran-
rcelona, mencionar debemos el primero k
> Pelegri, obispo qile Heg6 k ser de Barce-
ismo que asisti6 k San Luis, obispo de To-
:eremonia de la consagraci6n de la iglesia.
nos despu6s k Fr. Donato de Castell6,
3na; k Fr. Juan Tol6n, obispo de Andreavi-
Dponeso, el mismo que ungi6 rey de Sicilia
. Luis, hi jo de D. Pedro II, cuando nadie
hacerlo por temor al papa Clemente VI; k
Bonet, obispo de Malta, hijo dela noble fa-
la de los Bonet; k Fr. Juan de Castell6,
lense en C6rcega; k Fr. Guillermo de Prats,
i los tdrtaros y arzobispo de Cambala; k
o Baster6, obispo de Huesca, Jaca y Bar-
'. Miguel de Latr4s, obispo de Malta; k
10 Alb6, obispo de la ciudad Niseriense; k
\ Vilanova, obispo de Ossolien Cerdeiia; k
> Rubi6, conocido con el nombre de Leo-
) del mismo punto que el anterior; k Fray
ister, obispo de Nazareth en Palestina; k
) de Vallbona, obispo de Granada; k Fray
Entenza, de la noble familia de los En-
> guadicense de Granada; k Fr. Juan Ji-
:sor del conde de Urgel D. Jaime el Desdi-
embajador y abogado en el Parlamento de
o de Malta; k Fr. Francisco Jimtaez, obis-
y patriarca de Jerusaten; k Fr. Juan de
obispo de Famagusta en Chipre, y k Fray
dal de Noya, obispo Cephaludense en Si-
sscritores, cu&itase como hijos de este con-
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LAS CALLES DE BARCELONA 429
vento a Fr. Poncio Carbonell, maestro en Barcelona
de San Luis, obispo de Tolosa, var6n insigne que flore-
ci6 por los alios de 1288; 4 Fr. Juan Bassols por los afios
de i3i3, llamado por excelencia el doctor ordenadisitno;
4 Fr. Antonio Andreu por los de i320, que tuvo por
renombre el doctor dtddsimo; 4 Fr. Juan Marbres por
los de i329, que ixx€ llamado el candnico por tan gran
canonista como fu6; 4 Fr. Guillermo Rubi6 por los de
i333, discipulo del Dr. Escoto; 4 Fr. Juan Quintana,
prior de la Sorbona, por los mismos afios; en seguida 4
otros escritores de menos fama, cuyos nombres, por no
molestar la atenci6n de nuestros lectores, pasaremos en
silencio.
Entre los m4rtires, hijos de este convento, se cita 4
Fr. Pedro Arcaiiano y 4 Fr. Catal4n. Predicando esta-
ban contra los herejes en Lombardia y fueron victimas
de su celo apost61ico. Habiendo caido en un lazo que
los herejes les tendieron, no quisieron abjurar como se
les pedia: mantuvteronse firmes en sus principios cris-
tianos, y recibieron una cruelisima muerte, despu^s de
haber soportado con resignaci6n sublime todos los tor-
mentos. Murieron el ano 1284.
Por los aiios de i32i el Castillo de Monsilio, en Fran-
cia, presenciaba el asesinato de dos varones eminentes,
Fr. Pedro Pascual y Fr. Catal4n Fabra, que habian si-
do enviados 4 buscaral convento de Barcelona por Fray
Jaime Bernardo, inquisidor general en los territorios de
Arl€s, Aix y Ambrtin. Los dos franciscanos, cumplien-
do una misi6n, acababan de llegar al castillo de Mon-
silio, y la misma noche de su llegada eran no s61o b4r-
baramente asesinados, sino cortados sus cuerpos en pe-
dazos, que hasta tal extremo Ueg6 el furioso encono de
sus encarnizados perseguidores.
En Tartaria moria tambife en 1372, m4rtir de su fe
y de su celo, Fr. Francisco Puig, y en Egipto, en aque-
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30 vfcTOR balagIjbr
llanuras ardientes regadas con la copiosa sangre de
tos misioneros franciscanos, veian terminar sus dias
Martin Cataldn y Fr. Gerardo de Linares, guardidn
>rimero en 1375 del convento de Bel6n en la Tierra
ita.
)tro mdrtir nos citan los anales de este convento, y
to es que nos detengamos d consagrarle un recuerdo.
Panto mis lo merece cuanto que son poquisimos los
nistas.que lo citan, y no hay entre ellos ninguno que
re d particularizar los detalles de su muerte.
sTosotros creemos ser los primeros en hacerlo, pues
: la casualidad nos ha proporcionado ocasi6n de ver
xaminar algunos antiguos manuscritos que de ello
tan, extrayendo datos y noticias que hemos unido d
que dan de si los anales.
2n 1260, poco rods 6 menos, habia en el convento de
rcelona un fraile cataldn llamado Fr. Jaime Puig,
on insigne y entusiasta que, deseoso de visitar los
tos lugares de Jerusal&i y deseoso tambten de servir
i causa de la religi6n y de la humanidad, pidi6 per-
30 d los prelados de la orden para pasar d Palestina.
3oncedi6seIe y parti6.
Jna vez alii, hizo tanto por la religi6n, expuso tan-
veces su vida predicando d los infieles, como su pa-
de religi6n San Francisco, y Ueg6 d gozar tanta fa-
de virtud y santidad entre los religiosos que vivian
los lugares de JerusalSn, que la noticia pas6 luego &
prelados de la orden y le eligieron custodio de la
xra Santa.
Por aquel tiempo un esclavo comprado en las mdrge-
; del Oxus, un hombre decidido y resuelto, un solda-
de brazo de hierro y coraz6n de acero, se rebel6 en
Egipto contra su rey, 6 hizo de su caddver un escal6n
a subir y usurpar su trono. Este hombre fu6Bibars.
flabia aprendido en los campamentos y en las faccio-
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LAS CALLES DB BARCELONA 43 1
nes lo necesario para saber gobernar d un pueblo bdr-
baro como 61; fu6 proclamado sultan, y en seguida, ha-
ciendo renacer el formidable poder de Saladino tan fa-
tal para los cruzados, emple6 todas las fuerzas del nue-
vo imperio en hacer la guerra mds terrible y mds encar-
nizada d los francos.
Fr. Jaime Puig, comprendiendo sus deberes, sus San-
tos deberes de sacerdote, corri6 el primero con Fr. Je-
remias de Licio d los campos de batalla, d los sitios de
mds peligro para los cristianos, exhortando d los unos,
dando valor d los otros, inflamando en todos los cora-
zones el sacro fuego del entusiasmo religioso.
En el interin, Bibars penetraba d sangre y fuego en
Nazareth; dejdbase caer en seguida sobre Cesdrea, cuya
poblaci6n pasaba d deguello, y acampaba en Arsouf con-
vertido por sus soldados en un mont6n de ruinas.
Terminadas estas campaiias, Bibars hizo una pere-
grinaci6n d Jerusal&i para invocar el auxilio de Maho-
ma, y volvi6 con objeto de poner sitio d Sephet, forta-
leza edificada en la montana mds alta de la Galilea y
defendida por los caballeros templarios. Alii se encon-
traba Fr. Jaime Puig cuando Heg6 d sitiar la plaza el
jefe de los bdrbaros con numerosa hueste.
Despu6s de una resistencia desesperada, los templa-
rios tuvieron que capitular en 25 de Junio de 1266.
Faltando d todos los pactos y leyes, asi que Bibars
se vi6 dueno de la plaza y desarmados los cristianos, les
mand6 asegurar en prisiones, y por medio de uno de sus
capitanes envi61es d decir que aquella noche deliberasen
y eligiesen entre morir al arbitrio de la desatada furia
de sus soldados, 6 recibir la dulce libertad adoptando el
islamismo.
Tan bdrbara como infame proposici6n aturdi6 d los
pobres indefensos, y advirtiendo el primero Fr. Jaime
Puig que los dnimos vacilaban y que el temor conducia
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432 VfCTOR BALAGUER
k la indecisi6n, se lanz6 entre los cautivos con tin cru-
cifijo en la mano, les predic6 con tanto fervor y les per-
suadi6 con tanto fuego k la perseverancia en la fe y al
sacrificio de la vida, que undnimes todos extendieron la
mano sobre el crucifijo que el religioso catalin les pre-
sentaba, y juraron derramar la sangre de sus venas an-
tes que dejar la fe de Jesucristo.
Bibars, que todo precisamente lo estaba escuchando,
al ver que Fr. Jaime Puig y su companero Fr. Jeremias
de Licio salian triunfantes en sus exhortaciones y logra-
ban de los cristianos que prefiriesen el martirio k la
apostasia, abri6 de repente la puerta y se precipit6 fu-
rioso con sus sat^lites, cimitarra en mano, sobre los
infelices prisioneros.
Al verle, los cristianos se agruparon junto k los dos
confesores de Cristo y cayeron todos de rodillas pidiendo
k Fr. Jaime la bendici6n. £ste, de pie, radiante, subli-
me, levant6 en alto sus manos, una de las cuales em-
punaba el santo crucifijo, y despuSs de bendecirles k
todos en nombre del Senor, empez6 k recitar con voz
clara y sonora un salmo que fueron repitiendo los cau-
tivos interin les qued6 un soplo de vida, una gota de
sangre.
Sin que aquel grupo santo les conmoviese, sin que
aquella sublime actitud que habian tornado los cristia-
nos junto k los dos venerables sacerdotes les hiciese me-
Ua, los bdrbaros fueron repartiendo cuchilladas k dies-
tra y siniestra mientras qued6 un solo cautivo con vida.
Todos perecieron k los filos de las cimitarras, to-
dos menos dos.
En efecto, por orden de Bibars se respet6 k Fr. Jai-
me Puig y k Fr. Jeremias de Licio.
Era que les guardaba para mayor y m£s atroz supli-
cio, en gracia de haber sido ellos quienes habian induci-
do k los otros k perseverar en la fe de Cristo.
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LAS CALLBS DB BARCELONA 433
Cuando todo hubo concluido, los dos santos religiosos
cayeron de rodillas sobre charcos de sangre y entre los
cuerpos mutilados de sus companeros. Rogaron por
los difuntos, y dieron gracias & Dios de haber permiti-
do que se les reservase los tiltimos para ser mis doloro-
so su martirio.
Bibars se adelant6 y les dijo que les perdonaria como
apostatasen.
Fr. Jaime le contest6 con una mirada de piedad y una
sonrisa de compasi6n.
Entonces el sult&n di6 la terrible orden de que se les
desollase vivos, inhumana atrocidad que & su satisfacci6n
ejecutaron los verdugos. Tan atroz martirio, tan agudo
dolor no bastaron k hacer que enmudecieran los dos no-
bles religiosos, pues que & los mismos que les destroza-
ban predicaban la fe del Crucificado esforzindose para
persuadirles que dejaran la ley de Mahoma.
Viendo Bibars que ni aun de esta manera apagaba en
ellos su celo, mand6 que se les apalease, espantosa or-
den que los verdugos cumplieron arrancAndoles pedazos
de carne, puesto que los palos ya no encontraban piel.
En este suplicio muri6 Fr. Jeremias pronunciando el
nombre de Jestis por ultima palabra.
En cuanto & Fr. Jaime Puig, el valeroso franciscano
de Cataluna, lo resisti6 con admirable grandeza de alma,
y aun tuvo Bibars el homicida que dar nueva orden para
que se acabara con €1 decapit&ndole.
Asi se hizo, sobre los amontonados cad&veres de sus
compafieros.
Tal fu6 la muerte gloriosa y sublime de Fr. Jaime
Puig, el pobre fraile que hemos visto salir del convento
de Barcelona.
No terminaremos este capitulo sin dedicar tambten
, un recuerdo & otro santo y digno religioso salido un dia
del mismo convento de esta ciudad para ir, como el
tomo xxi 28
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434 VfCTOR BAXACUER
mdrtir Puig, k predicar en lejanas'tierras las preciosas
mAximas del Evangelic
Fr. Francisco de Barcelona, llamado asi por raz6n
de su patria, caminaba k pie y descalzo en 1450 por
aquellas abrasadas Uanuras que guian k los santos lu-
gares testigos de la sublime pasi6n del Hombre-Dios.
Acababa de detenerse junto k un drbol de macilentas
y enfermizas hojas para que le protegiera de los rayos
abrasadores del sol de Agosto, cuando vi6 que se le
acercaba otro religioso, vistiendo como €1 el h&bito de
la caridad y la pobreza.
— <iD6nde vais, hermano? — dijo k Fr. Francisco el
reci6n llegado asi que estuvieron juntos y pasados los
primeros y mutuos saludos.
— A Jerusal£n, — contest6 el franciscano cataldn.
— Como yo — contest6 el otro religioso. — ^Serd vues-
tro deseo visitar los santos lugares?
— Si , para luego , fortificada mi fe— contest6 Fray
Francisco, — ir por todas partes predicando la doctrina
del Redentor del mundo, puesto que Dios nos ha dicho:
«Id k predicar el Evangelio k todas J as criaturas, y si
sois perseguidos, pensad que yo tambten he sido perse-
guido.»
— Me guia el mismo deseo, hermano. Si quer6is,
pues, ya que es uno el objeto, juntos rezaremos, juntos
predicaremos y juntos si conviene moriremos.
— jQue me place! — contest6 Fr. Francisco. — Vues-
tro nombre, hermano."
— Fr. Griffon de Flandes.
Desde aquel momento los dos franciscanos ya no se
separaron mis.
DespuSs de haber rezado junto al sepulcro del Salva-
dor, partieron continuando en su santo proposito, pre-
dicaron en varios puntos la doctrina regeneradora de
Cristo, y no pocos infieles debieron k sus palabras elo-
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LAS CALLBS DB BARCELONA 435
cuentes que se les cayese la venda que cegaba sus ojos
impidtendoles ver la resplandeciente luz de la verdad.
Tuvieron entonces noticia de que alld, en la parte
occidental de las montanas del Libano, desde los airede-
dores de Beyrouth hasta los de Tripoli, se extendia una
naci6n que se Uamaba de los maronitas. Estos habitan-
tes conservaban su nombre del famoso Mar6n, el que
vivi6 hacia los aiios 400 y que subrepuj6 4 todosjos so-
litarios de su siglo en la asiduidad por el rezo y por la
penitencia. Mar6n habia consagrado un templo al ver-
dadero Dios, no lejos del Nahr-Gadiska 6 rio santo que
atraviesa por entre Cordilleras de montaiias, en lo alto
de cuyas puntiagudas rocas se labraron un dia sus pe-
nitentes celdas muchos solitarios.
Los maronitas, nutridos en algtin tiempo con los pre-
ceptos y sanas mdximas del que puede considerarse co-
mo su fundador, pues que les leg6 su nombre, habian
sentido entibiarse su fe y habian visto perpetuarse en
su seno los abusos con el roce y frecuente trato de las
naciones vecinas.
A aquella comarca se creyeron llamados Fr. Francis-
co de Barcelona y Fr. Griffon de Flandes; aqu£l fu6 el
pais que eligieron en preferencia para volver & elevar
en medio de sus un dia santas rocas el glorioso est an -
darte de lacruz.
Los abusos introducidos en el uso de los sacramen-
tos y en las ceremonias de las iglesias, fijaron la aten-
ci6n de los dos religiosos. Sus predicaciones tuvieron el
resultado que podian esperanzar de la rectitud de sus
intenciones y la generosidad de su sacrificio: corrigie-
ron muchos errores, reformaron los ritos, hicieron re-
parar las iglesias, dieron, en una palabra, nueva faz &
aquella cristiandad.
La reforma no la llevaron empero k cabo sin obs-
tdculo. Fuese que contrariara los sentimientos, fuese
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436 VfCTOR B
que danara & los intereses del patriarca de los maroni-
tas, 6ste optisose & ella con vigor y s61o cedi6 & la evi-
dencia de un milagro.
El tlia de la Asunci6n, en ocasi6n en que Griffon,
asistido de Francisco, predicaba por la tarde en presen-
cia del patriarca, obtuvo, dicen, que Dios confirmara
la verdad de su doctrina de una manera manifiesta, ha-
ciendo*:ambiar de sitio la luz del sol; de modo que los
rayos que penetraban por la ventana de Occidente se
introdujeron de pronto por la de Oriente.
Este prodigio, que tuvo lugar a la vista de una in-
mensa muchedumbre, conmovi6 de tal modo & los ma*
ronitas, que desde aquel instante creyeron con toda
sumisi6n lo que los religiosos les decian y ensenaban.
Fr. Francisco de Barcelona y Fr. Griffon vivieron
veinticinco anos entre los maronitas, gozando de una
gran reputaci6n de santidad y siendo bendecidos y ama-
dos de todos.
Mucho debe el catolicismo a" esos dos intrlpidos mi-
si on eros.
Tal es el recuerdo que hemos dicho debiamos consa-
grar al hijo de Barcelona y de su convento de San
Francisco.
Otras cosas podrfamos decir que arrojan los anales
franciscanos; pero lo juzgamos de inferior importancia
4 lo hasta aqui dicho y cre£moslo, por lo tanto, in6til.
Teniendo, pues, ya completa noticia del convento, de
su grandeza, de su fama, de su importancia, de sus re-
cuerdos, pasemos a sudestrucci6n.
Para decir lo que fu6 de toda aquella riqueza de arte
g6tico, de todo aquel precioso estuche de religiosas jo-
yas, de todo aquel pante6n de recuerdos ilustres, preci-
so nos es contar toda la historia, y la historia completa,
de una sola, pero terrible y espantosa y sangrienta noche.
La noche del 25 de Julio de i835.
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LAS CALLES DB BARCELONA 437
El autor de estas lineas era entonces muy nifio, pero
jamds mientras viva ha de olvidar los horrores de aque-
11a noche. Es un recuerdo que estd escrito con caracte-
res de fuego en su mente; es una noche que la consigna
en pdginas de sangre la historia i.
VIII.
LA NOCHE DEL 25 DB JULIO DB 1835.
La ruina y desaparici6n de los conventos en Espafia
tuvo lugar de la manera que voy k referir, cin&idome
principalmente k Cataluna, y sobre todo 4 Barcelona,
de cuya sangrienta noche del 25 de Julio de i835 guar-
do hoy, pasados ya cincuenta anos, un recuerdo tan
vivo y persistente, que me parece un suceso de hace
tres dias. En medio de los vaivenes de mi agitada vida,
jamds se borr6 de mi memoria la impresi6n que, nino
aiin, recibi en aquella noche terrible. Puedo contar
aquellos sucesos como si acabara de presenciarlos. Es
mis: de tal manera hube de sentirlos y con tal consis-
tencia arraigaron en mi, que han Uegado & borrar de
mi memoria todos los dem&s recuerdos, hasta los m&s
familiares y mds intimos de aquella 6poca. No hay que
pedirme de mis primeros anos mis recuerdo que el de
aquella noche.
Pero antes de referir sus escenas he de poner al co-
rriente de sus origenes y precedentes al lector, trazan-
do, siquier sea 4 grandes rasgos, un boceto hist6rico in-
dispensable para que pueda comprenderse c6mo, por una
fatal y encadenada serie de acontecimientos, vino 4 te-
ner Barcelona la inevitable y gran desgracia de contar
en sus anales la infausta noche del 25 de Julio de i835.
I De la obra del autor, Los frailis y sus conventos.
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438 VfCTOR BALAGUER
He aqui el origen de los hechos:
A los generates gobernadores en Cataluna, Castanos
y Campo-Sagrado, que habian gobernado discretamente
dejando en el pais los m&s gratos recuerdos, sucedio en
1828 el tristemente cSlebre conde de Espana. Bajo su
ominoso mando, cada dfa la Ciudadela, como monstruo
que nunca logra verse satisfecho, engullia las victimas
que le enviaba el capricho del conde; y las familias, in-
humanamente diezmadas, en vano pedian al cielo que
las librase de aquel azote sangriento que con el conde de
Espana habia caido como una maldici6n sobre la infe-
liz Barcelona.
Al morir el rey Fernando VII, D. Manuel Llauder
se present6 & sustituir al conde de Espana.
La llegada de Llauder con el cardcter de capitdn ge-
neral de Cataluna, fu6 un acontecimiento que marca
£poca en la historia de Barcelona. Ningtin recibimiento
de pueblo ha sido mis entusiasta que el que hubo de
hacSrsele; ningtin general obtuvo nunca mayor aura po-
pular; ningtin siudadano puede gloriarse de haber tenido
como 61 en su mano los destinos de la patria.
A la entrada del nuevo general en Barcelona, Carlos
de Espana se retir6 apedreado, silbado, maldecido. Fu6
Tin verdadero milagro que escapara con vida.
Al dar el tiltimo suspiro Fernando VII, la naci6n toda
se conmovi6. Habia llegado el momento de la crisis.
La sedici6n del enganado Bessieres y el alzamiento de
los realistas de Cataluna en 1827, demostraban clara-
mente que el partido antiliberal no queria que la prole
de Fernando sucediera en el trono, y al fallecer el mo-
narca, 6 debia permitirse que empunara el cetro su her-
mano el infante D. Carlos, 6 era necesario llamar en
apoyo de la tierna Isabel & los que habian recibido el
bautismo regenerador de las ideas proclamadas por el
h£roe de las Cabezas de San Juan.
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LAS CALLBS DB BARCELONA 439
Nadie ignora el entusiasmo con que los liberates
abrazaron la causa de la augusta nifia que cin6 la co-
rona; pero nadie ignora tampoco el efecto desconsola-
dor que hubo de causar el manifiesto del ministerio Zea
Bermiidez, anunciando que la viuda de Fernando, go-
bernadora del reino, no cambiarla de sistema.
Un grito de asombro contest6 al manifiesto. La cons-
ternaci6n fu6 general en Espana, y todos cuantos se ha-
bian visto perseguidos durante los tiltimos aciagos diez
anos y los que acababan de comprometerse decidfendo-
se por la reina, creyeron ver ya suspendida sobre su
cuello la sangrienta cuchilla de otros tantos tiranos como
el conde de Espaiia.
El general Llauder fu6 el primero que, con el ardor
de buen patricio, se atrevi6 4 levantar su voz desde el
seno de la ciudad misma donde algtin dia tambi6n la
alzaran en favor de los derechos del pueblo los Fivaller,
los Tamarit y tantos otros ilustres ciudadanos.
Efectivamente; Llauder, en 25 de Diciembre de i833,
elevaba una exposici6n 4 la reina gobernadora, en que
hacia patentes los males que sufria la naci6n, sus ne-
cesidades y sus deseos, y declaraba que el ministerio
Zea comprometia la paz publica y minaba el trono de
Isabel II, que era necesario afirmar sobre cimientos li-
berates. Al propio tiempo que tomaba esta actitud, el
general procedia al desarme de los voluntarios realistas,
y armando 4 los de Isabel, se procuraba el apoyo de los
patriotas catalanes.
La opini6n piiblica fu6 acentudndose de una manera
muy significativa, y la reina gobernadora se decidi6 por
fin 4 cambiar el Ministerio y 4 variar de sistema, re-
nunciando al gobierno absolute
Martinez de la Rosa reemplaz6 4 Zea y present6 su
Estatuto, aquel Estatuto que envejeci6 tan pronto, y
que no obstante estar destinado, segtin el discurso de la
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440 V/CTOR BALAGUER
reina gobernadora al abrir las sesiones de Cortes, •&
ser el cimiento sobre el que debia elevarse majestuosa-
mente el edificio social,* fu6 s61o una verdadera y rd-
pida transici6n & otro mds necesario y mds radical sis-
tema.
Pr6diga se mostr6 la naci6n 4 las demandas del Mi-
nisterio. El amor & la libertad alcanz6 4 la caida del
gabinete Zea Bermtidez un grado de sublime entusias-
mo; el pais deposit6 su confianza absoluta en un Minis-
terio que dej6, sin embargo, bastante que desear.
Al encargarse de sus carteras los que componian el
Consejo presidido por Martinez de la Rosa, apenas ha-
bia en Espana un faccioso declarado; y, sin embargo,
durante su administraci6n aument6 con tanta rapidez
el partido carlista, que & lo mejor se encontr6 Espana
con un ejfrcito formidable que sitiaba y rendia ciuda-
des. Las banderas de Carlos V desplegdronse al viento,
y de todas partes corrian voluntarios & engrosar las
huestes rebeldes.
El ministerio Martinez de la Rosa no supo conocer
el peligro, y no pudo por lo mismo evitarlo. Permane-
ci6 en una inacci6n completa, sordo &. las voces de al-
gunos pr6ceres, & las reclamaciones de la prensa, y has-
ta al eco tremendo de la campana que tocaba k rebato
en varios pueblos, anunciando las revueltas y asonadas
de Mdlaga, de Zaragoza y de la misma villa de Ma-
drid.
Mucho habia esperado la naci6n de Martinez de la
Rosa. Sus triunfos en la tribuna, sus declaraciones en
la prensa, sus primeros pasos en la senda de la eman-
cipaci6n nacional, las persecuciones de que habia sido
victima por parte del despotismo, todo habia hecho
creer que era la persona necesaria para la felicidad de
Espana, y hi€ por lo mismo elevado al apogeo de la po-
pularidad.
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LAS CALLBS DE BARCELONA 44 1
Pronto Ueg6 el desengaiio.
Las lentas y tardias medidas de su espiritu de con-
temporizaci6n, comprometieron gravemente el porvenir
del pais. £1 primer ministro vi6 sintomas de anarquia
alii donde no existia m&s que el ardor del patrjotismo;
vi6 anuncios revolucionarios donde no habia mis que
entusiasmo constitucional, y temiendo una parodia de
la revoluci6n francesa, no se atrevi6 & conceder todo
cuanto la necesidad reclamaba en nombre de las exigen-
cias del siglo, empenado en hacer triunfar su absurdo
justo medio, que consistia en una fusi6n del antiguo y
del nuevo regimen.
Espana no queria esto: pedia reformas, reformas ra-
dicates y completas, tales como se las habia hecho es-
perar la rehabilitaci6n de 1812 y 1820 en la persona de
Martinez de la Rosa.
£1 Ministerio tuvo entonces que alegar, para soste-
ner sus err6neas doctrinas, que la naci6n no se hallaba
todavia en estado de gozar de sus derechos; palabras
aventutadas 6 imprudentes que costaron la vida al Ga-
binete.
A todo esto Llauder habia sido nombrado ministro
de la Guerra; pero hacia poco que estaba en el Minis-
terio cuando hubo de retirarse ante el mo tin que. cost6
la vida al general Canterac, volvi6ndose a su mando de
Cataluna que se habia reservado.
Cerrdronse las Cortes; hubo en Madrid algunos des-
6rdenes dirigidos contra la persona del primer minis-
tro, y €ste, en el colmo de la impopularidad, cedi6 su
puesto al conde de Toreno.
Mientras tanto, las fuerzas del pretendiente habian
ido engrosando: el mismo D. Carlos se hallaba ya entre
sus partidarios, y la Jornada y victoria de las Amez-
cuas habian acabado de rasgar el velo, apareciendo los
carlistas en toda su verdadera importancia.
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442 vfCTOR BALAGUER
Llauder en Cataluiia parecia querer seguir un siste-
ma parecido al del Gobierno, y su popularidad anti-
gua, ya muy menguada, iba decayendo precipitada-
mente. Mientras que con su policia se empenaba en
descubrir anarquistas y revolucionarios, conspiraban
los carlistas casi i, la luz del dfa, € iban engros&ndose
las filas de los facciosos, quienes con sus correrias y
desmanes tenian aterradas las comarcas.
Cataluiia presentaba un cuadro desolador, y los hon-
rados patricios veian un triste porvenir.
Era llegada la hora de llorar por la pobre patria.
La guerra civil se ofrecia en primer t6rmino, y don-
de quiera que se fijaban los ojos s61o aparecian incen-
dios, muertes, alevosias, horrores y catdstrofes. La dis-
cordia recorria las filas de los espaiioles, 6 incitaba al
padre contra el hijo, al hermano contra el hermano, al
amigo contra el amigo.
A tan triste espectdculo, que afligidos y preocupados
tenia 4 todos, se junt6 la indignaci6n nacida de un rumor
que con insistencia comenz6 & correr por todas partes.
Asegurdbase que, faltando & las santas leyes del sacer-
docio, cada convento era un foco de rebeli6n, y que en el
silencio y misterio de los claustros se tramaban sordas
maquinaciones contra el trono de la inocente Isabel.
Sabiase que los frailes, en general, no ocultaban sus
deseos de favorecer la causa del pretendiente; deciase, y
esto era por desgracia una triste verdad, que algunos
habian abandonado sus conventos para ir k alentar con
su presencia las huestes carlistas 6 para ponerse & su
cabeza, sonando con otra guerra de la Independencia;
ddbanse detalles y pormenores de las conjuras y asam-
bleas misteriosas celebradas en el fondo de los monas-
teries; citdbanse y senaldbanse con el dedo los religio-
sos que en voz alta y con culpable osadia osaban negar
el derecho hereditario de la reina; llegdbase A decir, y
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r
LAS CALLES DE BARCELONA 443
ya esto era calumnia de la pasi6n excitada, que habian
envenenado las aguas para acabar de una vez con los
liberates.
Todo parecia unirse para convertir d las comunida-
des religiosas en bianco de la ira del pueblo.
Las cabezas fermentaban, los corazones hervian, la
pasi6n cegaba, los odios se iban avivando por instan-
tes. La opini6n ptiblica estaba unida y compacta en
acusar d los frailes. En cada uno de £stos se creia ver
d un carlista, y la indignaci6n general iba cada vez em-
bravecfendose, sobre todo al considerar que las 6rdenes
mondsticas, temerariamente convertidas en elementos
politicos, no podian ocultar su desplacer y enojo.
Este fu€ su gran error. Dada su actitud, y tambi&i,
forzoso es decirlo, su provocaci6n, el choque era inevi-
table.
Asi las cosas, no podia tardar el conflicto.
No hubo ningun plan, ninguna conjuraci6n, ninguna
trama contra los frailes; sin embargo, su ruina estaba
decretada por la Providencia. Los dnimos se hallaban
preparados para el combate. Todos esperaban instinti-
vamente una serial que nadie dijo que debia darse, pero
que todos sabian que sciba a dar.
Zaragoza fu6 la primera en darla.
La noticia de sus sangrientas escenas cundi6 con la
rapidez del rayo, agitando y conmoviendo los dnimos.
La consternaci6n de todos los buenos patricios, la
exaltaci6n y efervescencia de los espiritus habian llega-
do d su colmo, cuando se supo en Reus la nueva de que
un destamento de sus urbanos, regresando de Gandesa,
habia sido sorprendido por los facciosos, quienes hide-
ron perecer miserablemente 4 su capitdn Montserrat y
& seis voluntaries, & uno de los cuales, padre de ocho
hijos, se dijo que habia ordenado cmcificarle y sacar
los ojos un fraile que iba con los rebeldes.
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444 vfCTOR BALAGUER
Se ignora el grado de certeza que pudo tener este til-
timo hecho; hecho, sin embargo, que se halla confir-
mado en todos los impresos de la 6poca, y que garanti-
zaron los vecinos de Reus; pero, aun admitiendo exa-
geraci6n en la noticia, queda fuera de toda duda que
fu6 un fraile quien incito k los facciosos k quitar la vi-
da k los ya rendidos € indefensos urbanos. Esta notipia,
cundiendo con la rapidez de las malas nuevas, hizo es-
tallar k la poblacion en gritos de ira y de venganza.
La mecha acababa de prender en la p61vora.
El pueblo de Reus, contagiado por el reciente ejem-
plo de Zaragoza, rompi6 todos los diques en su desbor-
dada c61era, salt6 la valla de las leyes divinas y huma-
nas, y aquella misma noche veia la villa arder en su
recinto dos de sus tres conventos, al propio tiempo que
eran inhumanamente asesinados cuantos frailes caian
en poder de la desenfrenada plebe.
Al recibir Llauder la comunicaci6n que le participa-
ba este atentado, envi6 & Colubi, gobernador de Tarra-
gona, amplios poderes para obrar conforme lo exigiesen
las circunstancias; pero el pueblo de Reus cerr6 sus
puertas y neg6 la entrada al gobernador, k quien, como
dijera que acudia para restableper el orden, se contest6
con laconismo verdaderamente espartano que el orden
estaba ya restablecido.
La asonada de Reus produjo por mala ventura su
efecto, y fu6 €ste tanto mds desdichado, cuanto que,
como preg6n k mal reprimidos furores, circul6 la voz
de haberse encontrado en los conventos dep6sitos de
armas, uniformes, proclamas y retratos del preten-
diente.
Esto acab6 de encender el enojo popular.
Justamente alarmados los religiosos de Barcelona al
ver la tempestad que les amenazaba pronta k caer so-
bre ellos, se acogieron al general Llauder pidtendole su
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LAS CALLKS DB BARCELONA 4
pTotecci6n y manifestdndole sus deseos de abandona
cretamente sus moradas; pero el general se empen
no consentirlo. Fiado en su previsi6n y en sus bay
tas, les dijo:
— Duerman tranquilos, buenos padres. Aqui esto;
I Ay! no, alii np estaba 61. Era la revoluci6n la
alii estaba; era la colera del pueblo, que pocas \
para sino en sangre.
Si Llauder hubiese meditado un poco; si su van
hubiese hecho lugar & su prudencia; si hubiese que
fijarse en la situaci6n, en la 6poca, en el momento
por fin, hubiese estado atento k los sintomas vis
que se marcaban con insistenciay que todos, menc
veian, hubiera convenido en considerar como lo
cuerdo y politico en aquellos criticos instantes, la s
raci6n de los religiosos y el apartamiento de sus mora
Esto, que debia hacer, fu6 lo que no hizo.
Teniendo ciega confianza en el jefe del Princip
los religiosos siguieron habitando sus conventos.
Lleg6 el 25 de Julio.
Desde algtin tiempo se daban en Barcelona con
de toros, y con motivo de la celebridad de los dias <
reina Cristina, los peri6dicos habian anunciado la
ma funci6n para la tarde del 25, dia festivo por ser <
Santiago, patr6n de Espana.
Los toros lidiados en la anterior corrida habian
excelentes,y la plaza estaba Uena; pero quiso la i
suerte que aquella tarde la funci6n fuese mala, d
gradando al publico. Este, con aquella natural libe
que se le concede, y de que algunas veces abusa,
una corrida de toros> comenz6 k mostrar su disgusl
embriag&ndose con las voces, el estruendo, la coi
si6n y el barullo, arroj6 los abanicos i, la plaza,
los abanicos las sillas, tras las sillas los bancos,
los bancos las columnas de los palcos.
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446 vfCTOR BALAGUBR
Bien pronto' el circo present6 una escena dificil, cuan-
do no imposible de describir. Hubo desmayos de seno-
ras, atropellos, rinas, protestas, arrebatos, y algunos
espectadores se arrojaron k la plaza para matar k palos
el tiltimo toro, y tambten el peor de la lidia.
En esto, algunos muchachos rompieron las maromas
que escudaban la contrabarrera, y atando un pedazo k
la cornamenta del toro, empezaron k gritar que debia
ser arrastrado, para escarnio, por las calles de Barcelo-
na. El pensamiento £u€ acogido con entusiasmo, y bien
pronto una turba numerosa, con estr^pito y algazara,
dando gritos desaforados, penetr6 en la ciudad arras-
trando la res por las calles.
Apenas la gfente sensata salia k dar su ordinario pa-
seo por la Rambla k cosa de las siete y media, cuando
principi6 ya la alarma; y vi6se k una turba arrojar al-
gunas piedras k las ventanas del convento de Agustinos
calzados. La guardia del fuerte de Atarazanas cerr6 el
rastrillo y se puso sobre las annas, porque veia irsefor-
mando un grupo numeroso junto al convento de Fran-
ciscanos, que estaba muy pr6ximo k la fortaleza.
Preludio parecia todo de una asonada. Sin embargo,
nadie creia en tumulto; la gente timida se iba retirando
k sus casas; los curiosos discurrian por todas partes; la
turba de muchachos continuaba arrastrando el toro al
son de gritos descompasados € incomprensibles, con los
que se empezaron k mezclar algunos de ;M tier an los
frailest al pasar por delante del convento de los Fran-
ciscanos.
Frente k su puerta principal se hallaba la revuelta
multitud, cuando se le ocurri6 k uno decir que se podria
pegar fuego k las puertas del convento para tostar el
toro. Grandes aclamaciones celebraron esta infeliz agu-
deza, y, en efecto, se trat6 de incendiar las puertas del
edificio, k las cuales se habia ya conseguido prender
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LAS CALLBS DB BARCELONA 447
fuego, cuando acudieron los vecinos y disuadierdh 4 la
turba, que se alejo dejdndoles en libertad para contener
los progresos del incendio.
Ya k todo esto habia Uegado la noche; una tranquila
y dulce noche de verano.
iQuten, de cuantos la presenciaron, no recuerda aque-
Ua lastimosa noche?
Entre ocho y media y nueve se fueron formando al-
gunos grupos en la plaza del Teatro y en la de la Bo-
queria; grupos que iban engrosando por momentos y
que en vano intentaron disolver la guardia del Teatro y
un piquete de soldados de caballeria destacado de Ata-
razanas*
Lograban s61o que se apartasen de un punto para
reunirse en otro, pudiendo conocerse que la opinion es-
taba pronunciada. F&cil fu£ entonces prever la tempes-
tad que avanzaba.
Desatado andaba el populacho por las calles de la
ciudad vociferando ante las puertas de varios conventos;
y como el capitdn general y el gobernador de la plaza
se hallaban ausentes, el infatigable teniente de Rey, se-
iior Ayerbe, recorria todos los puntos, procur^ndo en
vano distraer con sus exhortaciones el peligro, que &
cada instante se hacia mas inminente.
Los gritos de jMueran los frailest comenzaron & me-
nudear. Las voces que los daban eran cada vez mis nu-
merosas, y cada vez tambi^n mas oscuras y sombrias.
Vi6se de pronto agitarse entre las masas algunos bra-
zos armados, mientras que otros blandian flamigeras
teas que alumbraban rostros palidos de furor, de odio y
de venganza*
Las turbas se precipitaron en torrente por las calles,
incitadas por algunas mujeres que corrian por entre los
grupos como insanas furias, suelta al aire la desgrena-
da cabellera, blandiendo en su contraida diestra el pu-
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VfCTOR BALAGUER
indo gritos iracundos que eran secunda-
>s de la desatentada y frenStica rauche-
usta fu6 aqu6lla, noche de ruina, de in-
agre!
mero el convento de Carmelitas descal-
5 San Jos€, que se alzaba en la Rambla
y en el sitio que hoy es plaza- mercado.
tinados las llamas que con sus serpentea-
lamian las rojizas piedras alii colocadas
i, parecieron cobrar nuevo aliento para
ea destructora, Habia subido de punto su
primer triunfo. jTriste triunfo! .
ndiaria corria por las calles iluminando
semblantes de cuantos tomaban parte en
1 de sangre.
a turba por la calle del Carmen y se de-
aerta del convento de Carmelitas calza-
•d6 en lanzar al aire su humeante pena-
una densa humareda se cernia sobre el
oso edificio de Santa Catalina, que era
z incendio y que veia su claustro, joya
, invadido por un desalmado tropel que
furor tras de fugitivos y despa^voridos re-
res del convento de Trinitarios descalzos
tinos calzados, veian tambi^n al mismo
at su habitual soledad por el incendio,
rado y terrible que aparecia al son de la
►lauso y de las carcajadas de la muche-
lei Principado era teatro de espantosas
: en-un lado resonaban los golpes del mar-
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LAS CALLES DE BARCELONA 449
tillo que abria las verjas de los monasterios, en otro se
oia el estr£pito de una b6veda que se desplomaba; mien-
tras que por un lado sonaba el griterio de la plebe anun-
ciando la matanza, por otro los desventurados religio-
sos, huyendo del hierro y del fuego, se esparcian en to-
das direcciones buscando la salvaci6n en la fuga.
Lejos de menguar, el encono parecia avivarse con el
incendio de los cinco conventos conveftidos en otras
tantas ardientes fraguas.
jD6nde estaba el hombre que habia dicho k los reli-
giosos: dormid tranquilos, que yo velo?
Iba la multitud & prender fuego al convento de Ca-
puchinos y al de Trinitarios calzados; pero desisti6 al
ver que las llamas hubieran inevitablemente hecho pre-
sa en las casas inmediatas.
Tampoco fu£ incendiado el de los Servitas, por la
voz que cundi6 de que el cuerpo de artilleria tenia muy
inmediato su almac&i de pertrechos.
A las repetidas instancias y siiplicas de los vecinos,
se debi6 tambidn el que fuese respetado el de la Mer-
ced, Los incendiarios pasaron de largo, sin que los edi-
ficios recibieran mds insulto que el de algunas piedras
arrojadas & sus puertas y ventanas.
— jAl Seminario! — habia gritado una voz ronca y
sombria.
— jAl Seminario! — repiti6 la turba.
Y todos se lanzaron en tropel.
Era el Seminario un majestuoso edificio todavia no
terminado y que se elevaba en un extremo de la ciu-
dad, donde luego se habilit6 la c^rcel del Estado. Ser-
via de morada 4 los sacerdotes seculares de la congre-
gaci6n de la misi6n.
Dando gritos desembocaba la desordenada plebe por
la calle donde se alzaba el convento, cuando los prime-
ros que avanzaron para consumar su obra de destruc-
tomo xxi* 29
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450 vfCTOR BALAGUER
ci6n, cayeron muertos 6 heridos A la inesperada des-
carga de varios tiros de fusil.
Ante aquel inopinado accidente, laturba, cuyamar-
cha hasta entonces nadie habia detenido, levant6 con
asombro la cabeza, y vi6
Vi6 las ventanas del Seminario coronadas de religio-
sos que, fusil en raano, aguardaban el ataque.
El Seminario fu6 respetado. Todos volvieron las es-
paldas.
Bien distinta escena tenia al mismo tiempo lugar en
el convento de Agustinos calzados. Toc6me presenciar
la parte mis tr&gica desde la galeria de mi casa, y con
todo el horror que me inspir6 voy & referirla.
Es preciso decir primero que el convento de San
Agustin ocupaba una vasta extensi6n de terreno entre
la calle de San Pablo y la del Hospital, en donde tenia
su fachada.
A los clamores del populacho que rugia ante sus puer-
tas incendiadas, los infelices frailes, despavoridos y
asustados, decidieron apelar & la fuga; fuga dificil y pe-
ligrosa atendida la situaci6n del edificio, cercado todo
£1 de casas cuyos vecinos podian ser adictos al movi-
miento.
Reuni€ronse todos los religiosos en el refectorio para
deliberar, y expusferonse de prisa y atropelladamente
algunos pareceres. La cosa urgia; oianse los gritos y
sentiase el calor de las llamas.
De pronto sonaron terribles golpes que fueron k des-
pertar todos los ecos del convento. Era que algunos
hombres del pueblo echaban abajo una puerta lateral,
con objeto de penetrar en el edificio y asesinar & sus
moradores.
Los frailes entonces, sobrecogidos de terror, se des-
bandaron por el convento, buscando manera de huir 6
esconderse.
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LAS CALLES DE BARCELONA 45 1
Un grupo se refugi6 en la biblioteca. Las ventam
de £sta caian k un patio, al otro lado del cual se elevi
ba una casa particular. Una de las ventanas de la b
blioteca estaba frente k otra que daba luz k la escalei
de la casa contigua.
Con la rdpida lucidez de pensamiento que en situa
ciones apuradas ocurre, un religioso crey6 hallar e
aquello un medio de salvaci6n, y se lo propuso k st
companeros.
Tratdbase de poner una viga, un madero, una tab!
-entre las dos ventanas, y pasar asi del convento k la ei
calera de la casa.
Aventurado era el medio, pero la ocasi6n no perm]
tia la duda.
Uno tras otro, diez y ocho frailes, jinetes sobre el ma
dero, atravesaron el patio k una altura inmensa del sue
lo, pasando con auxilio de una fr&gil tabla por encim
de un verdadero abismo.
Llegaron de este modo 'k la escalera; pero, iy alii
<rqu6 hacer? £d6nde huir? £donde refugiarse?
Un vecino de la casa, & quien habia parecido oir rt
mor y voces confusas, abrio la puerta de su habitaci6
para cerciorarse. Jiizguese de su asombro al ver k die
y ocho frailes que cayeron k sus pies, pllidos, despavo
ridos, cruzando las manos. Nada le dijeron, pero todo 1
comprendi6.
Era un hombre honrado. Hizoles subir k la azote
«n silencio, y les abri6 la puerta de un desvin, dond
todos se precipitaron bendiciendo k su Salvador.
Alii pasaron la noche aquellos infelices en mortal ar
gustia, en terrible congoja, esperando k cada instant
ver aparecer k sus asesinos,
Afortunadamente no fu6 asi, y pudieron salvarse 2
siguiente dia.
En el interin, aqu611os de sus companeros que ha
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\2 ViC 1 UK BAL»AUUI2.K
buscado la salvaci6n por otro lado, se veian en m&s
inente peligro y terminaban algunos de manera tr4-
espaldas del convento corria una calleja reservada
. uso de las dependencias, y un muro separaba esta
xja de los jardines y huertos de las casas inmedia-
en una de las cuales vivia yo, nino de diez aiios,
mi pobre madre, viuda, y dos criadas.
scondido tras un balc6n de la galeria, y con mi cu-
dad de nino, pude presenciar parte de la escena que
& referir, mientras mi pobre madre y las criadas
ban, llenas de zozobra, en una sala contigua.
1 abandonar los religiosos el refectorio en comple-
iga, algunos intentaron huir por la calleja, refugiSn-
: en la vecindad; pero como el incendio, ya vivo,
mpedia atravesar el claustro para alcanzar la ca-
ela, decidieron bajar & ella desde una de las venta-
del primer piso, con auxilio de una cuerda.
!ici6ronlo asi, en efecto. Uno tras otro, siete 6 ocho
es fueron descolgdndose en medio del mayor silen-
s61o turbado por los alaridos de la muchedumbre,
pugnaba por entrar en el convento, presa ya de las
as. La noche estaba clara, y yo distinguia perfec-
ente, distingo aun hoy, c6mo aquellos tristes frailes
>an colgando de la cuerda, dejdndose deslizar por
poco k poco. '
a puerta lateral que & hachazos estaban derribando
ncendiarios, acab6 por caer 4 sus repetidos golpes,
i grupo de hombres con armas invadi6 el convento.
os infelices monjes, que oian cerca los pasos y vo-
le sus asesinos, se daban prisa & huir. La cuerda
iba las manos de los religiosos y estaba llena de
;re.
ientras que el ultimo fraile bajaba, la cuerda se rom-
El triste, cayendo desde bastante altura, se disloco
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LAS CALLES DB BARCELONA 4
un brazo. No obstante, ni un jay! sali6 de sus lal
Sonaron precisamente en aquel momento repel
aldabazos y fuertes gritos.
Eran los incendiarios que, temiendo que los reli
sos se escaparan, llamaban k las casas contiguas
impedirlo.
Los frailes que se hallaban en la calleja reunido
grupo junto k su compaiiero herido, se desbandaro:
todas direcciones k la proximidad de aquel nuevo
ligro.
S6I0 un lego se qued6 junto al caido, y ayud£
ponerse en pie y tambi^n k saltar una tapia para 11
k un huerto publico, llamado de Morli por ser 6$
nombre de su dueno.
En el momento en que los dos fugitivos acababa
saltar la tapia, la puerta del huerto se abria para
paso k varios hombres armados que iban k apost
alii con objeto de impedir la fuga de los frailes.
Los infelices se vieron perdidos.
— Huye, huye y aband6name, — dijo el herid
lego.
— jSilencio! — contest6 6ste.
Hall&banse junto k una especie de cobertizo, baj
cual habia un vasto lavadero piiblico. El lego hizo i
rrucar al herido junto k uno de los poyos que sostei
el cobertizo; encarg61e que reprimiese sus dolores,
suspendiese hasta el aliento, y en seguida de haber
jado alii al fraile, no viendo otro sitio donde ocultar
su vez, y creyendo sin duda que la entrada de los h
bres en el huerto seria moment&nea, se sumergi6
todo el tiento posible en el agua del algibe, saca
s61o su cabeza, que procur6 amparar tras de un c
alii abandonado y flotante. A pesar de que la noche
bastante clara, crey6 poder ocultarse k las miradas
Por mucho cuidado que pusiera, algun ruido d
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454 VICTOR BALAGUER
oirse, sin embargo, pues que uno de los recten llegados.
volvi6 la cabeza.
— [Hola! — dijo, — parece que en aquel lavadero hay
ranas.
— iPor qu6 lo dices? — pregunt6 otro.
— No s6; pero se me ha figurado oir un ruido, y ju-
raria que hay ranas y ranas con h&bito, que es m&s»
— Estaremos k la mira.
— Con el fusil preparado.
Y, en efecto, prepar6 el arma homicida.
Al cabo de unos instantes son6 el tiro.
— lQu€ es eso? — preguntaron sus companeros.
— Bien decia yo. He visto asomar una cabeza,
— Vamos k registrar el algibe, — dijeron algunos.
— No. Serk mds entretenido. Preparad vuestras ar-
mas; fijaos en aquel cesto ^veis? que aparece sobrena-
dando, y si se mueve algo junto k 61, dispararemos k
un tiempo.
Todos prepararon sus armas y fijaron sus dvidas mi-
radas en el lavadero y en el punto indicado.
Hubo un rato en que s61o rein6 un silencio sepulcral^
silencio de muerte.
El lego, cuya posici6n era violenta, debi6 mover la
cabeza que tenia casi sumergida en el agua.
Tres 6 cuatro tiros sonaron k un tiempo; oy6se un
gemido, el agua se agit6, y una exclamaci6n de triunfo
sali6 de labios de los asesinos.
— Dimos en el bianco, — grit6 uno.
— Ya tiene su cuenta, — dijo otro.
En efecto, los birbaros habian asesinado al pobre lego.
— iQu€ vas k hacer ahi?— exclam6 uno viendo k otro
que paso k paso, como un reptil, se iba acercando al
lavadero, introduci6ndose bajo el cobertizo.
— Me ha parecido que algo se removia por aqui &
nuestros tiros, — contest6 un interpelado.
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LAS CALLES DB BARCELONA 455
Tengo buen olfato, y apostaria mi cabeza 4 que anda
por ahi algun otro fraile.
Reuni6ronsele sus camaradas, registraron juntos, y
no tardaron en hallar al pobre agustino herido, que, al
verse descubierto, hizo un esfuerzo para ponerse de ro-
dillas. Ya que no podia evitar 4 los asesinos, quiso al
menos que le hallasen de hinojos y rezando.
— Ya le tengo, — grit6 el primero que se habia ade-
lantado, cogiendo al fraile por el cuello.
Diferentes voces sonaron entonces.
— jHterele!
— jMdtale!
— jArrojemos k ese pillo al agua!
— ;Quem6mosle vivo!
— [No, mejor es fusilarle!
— Que nos diga primero d6nde estdn los fan&ticos sus
companeros.
— jDi, fraile! £d6nde se han ocultado los demds?
El desventwrado no contest6. De rodillas entre aquel
grupo de hombres fren6ticos, el religioso, pdlido, pero
sereno, continuaba rezando en voz baja.
— ^No quieres hablar, fraile? — pregunt6 uno.
Tampoco contest6 el agustino.
Entonces uno de aquellos infames, infames ante el
cielo y ante la4ierra, se adelant6-y le di6 con la culata
del fusil un terrible golpe en la cabeza.
— j Jesus, Dios mio! — murmur6 el religioso cayendo
al suelo.
— jAh! jNo quieres hablar, brib6n? — grit6 otro de
aquellos . malvados con voz ronca. — Pues yo he de
hacerte hablar, mal que te pese. £D6nde estdn los
otros, di?
Y le di6 un bayonetazo en el vientre, acompanando
su acci6n con una blasfemia.
— ijesiis, Dios mio! — repiti6 el triste dirigiendo los
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vfCTOR B
ilo con resignation sublijne. — jjesiis, Dios
rmur6 de nuevo, ya qon voz apagada, al sen-
i de un sable que rasgaba sus carnes.
volvi6 k abrir sus labios.
s aquella miserable gente, lanzada ya por tan
caminos, se ceb6 en la victima que espirando
pies.
lisodios tuvieron lugar durante aquella noche.
:b. Catalina, presa ya el convento de las 11a-
obres religiosos, aturdidos y huyendo de la
an que les amenazaban los gritos furiosos que
[ claustro, donde las turbas habian logrado
;e lanzaron todos juntos por un corredor bus-
dida de un huerto & espaldas de su morada.
o, tomando direcci6n contraria, se disponia
: la escalera del claustro.
le vais, padre? — le gritaron los demds. —Por
I6is.
or aqui me salvo, — dijo el religioso siguien-
ino.
• adelante, mientras sus hermanos se daban
e tranquilamente & la iglesia, pero al entrar
ro el vivo resplandor del incendio. Parte del
una hoguera,
> sacerdote que voluntario se ofrecia al sacri-
al pie de un altar, donde se prostern6, olvi-
i todo para no pensar mis que en Dios, al
ite rogaba por sus hermanos, por 61, por los
mismos que osaban profanar la santa mo-
se hallaba, cuando una indisciplinada horda
emplo dando alaridos y haciendo resonar con
sfemias aquellas bovedas, en que tantas veces
an los cantos religiosos, ban ad as por las olea-
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45^ vfCTOR BALAGUER
El padre guardian fu6 el prime.ro en penetrar por 61.
Todos le siguieron.
Era una antigua cloaca romana, de gran capacidad.
Por ella podia marchar un hombre sin inclinarse, y con-
ducia por debajo de la muralla, k la cual ya se ha dicho
que estaba pegado el convento, hasta las rocas que se
alzan k orillas del mar.
Caminaron un rato por entre tinieblas, pero no hu-
bieron de tardar en salir al aire libre, k la dulce y tenue
claridad de las estrellas.
Al dejar la cloaca se encontraron en las rocas. Las
tranquilas aguas del mar en bonanza Uegaban k besar
sus pies, gimiendo con melanc61ico arrullo como si llo-
rasen su infortunio. De vez en cuando el aire llevaba
a sus oidos los clamores del populacho que recorria las
calles de la capital.
Los religiosos se deslizaron k lo largo de la muralla,
y k su sombra siguieron su camino por entre rocas y
en direcci6n al fuerte de Atarazanas, que se destacaba no
lejos avanzando en el mar la punta de su baluarte como
la proa de un monstruoso buque.
El centinela de la muralla se sorprendi6 al ver aque-
11a hilera de sombras 6 fantasmas que se acercaba.
Inclin6se sobre el muro y grit6:
— iQuten vive?
— Los frailes de San Francisco, — contesto el superior
con voz d6bil.
El centinela Ham6 al cabo de guardia, k quien no
sorprendi6 menos ver aquel grupo misterioso k orillas
del mar y al pie de la muralla.
— Dicen que son los frailes de San Francisco,— ex-
clamo el centinela.
— Pero £de d6nde diablos vienen? — pregunt6 el
cabo.
— Pasad aviso al gobernador — dijo en esto desde aba-
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LAS CALLBS DE BARCELONA
jo el padre guardian, — y pedidle que nos hags
escalas para que subamos.
El cabo fu6, en efecto, k dar conocimiento
ocurria al gobernador, quien acudi6 en seguida
ralla, movido por la extraneza del caso. Rec
los frailes, que parecian salir del mar, pues otr
no conducia al fuerte por aquel lado, mand6 <
nador de Atarazanas arrimar escalas al mu
franciscanos subieron k la fortaleza, donde toe
plicado y donde encontraron refugio y protecc
Toda lanoche prosiguieron las turbas recon
calles de Barcelona sin que autoridad aJgum
coto k sus desmanes, penetrando en los claust
bitaciones de los conventos asaltados, k la luz c
dio, mientras crujian las vigas, mientras se d
ban las b6vedas, mientras que columnas de
lanzaban k los aires.
No hubo m&s victimas que de diez 6 doce r
y hartas fueron por desgracia: se.consigui6 sa
demds con la generosa acogida que pudo ddrse
casas de que se ampararon, y cuyos vecinos
arrostrar la ira del pueblo para ponerles en s<
Muchos fueron los habitantes de Barcelona,
so decirlo en su obsequio, que rivalizaron aque
en generosidad 6 hidalguia y dieron k los inf<
fugitivos una hospital id ad que podia costar
ciertamente k sus favorecedores.
Justo es consignar asimismo, la rectitud y 1
cialidad lo exigen, que no animaba en manei
a los mcendiarios la esperanza del pillaje, po
todo lo que no fu6\levorado por las llamas se
intacto en los templos y en las celdas.
Por lo dem&s, ningtin convento de monjas
menor ataque; ningun cl€rigo recibi6 un in
tampoco ninguna de esas feas maldades, que <
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460 vfCTOR BALAGUER
mente acompanan d semejantes conmociones nocturnas,
tuvo lugar aquella noche; antes, por el contrario, mu-
chas casas permanecieron abiertas, sin que nadie rece-
lara ni temiera los insultos ni el saqueo.
Y 4 f e que todo lo hubieran podido, pues Barcelona
estuvo, durante toda la noche, d completa merced de
las turbas, que libres y sin ningtin obstdculo recorrian
las calles.
Con la primera sonrisa del alba ces6 el tumulto.
Hubterase dicho que, espantados de su obra, habian
corrido d esconderse cuantos tomaron parte en el des-
orden. La luz del dia, la luz clara del sol, que se pre-
sentaba d iluminar tantos horrores, les hundia en el
fondo de sus miserables guaridas, de donde s61o salie-
ran, con reprobaci6n eterna de los siglos, para consu-
mar su obra de sangre, de fuego y de sacrilegio.
La catdstrofe de aquella noche fu6 reprobada por to-
dos los hombres de honor, por todos los ciudadanos,
sin distincion de partidos. Nada, sin embargo, mis fd-
cil de evitar si los encargados del orden y de la vigilan-
cia ptiblica hubiesen accedido con buen acuerdo y pre-
visi6n d que los frailes se retiraran k tiempo de sus
moradas. Al estado k que habian Uegado las cosas; da-
das la situaci6n y la crisis porque atravesaba el pais;
teniendo en cuenta las imperdonables imprudencias de
las 6rdenes mondsticas al tomar ostensiblemente un
cardcter politico; considerando la culpable tenacidad
del Gobierno en negar paso k las corrientes liberates,
linicas entonces salvadoras; fijdndose en el estado de
los dnimos, en las pasiones exacerbadas, en la provo-
caci6n que natural y 16gicamente re^ultaba de las par-
tidas facciosas mandadas y dirigidas por frailes; aten-
dido tody esto, repito, la catdstrofe se veia venir, y
criminal fu6 no preverlo. Todo lo humano estd sujeto
por la Providencia d una 16gica inflexible.
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LAS CALLBS DE BARCELONA
El partido liberal creia que las 6rden$
habian terminado su misi6n, y que, por 1
tenian ya raz6n de ser. Es m&s: creia, ]
que en la crisis porque atravesaba Esp
gran peligro para todos, y una amenaza j
y futura dinastia de la reina Isabel. Pero
podri jam&s culparse & los partidos liberal
dio de los conventos y matanza de los
fueron estos sucesos de hombres ilusos y
jados, que & ningiin partido politico perte
fuei'on de la hez del pueblo; obra de aque
extrana naturaleza y anormales condiciom
das dpocas y en todos loe paises son mater
el vicio, apta para el crimen y apropiada
sea maldad, escdndalo 6 desorden.
Por esto aquella noche lo fu6 de luto pa
Desde el amanecer del siguiente dia las
blaron de gente que iba & visitar el teatrc
nas nocturnas, y numerosos piquetes de tr
nacional cruzaban por todas partes, env
autoridad, & recoger los frailes que habian
contrar refugio en las casas particulars,
ran esconderse en sus propios conventos. I
eran trasladados para su seguridad person;
tes de la plaza, pero no sin recibir por el
seros insultos del pueblo, al que con adn
sabia mantener & raya, impidi&idole los
Milicia ciudadana, gran mantenedora en
si6n de la causa del orden.
El teniente de Rey, D. Joaquin Ayerbe, <
todo, admirable. Iba & recoger en persona
y, haci6ndoles subir & su propio coche, les
& Montjuich 6 k Atarazanas, arrostrando
muchedumbre € impontendose k ella con \
Cerrdronse las puertas de la ciudad, sir
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462 VICTOR BALAGUER
entrada k la gente del campo, y por aquel dia limit6se
la autoridad civil k mandar que los duefios de fdbricas
y talleres no los cerrasen bajo ningun pretexto.
Las monjas, previo el consent imiento de la autoridad
eclesi&stica, fueron invitadas k retirarse del claustro,
con facultad para alojarse en casa de sus padres, pa-
rientes 6 amigos, y pusieronse fuertes guardias en to-
dos los conventos,
Al otro dia, 27, el comandante general de las arm as
y el gobernador civil, que en la aborrascada noche del
incendio dieron ostensibles muestras de dnimo desma-
yado, publicaron una proclama en que pintaban la gra-
vedad de los sucesos, y concluia de esta manera:
«Disposiciones fuertes, energicas, sin contemplaci6n
ni miramiento & clases ni personas, se seguirdn en "bre-
ve, y la terrible espada de la justicia caerd rdpidamen-
te sobre las cabezas de los conspiradores y sus sat^li-
tes Los malvados sucumbir&n del mismo modo por
el peso de la ley en un juicio ejecutivo que fallard la
comisi6n militar, con arreglo a las 6rdenes vigentes.
Al recordaros la existencia de aquel tribunal de excep-
cion, es justo advertiros que incurrir6is en delito sujeto
k su conocimiento, si k las insinuaciones de la autori-
dad competente no se despeja cualquier grupo que in-
funda recelo k la misma. El arresto seguiri k la infrac-
cion, el fallo k la culpa, y las ligrimas del arrepenti-
miento serin una tardia expiaci6n del crimen.*
Fu6 esta proclama el anuncio de la llegada de
Llauder.
La alarma hubo de ser entonces general,
Los t^rminos violentos en que estaba redactada la
proclama; el querer culpar k Barcelona de lo ocurrido,
cuando la verdadera culpa estaba en las autoridades, que
nada hicieron para reprimir; las intenciones que se su-
ponism en Llauder, todo fue" causa de general disgusto.
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LAS CALLES DE BARCELONA 463
Barcelona, que no se sentia culpada, pues no perte-
necian & su seno ni 4 su familia los hombres que en la
noche del 25 recorrieron sus calles armados con el pu-
iial del asesino y la tea del incendio; Barcelona, que
era la primera en deplorar los sucesos, sintiose herida
en su dignidad y en sus nobles sentimientos al ver que
se trataba de castigarla como si fuese ella la culpable.
Un grito un&nime se levant6: el de [Muera Llauder!
jmuera el tirano!
El general entr6 en la ciudad el 27, pero al enterar-
se de lo que ocurria y al conocer la actitud del pueblo,
se encerro en la Ciudadela cop parte de la tropa que
traia, y al amanecer del dia siguiente, 28, sali6 para
Matar6, desalojando despu^s el palacio, del que hizo
sacar todo su equipaje.
Mientras que estas escenas tenian lugar en Barcelo-
na, consecuencia de la noche del 25, en otros puntos
del Principado se secundaba el movimiento.
Ardian k un tiempo elconvento de Recoletos de Riu-
doms, el precioso mohasterio de Benedictinos de San
Cucufate del Vall£s, y el general Llauder y su comiti-
va hacian alto en Mongat para con templar el torren-
te de llamas que se escapaba del de San Jeronimo- de la
Murtra. M&s tarde, como si se hubiese dado por todas
partes la implacable serial de exterminio, devoraba el
incendio el convento de Capuchinos de Matar6; el d£ la
misma orden de Arenys; otro de Igualada; el monas-
terio de Scala-Dei, que era el primero y m£s rico mo-
nasterio de Cartujos en Espana; otro de igual religi6n,
el de Monte- Alegre, colocado como un aguila en la cima
de una pintbresca montana, y ocurrian en Poblet las
escenas descritas en los recuerdos de este monasterio.
Mientras tanto, la agitaci6n y la alarma reinaban
en Barcelona,. El desorden volvia k presentar su ne-
gra faz.
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vfCTOR BALAGUER
>se una disgosici6n justisima y acertada, por la que
>hibia k toda persona, fuese de la clase que fuera,
rar en el reqinto de convento alguno de la capital
preso permiso de la autoridad competente; aiia-
) que quien contraviniese, aun cuando no extra-
fecto alguno de dichos lugares, serfa tratado como
dor k la propiedad ajena.
rible cadena de sucesos sigui6 k la noche del 25.
celona estaba sobre un volcdn.
uietos, agitados, calenturientos fueron los dias
ediaron hasta el 5 de Agosto.
as diez de la manana de este dia se esparci6 con
idez del rayo la noticia de que habia entrado el
ri Bassa, con su columna de operaciones, porta-
\ severas 6rdenes de Llauder para reprimir el mo-
ito politico que se iniciaba, y escarmentar dura-
k los que intfentaran secundarlo.
lifundirse esta voz enci6ndense los dnimos, 6yen-
la Rambla gritos subversivos, acuden algunos pa-
i k la plaza de Palacio dohde estaba el general,
en otros los cuarteles, huyen despavoridas las
ss que iban k sus faenas, desaparecen los curio-
Srranse precipitadamente las puertas de las casas
las, y, por fin, k las doce del dia Atarazanas da
al de alarma con un canonazo, al que responde
l ronco estampido el caii6n de la Ciudadela.
)s de atemorizar esta senal al pueblo, inflama
contrario los dnimos. 6yese por todas partes el
le ;d las annas! y el moviiniento es general. Di-
la Milicia urbana k la plaza de Palacio, tambor
te y banderas desplegadas: avanza la tropa que
habia dejado k las puertas de la ciudad y ocupa
icio de la Lonja, pero no hostiliza al pueblo:
ones del Ayuntamiento, de la Diputaci6n pro-
I, de la Milicia, personas respetables de todas
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LAS CAL
opiniones, suben & Pa
sa que haga dimisi6n
sangre y en llanto la
general resiste, Hega
lucha por largo tiemp
dano y sus deberes co
ultimo, la voz de es
mente:
— 6 yo, 6 el pueblo.
j6 yo, 6 el pueblo!
vez imprudentes en i
dignas y propias de uij
La respuesta de Bai
ba apenas de pronunci
amotinado en la plaz
de millares de voces c
del pensamiento una t
iglesia de Santa Maris
nicaba por un puente,
Palacio del general; er
bitaciones; penetra en
sa dictando 6rdenes
pistoletazo tiende sin
pies de sus asesinos.
El caddver es arroja<
trado por las calles, y
convertido en un pueb
mido en una pira que
les de la Delegaci6n d<
Todo esto antes que
estupor; todo esto ante
que estaba pasando; t(
bana pudiera, con su i
no y b&rbaro atentado
Los hombres honra
TOMO XXI
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VfCTOR BALAGUER
fatal suceso, que Hen6 de consternation al
e la capital.
tanto el populacho, desbandado por calles
altaba & un tiempo las oficinas de los comi-
)licia; echaba mano de cuanto se ofrecia 4
vian por los balcones de las oficinas legajos,
r muebles, todo en revuelta confusi6n, y con
an hogueras, mientras que otro grupo en la
lacio derribaba la estatua de bronce de Fer-
que alii mandara colocar en su tiempo Car-
hsi, en actitud verdaderamente soberbia y
a para el pueblo.
da la plebe, perdi6 todo freno, y aquella no-
ba de malvados reducia & cenizas la f&brica
mada de Bonaplata.
e el sitio adecuado para referir todo cuanto
urri6, pues que s61o me propuse, con moti-
na de Poblet, trazar & grandes rasgos la his-
sijcesos que tuvieron lugar en Barcelona
nfausta noche del 25 de Julio de i835; su-
omo he dicho, me toc6 presenciar en pai'te,
:ristes recuerdos que jamds se apartaron ni
i de mi memoria.
quedan ya aquellos sucesos, asi como los
■nediatamente les siguieron, pudi&idose de-
sllos tuvieron origen. S61o dk6, en conclu-
. Milicia y los buenos ciudadanos supieron
arrojar k las turbas que tenian consternada
.; que se trat6 de organizar el movimiento;
primi6 un car4cter politico, levantado y se-
iombr6 una Junta auxiliar y consultiva que
dos los poderes, y que esta Junta, con so-
jdencia, cuid6 de poner en seguridad & los
cuantas disposiciones requerian las circuns-
e entendi6 con Arag6n y Valencia para for-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 467
mar una confederacidn liberal que tuviese por 6gida, sim-
bolo y bandera, el trono constitucional de Dona Isa-
bel II.
La situaci6n de Barcelona fu6 entonces imponente y
marca €poca en su historia aquel periodo, que hubiera
sido mucho mis brillante y gallardo d no tener que la-
mentar los duelos y tristezas de su comienzo.
La crisis toda concluy6 con el nombramiento del mi-
nisterio Mendizdbal y con la llegada del famoso Mina
como capitdn general del Principado 1.
DULCE (caUe de).
Se la titula calle nueva de Dulce para distinguirla de
la de Cristina que, segtin hemos visto, Hev6 el nombre
de este general por cierto espacio de tiempo.
■ Es la que va desde la Riera alia k la de Ferlandina.
Cuando se devolvi6 su anterior nombre de Cristina &
la que se habia llamado de Dulce, di6se el nombre de
este bizarro general & la de que hablamos, la cual acer-
tose & abrir en aquella ocasi6n.
Dl FORT (calle den).
Comienza en la de Gignds y termina en la de Jupi.
Lleva el nombre de una distinguida familia catalana.
En u5o habia un Ram6n Dufort, el cual fu6 capitdn
de dos galeras que Berenguer Ram6n de Moncada hizo
construir & sus expensas y luego regal6 al conde de
Barcelona Ram6n Berenguer IV, cuando 6ste pas6 k
Provenza para sofocar el movimiento revolucionario de
los Baucios. (V. bajada de Viladecols.)
1 Dc la obra del autor, Las ruinas de Poblet.
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468 VfCTOR BALAGUER
Se sabe que esta calle tuvo primeramente el nombre
de Jaupi y luego el de Oliver, que es el de otra familia
catalana.
Han existido varios hombres c61ebres de este tiltimo
apellido, entre ellos algunos escritores y dos poetas an-
tiguos. De uno de 6stos, Guillermo Oliver, hay una obra
en el cancionero que con el titulo de Jardinet de orats
se guarda en la biblioteca piiblica de esta capital. Del
otro, Francisco Oliver, se conserva una traducci6n cata-
lana de la Dame sens mercy, de Alain Chartier, en los
cancioneros de Zaragoza y Paris.
De otro Francisco Oliver se hace tambten menci6n en
nuestra historia, digno y virtuoso varon, ac&rimo de-
fensor que fu6 de los derechos de Cataluna, abad del
monasterio de Poblet, y presidente de la Diputacion,
como representante del Brazo eclesi&stico, durante el
trienio de i5g6 &. 99.
Adquiri6 Francisco Oliver gran nombradia como
diputado, y durante la 6poca de su gobierno se hicieron
algunas reformas beneficiosas para las libertades cata-
lanas. Fu6 tambi€n el que promovi6 el ensanche del
palacio de la Diputaci6n y comenz6 la obra del mismo,
no sin tener que veneer grandes y poderosos obst&culos.
Para recuerdo suyo y de sus dos companeros de Diputa-
ci6n, por haber ideado y comenzado esta obra, dispu-
sieron los diputados sucesores que en el frontis de di-
cho palacio y en el interior de la capilla que se distin-
gue en el balcon del centro se ostentasen los bustos de
los tres diputados en cuya 6poca se levant6 aquella
grandiosa fdbrica. Asi se hizo, y pueden aun verse hoy
en aquel sitio los bustos de Francisco Oliver, del Bra-
zo eclesidstico; Francisco de Tamarit, del Brazo mili-
tar, y Jaime Riu, del Brazo real.
Tambi6n como abad de Poblet tuvo ocasi6n de pres-
tar importantes servicios, distingui6ndose por su espi-
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■^■ffl, ,
LAS CALLES DE BARCELONA 469
ritu independiente y reformador, por su claro talento y
por sus altas dotes de ejemplares virtudes y de firmeza
de car4cter, con lo cual, si supo conquistarse muchas
simpatias, logro tambi€n hacerse poderosos y terribles
enemigos.
Durante el mando de este abad sucedi6 en el monas-
terio de Poblet un c€lebre lance, al cual de seguro no
pudo ser extraiio Oliver y que con marcada intenci6n
relatan algunos cronistas.
Era el ano i585. El rey Felipe II, que habia llega-
do 4 Cataluna, se dirigia con lujoso acompanamiento 4
visitar el famoso monasterio de Poblet, 4 cuyo abad se
habia dado preventivamente noticia del arribo del mo-
narca. Sin embargo de esto, al llegar el correo real, que
precedia 4 la regia comitiva, al pie de los muros de Po-
blet, hall6 la puerta cerrada y los alrededores del mo-
nasterio llenos de gente, admirada, como el mismo co-
rreo, de aquella singular novedad. El correo, que s61o
de pocos pasos precedia al rey, se apresur6 4 llamar 4
la puerta; pero s61o se abri6 4 sus aldabonazos la reji-
11a de la misma, asomando por ella el rostro del herma-
no portero, que pregunt6 desde dentro:
— iQufen llama?
— Abrid en seguida, — contest6 el correo. — Apresu-
raos, porque el rey llegatras de mi.
— iQu6 rey? — pregunt6 el portero.
— El de Espafia.
— Aqui no conocemos 4 ese senor rey.
— £Est4is loco? — exclam6 con airado semblante el
correo. — Abrid 4 S. M. el rey de Espafia D. Feli-
pe II.
— Os digo y repito — insistio el monje, — que aqui no
conocemos al rey de Espafia, y que no podemos en esta
ocasi6n albergarle por estar esperando 4 nuestro sobe-
rano.
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470 vfCTOR BALAGUER
El correo retrocedi6, y fu6 & contar al rey lo que pa-
saba, y es fama que Felipe II le dijo:
— Hubterais dicho que ibais en nombre del conde de
Barcelona y os hubiesen abierta.
Torn6 el correo de nuevo & la puerta y, volviendo k
llamar, grit6:
— jAbrid al conde de Barcelona!
A este nombre se abrieron de par en par las puertas
de Poblet y ptidose ver en el atrio al abad Oliver, ro-
deado de sus monjes, con toda la grandeza y esplendor
de la pompa religiosa, esperando al conde de Barcelona
D. Felipe II.
Sin duda fu€ este lance el que dio motivo al escritor
Alvarado para decir equivocadamente que esto mismo
sucedia en Barcelona, cuando & ella Uegaban por pri-
mera vez los reyes. Dice asi dicho autor en su Arte dc
bien vivir, tomoll, obra impresaen 1608:
<<Estando cerradaslas puertas (de Barcelona), Uegan
algunos caballeros que van delante de S. M., y dicen a
los porteros que abran, los cuales preguntan: «^Qui6n
es?» Responden que el rey de Espana. Llaman despu€s
los que vienen al lado de S. M., los cuales preguntados:
«£Qui£n llama? • responden que el conde de Barcelona;
y al punto abren las puertas y lo reciben con mucha
pompa y grandeza. »
DIQIE DE LA VICTORIA (ealle del).
Se abri6 recientemente, y atraviesa desde la de Canu-
da d la de Puerta ferrisa.
Se la denomina calle nneva del duque de la Victoria
para distinguirla de la de Fernattdo VII, 4 la cual dis-
tintas veces se ha quitado este nombre para darle el de
calle mayor del duque de la Victoria, acabando siempre
por devolverle el antiguo.
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LAS CALLES DB
Estos cambios continuos d
derables perjuicios, particulai
las afrontaciones de los edific
muy bien en dar los nombn
Victoria d calles nuevas, con
d cada cam bio de sistema pol
se muden los nombres primit:
Di6sele d 6sta el que llev
Espartero, una de las mis gr
nuestra tiltima guerra civil, j
terminarla gloriosamente con
DUQUE DE MEDINA
Desembocan en ella las ca
va de San Francisco, Ancha,
En sus primitivos tiempos
de las B areas , porque este siti
del mar, era continuaci6n de
tramuros, y uno de los punl
guardaban las barcas de men
Junto & este sitio, d princi]
taba la casa del duque de Cai
so palacio con vistas al mar
advocaci6n de Nuestra Senoi
pasos existia un hospital coi
San Nicolds de Bari para los
bres. En 61 es donde se hos
San Francisco de Asis d su 1
Cuando se levant6 el conv<
den de este santo, menores o
da su iglesia d San Nicolds d
daba la puerta principal de di<
bre anterior para tomar el de
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472 vfCTOR BALAGUER
Asi lo hemos hallado en una nota de la Rubrica de
Bruniquer, en que se da noticia de unos sangrientos he-
chos ocurridos en esta plaza, la cual nota dice asi, lite-
ralmente traducida del cataldn:
« A i.° de Noviembre de 1439, en la plaza de San Ni-
colas 6 fra menors, saliendo de misa el honorable En
Gabriel Miquel, le movieron rinas algunos de Gerona y
lo mataron, y se prendi6 & seis de los que tal hicieron,
y & la noche siguiente, por orden del honorable gober-
nador, fu6 ajusticiado En Terrades, caballero de Gero-
na, y ahorcados dos hombres.»
Como, &. pesar de estar dedicada la iglesia del conven-
to de frailes menores & San Nicolds de Bari, el publico
la llamase abusivamente de San Francisco de Asis, la
plaza comenz6 tambten & tomar entre el vulgo la de-
nomination de San Francisco, perdiendo la de//a it fra
menors que coraunmente se le daba.
En nuestros tiempos ha tornado ptro nombre. Al de-
molerse el grandioso convento de frailes menores, del
cual extensamente nos hemos ocupado al hablar de la
calle del Dormitorio de San Francisco, se adopt6 el pen-
samiento de ensanchar y rectificar dicha plaza, titulin-
dola del duqiie de Medinaceli porque este sefior cedi6 para
su realizaci6n gran parte del terreno de su propiedad.
Sin embargo, el vulgo la conoce tambten como plaza
de Galcerdn Marquet, por levantarse en ella una colum-
na rostrada erigida para perpetuar la memoria del con-
celler de Barcelona Galcerdn Marquet, que fu6 nombra-
do general almirante de la armada en tiempo de Al-
fonso el Magndnimo, prestando como marino y hombre
publico importantes servicios k su pais. El Ayunta-
miento constitucional de 1849 acord6que se perpetuase
el nombre de este personaje erigi€ndole un monumento
publico en el centro de la plaza del duque de Medina*
celi, el cual, & la par que sirviese de estimulo d las ge-
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wm^
LAS CALLES DE BARCELONA
neraciones venideras, sirviese para patentizar lo
lantos de la industria y de las artes. Se lev*nt6
el proyecto y bajo la direcci6n del ilustrado arqi
D. Francisco Daniel Molina, sac&ndose 4 ptiblii
basta el 2 de Abril de 1849, y quedando remal
favor de la fundici6n catalana de D. Valentin E\
El domingo 29 de Junio de i85i se inaugur6 coi
solemnidad y pompa, con asistencia de las autorii
corporaciones populares, etc.
El monumento consiste en un gran estanque de
circular, cerrado por un pretil de silleria labrada,
dente de las canteras de Montjuich. En su centro
vanta un cuerpo de forma poligonal que sirve dc
y sost6n 4 cuatro s&tiros montados en otros tantoj
rones de naturales proporciones y correcto dibuji
cuales, en adem&n de sonar cuernos marinos, arrp
agua en forma de surtidor. El€vase en su centre
cuerpo, tambi&i de piedra, sobre el cual descansaui
lumna rostrada, en cuyo primer tercio se ven dise
en pronunciado relieve varios atributos de la marir
tigua, destacdndose las popas de dos galeras, que t
la figura de las que en aquella €poca surcaban nu<
mares: de dichas popas arrancan dos grandes fi
que pueden iluminarse por medio del gas. Sigue el
de la columna hasta el arranque del capitel comp
de objetos maritimos, y sobre £ste se levanta un
porcionado zocalo, el cual sostiene la estatua del
bre marino indicando su diestra el rumbo que deb
guir, y empufiando con su izquierda la esp&da que
cenida. Su traje es el de maJla, ostentando ademds
pa y gorro que usaban los concelleres.
Todas las partes componentes de la obra, a$i est
ria como de ornamentacion, son de hierro fundid
elevaci6n total desde el ras de la plaza es de 18 m<
con la circunstancia especial que en el hueco de 1
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474 vfcTOR i
lumna se halla el repartidor de las aguas potables ae 30
participes.
Segiin parece, la primera idea del Municipio y la or-
den que habia dictado en consecuencia, fueron para le-
vantar en este sitio una estatua d Blasco de Garay; pero
habtendose probado la inexactitud con que se atribuia &
6ste la aplicaci6n del vapor a la navegaci6n, se decjdi6
entonces consagrar el monumento k un c€lebre marino
cataldn, siendo elegido Galcerdn Marquet, quien reunia
la doble circunstancia de haber sido, al propio tiempo
que uno de nuestros h6roes del mar, otro de los concelle-
res barceloneses. No hubo acaso todo el acierto que hu -
biera sido de desear en la elecci6n de este personaje, pues
otros hay mucho mds grandes y notables en nuestra
historia; pero es muy de aplaudir la idea del Cuerpo
municipal de dar el ejemplo de honrar 4 aquellos de
nuestros mayores, que legaron d su patria una herencia
de gloria.
De Galceran Marquet y de otros individuos cdebres
de esta familia y apellido hablaremos al hacerlo de la
calle den Marquet que lleva su nombre, y k dicho pun-
to remitimos i los lectores. S61o nos limitaremos aqui
d consignar algunas singulares coincidencias. Galcerdn
Marquet fu6 uno de los ascendientes de los condes de
Santa Coloma, cuya casa, que era antiguamente la de los
Marquet, se eleva aun en la plaza de que estaraos hablan-
do. — Por los libros y registros que se conservan en el
derruido convento de frailes menores, consta que el pan-
te6n del viceilmirante Marquet y de su familia estaba
situado en el cementerio de frente de la iglesia, & poca di-
ferencia el mismo sitio en que hoy se levanta el monu-
mento erigido 4 su memoria, y que en i6g3 fu6 destruido
por una bomba, desapareciendo los respetables restos
que contenia. — Sesabe tambi6n que la familia de Marquet
fu6 celosa protectora del convento de San Francisco, y
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Google
■F**'
LAS CALLBS DE B/
que k sus expensas se construy6
nifico templo que correspondia a!
por esta causa -esculpido el escui
de los rosetones de piedra que i
de la nave y que era precisamenl
mayor. Es, pues, coincidencia s
tuvo en cuenta, que el monume
ceran Marquet se levante en el i
tuvo su sepulcro, frente 4 la cas
y que luego sirvi6 de palacio d s
de Santa Coloma, y junto al sitk
levantada por la piedad de sii fa
De las antiguas casas edifica
no existe sino la de los condes de
ya ni siquiera k 6stos pertenece, ]
pas6 4 ser propiedad del opulent
Girona, que vive en ella i.
Frente & esta casa, y ocupanc
hoy se alza la hermosa casa de
tiguas, estaban la iglesia y con\
de Asis, el cual se extendia por
del Dormitorio hasta cerca de A
En el lugar que ocupa hoy la i
la calle de la Merced y Muralla i
edificio bajo, que servia de cod
la casa de Santa Coloma.
El grandioso palacio del due
edificado en el espacio ocupado
sas que, siguiendo la de la calle .
la esquina de la Nueva de San F
este palacio en las memorias y d
dad. Alojdronse en 61 en distist;
1 Ya no existe tampoco esta casa en
la segunda edici6n de este libro.
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476 vfcTOR BALAGUER
sonajes ilustres y personas reales. Cuando en el alio
1626 vino k Barcelona el rey Felipe IV, hosped6se en
la casa del duque de Cardona, y como las Cortes esta-
ban congregadas en el convento de San Francisco de
Asis, construy6se un puente que, partiendo del palacio
de Cardona, pasaba junto k la pared de la iglesia y ter-
minaba en el terrapl&i de la muralla. Por este punto
pasaba el rey al convento, y en una sak que en 61 se
mando disponer daba k menudo audiencia, pues le
placia sobremanera la vista del mar. En uno de los ex-
tremos del mismo fabric6se tambi6n una c6moda es-
calera desde la cual se embarcaban las personas reales,
como lo verific6 el i3 de Junio de i63o la infanta Do-
na Maria de Austria, hermana del rey, al partir para
Alemania k casarse con el de Hungria. Dicese que
subsisti6 este puente setenta y cuatro anos, hasta 17 14,
en cuyo aiio, con motivo de la guerra de sucesi6n y del
sitio de Barcelona, fu6 derribado para hacer con su ma-
dera barracas en la montana de Montjuich y medias lu-
nas en la muralla para los vivaques de la Coronela de
la ciudad y demds tropas de la guarnici6n.
Largo fuera por demds y enojoso el relato de las
fiestas, ceremonias, diversiones, actos ptiblicos, asona-
das y otros sucesos que en Spocas varias han tenido lu-
gar en esta plaza. Con s61o este relato llenariamos un
volumen.
Pero entre todos los sucesos importantes de que ha
sido teatro este sitio, no debe olvidarse que era en esta
plaza donde solian prestar los reyes publicamente su
juramento la primera vez de su entrada en Barcelona.
Para referir c6mo tenia lugar esta ceremonia, pedire-
mos prestadas algunas pdginas k autores que han es-
crito minuciosamente sobre las cosas de nuestra ciudad.
Dice en su Guia Cicerone Bofarull:
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LAS CALLES DB BARCELOl
«Tal costumbre se observaba ya des
po, pues al jurar las constituciones y f
reyes de Arag6n en su entrada, solian
jes publicos de la ciudad, practicdndol*
palacio y en la catedral; mas en 29 de
como he indicado ya en otra parte, el 1
de Arag6n, k consecuencia de sus cues
con el de MaHorca, al que destron6, ;
sucesores, con el objeto sin duda de e
y mis la uni6n de sus reinos y tierras,
m&s al destronatfo su reino de Mallo
condado de Barcelona, queriendo que si
ciesen unidas 4 MaHorca Rosellon y (
gando 4 sus descendientes al juramentc
uni6n y & los naturales 4 exigirlo de su
bian prestarlo como condes de Bara
aquSllos les prestaran fidelidad. A ti
agreg6 mis adelante el de observancia
ciertos derechos admitidos en la tiern
je, etc., y asi es que 4 la ceremonia de
basele, por lasrazones indicadas, juran
6 juramento de las costumbres, aunque
conocido es el juramento por las islas.
»Vese, pues, que especialmente des<
dro IV en adelante se observ6 estrict
tumbre, y de modo que en caso de que
en la ciudad antes que se le recibiera el
podia hacerlo de inc6gnico 6 como sii
El rey, al llegar, se hospedaba en Valid
terio de religiosas extramuros, donde
permanecia un dia, entrando el siguiei
la ciudad, pero por el camino mis cort
directamente & la plaza de Fra menors,
bten prdctica que debia verificarse precii
como en efecto ha sido asi con todos 1
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VICTOR E
entrada del duque d
jurar por su padre en
miti6 4 aqu61 por mir
» en el Born, 4 consec
;mo que se alojara er
Micella, como se acosl
sscribir toda la cerem
ilicar, pues era tal la i
ciudad mostraba en t
rvir de norma Barcelc
tide etiqueta y piiblica ostentacion que ao quier se
i; tal era la satisfacci6n y gusto con que todas las
de que se componia esta famosa capital se afana-
ira obsequiar 4 sus reyes. Me parece, por lo mis-
ue ser4 suficiente La descripci6n del modo como se
aba la ceremonia y del aspecto que ofrecia la pla-
l como se ataviaba para estos actos, gui4ndome
> por lo que en general he visto descrito de diver-
tradas de reyes.
ilante la casa 6 palacio de Muncada, que era uno
edificios que m4s adornaban aquella parte de
[ona, levantdbase un ancho tablado cubierto de
dfombras 6 panos de lana colorada, y cercado de
as sedas coloradas y blancas 6 amarillas, cuyo
) se notaba tambtenen todas las paredes de la
hasta una regular altura. Coloc4base sobre el ta-
un dosel que era de brocado, 4 veces con silla y
^eces con blandos cojines, y 4 derecha 6 izquierda
de aqu61 colocdbanse asientos para los de la co-
.: 4 la derecha sentdbanse los nobles, duques, mar-
i, doncellas, etc. , y 4 la izquierda todos los que ha-
levado 6 debian llevar cordones del palio. Delan-
tablado, en el espacio que quedaba de la plaza,
aqu£l y al trav6s de 6sta, coloc4banse ciertas en-
6 maderas clavadas con simetria, 4 fin de que to-
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LAS CALLBS DB BAR<
das las cofradias con sus pendon
pasbs aleg6ricos de figuras, los ba
ras pudiesen pasar c6modamente
rey y sin incomodar al concurso.
el orden que explicar6, y componi
las siguientes corporaciones y pen
los gremios por su orden, llevandc
6 bandera particular, y vistiendo
mayor parte de aqu611os, trajes es
tante significativos del objeto priii
& que se dedicaban los individuos
veces iban 6stos tambfen, ademAs
vaban, con trabajos de su oficio ei
dos k manera de adorno> como los
res de lanas, que llevaban aqu6llc
plata y oro, y 6stos ricas mantas
naban tambten muy superiorment
donista; y A veces llevdbanse asin
aleg6ricos del oficio del individuo
por ejemplo urracas y gavilanes lc
espadas los armeros 6 espaderos. '.
ban los gremios, especialmente en '.
to de Carlos V, s61o puedo citar lc
pelaires, parecido al que usaban 1
San Juan; el de los merceres, que c
loradas, cascabeles en las piernas
de hiedra; los freneros vestian cap
dadas de plata y llevaban anchos so
vestian asimismo trajes talares con
no y capitas de terciopelo negro, ;
blancas y gorras coloradas. •
» Alternando con las cofradias, t
los ministriles; luego seguian los
& caballo, y los cinco concelleres i.
vando en medio al rey, que por lo
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480 VfCTOR BALAGUER
mula, al que seguia su gui6n real y varios pajes. Algu-
nos monarcas, especialmente los de la casa de Austria,
tuvieron la costumbre, ademds, de hacerse preceder por
un caballerizo que les llevaba la espada alta, y por va-
rios reyes de arm as y atabales.
»Tras del rey seguian por lo regular varios caballe-
ros, tanto de los que llegaban como de los que habian
salido & recibir. Por ultimo, cerraba la comitiva la guar-
dia particular del senor rey.
tAl Uegar 6ste en la plaza, despu6s de apeado, subia
al tablado con los concelleres; present&base luego el
guardidn de San Francisco, 6 en su lugar k veces otro
personaje eclesidstico, con la vera cruz, los santos Evan-
gelios 6 un misal, y seguido de varios monacillos con ci-
rios encendidos. Antes de jurar el rey descansaba en su
asiento, y entre tanto iba pasando toda la comitiva por
delante del tablado; luego se ponian en pie los concelle-
res sin quitarse la chia 6 gorra; intimaban el juramen-
to al rey; extendia la vera cruz el guardi&n, y aqufl,
puestas las manos sobre 6sta y el misal, juraba en alta
voz y saludaba en seguida k su pueblo. Luego bajaba
del tablado, y montado de nuevo & caballo colocibase
debajo de un palio, del que llevaban cordones 6 borlas
un sinnumero de mercaderes, comerciantes, artistas,
etc., y se dirigia & la Seo 6 catedral.
»Verificada la ceremonia y marchada la comitiva,
desguarneciase la plaza, regaldndose parte de los ador-
nos al hospital de Santa Cruz.
•Entre los juramentos cuyas fiestas mis se han dis-
tinguido por su solemnidad, pueden citarse los siguien-
tes: el que verificaron los -Reyes Cat61icos viniendo de
Castilla, 6 mis bien la reina Isabel, en 23 de Junio de
148 1. Entr6 la reina acompanada del rey su esposo,
llevando & la derecha el Concejo y & su izquierda el car-
denal de Espana; iba montada en una mula con sus co-
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LAS CALLBS DB BARCEU
jines, y la precedian dos hacaneas: se:
na sobre CDjines de brocado sin sillas,
tambten de brocado, y al que corresp
todas las colgaduras de la plaza, que ei
verific6 el emperador Carlos V el dia
i5ig: precedian 4 los concelleres 17
comitiva en general un sinnumero d<
rentes armas, flamencos y espanoles,
escogida. Iba el rey & caballo, Uevand
cado de color liso con forros de tafet
bierta con un leve casquete cubre-oreji
pelete 6 gorrita negra de lado encim*
como de costumbre su gui6n. El catai
lldbase esta vez cubierto de pano col<
un dosel de brocado con cortinas de ra
habia una silla dorada propia de la ci
dones de terciopelo verde, sobre um
ciopelo carmesi.
» El juramento de D. Juan II en
de 1458 fu6 tambidn uno de los mis <
fu6 sumamente original por su no^
tiempos el segundo juramento que pi
bel la Cat61ica en 5 de Noviembre de
ra de su hijo D. Juan, al que jurab
primog^nito del reino.»
Y he aqui ahora c6mo habla de es
nia Pi y Arim6n en su Bartelom anti
» Solemn izaba Barcelona el augus
mento con sinceras demostraciones (
narca y de general regocijo. AdornAI
ptiblicos y particulares con ricas co
banse procesiones, juegos, danzas,
otros festejos, y los concelleres, seguic
bres de los colegios y gremios, recibis
al rey con la mayor magnificencia y
TOMO XXI
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482 VfCT
cia & un ceremonial, CUyas iormaiiaaucs se lunuautui
en expresos privilegios. Para dar una idea de esta fa-
mosa fiesta civica, en que se raostraban equilibradas la
soberania real y popular, y & fin de hacer mis ameno
el asunto, pasamos k referir la venida del gran Feli-
pe II de Gastilla. Harto se comprende que esta narra-
ci6n debe ser comun en los puntos principales k las del
juramento de los demas reyes, las cuales s61o presen-
tan leves diferencias entre si, segun las costumbres y
circunstancias particulares de las distintas 6pocas.
» El dia 10 de Enero de 1564 recibieron los concelle-
res una carta de D. Felipe, fecha en Monz6n a 28 de
Diciembre anterior, en que les manifestaba que habia
resuelto pasar a Barcelona. Reunido el Concejo de
Ciento, a quien dichos magistrados participaron el avi-
so, acord6 que se hiciese el recibimiento con la pom-
pa que estimasen oportuna ellos y otros 24 sujetos
nombrados para ponerse juntos al frente de su direc-
tion. El dia 3 de Febrero supieron los concelleres que
. el rey habia llegado al monasterio de Nuestra Sefiora
de Montserrat; y a tenor de las costumbres que en ta-
les casos se observaban, eligieron a Juan Salva, caba-
Hero, y a Juan Luis Lull, ciudadano, para que se tras-
ladasen inmediatamente alia a felicitar al monarca &
nombre de Barcelona, darle las gracias porque se dig-
naba honrarla con su presencia, y saber el dia que ha-
bia determinado pasar al monasterio de Valldoncella,
extramuros, donde solian detenerse los reyes antes de
hacer su solemne entrada en la ciudad. El 4 Ueg6 Don
Felipe 4 Molins de Rey.
•Habiendo entre tanto convidado los concelleres & las
autoridades y prohombres de los estamentos para ir k
saludar al monarca y besarle la mano, k las doce del
dia 5 partieron de las Casas consistoriales ordenadcs
de la manera que k continuacion se expresa: iban de-
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LAS CALLES DE BARCELONA 483
lante los maceros del Consulado del Mar y los de
Municipalidad, y seguian cabalgando el veguer, Jaii
Juan Sapila, conceller en cap; Miguel de Vallseca, ci
dadano; Miguel Sarrovira, conceller segundo; Juan S
vd, caballero; el bayle; Juan Luis Lull, ciudadano; G<
cerdn Diisay, conceller tercero; Pedro Antonio Coloi
caballero; Luis Setanti, c6nsul de la Lonja; Guillerr
Ram6n Desvalls, ciudadano; Jaime Codina, concell
cuarto; Galcerdn Torrent, caballero; Luis Gibert, ci
dadano; Jer6nimo Arl6s, c6nsul de la Lonja; Francis
Joan, conceller quinto; Galcerdn Lull, caballero; B
renguer Sapila, ciudadano, y Francisco Casademur
Pasaron por la plaza de San Jaime, calles del Call, 1
carta y Hospital, por la puerta de San Antonio, y 11
garon d las inmediaciones del pueblo de Sans, d ui
arboleda donde los concelleres acostumbraban aguard
al rey. Divisdronle al breve rato, y yendo d su encue
tro, los concelleres le felicitaron y besaron la mano «
apearse ni descubrirse. Tambi6n se la besaron los c
mds individuos de la comitiva. Concluida esta cerem
nia, el acompanamiento emprendi6 la marcha hacia
monasterio de Valldoncella. Iban delante los veguei
con las mazas bajas; d la izquierda del rey el concell
en cap, y detrds el resto del cortejo. Una salva de la i
tilleria de la puerta de San Antonio, d la que respond
la de toda la plaza, vino luego d anunciar al vecind
rio que el rey pasaba por delante de la Cruz Cubiert
Al llegar d Valldoncella, rog61e el conceller primero 1
permitiera retirarse, pues asi era prdctica constante i
tales ocasiones, y el rey los despidi6 afectuosamen
rnanifestdndoles que habia determinado entrar en
ciudad al dia siguiente.
» A las ocho de la manana los concelleres comision
ron d los mismos Juan Salvd y Juan Luis Lull pa
que se presentasen en aquel monasterio d saber del m
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tfCT<
is doce del dia, salieron & esta hora
ial los concelleres & caballo, con un
5 sequito, y pasando por las calles
detuvi6ronse fuera de la puerta de
despacharon un correo al rey par-
idaban aguarddndole. Vestian los
nalla de terciopelo carmesi forrada
>rro de terciopelo negro, que de in
jtruido para este solemne festejo. k
lleg6 el rey con lucido acompana-
, magnates, titulares, distinguidos
3 6 italianos y su servidumbre. Ca-
rbio corcel, y vestia sayo de tercio-
pano, botas de montar y un gorro
i una pluma blanca. Despu€s de ha-
la comitiva de la ciudad y saludado
Bsent6 una escena alegorica, como
;n ceremonias semejantes, aunque
ocasiones, sus personajes y circuns-
la puerta postiza colocada encima
>nio, y se present6 & la vista una
lbolo de un principe que se desvela
sus subditos, la cual, descendiendo
iba el monarca, abri6 su seno y di6
ina que representaba d Santa Eula-
ijosamente vestidos de dngel con un
todos coronados de flores. Juntos
tes versos:
JaudamuSi
jminum conjitemur.
Cristianorum Re gem maximum
xs veneratur.
et victoria.
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LAS CALLES DB BARCELONA 4
En esto la nina que representaba £ la santa pi
m&rtir, mostrando en la mano derecha dos Haves c
das, que eran las de las puertas de Barcelona, di
al monarca la siguiente alocuci6n:
Eulalia hoc nutrita solo ter summe Philippe,
Felicem adventum, turba precatur idem.
Te reducem accipio, claves sacra pignora Regni
Carpe manu, prcestat Barcino grata Jidem.
Is debetur honor, Caelum testatur et Orbis,
Protege commissum pace vel ense gregem.
Collapsus numquam pruddnter ab hceresis astu
Eripimus, tecum religiosus eat.
Luego entrego las Haves al* rey. Este las di6 al co:
Her en cap, quien las tom6 bes&ndole respetuosam
la mano. Remont6se la grulla, y los tres persoi
cantaron:
Hcec dies, quam fecit Dominus,
Exultemus, et Icetemur in ea.
»En seguida el conceller primero at6 al freno de
ballo del rey unos cordones de seda encarnada y an
Ha que llevaban los prohombres de los estamentos,
es, & la parte derecha los ciudadanos Benito Puigi
ti, militar; Juan Luis Lull, ciudadano; Jaime de A
lar, militar; Onofre Marim6n, ciudadano; Guille
Guirzes, ciudadano, y el consultor militar Luis Se
ti, y los artistas Jaime Sastre y Pedro Talavera, n
rios de Barcelona; Juan Dot, notario real; Pedro
xens, boticario, y Esteban Quintana, cerero; k la i
izquierda los mercaderes Jer6nimo Arl6s, c6nsul i
cader; Francisco Pomet, Francisco Mir, Francisco
sademunt, Jaime Doms y Esteban Bonell, y los m<
t rales Miguel Boiges, platero; Francisco Isern, call
ro; Pedro Antich, curtidor; Bartolom6 Pedramini, t
nero, y Bartolom6 Ferrer, zapatero. Al banco den
del freno se puso el conceller en cap, y al izquierdo
guel de Vallseca, ciudadano. Coloc6se el rey debaj
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LAS CALLES DB BARCELOt
cruz sgbre un misal abierto encima di
y arrodillindose el rey y poniendo la
vera cruz y el misal, jur6 por ella y por
gelios, segiin la f6rmula que se verd m*
y observar las constituciones, privilegic
bres y libertades otorgadas & Barcelona
sores.
• Hecho esto, los concelleres dieron g
ca, le besaron la mano, y sent&ronse en
junto con los prohombres. La artille
fuertes hizo otra salva, y luego pasaron
delante del tablado los gremios y cofrac
todos con sus banderas (menos el de j
saz6n no la tenia) y otros objetos, alusn
respectivas artes € industrias. Los tu:
con la Mulassa, los carpinteros, los cu
nados de unos salvajes y un le6n que ib
tomimas, la cofradia de San Jaime,
cuchilleros, los aechadores haciendo
aechando confites, los marineros, ca
dores, que llevaban una nave £ toda vc
que disparaba cohetes; los revendedo
con su gigante, los toneleros, los colch
neros, los pellejeros, los hortelanos, q
huerto y ejecutaban cierto entrem6s
unosasnos; los cortantes conduciendo n
y montado por un individuo que Ueval
gremio; los espaderos con la imagen d
tejedores de lana, los sombrereros, los
representaci6n de la casa de San Julidr
por donde revoloteaban muchas aves, 1
algodoneros con los Caballscotoners, los
los albaniles, los herreros con la vibon
los freneros, los plateros y los sastres
hizo otra salva general.
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488 VfCTOR BALAGUER
»E1 rey baj6 del tablado en medio de los concelleres,
mont6 4 caballo y se puso debajo del palio. La comitiva
ech6 4 andar con el mismo ordenamiento que antes por
las calles Ancha, de los Cambios, del Born, de Moncada,
plaza de la Capilla de Marcus (donde por cerrar ya la no-
che los maestros y oficiales de los gremios encendieron
unas hachas preparadas de antemano), calle de Carders,
plaza de la Lam, calle de la Boria y plaza del Angel.
Al ver al monarca lospresos que se hallaban en la c4rcel
ptiblica, prorrumpieron en lastimeros gritos imploran-
do perd6n. Compadecido aqu6l € invitado 4 ejercer la
m4s bella prerrogativa de la corona, hizo alguna gra-
cia 4 los que estaban encausados sin instancia de parte
6 por deudas. Prosigui6 el cbrtejo su camino por la ca-
lle de la Calceteria (hoy Libreieria), plaza de San Jaime
y calle del Obispo, hasta el palacio episcopal, donde el
rey se ape6, y fu6 recibido por el arzobispo de Tarragona,
vestido de pontifical, acompaiiado de los can6nigos y
clerecia de la Santa Iglesia, con cruz alta y la bandera
de Santa Eulalia. Dirigferonse luego 4 la catedral, mar*
chando el monarca al lado del gremial y el conceller
primero 4 su izquierda. En el tramo de la graderia del
templo habia una silla cubierta de lama de oro y su al-
mohad6n, sobre el que se arrodill6 el rey y ador6 la vera
cruz en manos del arzobispo. Entr6 inmediatamente
en el santuario, y pasando por medio del coro, Heg6 al
presbiterio, ador6 otra vez la vera cruz, y baj6 luego 4
orar 4 la capilla de Santa Eulalia. Concluidas las ce-
remonias religiosas, salio de la iglesia, y montando otra
vez 4 caballo, se dirigi6 con el mismo acompanamiento
por la calle del Obispo, plaza de San Jaime, calles de la
Ciudad y Regomir, 41a casa del arzobispo de Tarragona,
sita en la calle Anclia, donde debia hospedarse, Al lie-
gar 4 la puerta despidi6, segtin costumbre, 4 la comitiva
diciendo con tono afable al conceller primero: cCansa-
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LAS CALLES DE BARCELONA
dos deben estar los concelleres: vdyanse k de
lo que contest6 reverentemente aquel magi
cosas que cumplen d Sa Magestat no hi ha c
gun.* Entonceslos concelleres dejaron el \
vieron con todo el slquito k las Casas cons
•El dia 20 del mismo mes la Municipali
catedral y parroquial, las 6rdenes religiosas
dias celebraron una procesi6n de gracias, q
delante de la casa del arzobispo y por las
calles de la poblaci6n.
»E1 i.° de Marzo siguiente, & las dos de
concelleres y prohombres, precedidos de s
se confirieron al palacio para preseiuciar, e:
sindicos elegidos por el Concejo de Ciento, t
que el rey debia prestar 6 mis bierr- ratifi<
t6se 6ste al punto acompanado de los reye
del caballerizo mayor, cortesanos y servidi
t6se en un magnifico sill6n junto i. una mei
bia la vera cruz y un misal abierto; y ar
luego, y poniendo sobre ellos la diestra, hiz
te juramento:
»Nos D. Felipe, etc., juramos por Nu
Jesucristo y por los cuatro santos Evangel
camos con nuestras manos corporalmente,
servar, hacer tener y observar 4 los prelados
cterigos, magnates, barones, ricos-hombres
balleros, hombres de paraje; & las ciudac
lugares; & las universidades de todas ellas
Principado y condados, la carta de la vent
je, Herbaje y Terraje; todos los usajes de
constituciones, estatutos, capitulos y orde
actos de Cortes generales de Cataluna; toe
tades y privilegios, gracias y mercedes hech
usos y costumbres del general como es
otorgados y otorgadas; la reuni6n de los re
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VfCTOR BALAGUBR
y condado de Barcelona; la de los rei-
6 islas & ellos adyacentes; de los con-
n, de Gerdana, de Conflent y de Va-
los de Orlades y Carlades, con dichos
tuci6n hecha en las Cortes celebradas
ido II en i5o3 en el monasterio de San
is de esta ciudad sobre la luici6n del
> 220.000 libras y de pensi6n dnual
oneda barcelonesa; servicio prestado &
or las Cortes generates por 61 tenidas
onasterio de Santa Ana de la propia
rmaci6n de todas las Constituciones de
[ rey D. Jaime como de otros reyes.
), los estamentos extendieron una es-
ay prestaron el juramento de fidelidad
>stumbre; esto es, los laicos juramento
s eclesiasticos s61o aqufl.t
distintas escenas ha sido tambfen tea-
n ella puede decirse que nacio la gran
40.
despu6s de haber hecho inmensos sa-
e y dinero para sostener la guerra con-
en el Rosell6n, se vieron injustamente
jbierno de Felipe IV, que se mostr6
ores, & las representaciones de su Di-
ijo de Ciento, & las quejas y & los la-
, Bastante hemos hablado en otro lu-
)s justisimos motivos de queja que te-
ocasi6n los catalanes. Aqiii s61o nos
echo que tiene relaci6n con el asunto
^arteniente general del Principado Don
icio de Queralt, conde de Santa Colo-
muy querido del pueblo, porque se le
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LAS CALLES DB BARCELONA 49 1
veia celoso del bien ptiblico; pero que, impulsado por el
curso violento de los sucesos, y colocado en terrible
aprieto entre el servicio del rey y lo que debia k sus
compatriotas, consigui6 enajenarse las simpatias de €s-
tos por lo mucho que quiso cumplir con aqu61, 6 mejor
con el conde-duque de Olivares, k la saz6n tninistro
omnipotente, alma del gobierno y m&s rey en Espaiia
que el mismo monarca,
De tal manera fueron encadendndose los sucesos, que
el conde de Santa Coloma, obedeciendo 6rdenes reser-
vadas, mando p render al diputado del Brazo militar
Francisco Tamarit, k Francisco Juan de Verg6s y k
Leonardo Serra, miembros del Concejo de Ciento, y pro-
ceder contra el diputado del Brazo eclesi&stico Pablo
Claris, por ser, dijo, hombres inquietos y turbulentos,
extremadamente entusiastas por la libertad de la patria,
y expresarse, particularmente el ultimo, con un fana-
tismo y ardor capaces de excitar una conmoci6n gene-
ral. Hubo de tomar el pueblo como virtud lo que mira-
ba el conde de Santa Coloma como crimen; asi es que
el dia 12 de Mayo de 1640 se amotin6 pidiendo & voces
la libertad de los ilustres presos, y creciendo con el tu-
multo la osadia, penetr6 furioso en la c&rcel, acabando
por poner en libertad k sus diputados y representantes.
Este motin fu6 el anuncio de la terrible conmoci6n que
debia tener lugar k los breves dias.
Lleg6 el 7 de Junio de aquel ano y con 61 el dia de
Corpus. Como era costumbre antigua en semejante dia,
entraron en la capital los segadores que venian k bus-
car faena de su oficio. Dicese que aquel ano entraron
en mayor ntimero que los anteriores, y anddese que
muchos s61o lo eran en el traje. Bien k las claras se co-
noci6 que k lo que habian venido aquella vez muchos
segadores reales 6 fingidos, era k promover alboroto 6
k buscar pretexto para comenzarle. Discurrian por la
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492 VfCTOR BALAGUER
ciudad en numerosos grupos, y cuando topaban con un
castellano, fuese cual fuere su dignidad, mirdbanle con
descortesia y mofa, con evidentes seftales de provoca-
ci6n € insulto.
Sucedi6 en esto que un ministro inferior de justicia,
al tropezar con un grupo en la calle Ancha, quiso echar
mano k un hombre, k quien tom6 por cierto criminal
perseguido de la justicia. Salieron en defensa suya los
que iban en su compania, y trab6se una pendencia que
tom6 cierto cardcter de gravedad, pues result6 un he-
rido. Esto di6 pretexto k la alarma que los alborotadores
buscaban.
Pronto la plaza de que nos ocupamos se vi6 invadida
de gente, pues como en ella estaba la casa del conde de
Santa Coloma, alii acudi6 con mds empeiio la multitud,
deseosa de protestar contra los actos del virrey por me-
dio de una publica y ruidosamanifestaci6n. Laguardia
que habia en la casa del conde quiso dispersar los gru-
pos 6 hizo armas contra ellos; pero esta medida Hev6 k
lo sumo la irritaci6n y el descontento. La muchedum-
bre se precipito sobre la guardia que se repleg6, retirdn-
dose al palacio y cerrando la puerta, ante la cual co-
menzaron los sediciosos 4 reunir haces de lena al obje-
to de prender fuego k la casa del virrey, prorrumpiendo
en descompasados gritos de jViva la libcrtad! jViva Ca*
taluita! jMuera el mal gobierno!
Acercaban ya la lumbre para prender fuego k las ha-
ces de lena y con ellas al edificio, cuando se abrieron
las puertas del vecino templo de San Francisco, apare-
ciendo en solemne procesi6n los frailes menores con el
Santisimo Sacramento. El pueblo cay6 de rodillas inte-
rrumpiendo su obra de destrucci6n, y acertaron k pre-
sentarse tambi^n en aquel momento los concelleres y
diputados, algunos de los cuales consiguieron llevarse
los grupos hacia la Rambla, mientras que otros pene-
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LAS CALLBS DE BARCELONA 493
traban en el palacio del virrey, k quien hallaron dispues-
to k retirarse k Atarazanas. Acompan4ronle k esta for-
taleza los diputadosy pidfcronle que se embarcase, aban-
donando la ciudad y el mando, como tinico remedio po-
sible k los males que se preveian.
En efecto, ya la ira y la indignaci6n del pueblo ha-
bian llegado k su colmo. Sin freno los alborotadores,
roto el dique k la paciencia, triunfante el tumulto, Bar-
celona presentaba un doloroso espectdculo. Fueron asal-
tadas las casas de los minis t ros yjueces reales, y muer-
tos desastradamente varios castellanos y otros que, sien-
do catalanes, eran de este partido; el mismo palacio
del virrey fu6 allanado y puesto k saco, y, como sucede
siempre, la muchedumbre, encontrando valor en sus
mismos excesos, osadia en su mismo delirio y disculpa
en la embriaguez de su mismo entusiasmo, comenz6 k
prorrumpir en grandes voces de sana y de exterminio
contra el propio lugarteniente conde de Santa Coloma.
No tard6 en llegar k noticia de £ste el saqueo de su
palacio, y pudo claramente oir los alaridos de los que
pidiendo k grandes voces su vida se acercaban k la Ata-
razana. Asi que, no crey6ndose seguro en esta fortale-
za, se sali6 de ella por una abertura del baluarte del
Rey y dirigi6 sus vacilantes pasos por las rocas de San
Beltr£n, camino de Montjuich, creyendo hallar un esqui-
fe que pudiese trasladarle k bordo de las galeras reales
ancladas en el puerto. No permiti6 su malaventura que
esta esperanza se realizara. Abatido por el calor, por
la angustia y por la congoja, cay6 desfallecido junto k
unas rocas, donde le hallaron los que ciegamente iban
en su busca y le acabaron de quitar la poca vida que
le quedaba.
No es de este lugar referir lo que paso despu£s de la
muerte del virrey conde de Santa Coloma. En las pagi-
nal de esta misma obra se relata la grandeza de aque-
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LAS CALLES DB BARCELONA
Tambiln este apellido figura repetidamei
listas de los concelleres. En 1283 era cone
llermo Pedro Dusay; en 1285 volvi6 k serlo
lo fu€ por tercera vez. En i3oi lo era ptro d
nombre y apellido. En i3ii lo era Barcel6E
1315, en 1319, en i322, en i325, en i328,
en i334, en 1341'y en 1347 hallamos de cone
Arnaldo Dusay 6 dos de este mismo nombre 3
Bernardo Dusay lo fu6 en 1324; Aymerich
1349, l353 > l355 » l358 y l36 4>* Ram6n ]
i3g5 y en 1399; Galcerin Dusay en 1413, 1
en 142 1, y otros varios de este mismo apellic
cas mds modern as.
EGIPC1ACAS (calle de las).
Cruza de la del Hospital & la del Carmen, y
nombre el convento de religiosas egipciacas.
Antiguamente se titul6 de la Galera por est*
en ella la penitenciaria de mujeres.
ELENA (calle de Santa).
Comienza en la Riereta y termina en la
dena.
ELISABETS (calle de las).
Esta calle, que une las plazas del Bum s
los Angeles, toma su nombre del convento de ]
que ocupa gran parte de una de sus aceras.
que decimos al tratar de las citadas plazas.
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LAS CALLBS DE BARCELONA 497
celebrarse en la calle del Constdado, que estd delante d<
ellos, los encantes 6 subastas de muebles, ropas, uten
silios, etc., conforme se efecttia en el dia. Encantar ei
catal&n quiere decir vender en p6blica subasta, y ei
ese punto es donde se celebra todos los dias impares d<
la semana, segun ya hemos mencionado, la feria de ob
jetos viejos 6 de segunda mano.
Cu6ntase que desde una casa de estos arcos presenci<
el rey de Arag6n D. Pedro el Ceremonioso el combati
naval que en Junio de i35g se trab6 en el mismo puer
to de Barcelona entre las armadas catalana y caste-
liana.
Ardia en i35g la guerra entre los dos Pedros, el d<
Castilla llamado el Cruel y el de Arag6n conocido po
el Ceremonioso, mis vulgarmente por el del Punyalet (
sea el del punal, y que bien pudiera serlo tambiln po
el Cruel, quizd con mds propiedad que el castellano. E
domingo 9 de Junio del citado ano ptisose el rey D01
Pedro de Castilla & la vista de Barcelona con una escua
dra numerosa € imponente. Hall&banse s61o en el puer
to de nuestra ciudad 10 galeras bien armadas y algu
nas naves, entre las cuales descollaba una de gran por
te, mandadas por los generales Bernardo de Cabrera
conde de Osuna, y Hugo, vizconde de Cardona.
Al divisar el rey de Arag6n la escuadra enemiga ;
mand6 poner en buen orden la suya, disponiendo qu(
la citada nave de gran porte se situase dentro de las
Tascas, delante del convento de San Francisco de Asis:
se extendiesen en linea las restantes desde este puntc
hasta el sitio frontero & la calle del Regomir, y se mon-
tasen cuatro m&quinas Uamadas brigolas de dos cajas
para defender desde tierra las embarcaciones. Arm6se
tambten al momento toda la ciudad, dividtendose h
gente en companias seg6n sus oficios y gremios, enar-
bolando cada una su bandera respectiva, y entraron er
tomo xxi 32
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498 vfCTOR BALAGUER
la plaza, procedentes del Vall€s, otras rauchas com pa -
nias de ballesteros capitaneadas por renombrados ca-
balleros.
Si se ha de dar cr&iito al cronista castellano L6pez
de Ayala, por la noche los marineros de nuestra escua-
dra echaron jnuchas anclas en el mar delante de la linea
de batalla, para que cuando los buques enemigos inten-
taran acometer, se enclavaran y detuvieran en ellas;
celada que descubri6 4 los de Castilla un esclavo que
estaba en Barcelona y se pas6 al enemigo. No obstan- .
te esto, & la manana siguiente las naves castellanas pa-
saron las Tascas, y trabdronse de combate con las nues-
tras. Empenada fu6 la lucha y her6icos esfuerzos se
hicieron por los nuestros, que, como con gallarda frase
dijo Zurita, mis temian la afrenta de no veneer que el
peligro de ser vencidos.
Dur6 el combate hasta el anochecer, en que la es-
cuadra castellana tuvo que retirarse vencida, contribu-
yendo mucho al triunfo los ballesteros de Barcelona y
del Vall£s que cubrfan lo largo de la playa, causando
con su certera punteria grande estrago entre sus ene-
migos. Tambten contribuy6 mucho A decidir la victoria
en favor de los barceloneses una bombarda puesta en el
Castillo de proa de la nave mis grande. Sus disparos,
que fueron, sin duda ninguna, la primera aplicaci6n de
la artilleria & la marina, hicieron tanto estrago en una
de las naves del rey de Castilla, que le Uevaron los cas-
tillos y el Arbol, hiriendo mucha gente con dos solos ti-
ros que dispar6.
La armada castellana se retir6 vencida y perseguida
por la nuestra.
ENNA (calle de).
Debe formar parte del ensanche. ComenzarA en la de
Ronda y estd trazada en direcci6n d Montjuich.
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5^
LAS CAL
Di6sele este nombn
el cual hace pocos ano
pliendo con su deber,
de L6pez para proclar
isla.
ENSEffi!
Despu6s'de haber ]
dels Torners & causa d<
tom6 luego el de la M
tiene, con motivo del
nanza.
Su entrada esti en e
pero debe tenerse pre
por el centro cuando \
ci6n de la de Fernando
Habidndose dispues
giosas de la Compani
su importante institut(
Concejo de Ciento aj
Queralt que 6ste cede
miento el palacio del
habia pasado & ser de s
nicipalidad se compror
sas que compro al efect
En i65o llegaron de
€ interin Queralt deso
sionalmente alojadas e
curulla. Por aquel ent<
gar transcendentales a<
bio la causa de los del
nas, iniciada con la r<
los que habian tornado
vteronse obligados k <
bienes. En este caso
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500 vfCTOR BAI.AGUBR
Queralt. Con este motivo, y habiendo sido confiscado
el palacio arzobispal como propiedad de aqu61, retard6se
por algtin tiempo la instalaci6n hasta que, vencidas to-
das las dificultades, las monjas fueron trasladadas en
1 655 k dicho palacio, donde se emprendi6 luego la
construcci6n del monasterio 6 iglesia, quedando -€sta
terminada y bendecida k 28 de Abril de 1657.
La religi6n de la Compania de Maria hizo progresos
en Barcelona, y en 1687 varias hermanas salian para
Tudela y otros puntos de Espana k propagar esta ins-
tituci6n. Su monasterio, titulado la Purisinta ConcepciSn
de Nuestra Senora, es conocido vulgarmente por la En*
senanza, k causa de la gratuita instrucci6n que dan las
monjas & las ninas que se confian k su cuidado y soli-
citud.
Por ser tal su instituto, estas religiosas no siguieron
la suerte de las demds despuSs de los sucesos de i835;
subsistieron en su monasterio cuidando de la instruc-
ci6n de sus educandas. S6I0 salieron de €1 cuando fu£
necesario derribar parte del edificio para la prolonga-
ci6n de la calle de Fernando VII, y entonces se trasla-
daron al monasterio de San Pedro de las Puellas pri-
mero, y despu^s al de Nuestra Senora del Carmen, vol-
viendo k su anterior asilo terminadas aquellas obras y
habilitada la parte que les qued6 del antiguo local.
ENTENZA (calle de).
Otra calle del ensanche. Enlazard la de Tantarit con
la de Cdrcega, siendo cruzada por las de Floridablanca,
Sepulveda, Cortes, Diputaci6n y Comejo deCienlo, Aragdn,
Valencia, M allot ca, Provenza y Rosellon.
Berenguer de Entenza es uno de los caudillos mis
cdebres de la expedici6n de catalanes y aragoneses 4
Oriente. Tom6 activa parte en aquella empresa, que es
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LAS CALLES DB BARCELONA
una de las glorias de nuestra historia; fu6 com
inseparable de Roger de Flor, su vengador desj
muri6 desgraciadamente k manos de un compan
yo, el de Rocafort, con motivo de las luchas y
dias que dividian k los expedicionarios. (V. las a
Roger de Flor y Rocafort.)
ERASMO (cade de San).
Tiene su entrada en la calle de San Vicente y
lida en direcci6n al campo.
ESCUDILLERS (calle dels).
Comienza en la calle Ancha y va k termina
Rambla. Es una de las calles mis concurridas d
celona, y por desgracia de las mis estrechas.
Llamdbase antiguamente de Trentaciaus, porqi
extremo, hoy correspondiente k la plaza del
existia otra de las puertas de las murallas del s<
recinto, denominada de Trentaciaus.
Llam6se tambten esta calle, lo propio que otra
diata que hoy se llama dels Escudillers blanch
dels Oilers, cuyo nombre es sin6nimo del que
tienen, equivalente en castellano k alfareros. A
vian 6stos antes de ensancharse la ciudad por i
parte.
Capmany asegura que el oficio de alfareria es
los mAs antiguos de Barcelona, y no de los men
portantes y utiles, por el gran despacho que teni
obras en los paises extranjeros, y particularly
Italia, hasta mediados del siglo pasado. La 6poca
la corporaci6n politica de los alfareros es dificil
terminal*; pero debe suponSrsela k lo menos de
dos del siglo xm, porque bajo el nombre de
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LAS CALLES DE BA
tom6 entonces el nombre de Esj
todavia conserva.
Hdllanse memorias del gremi
montan al i3go, aun cuando la
escritas que aparecen son del I,
en adelante se hallan otros vari
todos al regimen economico y fa
Los espaderos gozaban en Ba
su oficio era de los mas florecien
de merecida importancia los dei
ofensivas y defensivas, ya desd
nuando estos oficios en progreso
ca en que quedaron sin uso tales
llesteros, lanceros, flecheros, cc
otros, siendo siempre esta ciud
para las municiones de guerra. ]
recurrieron a Barcelona para p
aun de espadas y de artifices de
vo de la guerra contra genovesei
Juan I de Castilla, en los prepa
invadir a Portugal, recurri6 & B
un mensajero, en solicitud de q
vendiesen 1.000 cajones de saet;
Era entonces famosa y tenia §
bradia la armeria publica que p
defensa y para provisi6n de las e:
na. Tambi&i despu€s de la inv<
sea dicho de paso, tuvo en sus J
mds grande fundici6n, pues co
caiiones de bronce de gran calil
Carlos V para la defensa de las
Barcelona, y en la mi$ma se fun
mes culebrinas, trabajandose to<
tuario del ej6rcito que debia ma
en el Rosell6n el ano 1547.
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504 vfCTOR BALAGUBR
ESPOLSA-SACHS (calle de).
Calle de Sacude sacos, traducido libremente el nom-
bre al castellano. EstA en la de Condal, y no tiene sali-
da desde que en i556 los concelleres de Barcelona auto-
rizaron & las monjas de Monte-Si6n para cerrarla.
Hemos ya dicho que antes que el convento actual
fuese ocupado por dichas religiosas, sirvi6 para los frai-
les agustinos reformados, de la orden de la Penitencia
de Jesucristo, institute muy austero, quienes por la po-
breza de su sayal k modo de saco, fiieron Uamados/ra-
res del sack. Dicese, pues, que por ser este callej6n el
sitio donde sacudian sus sacos desde las ventanas del
convento, recibi6 el nombre de Espolsa-sachs. Parece
que su verdadero nombre era de Frega-sachs, £ juzgar
por esta nota que se halla en la Rtibrica de Bruniquer:
t A 10 Agost de 1548 se concedi llicencia & Lluis Po-
mar y Joan Huguet de poder fer y fabrlcar una volta en
dret del primer sostre en un carrer6 que no passa, ques
diu den Frega-sachs, lo cual carrer6 antiguament passa-
va detrds lo monestir de las Monjas de Montession, fent
dita volta als cantons del carrer Condal. »
ESQUIROL (calle del).
Es decir, de la ardilla. Atraviesa de la calle de Viga-
tans 4 la de Cotoners.
ESTAMENTOS (calle de los).
Su entrada debia estar en la del Peu de la Creu y su
salida en la de Ferlandina.
Sabido es lo que.eran los Estamentos, en memoriay
honra de los cuales se di6 semejante nombre & esta ca-
lle, que hoy Ueva otro, segrin veremos.
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LAS CALLES DE BARCELON
Los tres Estamentos, mis vulgarme
tres Brazos, componian las Cortes de (
tulaban Brazos 6 Estamentos eclesii
real, constituyendo el primero el clero
caballeros 6 orden ecuestre, y el terce:
de los Comunes 6 sea el pueblo.
El llamado Brazo eclesidstico tenia po
al arzobispo de Tarragona y se compo
pos, de los abades y superiores de los
tenian cabildo y poseian senorios con
imperio, de los sindicos de ciertos cat
HAn de Amposta, prior de Cataluna y <
la orden de San Juan.
El Brazo militar tenia por presidente
Cardona y se componia de los condes,
queses, nobles y caballeros del pais y c
ciudadanos nobles que poseian tierras
El Brazo real tenia por presidente
de la ciudad de Barcelona y se compor
dos 6 sindicos de las ciudades, villas y
nian voto en Cortes.
Este Brazo, & semejanza de los dos
prendia asimismo nobles y plebeyos, y
gular de los tres 6rdenes 6 Brazos, di<
derno; esta mezcla 6 uni6n de nobles 3
da uno; esta intervenci6n, no s61o de 1j
"Has, sino tambten de los lugares y po
nas, eran muy razpnables y legitimas,
atiende k que no siendo facultativo &. 1(
cer leyes en Cataluna, sino en la asair
con el consentimiento de las Cortes, y
rros de tropas y dinero que la provin<
bian ser deliberados por ellas, parece t
dispensable que los que debian obe<J
aprontar las contribuciones personales
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tfCTOR BALAGUER
dividuos de un pueblo libre en las
rpo legislativo por si mismo 6 por
EtELLA (calle de la).
decir mis de esta calle sino que
l onde del Asalto k la de las Tapias.
TRUCH (calle den).
\dal y se dirige al ensanche.
s, recuerda esta calle el apellido de
i, que sin duda tendria en ella ca-
X1A (arco de Santa).
:alle de la Boqueria k la de Fernan-
bia varias calles que llevaban este
) han ido trocando por otros, sien-
o natural esta repetici6n si se atien-
lia la patrona de Barcelona.
;ua y constante en nuestra ciudad
i el sitio donde hoy se levanta el
a estuvo presa esta santa doncella,
o, y ocupando una vasta extensi6n
itaba el Castillo nuevo 6 de Caton.
ros tiempos del cristianismo y cuan-
ciudad el proc6nsul Daciano, que
y perseguidor de los cristianos, vi-
cerca de Barcelona, en compaiiia
loncella de catorce arios, muy ho-
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LAS CALLES DE BARCELONA 50'
nestay muy hermosa, que se llamaba Eulalia. Era c
tiana esta joven, y sintfendose un dia con santo fer
y deseo de martirio, salio secretamente de la casa de
padres, situada en el hoy vecino pueblo de Sarrid sej
se supone, y presentdndose ante Daciano, que est
sentado en su tribunal, comenz6 k apostrofarle seve
mente reprendtendole por la tirania y crueldad que u
ba contra los fieles. Admir6se Daciano de oir aq
anatema en boca de nina tan agraciada y varonil, y {
gunt61e qufen era. — tSoy Eulalia, siervade Jesucrh
Rey de los reyes y Seiior de los senores*, » —contests
osada doncella.
Indign6se Daciano al oir esta respuesta, y mand6 <
se azotara k la nina. Con santa resign ac ion sufri6 Euh
el castigo, y aunque destrozaron su cuerpo, no quebr
taron su fe. Es fama que mientras la azotaban, to:
hacia el proc6nsul su sereno semblante diciSndole
•No siento los tormentos, porque Dios me alienta.i
Mand6 entonces Daciano que la ataran en el eci5
y la atormentaran pontendole fuego en los pies y i
garrando sus carnes con unos instrumentos usados
aquella 6poca por los verdugos, que consistian en 1
especie de peines como cardas, garfios 6 unas de hiei
Varonilmente resisti6 tambign este tormento la crist
na doncella,. y antes que ella de sufrir, se cansaron
verdugos de atormentar.
Llevada fu6 luego k la cdrcel donde le aguardal
nuevos suplicios que no habian de quebrantar su k
ino, y por fin orden6 el proc6nsul que la pasearan c
nuda por la ciudad, para confusi6n y vergiienza suy
espanto de los demds cristianos, y fuese luego Uev;
al iSltimo suplicio.
Asi se cumpli6. Eulalia muri6 en la cruz el 12
Febrero del ano 304, y en ella se dej6 su cuerpo p
que fuese pasto de las aves; pero su familia y ami
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503 VfCTOR BALAGUER
lograron sustraerlo de noche, burlando 6 comprando la
vigilancia de los guardias, yendo k ocultarlo donde de-
bia encontrarse mds tarde, segun en otro lugar de esta
misma obra se dice.
Relatada ahora en breve resumen la historia de la
virgen y mdrtir Santa Eulalia, hay que decir algo de lo
que cuenta la tradici6n relativamente al sitio en que es-
tuvo presa, el cual se supone ser la calle de que estamos
hablando. Bastard para esto trasladar lo que dice Puja-
des en su Cronica:
• Para declaraci6n de lo que escribe Beuter, donde
dice que estas cdrceles fueron las mismas en que estuvo
presa Santa Eulalia, se ha de saber que los naturales
de esta ciudad por tradici6n de unos & otros, continua-
da de padres k hijos, dicen que aquellas c&rceles eran
las casas que hallamos hoy en la calle que nombramos
de la Boqueria y antiguamente la nombraban de Santa
Eulalia, en la parte que mira & la calle llamada del
Call, y travesia de los Baiios nuevos: alii, al entrar, &
mano izquierda, pasando de una calle 4 otra, aquellas
dos casas que empiezan con b6veda y pasan de la calle
de la Boqueria & la plaza de la Santisima Trinidad.
Eran estas casas m&s largas que anchas, y estaban ais-
ladas, como parece aiin, y se muestra claramente &
quien las mira desde arriba del terrado. Desde alii se ve
c6mo despu6s se han juntado todas las casas del con-
torno; y yo he visto el callej6n que pasaba entre estas
casas y las inferiores, parte del cual ocupa Antonio
Bravo, tesorero de la Santa Cruzada, y la otra parte el
Dr. Micer Juan Gaspar de Prat, caballero natural de
la ciudad de Vich, domiciliado en Barcelona y senor
propietario de la casa que tiene la torre de la estancia
en que estuvo presa la santa; el cual en el ano de 1609,
con ciertas obras que ha hecho en aquella casa, ha aca-
bado de cerrar la callejuela que la aislaba. Era toda la
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LAS CALLES DB BARCE
obra de estas casas d6rica, y tanto
como los pavimentos eran de b6ved
que tenemos de haber habido cdrcel
da por la estancia donde se dice qu
Estas lineas de Pujades nos expl
su tiempo el sitio de que hablamos
te variado.
Por ser Santa Eulalia la patrona
ba su nombre la c£lebre bandera de
vechamos esta ocasi6n para decir
duciendo lo que tenemos escrito
aiiadidura de algunos nuevos porm
estudios nos han facilitado.
En el archivo de las Casas consis
na existe un cuadro en el cual a \
extraneza su mirada el extranjero
sualidad aquellas salas, y en el que
bi£n la suya el que sabe y conoce
lienzo. El cuadro no tiene, sin emt
ticular: muy al contrario. El marcc
nana, pintado £ brochazos de un cc
pegado con cola £ la tabla del fond<
seda, rinico resto de la famosa band
lia. Si esta profanaci6n se cometi6 |
darte de ser entregado & las llamas
1 7 14 otros restos venerados, 6 fu€ <
he podido averiguar. Lo cierto es
seda pegado con cola £ una tabla c;
co que nos queda de aquella band
l£baro de la milicia ciudadana barc<
morable que todas cuantas vecefc sa
ir k campana, & la ciudad volvi6 <
siempre con gloria.
El pedazo de lienzo que forma he
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510 VfCTOR BALAGUER
palmos de largo por cuatro de ancho, seria sin duda el
fondo de la bandera, la cual recortaron hasta darle la
forma cuadrilonga que hoy tiene, para'acomodarla al
marco. Es de seda, y, pintada al 61eo, presenta la imagen
de Santa Eulalia, de cuerpo entero, con la cruz de su
martirio y la palma de su gloria. Al pie de la santa se
ve el resto de un letrero que existi6 en otro tiempo,
cuando era estandarte, y del que hoy atin se distingue y
lee claramente la palabra vici. ^Seria el lema de la ban-
dera el c61ebre Veni, vidi, vici, de Julio C6sar?,Bien pue-
de ser; pero no hay dato en los dietarios ni dem£s libros
del archivo que lo afirme, como por tal no se tome el
vici que se lee claramente en el lienzo, y que no siendo
el Veni, vidi, vici, no atino lo que pueda ser. ^A no ser
que fiiera la leyenda In hoc signo vici? (Con este signo
venci.)
En la iglesia catedral se guarda, en mejor estado, otra
bandera llamada de Santa Eulalia, de damasco carmesi,
con la efigie de la mdrtir barcelonesa bordada en seda,
y 4 un lado el escudo de la ciudad de Barcelona y al otro
la cruz de la catedral. Hay quien cree ser esta bandera
la misma que enarbolaba la ciudad en momentos de
guerra y de conflicto; pero su legitimidad no me parece
tan probada como la de aqu£lla que, convertida en cua-
dro, se guarda en el archivo. Quizi la que hay en la
catedral es otra de tantas como se hicieron, pues fueron
mis de una, y acaso tambi&i ni una ni otra es la de
1714, es decir, la tiltima que se enarbol6.
De todos modos, la historia del cSlebre pend6n, es-
tandarte 6 bandera de la milicia ciudadana de Barcelona
es la que voy A referir.
Ha de observarse primeramente que el nombre de ban-
dera de Santa Eulalia es moderno. En los tiempos anti-
guos se la llama bandera de la chttai. *Es estily consttetut
molt antiga de la ciutat de Barcelona (se dice en los acuer-
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LAS CALLES DE BARCEI
dos del Concejo de Ciento de princij
quant se ha de executor alguna sentenci
via de represatias 6 altrament contra
loch 6 poble que haje ofes, detingut ciu
aquells, penyoranlos per raho de deuda
rer la Bandera de la ciutat, yportan
b utile y 6 aquell dels dos en la cort del
6 altfe persona, yeixir ab gent armada
de la dita ciutat, y de asso hi ha mols
que per esser contra personas particw
qttes, y per conservacid de drets yprerc
ber de expel-lir enemichs estrangers, t
no fant al propdsit, y axi se deixan. /
que en aquell temps anomenavem de la
mena avuy la Bandera de Santa
en las ocasions ultimas de que hi ha m
que vuy se porta en la professo del dia
no se diu vuy traurer la Bandera de
Santa Eulalia, per haber hi en aquell
Santa.*
De la bandera de la ciudad comienz
& mediados del siglo xin, y es fan
veces contra los enemigos de la paz y
C6mo seria entonces esta bandera se i
positivamente que no tenia la image
motivos para creer que era un estant
usados por los romanos, con la en
quizA con el S. P. Q. B. (SenatusPc
fiensis), letras que aun hoy figuran
viejas de nuestra casa de la ciudad.
La prim era noticia positiya que s
de la bandera, va unida £ uno de nue
recuerdos. La milicia ciudadana b
bandera alzada al Coll de Panisars i
de Felipe el Atrevido;y si alii brill6^
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512 VICTOR BALAGUBR
decirlo, piies es aqu£lla una de las 6pocas her6icas de
nuestra historia.
En las memorias del siglo xiv se encuentran ya m£s
detalles y abundan mis los datos. Hojeando los dietarios,
el libro de deliberaciones del Concejo y la Rtibrica de
Bruniquer, se ve que en dicho siglo sali6 diez y ocho
veces k campana la bandera de la ciudad: en 1345 Ha-
mada por el rey, pero s61o Heg6 hasta mis alii de Ma-
tar6; en i352 contra el seiior de Andorrells, cuyo cas-
* tillo tom6 y se mand6 derribar, por habef injuriado k Mi-
cer Tersa, causidico de esta ciudad; en i356 contra Vicb,
por negarse k recibir esta ciudad como conde k Bernardo
de Cabrera; en el mismo ano de 1356 contra Bernardo
de Belloch y Berenguer de Samoguda, cuyos castillos
fueron entregados k las llamas y arrasados por haberse
opuesto sus seiiores k dar cumplimiento k las cons-
tituciones de Cataluiia; en i36o contra los franceses 6
ingleses que habian entrado en Rosell6n, y llego s61o
hasta Gerona, perque los enemichs sen torttaven; en i36z
para lr k Vich y despojar de este condado k Bernardo
de Cabrera; en 1367 contra el castillo de Montsoriu,
llamada por el rey; en i36g para ir k ciertos pueblos
de la provincia de Tarragona y castigarles por haber
puesto hibutos k ciudadanos barceloneses; en 1370 con-
tra el senor de Jafer, de Panadas, por haber toiftado una
res de un ganado de los carniceros de Barcelona que
cruz6 sus tierras; en 1375 para ir k castigar de nuevo
algunos pueblos del campo de Tarragona; en i38o para
ir k poner sitio al castillo de Querol, pronunciado en
favor de Bernardo de Cabrera; en i382 contra el con-
de de Ampurias, k causa de la guerra que k este noble
hacia el rey; en i383 contra Pedro de Canet, que habia
levantado bandera de insurrecci6n en San Celoni; en
1384 contra el conde de Ampurias nuevamente; en i388
contra franceses entrados en el Rosell6n; en i3gi con-
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514 vfCTOR BALAGUER
peones que tuviesen edad suficiente y aptitud para pe-
lear, tan luego como t>yeren, vieren 6 4 su noticia lle-
gase el aviso, debiesen acudir en su socorro lo mds
pronto posible, advirtiendo que quien dejase de ayudar
en tal ocasi6n al principe perdia para siempre cuanto
tuviese y poseyese.
El veguer de Barcelona era comunmente el encarga-
do de poner en ejecuci6ii el Princeps natnque y llamar al
pais. Era el veguer como un teniente 6 vicario delcon-
de de Barcelona; estaba considerado como el primer
juez civil, y su nombramiento fu6 real desde la uni6n
de Cataluna con Arag6n. Su tribunal, llamado corte
del veguer, cort del veguer, curia vicarii, era el lugar
donde administraba justicia.
Para proclamar el Princeps natnque y levantar soma-
t6n, el veguer salia con su corte, 6 sea sus dependien-
tes, & recorrer las plazas publicas, y parandose en to-
das, k la luz de matas 6 yerbas, 6 teas encendidas que
algunos hombres del pueblo llevaban en la mano, man-
daba leer en alta voz el citado usaje y en seguida daba
el grito de jViafors 6 via fora! equivalente en castella-
no al de jAfuera 6 al campo! A este grito, la multitud
contestaba con el mismo, anadiendo so tnetent, es decir,
metiendo sonido, metiendo ruido 6 propagando el rumor 9
pues en aquel acto se echaban a vuelo, tocando £ reba-
to, todas las campanas de la ciudad, publicas y parti -
culares, hasta los mas diminutos esquilones 6 campa-
nulas. Mientras tanto, se encendian alrededor de la ciu-
dad grandes humaredas si era de dia, y grandes fbga-
tas si de noche, senales con que se avisaba 4 los pue-
blos inmediatos, los cuales efectuaban la misma cere-
monia que los de Barcelona, enviando en seguida & to-
dos los hombres que se hallaban en disposici6n de ma-
nejar un arma & engrosar las fuerzas del somat6n ge-
neral.
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516 VfCTOR BALAGUBR
ra causa, se nieguen d niarchar con la hueste; lo propio
que cuantos, sea cual fuese su condition 6 jerarquia, db
qualque condici6 6 stament sian, hagan 6 den en pu-
blico, 6 en secreto, algun consejo, favor 6 ayuda d aquellos
contra los cuales se haya hecho el proceso de somaten.
Durante el siglo xv la bandera prosigui6 guardando
su nombre «de la ciudad,» y sali6 muchas veces 4 cam-
pana. Las principales quedan ya citadas en el decurso
de esta obra. Unas veces la vemos partir en defensa de
las fronteras, amenazadas por los franceses; otras para
vengar agravios hechos por los nobles insolentes a los
ciudadanos de Barcelona; otras para sostener las cons-
tituciones y usajes del pais; otras, en fin, para defensa
y mantenimiento de las libertades de la patria, como
sucedi6 en las guerras de Cataluna contra el rey Don
Juan II, cuando €ste ab crida public'a per la ciutat fou
publicat per enemich de la terra, como dicen los die-
tarios.
A principios del siglo atin era el veguer quien tenia
el encargo de sacar y alzar la bandera, como se ve en
19 de Julio de 1429, de cuyo dia dice el dietario muni-
cipal: Aquestjorn se cridd per los lochs acostumats de la
ciutat lo usatge «Princeps namque,» perso com se deya
quel rey de Costilla ma armada volie entrar en Arago hont
lo senior rey nostre era, e mentres la crida sefeya, tots los
sags del veguer tenient en lurs mans sengles juichs de
bruch enceses corrent amunt e vail, cridant altes veus,
« Via fora, Princeps namque.*
Tenemos, jpues, que aun las ceremonias eran las mis-
mas del siglo anterior. Mds adelante ya se encuentra
que era d veces el bayle, y no el veguer, quien sacaba la
bandera, y por fin desde 1460, 6poca de las turbaciones
de Cataluna, en adelante, vemos que los encargados de
esta honra eran los mismos concelleres. De modo que,
y es observaci6n que merece apuntarse, pues no dudo
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LAS CALLES DB BAR-
han de hallarla justa cuantos cone
la historia de Cataluiia; de modo
dera los concelleres data de la 6p<
vieron amenazadas seriamente las
Entonces fu6 sin duda cuando los
ros y legitimos representantes d<
que no debiah ceder la honra de al
bio k ningun representante de la
que eran ellos mismos, por el con
encargados de su custodia, debiar
al alferez nombrado por la ciud*
tambten se ve cobrar nueva impc
y v6sela rodeada de m£s aparato
salidas.
Atin, sin embargo, llevaba el n<
y ostentaba por divisa las armas
el siglo xvi no tom6 el nombre
Eulalia, si bien fundadamente ha
que ya de antes, desde sus primei
aspa 6 rem ate del pend6n era en r
mdrtir barcelonesa, labrado en pi
lo cierto y positivo es que la ba
Santa Eulalia aun antes de tener
pintada en sus pliegues, pues vari
glo los dietarios le dan dicho noml
bargo, que en su fondo s61o habia
de la ciudad.
tlnicamente cuatro veces en el $
alzase la bandera. La primera en
tra una partida de hombres arms
rio Bes6s se habia apoderado de u
conducia & Barcelona; la segunda e
el rey D. Fernando el Catolico coi
habian invadido el Rosell6n; la te
do sucedi6 el caso del conceller en
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5l8 vfCTOR BALAGUER
se negaba d dejar pasar con insignias consulares, y la
cuarta en i5gy, tambiSn contra franceses.
Pero si pocas veces sali6 en este siglo, tenemos al
menos detalladas noticias de las ceremonias usadas pa-
ra sacarla. Rodedbase el acto de imponente pompa y
aparatosa ostentaci6n.
En cuanto ocurria un suceso grave, apresurdbanse
los concelleres d reunir el Consejo de cien jurad9S, el
cual era convocado d son de campana, y algunas veces
por el pregonero. Reunido el Consejo y acordado levan-
tar la bandera, se dejaba d los concelleres el encargo
de cuidar de todo con el Consejo llamado de los trein-
ta y seis, Trentamri, y el de los veinticuatro, Vein~
ticuatrena de guerra, que era una junta de guerra. A son
de trompetas por calles y plazas publicdbase entonces
el somaten y se invitaba d la nobleza d acudir & la ca-
sa de la ciudad y hallarse presente al acto de sacar la
bandera, para llevar la cual, d propuesta de los conce-
lleres, nombraba la veinticuatrena el ganfaloner 6 alfe-
rez que debia encargarse de ella.
Cuando todas las person as invitadas estaban reuni-
das, los concelleres, con sus gramallas de grana, se di-
rigfan d la sala del Trentanari, y el priraero toma^a la
bandera que entregaba d cuatro individuos de la noble-
za, los cuales debian Uevarla rollada y tendida sobre
sus hombros hasta debajo de la ventana en que habia
de colocarse. El conceller en cap marchaba detrds con
la mano derecha puesta en el asta 6 remate, d fin de
manifestar que era A quien la sacaba. Seguian luego
los demds concelleres, y precedian d la comitiva los
ministriles, trompetas y timbales, tocando alternativa-
mente en demostraci6n de fiesta y jiibilo.
Asi que estaban debajo de la ventana donde habfa
de quedar expuesta la bandera los tres dias de costum-
bre, se la subia por medio de unos cordones de seda y
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LAS OALLBS DB
oro, teniendo especial cuidado
tro, porque una vez salida de
ver & entrar sino dejando de exi
Esta ceremonia tenia lugar al
guerreros. La ventana debia e
sel y colgaduras de terciopelo
enarbolada la bandera, no po<
mento su custodia. Dabanle {
relevandose por turno, las con
uno de los concelleres, con alg
bleza, debia velar junto a ella \
'Durante 6sta quedaban encenc
cuatro graellas, y en torno d<
profusion de hachas de cera.
Pasados los tres dias, se tr
grande y lujoso acompanamiei
nombrado, a la puerta de la ci
recci6n del camino que habis
alii, con las mismas ceremoni
torre hasta el momento de sal
La Coronela era el tercio 6
gremios de Barcelona, cada un
bi&i su estandarte, el cual s
pectivo local, acudiendo a al
los individuos de la cofradia h
armas.
El jefe de la Coronela era e
tomaba entonces el titulo de c
campana, nombrabansele a 6c
Uamaban Acompany odors, y tei
panar, aconsejar y dirigiral c
diendo abandonarle un solo i
desempenado su cargo, sin hal
<fel Concejo de Ciento.
El alflrez 6 abanderado pre
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520 VfCTOR BALAGUER
nos del conceller en cap y 6ste en las manos del conce-
Uer segundo. La formula del juramento era la siguiente:
JURAMENT QUE PRESTAN L0 SENYOR CONCELLER EN
CAP TRAMES AL EXERCIT.
•Jure lo conceller en cap, y.fa homenatge en ma y po-
der del coftceller II, en presencia dels altres concelkrs, que
se haurd bey leyalment en lo offici de coronell de la pre-
sent ciutat, y que en alguna manera durant lo temps que cs-
tard en lo exercit de S. M., sens licencia del concell de C.
jurats de dita ciutat, no se absenterd de aquell,y que serva-
rd d la letre lo que ab instruccions se li ha ordenat, y per
avant se li ordenard per dit Concell, 6 Vititiquatrena de
guerra, iota altre cosaproposada.9
JURAMENT QUE PRESTAN LOS ACOMPANYADORS DE DIT
CONCELLER.
•Juren N. N. N. acompanyadors y consultors del con-
celler en cap, y fan homenatge en maypoder seus, sesper-
sones e bens obligats, que durant lo temps de son acompa-
nyament nol desampararan, sino es que tingueren licencia
del savi Consell de C, e li donaran consell com millor e ra-
honabkment pensatan convenir al benefici de la ciutat, e
altrement se hauran be y leyalment en son offici.*
Queda ya dicho que la bandera en cuanto estate
enarbolada, asi en la Casa de la ciudad como en la to-
ne de la puerta, debia ser custodiada por uno de los
concelleres y una guardia de la Coronela. La primera
guardia tenia el privilegio de darla la compania de mer-
caderes, que era la del magistrado de la Lonja y la
primera de la Coronela. Luego seguian por turno las
dem&s.
La gente de armas alistada por la ciudad se mante-
nia del sueldo senalado por el Concejo de Ciento; las
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LAS CALLES DB BARCELONA 52 I
companias de las otras poblaciones que se unian k
bandera, iban £ cargo de sus respectivos municipios.
I08 primeros les proporcionaba tambi&i las armas
ciudad, para lo cual las tenia depositadas durante h
6pocas de paz en su cSlebre armeria, situada donde he
se levanta el Palacio Real.
En el siglo xvn fu6 cuando, segun se dice, por v<
primera se mand6 pintar la imagen de la m£rtir barc<
lonesa en la bandera que ya, sin embargo, venia 11
mdndose tiempo hacia de Santa Eulalia. Di6se esta o
den en 1640, cuando la guerra de los segadores. Mand6
hacer, segun consta de los dietarios, una nueva band<
ra de damasco carmesi, con la figura de Santa Eulal
en el centro, k mds de las armas de la ciudad y del Sai
tisimo Sacramento, para hacer ver que la guerra se hi
cia asimismo en su divina defensa.
Sin embargo, consta que antes de esta 6poca exist
ya un lienzo con la imagen de Santa Eulalia, conforn
nos cuenta el P. Rebullosa en su RelaciSn de las fiest
de San Ramon. Al hablarnos de la cllebre y ostentos
procesi6n que con aquel motivo tuvo lugar en Barcel
na el ano 1601, dice:
iSeguiase el bedel de la catedral conloba de dama
co morado, beca de terciopelo del mismo color y j
rica maza de plata sobredorada, y tras 61 la gran band
ra de Santa Eulalia, famosa por su valor y belleza,
mucho m&s sin duda por la ceremonia que en semeja:
tes actos suele llenarse. Es de tafet&n carmesi, con fl
caduras y rapacejos de oro y seda del mismo color,
en el campo, pintado al 61eo con oro y varios colores <
muy delicado pincel, un curioso taberndculo, y en €1 ui
hermosisima Santa Eulalia, con las armas de la ciudi
bajo sus pies, y en el cabo del asta una imagen de
misma, hecha de plata de martillo. El que la lleva es
revestido con un alba blanca & la antigua, que tiei
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522 vfCTOR BALAGUBR
frecos y guarnici6n en la cortapisa de una faja de bro-
cado rojo de tres altos, y encima la dalm&tica real con
que fu6 coronado el rey D. Martin de Aragon, sembra-
da de escudos, con las barras de Cataluna hechasde da-
rn asco carmesi en campo de brocado liso; en la cabeza
un coronel de conde, de plata sobredorada, yenflun
aspa de Santa Eulalia de lo mismo sobre la frente. Un
caballero en un hermoso caballo con silla y estribos de
armar & la antigua y encubertado con paramentos rea-
les de terciopelo carmesi, todo bordado de muy ricos
escudos con las armas de los reyes de Arag6n y de esta
ciudad, representando en este traje la forma y moda que
los reyes de Arag6n y condes de Barcelona tenian cuan-
do entraban en alguna batalla. Cuatro seglares llevan
el caballo del diestro y le van al lado cuatro cl6rigos re-
vestidos con sobrepellices y macetas, varas listadas de
colores y ventallos de palma en la una mano, y en la
otra sendos cordones de oro y seda encarnada que con-
trapesan la bandera, como coadjutores del que loslleva. »
Mucho m£s podria decirse; pero bastaran estas indi-
caciones para saber lo que era, lo que figuraba y lo que
representaba aquel estandarte glorioso, l&baro de nues-
tros mayores, que tantas veces y con tanta gloria llev6
al combate £ las milicias ciudadanas, y en el cual los
barceloneses veian y tenian el simbolo de sus patrias li-
bertades.
EULALIA (bajada de Santa).
Desciende desde la calle de San Severo & la de Bahos
nuevos.
Supone la tradici6n que, cuando el martirio de Santa
Eulalia, arrojaron k la cristiana doncella por esta cues-
ta, metida dentro de un tonel lleno de instrumentos
cortantes. En memoria de este hecho hay al extremo de
la cuesta un cuadro de la santa con el tonel al lado.
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\**9l
LAS CALLES DE BARCELONA 523
Al derribarse en i852, para luego reconstruirla, una
casa de esta calle, se encontr6 d profundidad de 16 pal-
mos un magnifico y bien conservado mosdico romano,
del cual s61o se descubrian tres franjas, cuyo centro,
tal vez digno de mayor admiraci6n, se ocultaba en la
parte elevada del terreno, pasado el dngulo que forma
el edificio. El dueiio de dicha casa, en vez de salvar y
conservar esta preciosidad romana, asent6 sobre el in*
dicado mosdico los cimientos de su nuevo edificio, y al
celo del conocido € inteligente arquitecto D. Elias Ro-
gen se deben s61o las unicas noticias que de tal precio-
sidad existen, pues, aprovechando los pocos momentos
que se dej6 expuesta, corri6 & levantar una copia de la
misma, la que con grande exactitud, aunque en meno-
res proporciones, guarda todavia en su poder.
EURAS (caUe de las).
No hallamos mis noticia de esta calle, que desde la
de Raurich va 4 terminar en la del Vidrio y sino la de
que antes tenia por una de sus aceras, en todo lo largo
de ella, las murallas de unos vastos jardines de propie-
dad particular; y como se hallaban estas tapias cubier-
tas y tapizadas de yedra (eura), de aqui provino la de-
nominaci6n que todavia conserva hoy, cuando ya no
existen rastro ni resto de aquellos soberbios jardines,
pues como en tantos otros puntos de Barcelona se ha
dedicado el terreno 4 levantar edificios.
EXPLANADA (calle de la).
Se titula asi la linea de casas que hay & lo largo del
Paseo de San Juan, frente & la llamada Explanada.
FIN DEL TOMO PRIMERO DE LAS CALLES DE BARCELONA
Y XX DE LA COLECCI6N.
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fNDICE.
Introducci6n.— Noticia hist6rica de Bai
Abaixadors (calle dels)
Acequia (calle de la)
Aduana (plaza de la)
Agullers (calle dels)
Agla (calle den)
Agustin (plaza de San-)
Agustin (calle de San)
Alba (calle del)
Aldana (calle de)
All- Bey (calle de)
Alfonso IV (calle de)
Alsina (calle den)
Alvarez (calle de)
Allada (calle de la)
Amalia (calle de la)
Amarg6s (calle den)
Ana (calle de Santa)
Ana (plaza de Santa) ,
Ancha (calle) . .
Angel (plaza del).
Angeles (plaza de los)
Angeles (calle de los)
Antonio Abad (calle de San).
Arag6n (calle de)
Aray (calle den)
Archs (calle dels)
Arenas (calle de las). ......
Argeirters (plaza dels)
Aribau (calle de)
Arlet (calle de)
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526 fNDICE
Piginas.
Arolas (calle den) '<*>
Arrcpentidas (calle de las) lo2
Arrieros (plaza de los) '°3
Ases (calle dels) io 7
Assahonadors (calle dels) *°3
Ataulfo (calle de) lo8
Aucells (calle dels) ••• 11!
Ausias March (calle de) ll2
Aurora (calle de la) ll6
Avella (calle den) n 7
Avellana (calle de la) n7
Ave-Maria (calle de la) . "7
Avin6 6 Aviny6 (calle de) • • • ' ' 7
Aymerich (calle den) ' ' 8
B
Bacardi (pasaje de) - "9
Baitfn (calle de) "9
Bajo Muralla (calle de) '2'
Balmes (calle de) * 22
Balsas de San Pedro (calle de las) 1 27
Baluarte del Mediodfa (calle del) '27
Baluarte (calle del) . •■ '29
Banquetas (calle de las) J 30
Bafios Viejos (calle de los) ' 30
Bafios Nuevos (calle de los). '31
Barbara (calle del marques de) '33
Barbara (calle de Santa) '33
Barcelo (calle de) '34
Barra de Ferro (calle de la) '38
Bartroli (calle den) '39
Basea (calle de) 1 39
Basea (plaza de) '41
Beatas (calle de las) '43
Beatas (plaza de las) '43
Beato Oriol (calle del) 143
Beato Oriol (plaza del) 144
Beato Simon de Rojas (calle del) " 147
Beltran (calle de San) 147
Bellafila (calle de) .• '53
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fNDICB 527
P Agin as.
Berenguer Mallol (calle de) , 153
Berenguer el Viejo (calle de) 157
Bernardino (pasaje de) 1 58
Blanqueria (calle de la) 158
Boltres (calle den) 158
Bomba (calle de la) 159
Bonaire (calle de) . 159
Bon-Deu (calle del) 159
Boquer (calle den) 160
Boquerfa (calle de la) . 1 60
Boquerfa (plaza de la) 162
Bona (calle de la) 172
Born (plassa del). . 1 74
Borrell (calle de) , 197
Bot (calle den) 199
Botella (calle den) , 199
Boters (calle dels) 199
Bou (calle del) 199
Brocaters (calle dels) • 200
Brosoli (arco den) • 200
Brach (calle del) 20
Buenaventura (calle de San) 203
Buen Suceso (plaza del). 203
Bufanalla (arco den) • 204
Burges (calle den) 204
c
Cabras (calle de las) 205
Cadena (calle de la) 205
Cald*s (calle den) 205
Calabria (calle de) 206
Call (calle del) 207
Callari (calle den) 213
Cambios (calle de los) 213
Campo Sagrado (calle de) 216
Candelas (calle de las) 216
Canonja (bajada de la) .'•••• 2I <>
Canuda (calle de la) 217
Capellans (calle dels) 220
Capilla de Marcus (plaza de la) 220
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528 iNDICE
Pigica$.
Capmany (calle de) 221
Caputxas (calle de las) 240
Carabassa (calle de la) 241
Carassa (calle de la) • . 241
Carcel (bajada de la) . . . . 243
Carders (calle dels) ......... 244
Cardona (calle de) 245
Carlos (calle de San) 245
Carmen (calle del) . . 246
Carretas (calle de) 249
Casanova (calle de) 249
Casa Fort (plaza de) 250
Caspe (calle de) 250
Cassador (bajada de) # 254
Castafios (calle de) 256
Catalufia (plaza de). 264
Catedral (plaza de la) 265
Cementerio (calle del) 269
Cendra (calle de la) 269
Cera (calle de la) 272
Cerdefta (calle de) » 272
Cervell6 (calle den) 273
Cervantes (calle de) 275
Cid (calle del) 275
Ciegos (calle y plazuela de los) 276
Cirera (calle de la) 276
Cisne (calle del) 277
Ciudad (calle de la) 277
Civader (calle den) 281
Clara (calle de Santa) \ 281
Claris (calle de) 281
Claveguera (calle de la) 282
Clemente (calle de San) 283
Codols (calle dels) 284
CoI6n (calle de) 287
Cometa (calle de la) 289
Comercio (calle del) 289
Concelleres (calle de los) 292
Concepci6n (calle de la) 303
Concordia (calle de la) ; 303
Condal (calle) 303
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r
fNDICB
Conde del Asalto (calle del)
Condes de Barcelona (calle de los)
Condesa de Sobradiel (calle de la)
Constituci6n (plaza de la) ♦ .
Consejo de Ciento (calle del)
Consulado (calle del)
Copons (calle den) ,
Corcega (calle de) ,
Corders (calle dels) ,
Corominas (calle den) ,
Correo Viejo (calle del)
Corretjer (calle den)
Corribia (calle de la)
Cortes (calle de las) ,
Cortinas (calle den)
Cotoners (calle dels)
Cremat Gran (calle del)
Cristina (calle de)
Crist6bal (arco de San)
Cucurulla (plaza de la).
Cuch (calle del) ,
D
Dagueria (calle de la)
Damas (calle de las)
Diputaci6n (calle de la)
Domingo (calle de Santo) .
Doncellas (calle de las)
Dormitorio de San Francisco (calle del).
Dulce (calle de)
Dufort (calle den)
Duque de la Victoria (calle del)
Duque de Medinaceli (plaza del)
Dusay (arco den)
E
Egipciacas (calle de las).
Elena (calle de Santa) . .
Elisabets (calle de las)..
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BIBLIOTECA DE CATALUNYA
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